Author: tecnavia

  • [Sciences] La lumière a un effet anti-douleur chez le rongeur

    [Sciences] La lumière a un effet anti-douleur chez le rongeur

    « Cela fait 150 ans que les scientifiques travaillent sur des souris et personne ne l’avait remarqué », s’étonne Guillaume Sandoz, directeur de recherche CNRS à l’Université Côte d’Azur (Nice) encore scotché par sa découverte. « Je n’y croyais pas. » Avec sa doctorante Marion Bied, il multiplie les vérifications, demande à des collègues de reproduire l’expérience sur des rats. Mais c’est bien réel : quand les rongeurs sont soumis à une lumière ultraviolette (UV), cela produit chez eux un effet anti-douleur au niveau de la zone illuminée. « Cela induit une analgésie locale, non-invasive et non-médicamenteuse qui dure plusieurs heures, résume le chercheur qui signe un article dans Nature communications. L’effet est puissant, deux à trois fois supérieur à celui de l’ibuprofène. » L’animal supporte une pression deux à trois fois supérieure sous la patte avant de la lever –un test classique pour évaluer la résistance à la douleur.

    Le chercheur y voit un moyen simple de réduire la douleur des animaux lors d’expériences en laboratoire. « Pour des raisons éthiques et pour limiter le stress des animaux qui peut fausser les résultats, la douleur est généralement atténuée avec des médicaments pouvant eux aussi biaiser les résultats », insiste-t-il. Une dizaine de minutes d’irradiation à la lumière pourrait suffire, sans en abuser pour ne pas induire les effets néfastes bien connus des UV. « Cela pourrait améliorer le bien-être animal et la prise en charge vétérinaire des nouveaux animaux de compagnie », ajoute-t-il. Car au-delà des souris et des rats, la protéine à l’origine du phénomène existe aussi chez les chinchillas, les hamsters, les tortues et certains serpents.

    Nouvelle cible

    Cette protéine s’appelle Traak et est présente sur les neurones responsables de la sensibilité à la douleur – les « nocicepteurs ». Elle sert de canal ionique, laissant passer ou non certains ions entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule. « La lumière UV autour de 365 nanomètres génère des radicaux libres qui oxydent le canal ionique Traak, ce qui l’ouvre et inhibe la douleur », explique Guillaume Sandoz. Et cela n’agit qu’en surface car la lumière UV ne pénètre pas au-delà de 600 micromètres dans la peau. « Par chance, c’est là que sont les nocicepteurs », précise-t-il.

    Cet effet anti-douleur des UV n’existe pas chez l’humain à cause d’une petite mutation dans la séquence du gène codant pour la protéine Traak. « Cela induit le remplacement d’un acide aminé –la méthionine chez le rongeur– par un autre – l’isoleucine chez l’humain – qui n’est pas sensible à l’oxydation par des radicaux libres », précise Guillaume Sandoz. Mais cela ouvre des pistes. « C’est un nouveau mécanisme de régulation de la douleur qui est mis au jour, poursuit-il. Nous pourrions imaginer des moyens d’agir sur l’isoleucine dans le canal Traak pour moduler son activité chez l’humain. »

    Repères

    Traak

    C’est le nom d’un canal ionique du potassium. Il s’agit d’une protéine qui laisse passer ou non des ions potassium entre l’intérieur et l’extérieur d’une cellule, ce qui génère des courants électriques et contrôle son excitation. Les canaux ioniques Traak sont présents dans les neurones, notamment dans les yeux, le cerveau et la moelle épinière, mais aussi les neurones récepteurs de la douleur.

    LIA

    Pour « Light-Induced Analgesia ». Ou « analgésie induite par la lumière », en français. Il s’agit du nom donné à la méthode non-médicamenteuse et non-invasive de réduction de la douleur chez les rongeurs grâce à une exposition à de la lumière ultraviolette autour de 365 nanomètres.

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    C’est, en heures, la durée pendant laquelle l’effet anti-douleur induit par la lumière ultraviolette est efficace chez un rongeur, après dix minutes d’exposition.

  • [Chronique des invisibles] Station « Elle »

    [Chronique des invisibles] Station « Elle »

    C’est sur une ligne de métro que j’ai entendu sa voix.

