Author: tecnavia

  • Un collectif d’industriels décerne des prix aux élèves

    Un collectif d’industriels décerne des prix aux élèves

    Le collectif d’industriels de l’Univers extraordinaire réitère son engagement auprès des 146 000 jeunes participants : faire découvrir les métiers de l’industrie. Ce mardi 10 février de 11h30 à l’École des Arts et métiers d’Aix-en-Provence, les classes de la région Paca ayant reçu le plus de points lors de ce concours se verront remettre le prix du Grand défi ForIndustrie, l’Univers extraordinaire.

    Ce challenge 100% digital s’est déroulé pendant les Semaines de l’industrie, fin 2025. Durant trois semaines, les collégiens, lycéens, étudiants ont parcouru la plateforme ForIndustrie. Tel un jeu vidéo, chaque interaction rapporte des points : réalisation de quêtes, réponses à des quiz et recherche d’items bonus.

    Relancer l’attractivité

    Cet outil pédagogique immerge l’utilisateur dans le quotidien des acteurs de l’industrie, à travers les 700 vidéos de professionnels « pour faire découvrir leur métier », indique l’attachée de presse, Sonia Bukowski. Elle détaille : « Admettons un professionnel qui présente : Nous, on est l’industrie du métal, on travaille avec les chaudronniers. Être chaudronnier, voilà ce que c’est…” ». Ce projet encourage les jeunes à envisager un parcours professionnel dans ce secteur qui « pâtit encore de l’image d’Épinal des Temps modernes ».

    220 partenaires industriels, aux côtés de l’éducation nationale et de France travail, sont à l’initiative du projet, à travers six régions. « Avec tous les départs à la retraite, l’attractivité du métier est un grand sujet. Le secteur n’arrive pas à recruter. » ForIndustrie concerne aussi les demandeurs d’emploi qui peuvent, depuis cette année, accéder à une interface simplifiée pour faciliter leur recherche d’emploi : 150 000 postes seront créés d’ici 2035.

  • Génération identitaire jugée face à SOS Méditerranée

    Génération identitaire jugée face à SOS Méditerranée

    La cour d’Appel d’Aix examinait, ce lundi, le dossier des 23 militants de l’association dissoute, poursuivis après cette action coup de force. L’appel avait été interjeté à la fois par les prévenus, qui espèrent une réduction de peine, et par la Maison des Potes, qui souhaite faire reconnaître le caractère politique et raciste de l’opération. Lors de leur condamnation en octobre 2022, les chefs d’accusation de « violence en réunion » et « participation à un groupement en vue de la préparation de ces violences », avaient été retenus.

    Pour Samuel Thomas, président de l’association Maison des Potes, « l’enjeu du procès est que soit reconnue la motivation raciste et politique de ces délits commis ». Pour lui, l’ONG a été ciblée car elle porte secours sans discrimination à toutes les personnes en mer : « S’ils ont visé l’association, c’est que pour eux, ils participent au “grand remplacement”. C’est donc une idéologie extrêmement raciste derrière cet acte. »

    Les avocats des parties civiles soulignent un double enjeu : « Confirmer la culpabilité des prévenus » et « reconnaître l’intégrité des préjudices subis par les personnes physiques », précisent Mes Sébastien Mabile et François de Cambière, avocats de SOS Méditerranée.

    L’avocat général a demandé que les faits de violences en réunion soient retenus et a requis un allongement des peines, de 4 à 5 mois de sursis, invoquant l’absence des prévenus comme circonstance aggravante. La défense estime, elle, que le caractère de violence physique doit être abandonné. « Si l’on rentre un peu dans les détails, nous n’avons que quelques violences sporadiques (…). Cette action militante n’a consisté qu’à attacher une banderole », indique Me Philippe Payan, l’un des avocats de la défense.

    Le délibéré est attendu pour le lundi 23 mars.

  • Mutation profonde pour l’offre de soins à l’ouest de l’étang

    Mutation profonde pour l’offre de soins à l’ouest de l’étang

    Le site des Rayettes de l’hôpital de Martigues ne sera pas le seul à évoluer. Après avoir présenté, fin janvier, le projet immobilier d’un nouveau bâtiment de 60 millions d’euros (notre édition du 22/01), le centre hospitalier de Martigues a détaillé l’ensemble des projets associés lors d’une conférence de presse, lundi matin.

