Author: tecnavia

  • [Maj] Une offre de reprise pour Fibre Excellence mais des inquiétudes

    [Maj] Une offre de reprise pour Fibre Excellence mais des inquiétudes

    « L’offre a été déposée à 12h, lundi 1er juin. L’objectif est de créer une nouvelle entité qui reprendra l’intégralité des actifs et des salariés », a annoncé la direction du groupe Fibre Excellence, qui emploie 670 salariés sur les sites de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône et de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne. Il s’agissait de la date butoir fixée par le tribunal de commerce de Toulouse pour le dépôt des offres de reprise. C’est la seule qui aurait été déposée.

    Audience décisive le 17 juin

    Considérant « qu’il est établi que la SAS Fibre Excellence est dans l’impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible et est en conséquence en état de cessation des paiements », le tribunal avait placé l’entreprise en redressement judiciaire, dans sa décision du 27 avril. Il estimait cependant que « l’entreprise semble avoir les moyens de se diriger vers un plan qui aurait pour finalité la poursuite de l’activité, le maintien de l’emploi et l’apurement du passif » et avait accordé six mois de délais d’observation. L’entreprise est revenue à la barre du tribunal le 3 juin mais l’audience décisive est fixée au mercredi 17 juin « afin de déterminer si l’entreprise dispose des capacités financières suffisantes à sa poursuite d’activité et le maintien de la période d’observation ». En mai, Carole Delga, présidente (PS) de la Région Occitanie, avait fait savoir que la collectivité était prête à intégrer la gouvernance de l’entreprise et à investir 5 millions. Elle avait rencontré, avec les représentants des salariés, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin. Et de promettre : « Je continuerai à me mobiliser. » Vendredi, la direction de Fibre Excellence a fait savoir que l’offre de sauvetage des deux dernières usines de pâte à papier de France avait obtenu le soutien des Régions Occitanie et Sud. L’offre a été présentée aux salariés. La relance de l’activité de cette entreprise survient après le désengagement de son actionnaire indonésien. « C’est la seule offre, a réagi Laurent Quinto, délégué CGT. Alors il faut y aller ! » Avec un bémol : « Ce plan de reprise doit permettre de redémarrer l’activité avec une trésorerie saine et retrouver un investisseur pour appuyer la relance. Il faut que, d’ici le 17 juin, l’état prenne une décision sur l’augmentation du prix de rachat du kWh sur lequel repose ce plan. » Jeudi, l’intersyndicale en appelé au Premier ministre pour maintenir l’ensemble de la filière bois.

  • Orchestra : 21 emplois supprimés à Lunel-Viel

    Orchestra : 21 emplois supprimés à Lunel-Viel

    Spécialisée dans les vêtements pour enfants, l’enseigne Orchestra, alors en redressement judiciaire avec un passif colossal, avait été reprise en 2020 par son propre fondateur, Pierre Mestre, via la société NewOrch. Six ans plus tard, l’entreprise s’est refait une santé. Dans un secteur du textile pourtant fragilisé, le groupe annonce un chiffre d’affaires de 535 millions d’euros (+7%) en 2025-2026 et revendique une croissance continue depuis sa reprise.

    « On s’y attendait »

    Malgré ces indicateurs au vert, Orchestra a décidé de fermer son atelier de reconditionnement situé à Lunel-Viel pour transférer l’activité à Arras, où se trouve l’entrepôt qui expédie les articles en magasins. Les 22 salariés qui y travaillaient « récupéraient une partie des invendus des magasins, reconstituaient la courbe de tailles complète et ça repartait à Arras pour être réexpédié dans les magasins », décrit Jennifer Gaillard, déléguée syndicale CFDT de l’enseigne. « Les invendus, ce sont après les soldes, donc deux fois par an. Leur activité était donc très cyclique et mono tâche. Il y a des moments où il n’y avait pas de travail. Il y a eu des périodes de chômage partiel, on a tenté la modulation sur cet atelier… ça n’a pas fonctionné », rapporte la représentante syndicale, qui « s’attendait à cette décision ». Pour autant, l’annonce, faite par la direction en janvier, juste après les fêtes, « a été brutale », convient-elle. « Les salariés l’ont très mal pris. C’est d’autant moins évident qu’ils ont en grande majorité plus de 50 ans », souligne-t-elle. « Ceux qui travaillent en magasin sont plus jeunes et c’est plus évident pour eux, si un magasin ferme, d’être reclassé à proximité car il y a un maillage important. »

    Orchestra a donc lancé un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), signé par la CFDT. « Cela ne veut pas dire qu’on est d’accord sur le motif, mais qu’on sécurise les mesures d’accompagnement pour les salariés », insiste Jennifer Gaillard. Des propositions de reclassement nationales ont été faites, qu’aucun des 22 salariés, à l’exception d’une représentante du personnel, n’a accepté malgré des aides à la mobilité géographique. « Ce n’est pas évident de plaquer toute sa vie  », admet la responsable syndicale. Une fois les licenciements notifiés, chaque salarié peut adhérer ou non au congé de reclassement. « Un salarié qui trouverait un emploi dans les 4 mois touchera 100% du congé de reclassement restant en cash et 50% des allocations restant dues s’il est reclassé dans les 10 mois. »

  • Visite amicale de Ian Brossat à la soirée de la section PCF du Rove

    Visite amicale de Ian Brossat à la soirée de la section PCF du Rove

    Élus, militants et sympathisants
    ont rempli la salle des fêtes municipale et ont été chaleureusement accueillis par le maire, Paul Sabatino.