    La jeune femme chantait entre deux rames, dans cette caverne métallique où les pas pressés composent un étrange ballet humain. Sa fine silhouette se découpait entre deux piliers à la peinture écaillée. Elle tenait un micro, l’ampli semblait tout aussi fatigué qu’elle. Sa voix, chaude, vibrante, presque irréelle, flottait au-dessus du bitume, s’envolait dans les galeries, gagnait jusqu’aux sièges en plastique, avant que la fermeture automatique des portes ne fasse cesser ce moment de grâce.

    C’était une voix née pour la lumière, mais condamnée aux couloirs souterrains. Chaque note semblait chercher un horizon qu’on lui refusait. Elle aurait pu remplir des salles, faire pleurer un public entier, mais le système ne l’entendait pas de cette oreille : il avait ses codes, ses visages familiers, ses lignées d’artistes issues des mêmes réseaux, où l’on se tient au même barreau de l’échelle sociale sous couvert de mérite.

    Ce qui est vivant finit toujours par chercher le ciel

    La chanteuse n’en faisait pas partie. Dans ce monde, les nantis pratiquent surtout une solidarité familiale ; ils jouent collectif entre eux. Le ruissellement n’est pas seulement économique, il est aussi culturel. Nulle autre place ne lui était permise que de se geler dans les courants d’air. Alors elle chantait pour ceux qui passent, pour ces inconnus qui lui jetaient une pièce ou lui offraient un sourire.

    Elle chantait comme on respire, pour ne pas disparaître tout à fait, pour ne pas s’enfoncer davantage dans ces souterrains jusqu’à ne plus regagner la lumière du jour. Au fond d’elle, elle espérait qu’on reconnaisse son talent. Que quelqu’un sache qu’elle existe.

    Sa voix avait quelque chose de miraculeux. Elle suffisait à éclairer mes pensées sombres, à suspendre le pas de badauds emportés dans les torrents de l’existence.

    Le talent ressemble parfois à ces graines oubliées dans les fissures du béton. Personne ne les voit, personne ne les arrose, et pourtant elles persistent. Elles attendent, patientes, dans l’ombre et le froid, qu’un jour une faille laisse passer la lumière. Alors, sans prévenir, elles percent la pierre et rappellent au monde que ce qui est vivant finit toujours par chercher le ciel.

  • [Kallisté] Un CHU en Corse : une revendication de justice pour l’île

    [Kallisté] Un CHU en Corse : une revendication de justice pour l’île

    Cette proposition de loi, déjà approuvée au palais Bourbon en décembre 2024, a été adoptée à 100 % par le Sénat, un vote unanime qui témoigne d’une large reconnaissance de l’enjeu.

    À cette occasion, le sénateur communiste des Bouches-du-Rhône Jérémy Bacchi est intervenu pour rappeler combien cette question relève de l’égalité d’accès aux soins et de la justice territoriale. Fait notable pour la diaspora corse, le sénateur a cité notre association Kallisté, saluant son rôle dans la promotion de la culture corse et son engagement pour un véritable service public des transports entre l’île et le continent. Une reconnaissance qui montre que le lien entre la corse et sa diaspora reste vivant et politique au sens noble : celui de l’intérêt général.

    26 000 transferts médicaux

    Dans son discours, il a aussi souligné les spécificités corses qui mettent sous tension un système de santé déjà fragile et a rappelé que la corse demeure la seule région métropolitaine dépourvue de CHU, contrainte de s’appuyer sur ceux de Marseille et de Nice. Cette situation entraîne chaque année près de 26 000 transferts médicaux vers le continent, pour un coût estimé à 30 millions d’euros pour la sécurité sociale et des conséquences humaines lourdes pour les patients et leurs familles.

    Ces chiffres et ces réalités humaines montrent à quel point il est urgent de franchir une nouvelle étape dans l’organisation des soins en Corse. Nous le rappelons ici , un CHU, ce n’est pas qu’un hôpital supplémentaire : c’est un écosystème universitaire et médical capable de structurer durablement l’offre de santé sur un territoire.

    Nous remercions le sénateur d’avoir mis en lumière notre action. Nous suivrons avec attention la promulgation de la loi et la concrétisation de cette avancée attendue pour l’île. Car revendiquer un CHU en Corse, c’est bien revendiquer l’égalité républicaine face à la santé pour tous les corses.