    À commencer par l’Ehpad public (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) des Magnolias, à Port-Saint-Louis-du-Rhône, totalement reconstruit, dont l’ouverture est prévue pour l’été prochain. La capacité d’accueil est presque doublée, passant de 46 à 80 résidents, et l’établissement désormais climatisé. « Ce projet titanesque a demandé beaucoup d’efforts », selon la directrice, Kadija Arab. Elle poursuit : « Cela va améliorer significativement le confort des résidents avec des chambres individuelles pour tous, avec vue sur le Rhône, ainsi qu’un espace arboré à l’intérieur. »

    Une nouvelle unité fermée pour les patients atteints d’Alzheimer est également prévue, ainsi que trois places d’hébergement temporaire « pour permettre aux aidants de souffler ou faire des travaux d’adaptation chez soi », précise la directrice.

    100 millions d’euros cumulés

    À Istres, l’Ehpad des Cardalines connaîtra lui aussi une reconstruction complète, avec un chantier démarrant avant l’été et une ouverture programmée début 2028. La capacité est maintenue avec 82 lits, de même que l’unité protégée. Nouveauté : l’ouverture d’un service d’accueil de jour « pour prendre en charge les troubles du comportement, proposer des activités à la journée et libérer du temps pour les aidants », indique la directrice Sophie Fabre.

    Au-delà du volet médico-technique, l’établissement bénéficiera de nombreux espaces dédiés au bien-être et au lien social : un tiers-lieu, un salon de coiffure, un espace de coworking, ainsi qu’une salle de spectacle polyvalente accessibles aux non-résidents. Un centre de consultation de médecins généralistes et de spécialistes de l’hôpital viendra compléter l’offre.

    Accolés à l’établissement, quinze logements sociaux sur deux niveaux, gérés par Ouest Provence Habitat, sont prévus « pour les proches de résidents ou pour de futurs patients », précise la directrice. Le directeur du Centre hospitalier de Martigues, Loïc Mondoloni, précise : « Si, dans un couple, l’un est résident et l’autre logé dans ces appartements, ils pourront tous deux profiter des installations. »

    Au total, près de 40 millions d’euros ont été mobilisés pour l’ensemble du programme immobilier hors les murs de l’hôpital des Rayettes, financés pour plus de moitié par l’État et les collectivités. Un programme « enthousiasmant » partagé entre le président de la communauté médicale, Stéphane Luigi, et le directeur du Centre hospitalier de Martigues, Loïc Mondoloni. « Les Ehpad sont souvent le dernier domicile des patients », rappelle ce dernier. « Le sentiment d’être chez-soi passe par l’hôtellerie, la qualité des repas, l’ergonomie de la chambre », mais aussi avec « des lieux de vie ouverts ». Un enjeu essentiel pour éviter « le syndrome de glissement » si l’établissement paraît trop « institutionnel », souligne Kadija Arab.

    Ces améliorations contribuent enfin à rendre le territoire plus attractif pour les médecins, dont l’arrivée est très attendue.

  • Le garde des Sceaux en visite à Aix pour désengorger la cour d’appel

    Le garde des Sceaux en visite à Aix pour désengorger la cour d’appel

    La cour d’appel d’Aix-en-Provence, dont le ressort couvre les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes et le Var, fait face à un stock criminel devenu difficilement absorbable. Ce lundi 9 février, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a choisi de se rendre au Palais Verdun pour présenter, face aux magistrats, une proposition de texte de loi. Ce dernier est composé de sept articles visant à désengorger le système judiciaire.

    « [Il y a] 5 500 dossiers en attente partout en France au moment où je parle et à peu près 10% de ces dossiers ici à Aix, par manque de salles d’audience, de magistrats, et aussi du fait d’une procédure pénale trop compliquée. Aujourd’hui en France, on attend 6 ans en moyenne pour avoir un jugement ou une condamnation pour viol et 8 ans pour une affaire de narcotrafic », rappelait Gérald Darmanin.

    Lors d’un échange avec le personnel judiciaire, le garde des Sceaux égrené quelques mesures déjà actées pour la cour d’appel d’Aix-en-Provence afin de soulager une juridiction touchée par une hausse continue de son stock d’affaires : 464 dossiers étaient en attente fin 2025, soit une augmentation de 22,4% en un an, rappelait Renaud Le Breton de Vannoise, président de la cour d’appel. La hausse est notamment portée par les procédures liées aux violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, qui représentent désormais 21% de l’ensemble des détenus, contre 7% en 2017, ainsi que par l’explosion des dossiers liés au narcotrafic, en progression de 40% en deux ans. « Vous venez alors que nous sommes sur le point de basculer », a reconnu Franck Rastoul, procureur général à la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Franck Rastoul na noté également qu’en cas d’absence de solution d’urgence en 2026, 19 détenus pourraient être libérés.