  • Une première balade théâtrale réussie dans les collines du Rove

    Une première balade théâtrale réussie dans les collines du Rove

    Le spectacle « En attendant Marcel » a permis au public de découvrir au cours d’une déambulation d’environ 3 km l’univers de Marcel Pagnol à travers des scènes tirées de ses œuvres les plus célèbres.

  • [Tribune] « Assez des amalgames avec la chèvre du Rove ! »

    [Tribune] « Assez des amalgames avec la chèvre du Rove ! »

    Depuis trop longtemps, des articles de presse mentionnent la présence de chèvres du Rove ou « sauvages » sur les routes et entretiennent une confusion entre ces chèvres présentes dans certains secteurs du massif et la véritable chèvre du Rove, race patrimoniale reconnue et protégée. Cela suffit ! Je tiens à rappeler avec la plus grande fermeté que le terme approprié est celui de chèvres férales. L’utilisation d’expressions telles que « chèvres sauvages », et plus encore l’assimilation de ces animaux à la chèvre du Rove, constitue un amalgame inacceptable. On appelle chèvres férales des chèvres domestiques ayant repris leur liberté. Ces animaux ne se comportent pas comme des animaux sauvages qui cherchent à demeurer cachés. Leur grand nombre pose un véritable problème de sécurité lié à leurs déplacements et traversées des voies de circulation et d’équilibre sur notre environnement.

    La chèvre du Rove bénéficie d’une Appellation d’origine protégée (AOP) – la seule du département des Bouches-du-Rhône – reposant sur un cahier des charges strict, garantissant notamment les conditions d’élevage, l’alimentation, le mode de conduite des troupeaux et l’ancrage territorial de cette race emblématique. Elle est le fruit d’un savoir-faire reconnu, porté par des éleveurs et bergers engagés dans la préservation d’un patrimoine agricole et culturel unique.

    Assimiler ces chèvres dites férales à la chèvre du Rove revient donc non seulement à une erreur factuelle, mais également à une atteinte directe à l’image d’une AOP exigeante et encadrée, construite sur des décennies de travail. Cet amalgame porte un préjudice réel et sérieux aux bergers et éleveurs de la chèvre du Rove, qui voient leur activité, leur réputation et leur engagement remis en cause par des approximations médiatiques répétées. Il en résulte une confusion dommageable pour toute une filière locale, pourtant exemplaire en matière de qualité, de gestion des espaces naturels et de valorisation du territoire.

    Je déplore également la persistance de cette situation, alors même que la commune du Rove alerte depuis plusieurs années les services de l’État sur la présence de chèvres férales dans le massif et sur la nécessité de mesures de régulation adaptées. À ce jour, les réponses apportées restent insuffisantes au regard des enjeux.

    Dans ce contexte, et face à la répétition d’informations inexactes, je ne souhaite plus accorder d’interviews sur ce sujet tant que la rigueur terminologique et factuelle ne sera pas respectée et que des solutions concrètes ne seront pas mises en œuvre. En cette année mondiale du pastoralisme, la commune du Rove réaffirme son engagement total en faveur de la chèvre du Rove, de son AOP, de ses bergers et de la défense de son patrimoine.

  • Région Sud : Erilia et Citeo renforcent le tri

    Région Sud : Erilia et Citeo renforcent le tri

    À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, Erilia, 4e entreprise sociale pour l’habitat en France avec 74 000 logements en Paca et Corse, et Citeo, éco-organisme agréé pour la Responsabilité élargie du producteur (REP) des emballages ménagers ont signé une convention de partenariat de trois ans visant à développer le geste de tri dans l’habitat collectif social et améliorer le cadre de vie.

  • [Violences sexistes et sexuelles] Une centaine de députés de gauche et du centre demandent une loi globale

    [Violences sexistes et sexuelles] Une centaine de députés de gauche et du centre demandent une loi globale

    « Je demande au gouvernement, au président de la République, d’inscrire (…) cette proposition de loi intégrale cosignée par plus de cent députés à l’ordre du jour de la session extraordinaire dont l’Assemblée nationale sera saisie soit en juillet, soit en septembre », plaide Yaël Braun-Pivet, ce lundi à l’Assemblée nationale en réaction à l’affaire Lyhanna. « Il en va de la vie des enfants et des femmes qui sont victimes de violences. Ce ne sont pas des statistiques », renchérit la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez. L’élue a déposé en novembre dernier ce texte de près de 80 articles, inspirée des 140 recommandations formulées par la « coalition féministe pour une loi intégrale ».