  • [Entretien] Guillaume Sandoz : « La fonction de l’effet anti-douleur de la lumière reste un mystère »

    [Entretien] Guillaume Sandoz : « La fonction de l’effet anti-douleur de la lumière reste un mystère »

    La Marseillaise : Vous montrez que la lumière ultraviolette induit un effet anti-douleur grâce à la mutation d’un gène chez certains animaux –souris, rats, reptiles… – mais pas chez d’autres. Comment l’expliquer ?

    Guillaume Sandoz : C’est la grande question : pourquoi l’évolution a-t-elle conservé ce gène muté chez certaines espèces uniquement ? Quelle est sa fonction ? Cela reste un mystère et nous ne savons pas encore. Nous y travaillons avec des collègues de l’Université Laval à Québec (Canada). Nous essayons de voir quelles espèces possèdent ce gène muté et si nous parvenons à identifier quelque chose de spécifique à ces espèces. Mais une chose est sûre : c’est une mutation acquise dans l’évolution.

    C’est-à-dire ?

    G.S. : Elle n’était pas présente au départ, est apparue dans l’évolution et il y a eu une pression de sélection positive – car elle apportait un avantage – qui a permis de la conserver chez certaines espèces, notamment les oiseaux.

    Au-delà de l’effet anti-douleur,
    y a-t-il d’autres applications
     ?

    G.S. : Cela ouvre des perspectives en recherche fondamentale dans l’optogénétique qui consiste à introduire des mutations dans des cellules pour les rendre sensibles à la lumière. La mutation identifiée pourrait être introduite ailleurs pour rendre certains neurones sensibles à la lumière et mieux étudier leur rôle. D’autres solutions existent, mais l’effet de la lumière s’arrête généralement lorsqu’on l’éteint. Dans notre cas, l’effet subsiste plusieurs heures. Cela pourrait être intéressant dans l’étude de l’épilepsie.

  • Plusieurs moulins bas-Alpins primés pour leurs huiles d’olive

    Plusieurs moulins bas-Alpins primés pour leurs huiles d’olive

    Le traditionnel Concours régional des huiles d’olive s’est déroulé, jeudi, dans l’hôtel de Région, à Marseille (1er) et a récompensé 32 moulins, dont 13 dans les Bouches-du-Rhône, plaçant le département en tête en termes d’exploitations récompensées. Parmi les moulins décorés d’une ou plusieurs distinctions : le domaine la Michelle, le moulin Saint-Michel, le moulin des Costes, SCEA château Virant, SAS Virant moulin, le moulin de la Coquille, château Calissane, le moulin Castelas, la Coopérative de la Vallée des Baux-de-Provence, la lieutenante, le mas Sénéguier, le moulin à olives d’Eguilles et enfin le mas des Bories.

    Le Vaucluse arrive en deuxième position avec 12 producteurs récompensés. Dans le lot, six moulins remportent au moins une médaille d’or : le domaine des Grandes marges, SARL Gervasoni, Earl bontemps, La cavalerie, Les templiers de Provence et, en tête de classement avec trois colliers dorés, la bastide Laval.

    Du côté du Var, on compte quatre vainqueurs (moulin du Haut Jasson, Roux Olivier, moulin du Partegal et Sasu Le bastidon). Le département se situe donc à l’avant-dernière place des récompensés, juste devant les Alpes-de-Hautes-Provence, qui totalisent trois moulins décorés : SCEA le moulin de l’Olivette, Bonaventure, Domaine Salvator.

    Plusieurs catégories

    Au total, ce sont 196 huiles qui ont été présentées à un jury d’experts et qui concouraient dans dix catégories différentes. Au niveau national, la région Sud est à l’origine de 65% de la production oléicole et représente donc le premier bassin français du secteur. Environ 3 300 tonnes d’huile sont produites chaque année. « Ce concours est bien plus qu’une simple remise de prix, c’est le reflet de la résilience et de la passion qui animent nos oléiculteurs et nos mouliniers », s’est enthousiasmé Laurent Belorgey, président de France Olive.