    Une loi d’ici le 14 juillet ?

    À l’issue, Gérald Darmanin dit avoir « entendu le cri des magistrats, du procurer général et des greffiers. On ne libérera pas des personnes de détention provisoire parce qu’on s’est mal organisés ». Le garde des Sceaux assure prévoir de « tout changer dans l’organisation concrète du ministère avant même la loi pour pouvoir construire des salles d’audience ». Pour la cour d’appel d’Aix-en-Provence, deux nouvelles salles d’audience doivent être opérationnelles d’ici septembre : l’une en mars, l’autre en septembre. « On avait voté deux millions et demi d’euros pour Aix-en-Provence. On va pouvoir audiencer 26 affaires supplémentaires avec ces nouvelles salles. » D’ici le mois de mai, six magistrats, dont quatre présidents d’assises, et dix greffiers devraient également faire leur arrivée pour que davantage de procès aux assises puissent être tenus. Aussi, le budget désormais adopté, « on va pouvoir débloquer beaucoup de moyens pour embaucher des magistrats temporaires qui permettent de faire 80 vacations supplémentaires ici à Aix ».

    Une fois les mesures d’urgence appliquées, le ministre de la Justice prévoit aussi de « changer structurellement les choses » en présentant, en Conseil d’État, lundi, un texte de loi qui devrait être adopté d’ici le 14 juillet.Parmi les pistes évoquées : l’extension de la procédure de plaider-coupable en matière criminelle, une refonte de la cour criminelle et une simplification des procédures pénales. « Il faut qu’elle apporte, dans un moment parlementaire compliqué, le soutien de tout le monde parce que c’est une loi pour les victimes et pour la justice », estime le ministre. Les 36 cours d’appel du territoire national devraient « bénéficier de soutien, d’un changement de la loi pour faire face à ce tsunami. Sinon, les victimes ne connaîtront pas le réconfort de la justice et les auteurs ne seront pas condamnés et pourront commettre des récidives ».

    Au cours de sa visite, le ministre de la Justice s’est également entretenu avec des victimes, dont la mère de Socayna, étudiante de 24 ans assassinée en 2023, victime collatérale du narcotrafic, toujours en attente d’une date de procès.

    Eva Bonnet-Gonnet
  • Au Marché du soleil, 200 000 contrefaçons saisies

    Au Marché du soleil, 200 000 contrefaçons saisies

    Plus de 200 000 marchandises contrefaites ont été saisies par les services de l’état au sein du Marché du soleil, a annoncé le parquet de Marseille dans un communiqué de presse, ce lundi. Une saisie rendue possible par la fermeture administrative, à partir du 2 février, de l’immense bazar marseillais situé dans le 2e arrondissement, sous ordre de la préfecture des Bouches-du-Rhône.

    Pendant une semaine, les services de l’état ont coordonné une immense opération de contrôle dans le cadre d’une enquête judiciaire. Plus de 300 effectifs de police et des douanes ont été déployés pour contrôler 108 boxes commerciaux sur les 160 existants.

    42 millions d’euros

    Le parquet annonce avoir saisi des contrefaçons pour une contre-valeur estimée à un peu moins de 42 millions d’euros. Les fouilles ont également mis à jour des caches aménagées dans les faux plafonds afin d’y stocker la marchandise. Deux presses à floquer, ainsi qu’une quinzaine de machines à coudre destinées à l’apposition d’étiquettes de marque ont également été découvertes. 99 boxes commerciaux ont été contrôlés en possession de produits contrefaisants.

    La fermeture administrative du Marché du soleil est maintenue pour six mois par la préfecture, conformément à la nouvelle loi de juin 2025 sur le narcotrafic, qui permet de fermer tout lieu en cas de suspicion de blanchiment d’argent.