    Le député écologiste Arnaud Bonnet relate les témoignages récoltés au sein des trois commissions d’enquête auquel il a participé « qu’est-ce que nous en entendons ? ce sont des viols de bébés, des agressions bucco génitales sur des petites filles de trois ans et des petits garçons de quatre ans. C’est massif dans la société », tempête-t-il. Et alors que chacun cherche un bouc émissaire, le député Liot David Taupiac appelle à « travailler collectivement » sur des « défaillances systémiques ». « Il y a urgence ! », clame-t-il.

  • Deux ans d’inéligibilité pour le suppléant d’un député RN de Plan-de-Cuques

    Deux ans d’inéligibilité pour le suppléant d’un député RN de Plan-de-Cuques

    Suppléant et attaché parlementaire du député RN José Gonzalez, Stéphane Simond a été reconnu ce lundi matin coupable de complicité et usage de faux et de tentative d’inscription indue sur les listes électorales. Habitant à Allauch, celui-ci avait fait réaliser une fausse attestation d’hébergement pour pouvoir se présenter comme tête de liste RN à Plan-de-Cuques où il a été réélu au conseil municipal (notre édition du 03/06). « C’est bien lui qui a demandé d’établir un faux en novembre 2025 pour demander une inscription sur les listes électorales », a pointé le juge qui l’a condamné à trois mois de prison avec sursis, une amende de 1 500 euros et surtout deux ans d’inéligibilité. « C’est un élu de la République qui a mis en danger la sincérité du vote », insistait le juge.

    5 000 euros pour

    la commune

    L’ami qui lui a signé l’attestation, Jean-Marc Gigante, écope lui d’une amende de 1 500 euros dont 1 000 euros avec sursis, et d’un an d’inéligibilité, reconnu coupable de faux et de complicité de tentative d’inscription frauduleuse sur les listes électorales. « Même si vous n’aviez pas conscience du risque, l’élément intentionnel est présent », expliquait le juge, en ironisant : « Il est peu crédible que Stéphane Simond vous demande de faire un faux document sans vous dire pourquoi. » Ils devront tous deux verser solidairement 5 000 euros à la commune pour son préjudice matériel.

  • La forêt de Beynaves la nuit

    La forêt de Beynaves la nuit

    Le 13 juin, une balade sera concoctée par le plasticien Erik Samakh pour découvrir la forêt de Beynaves, classée Espace Naturel Sensible, où les vestiges d’un ancien hameau ont laissé place à une forêt de pins noirs d’Autriche plantés dans les années 1930 pour protéger les villages des crues. Au programme : une balade le long du GRP 946 pour rejoindre le site, suivie d’une présentation des actions de régénération menées en 2025 et d’une initiation à l’écoute des sons de la forêt avec un naturaliste. La soirée s’achèvera par une balade nocturne sur le sentier de la nuit, conçu par Erik Samakh.

  • À Avignon, Semailles fait sa fête avec les centres sociaux

    À Avignon, Semailles fait sa fête avec les centres sociaux

    « Semailles en fête prend son envol avec l’espace social et culturel de la Croix des Oiseaux. » C’est derrière ce jeu de mots que l’association de la Ceinture verte d’Avignon, qui réalise de l’insertion par l’activité économique sur ses 16 hectares de maraîchage, annonce la 4e édition de sa fête qui se tiendra ce vendredi 19 juin sur ses terres, au 2 370 avenue de la Croix-Rouge.

    Avec donc évidemment un programme festif dès 17h. Car les organisateurs ont vu les choses en grand avec deux scènes cette année. Et des artistes locaux à l’image d’Adama Cissoko, Djama ou encore le DJ local Soul Freak Brother. « On est quasiment en mode festival. On s’est un peu enflammés », s’en amuse Olivier Capgras, directeur de Semailles. Le tout en collaboration avec le centre social de la Croix des Oiseaux qui coorganise l’événement. « On va restituer plusieurs travaux réalisés pendant toute l’année », précise Florian Dacheux, chargé de mission au centre social. Dont notamment un concert de lectures musicales par les poètes de la structure pendant le repas de l’événement.

    Solidarité

    Mais aussi un contenu plus pédagogique et solidaire. « Le rôle premier de Semailles reste l’insertion par l’activité économique ainsi que le maraîchage et l’éducation à l’environnement », rappelle le directeur. Se tiendra ainsi le marché bio et solidaire qui propose des produits de qualité à des prix réduits pour ceux dans le besoin. Ainsi qu’un espace avec de nombreuses animations à partir de 17h. Entre ateliers nature, espace détente, du maquillage, des balades contées ou des animations musicales.

    Programme et infos sur semaillesavignon.fr