  • [Travailleur de demain] Clara Therme, la championne de la propreté

    [Travailleur de demain] Clara Therme, la championne de la propreté

    Vêtue d’une veste de costume qui lui donne une certaine prestance professionnelle, la jeune femme de seulement 24 ans est aujourd’hui pleine d’assurance. Assise sur une chaise d’une des salles de l’Institut national de l’hygiène et du nettoyage industriel (Ihnni) basé à Marseille, elle raconte son parcours qui s’est déroulé pour une partie dans cette salle, lieu de stress et de travail acharné qu’elle se remémore amusée : « C’est un peu ma deuxième maison, cet endroit ! ».

    La Varoise, championne de propreté, ne se destinait pourtant pas à ce métier initialement. Issue d’une famille nombreuse où « les plus grands élevaient les plus petits », elle s’est toujours occupée de ses frères et sœurs. Elle s’est donc tournée au départ vers un bac pro ASSP (accompagnement, soins, services à la personne). Accordant une grande importance au soin des enfants, elle a rapidement fait face au travail « à la chaîne » dans les crèches. « J’aime ce travail quand je peux prendre le temps de m’occuper des enfants, pas comme en crèche où je devais m’occuper de huit enfants en même temps. » Une fois son bac en poche, elle se lance dans une licence d’assistante sociale. Mais rapidement, la situation devient intenable : « À l’époque, j’étais incapable, mais incapable de rester assise sur une chaise. » Clara Therme avait besoin d’autre chose : « J’avais testé le social et je ne me sentais pas de continuer, alors je suis partie en sanitaire. »

    Une vie de travail

    C’est à ce moment qu’elle rencontre son institut de cœur. « Je leur dois tellement », confie-t-elle. Elle y intègre un second bac pro hygiène, propreté et stérilisation. Mais son parcours est semé d’embûches : « J’avais de grosses lacunes, surtout au niveau de la pratique, j’ai galéré à avoir mon certificat de machiniste. » Un certificat qui lui valide des compétences sur des machines de nettoyage très puissantes permettant de nettoyer en profondeur différents types de surfaces (de la moquette au marbre). Tous les vendredis après-midi, elle reste pour faire de la pratique et rattraper son retard, confie-t-elle, contemplant la salle où elle a passé un nombre d’heures incalculable. Aujourd’hui, tout a changé : elle a validé son bac pro, est médaillée et actuellement en BTS en apprentissage dans l’entreprise GSF Aubagne. Pour l’instant apprentie responsable, elle fait son travail avec beaucoup de discipline et d’organisation : « À GSF, le métier de responsable d’exploitation, c’est à la fois le boulot de chef d’équipe et de responsable de secteur. » Son travail consiste à réaliser des contrôles sur les sites, faire parvenir tout le matériel dont ont besoin les agents, faire des commandes ou encore des devis.

    Ce qu’elle préfère, c’est la mise à blanc dans les laboratoires pharmaceutiques : « C’est la désinfection totale d’une salle. Notre corps dégage des particules et des microbes, dans cette salle on va supprimer tous les micro-organismes. » Avant de se former au management, elle a bien entendu pratiqué et été agente de propreté. Elle connaît donc les réalités du terrain. « On continue de prendre les balais et d’aider les agents qu’on encadre au maximum. » Et d’envisager aujourd’hui de passer une licence pour devenir responsable d’exploitation.

    Le concours

    Clara s’était engagée auprès de sa formatrice à faire un concours si elle réussissait sa formation. Elle raconte sa panique constante pendant les épreuves des World Skills : « J’étais une véritable boule de stress. » Elle a d’abord remporté haut la main les régionales, puis la médaille d’argent nationale dans la catégorie métier de la propreté. « Il y avait une épreuve où l’on devait nettoyer de grandes traces de rouge à lèvres sur un canapé ! ». Elle se remémore, amusée, cette période de sa vie : « Je travaillais de 7h30 à 20h, mes journées étaient très intenses, mais j’ai appris tellement de choses. »

  • [Entretien] Florence Bouis : « Ce n’est pas par le chaos qu’on trouve des solutions »

    [Entretien] Florence Bouis : « Ce n’est pas par le chaos qu’on trouve des solutions »

    La Marseillaise : Pourquoi vous être engagée et quel bilan tirez-vous de ce premier mandat ?