  • À l’Après M, la prévention santé à portée de quartiers

    À l’Après M, la prévention santé à portée de quartiers

    « J’étais venue récupérer un colis alimentaire. J’en ai profité pour remplir un test et j’ai un rendez-vous chez le rhumatologue », explique Alia, 57 ans, en repartant avec son chariot plein et un dépliant médical. Le parking de L’Après M était la première étape de l’année pour cette démarche volontaire et itinérante mise en place par la municipalité en collaboration avec l’ARS Paca, la CPAM, la préfète à l’Égalité des Chances, l’AP-HM et des associations de prévention et de promotion de la santé.

    Nadine, chargée de gestion de service santé publique de la Ville, fait le point sur sa liste : « Plus d’une vingtaine de passages depuis le début de la matinée. » Elle oriente sur Sésame 13 à La Rose pour des bilans de santé complets. Plus loin, Malika, de l’association Femmes familles Font-Vert, est passée « en voisine » voir Jessica, de la CPTS Actes santé, « qui nous a beaucoup aidés. On avait fait un Quiz café à la cité avec des thèmes comme “le gras c’est la vie” ou “je bois donc je suis” ».

    Venues de la Busserine, Mounira et son amie se renseignent sur le dépistage du cancer du sein et les effets de la ménopause. Elles apprécient le dispositif, « parce que pour avoir un rendez-vous, c’est la galère ». Jessica leur présente Albert, une application répertoire des acteurs de santé « pour orienter plus facilement les patients ».

    Proche, pluridisciplinaire

    Sur le stand de la Pass Santé de ville, qui a ouvert une antenne dans la copropriété extrêment dégradée des Rosiers, en novembre dernier, aux côtés d’un orthophoniste et de l’Addap 13, « on fait beaucoup d’ouvertures de droits AME, des rattrapages de vaccination… On reçoit surtout des femmes avec enfants », explique Roxanne. Grégoire confirme : « Il y a du travail, on sent qu’il faut être là, prendre le temps, mettre en confiance. » Proximité et pluridisciplinarité font bon ménage avec la prévention. Kader fait le tour des stands, découvre, puis s’avance avec hésitation vers Antoinette qui sensibilise sur les dangers du tabac. Après discussion, il a pris des informations et se laisse orienter vers une consultation au centre anti-tabac de la Timone.

    La municipalité poursuit son engagement d’aller vers des populations éloignées de l’offre de soin pour leur permettre d’échanger avec des associations et des professionnels. En 2025, cinq Villages Santé ont accueilli près d’un millier d’adultes, permis la prise de plus de 100 rendez-vous médicaux, réalisé 150 vaccinations et 200 consultations de dépistage du diabète, orienté 190 personnes vers des structures adaptées.

    Une approche que défend Michèle Rubirola (EELV), première adjointe au maire : « On a besoin du médico-social. Notre objectif est de faire en sorte que l’accès à la santé ne passe pas par des centres lucratifs pour permettre aux Marseillais de renouer avec la nécessité de veiller sur leur santé. »

  • [Entretien] Gérard Paul : « Frédéric Puech est un maire qui a fait ses preuves » aux Mées

    [Entretien] Gérard Paul : « Frédéric Puech est un maire qui a fait ses preuves » aux Mées

    La Marseillaise : Vous venez de lancer le comité de soutien à la liste conduite par Frédéric Puech, le maire des Mées, pourquoi avez-vous accepté ce rôle et quelles seront les prochaines initiatives ?

    Gérard Paul : J’ai accepté ce rôle en tant que maire honoraire des Mées. C’est à Frédéric Puech que j’ai passé le flambeau en 2023. Depuis, il a fait ses preuves, c’est un homme de terrain, proche des gens, humaniste, qui a su prendre les grands dossiers en main et être très assidu dans sa fonction de maire. C’est un bosseur, c’est la raison pour laquelle je ne regrette aucunement de lui avoir fait confiance. Je le soutiens pleinement dans cette campagne afin qu’il soit réélu avec toute son équipe renouvelée.

    Pouvez-vous déjà nous dévoiler des premiers noms de membres
    du comité de soutien
     ?

    G.P. : Nous le ferons dans les deux dernières semaines de la campagne mais ce que je peux dire, c’est qu’on est déjà à une centaine de personnes de tous horizons, actifs, retraités, engagés dans la vie associative, anciens élus. C’est un comité très large et qui grandit de jour en jour dont on ne peut que se féliciter.

    Comment recrutez-vous ?

    G.P. : Nous allons au contact de la population, dans les quartiers, au porte-à-porte. La prochaine réunion publique est prévue le vendredi 16 février* et sur le document de campagne qui présente la liste figure un coupon à retourner pour faire partie du comité de soutien. Chaque jour nous arrivent de nouveaux noms, ça témoigne d’une belle dynamique.

    Serez-vous sur la liste cette année ?

    G.P. : Non, je considère qu’il faut passer la main, laisser la place à des plus jeunes, ne pas s’accrocher. J’aide Frédéric au maximum que je peux, il sait qu’il peut compter sur moi à tout moment mais j’ai fait le choix de me retirer. J’ai eu quelques problèmes de santé mais cela ne veut pas dire que je ne serai plus présent dans la vie locale à travers des associations, de mes engagements au niveau social etc.

    Comment percevez-vous le retour de « La Marseillaise » dans votre département après une longue absence ?

    G.P. : Je m’en félicite, je m’en réjouis ! C’est même pour moi une grande nouvelle parce que j’ai été inspecteur des ventes du journal pendant un temps. Ensuite j’ai été
    un diffuseur bénévole assidu de La Marseillaise. C’est vraiment formidable pour le pluralisme, elle manquait au paysage.

    * Réunion publique le 16 février à 18h, salle des fêtes des Mées.

  • À Avignon, faute d’offre satisfaisante, Michel Bissière ne sera sur aucune liste

    À Avignon, faute d’offre satisfaisante, Michel Bissière ne sera sur aucune liste

    Mi-novembre, on avait laissé Michel Bissière « dans l’expectative » quant à son positionnement pour les municipales à Avignon. La tête de liste LR en 2020 (9,02%, 2 élus), désormais DVD, passe son tour cette fois-ci. « Je ne serai pas candidat et ne soutiendrai personne », nous annonce-t-il, ce lundi.

    À l’inverse de Cécile Helle, maire (PS) sortante qui a fait le choix de ne pas se représenter, la décision de Michel Bissière se fait à contrecœur. « J’avais envie [d’être candidat] mais ça ne s’est pas présenté, je ne vais pas être plus royaliste que le roi et resterai un spectateur attentif de l’élection et du devenir d’Avignon tout en restant impliqué sur mon mandat de conseiller régional [délégué à la vie artistique et culturelle] », détaille-t-il.

    Élu sous Marie-Josée Roig (1995-2014) puis depuis 2020 [en 2014, il revendiquait la succession mais la droite lui avait préféré alors Bernard Chaussegros], Michel Bissière n’avait pas l’intention de conduire une liste. Ses possibilités s’appelaient Olivier Galzi (DVD) ou Joël Peyre (PRG), élu aux finances sortant qui a finalement renoncé à concourir début janvier. « On a échangé avec Joël sans aller plus loin, c’est quelqu’un que je respecte et qui aurait fait un bon maire », estime Michel Bissière, qui a mené une opposition très bienveillante. Quant à Olivier Galzi ? « Il n’y a pas vraiment eu discussions », répond-il, beaucoup moins amène. Rappelons que l’ex-journaliste TV a déjà éconduit Julien Paudoie (Renaissance), mettant à mal le centre droit local.

  • À Orange, Yann Bompard s’accroche à son poste de maire

    À Orange, Yann Bompard s’accroche à son poste de maire

    C’est l’histoire sans fin. Ou comment la famille Bompard use de tous les moyens pour que le nom ne soit pas effacé, même ponctuellement, de la liste des maires d’Orange depuis 1995. Il y a deux semaines, Yann Bompard, maire (Ligue du sud) depuis novembre 2021, a été condamné par le tribunal correctionnel de Marseille pour détournement de fonds publics. Une décision dont il a fait appel, assortie de cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat.

    Conséquence, deux jours plus tard, le préfet * prenait un arrêté « le déclarant d’office démissionnaire de son mandat de maire ». Charge ensuite au 1er adjoint de gérer les affaires courantes et de convoquer un conseil municipal sous deux semaines pour élire un nouveau maire. Sauf que, comme l’a noté Vaucluse matin, Yann Bompard est depuis resté actif en mairie, s’affichant sur le terrain. « Il a contesté l’arrêté du préfet auprès du tribunal administratif, ce qui fait qu’il reste maire tant que le tribunal n’a pas statué », indique-t-on dans l’entourage du maire. Ce recours sera finalement étudié le 6 mars, une semaine avant le 1er tour des municipales et donc la fin, quoi qu’il arrive, du mandat de Yann Bompard qui ne pourra pas concourir.