    Florence Bouis : Je n’étais pas du tout issue d’un milieu politique. À la base, c’était un constat : un village qui se dépeuplait, qui s’endormait, après la fermeture de la dernière usine il y a une vingtaine d’années. À un moment, soit on râle, soit on agit. Le mandat a commencé dans des conditions compliquées, avec le Covid, sans formations possibles. On a appris sur le tas. . Notre priorité a été de redresser les finances, de désendetter la commune et d’agir sur le quotidien : un village propre, entretenu, sans grands projets coûteux. Aujourd’hui, avec l’expérience et des formations dédiées aux élus ruraux, je me sens plus solide pour la suite.

    Quels sont vos grands axes de travail pour Molières-sur-Cèze ?

    F.B. : Le cœur du projet, c’est l’habitat. Molières est une ancienne commune minière avec beaucoup de logements sociaux. Les bailleurs se désengagent et cela crée des logements vacants au cœur des quartiers. Il faut redynamiser pour attirer des couples d’actifs avec enfants. La mobilité est l’autre enjeu majeur : tout le monde n’est pas véhiculé, on est à trente minutes d’Alès, et on mise beaucoup sur la réouverture de la ligne ferroviaire Alès-Bessèges et sur les mobilités douces. Notre projet s’articule autour de quatre axes : habitat, mobilité, transition énergétique et bien-vivre ensemble, avec aussi un volet sur la souveraineté alimentaire et le lien social.

    Comment analysez-vous la montée de l’extrême droite dans le Gard et localement ?

    F.B. : Oui, c’est un vrai risque. On assiste à une banalisation, parfois cachée derrière des listes dites “sans étiquette”. Pourtant, localement, les enjeux ne sont pas l’immigration ou l’insécurité, mais le logement, le travail, la mobilité. Ce qui me frappe, c’est le paradoxe : Molières est une commune de brassage depuis plus d’un siècle, avec une histoire minière, des Italiens, des Espagnols, des Polonais, des réfugiés bosniaques. Malgré cela, l’extrême droite progresse sur les scrutins nationaux. On joue sur la peur, sur le sentiment de perte. Moi, je ne crois pas que ce soit par le chaos qu’on trouve des solutions. Je crois au local, aux initiatives de terrain. Tant que je resterai positive, je continuerai.

  • [Recette] Le cookie moelleux aux deux chocolats chez Biba

    [Recette] Le cookie moelleux aux deux chocolats chez Biba

    Le chef Abdel partage avec vous l’une des recettes emblématiques de l’établissement à reproduire à la maison pour un moment de gourmandise à partager… Ou pas !

    Il vous faudra :

    – 200g de beurre pommade

    – 500g de farine

    – 250g de cassonade

    – 20g de levure chimique

    – 150g de pépites de chocolat noir

    – La même quantité de chocolat blanc

    – Du caramel liquide

    – Du praliné

    – Une sommité de menthe fraîche

    Une pâte généreuse

    Pour commencer, sortez votre beurre bien à l’avance pour que celui-ci soit pommade et ainsi plus simple à travailler. Vous pouvez aussi le poser sur le four s’il est chaud. Une fois que le beurre est à température souhaitée, incorporez les œufs un par un et mélanger à l’aide d’une maryse ou d’une spatule à chaque ajout pour bien amalgamer les deux ingrédients, un peu comme pour une pâte à choux. Versez ensuite la farine, la levure et la cassonade. Mélangez directement à la main.

    Une fois que vous en êtes à peu près à la moitié dans le mélange d’ingrédients ajoutez vos pépites de chocolat noir et blanc. Malaxez de nouveau à la main jusqu’à obtention d’une pâte qui se tient et dont tous les ingrédients sont bien mélangés.

    Si vous le souhaitez, pour rendre votre cookie plus moelleux vous pouvez un peu diminuer la quantité de beurre et ajouter du beurre de cacahuètes, de cajoux, etc. Il est également possible d’insérer dans la recette de l’extrait de vanille ou de la fleur d’oranger par exemple en fonction de vos goûts.

    Un cookie moelleux et fondant

    Déposez la pâte à cookies sur du papier film et roulez tout en formant un boudin pour laisser reposer la pâte au frais pendant une heure et ainsi éviter que celle-ci croûte. Une fois le temps de repos écoulé, coupez le boudin en faisant des portions individuelles et boulez le cookie.

    Vous pouvez le déposer dans une coupelle en terre cuite si vous en avez et enfournez ensuite à 200° pendant 14 minutes. Une fois le cookie sorti du four ajoutez le caramel liquide, le praliné concassé et votre petite feuille de menthe. Dégustez, bon appétit !