    En mairie, on assume cette stratégie du pourrissement : « Compte tenu de la proximité des élections, la question de la continuité des services, du fonctionnement de la collectivité, se fait de manière plus aisée ». Et de citer en exemple le fait que « beaucoup de choses se signent de manière informatique, avec une clé attachée au nom du maire, il faudrait donc que les services de l’État attribuent de nouveaux codes, cela entraînerait une latence des services qui serait préjudiciable », justifie-t-on à l’Hôtel de ville. Yann Bompard reste donc en poste au moins jusqu’au 6 mars.

    Côté opposition, la résignation domine. « On avait déjà imaginé qu’il ferait tout pour finir son mandat, mais on était interloqué de le voir encore partout, commente Fabienne Haloui (PCF). De toute façon, avec les Bompard, c’est tout le temps de l’inédit. » Yann Bompard cumule donc encore son rôle de maire avec celui de directeur de campagne de son père, Jacques, ex-maire (1995-2021), qui aspire à le redevenir, la justice ayant mis fin à son inéligibilité.

    * Contactée, la préfecture n’a pu donner suite dans l’immédiat.

  • À La Seyne, l’équipe de Stéphane Sacco s’élargit encore

    À La Seyne, l’équipe de Stéphane Sacco s’élargit encore

    « Stéphane Sacco est la seule tête de liste déclarée qui m’a témoigné publiquement et personnellement son soutien face aux attaques et aux propos nauséabonds dont j’ai fait l’objet. Je n’oublie pas ce geste », commence le président du collectif « Citoyens en Seyne ». Mais il explique que son choix est guidé avant tout par le désir de rejoindre une démarche construite dans le temps et tournée vers l’intérêt général. « Nous partageons les mêmes valeurs sociales et sociétales », insiste-t-il. Face la menace de l’extrême droite, il fait donc aujourd’hui le choix responsable du rassemblement et renonce donc à conduire une liste concurrente. Il préfère « contribuer à construire une dynamique solide et durable » au service des habitants.

    La gauche se renforce

    C’est dans ce cadre que Samir Ben-Mihoub et plusieurs membres issus de la société civile, engagés au sein de « Citoyens en Seyne », décident donc de rejoindre « Unis.e.s à Gauche » pour La Seyne. En saluant l’engagement de Stéphane Sacco depuis plusieurs années dans le monde associatif, notamment au sein de La Seyne Avenir, et ce bien avant que ne démarre la bataille des municipales.

    Samir Ben-Mihoub met également en avant le profil et les compétences de la tête de liste, soulignant qu’en tant qu’ingénieur et expert reconnu au niveau national, Stéphane Sacco propose des solutions concrètes reposant sur la méthode et l’efficacité.

    « Le respect, la rigueur, l’honnêteté et la volonté de faire de la politique autrement, en se concentrant sur les besoins des habitants » sont également des principes qui leur sont communs et qu’ils entendent défendre et conjuguer ensemble.

    « Ce ralliement marque le début d’une nouvelle étape », affirme Stéphane Sacco, avec à présent une campagne menée collectivement, « ouverte et structurée, associant des citoyens engagés et des forces politiques désireuses de travailler ensemble ».

    Propositions du terrain

    Le collectif continuera à porter une parole citoyenne au sein du rassemblement, ajoute-t-il, avec l’objectif de faire remonter du terrain des propositions utiles sur les grands enjeux de la commune. Et de poursuivre : « Nous sommes très heureux que Samir, ainsi que les personnalités qui l’accompagnent nous rejoignent. Je connais son engagement au sein de la société civile et, surtout, dans nos quartiers, pour notre ville. »

    Pour le chef de file de la liste « Uni.e.s à gauche pour La Seyne », les bonnes nouvelles se succèdent en ce moment. Avec les soutiens officiels des mouvements Génération.s et Debout !, portés respectivement par Benoît Hamon et François Ruffin, « qui viennent renforcer la dynamique de rassemblement à gauche ».

    Un élan qui pourrait conduire d’autres acteurs à reconsidérer des stratégies pas très responsables. En attentant, l’équipe de Stéphane Sacco est plus que prête à rencontrer les Seynois, mercredi soir, à la Bourse du travail pour un nouveau grand meeting.