  • Hérault : les éoliennes de Bernagues vont redémarrer

    Hérault : les éoliennes de Bernagues vont redémarrer

    À l’arrêt depuis 10 mois, le parc éolien de Bernagues, dont la suspension de l’activité pour un an – avec exécution provisoire – avait été ordonnée en avril dernier par le tribunal correctionnel de Montpellier, va pouvoir redémarrer. Malgré une condamnation en première instance, la cour d’appel de Montpellier a en effet relaxé, le 5 février, l’exploitant de ce parc éolien situé sur le massif de l’Escandorgue, près de Lodève.

    ERL (Énergie Renouvelable du Languedoc), filiale du groupe Valeco qui exploite ces sept éoliennes, et son dirigeant étaient poursuivis pour avoir porté atteinte à la conservation d’espèces animales non-domestiques protégées après la mort d’un aigle royal en janvier 2023, lequel avait percuté une pale en raison d’un dysfonctionnement du système de détection des oiseaux.

    « C’est une surprise et une déception », confie Me Gallon, représentant trois associations. « On ne s’attendait pas à une relaxe puisque le tribunal avait estimé que le délit était caractérisé et qu’il avait condamné sévèrement l’exploitant, décision qui faisait preuve d’exemplarité. Le parquet général avait par ailleurs requis la confirmation du premier jugement pour l’essentiel. »

    « Inquiétude pour de nombreux autres dossiers »

    Dans son arrêt, la Cour d’appel de Montpellier s’appuie sur la nouvelle loi d’orientation agricole de mars 2025 qui modifie le code de l’environnement, exigeant désormais « de rapporter la preuve d’un acte intentionnel de l’auteur ou d’une négligence grave » pour que la destruction d’espèces protégées constitue un délit. « Pourtant la société avait été largement prévenue du risque pour le couple d’aigles royaux nichant à proximité, était consciente des impacts de son parc et avait constamment refusé de régulariser la situation en sollicitant une dérogation “espèces protégées”  », dénonce Simon Popy, président de la FNE (Fédération nationale de l’environnement) Occitanie-Méditerranée, l’une des six associations parties civiles dans cette affaire. « Nous devons cette régression du code de l’environnement à un amendement porté par le sénateur LR Laurent Duplomb. (…). Nous avions alerté à l’époque, pétitionné. Sans succès », rappelle-t-il. « Bien que cavalier législatif dans une loi censée concerner l’agriculture, la notion de négligence “grave” a échappé à la censure partielle du Conseil constitutionnel en mars 2025. (…) Nous en observons aujourd’hui la première conséquence concrète, et ne cachons pas notre inquiétude pour de nombreux autres dossiers si cette jurisprudence venait à être confirmée », indique Simon Popy.

  • Rugby – Top 14 : l’ASM met fin à la série d’invincibilité du RC Toulon à Mayol

    Rugby – Top 14 : l’ASM met fin à la série d’invincibilité du RC Toulon à Mayol

    Mayol est tombé. Après 20 mois d’invincibilité en Top 14 – la dernière défaite remontait au 15 juin 2024, en barrages, face au Stade Rochelais -, le RC Toulon (qui s’était toutefois incliné par deux fois à domicile la saison dernière face à Toulouse, à Mayol en Champion’s Cup, et au Vélodrome en championnat) s’est incliné dans son antre face à une équipe clermontoise qui n’a clairement pas volé son succès.

    Le début de match est cauchemardesque. Fidèle à ses mauvaises habitudes, malgré les sommations de Pierre Mignoni suite au match à Pau il y a deux semaines, le RCT est rapidement pénalisé par son indiscipline. Sur une pénalité obtenue par Hamdaoui, l’ASM obtient une pénaltouche, convertie par Ratuva sur un maul porté à 5 mètres de la ligne (0-5, 4e).

    Cinq minutes après, suite à une nouvelle pénaltouche, les Auvergnats parviennent à renverser côté gauche, pour un deuxième essai signé Hamdaoui (0-12, 9e). Le RCT est complètement dépassé par le jeu rapide des hommes de Christophe Urios. Trois minutes plus tard, c’est Zamora qui aplatit entre les perches, glaçant un stade Mayol déjà bien refroidi (0-19, 12e).

    Les coéquipiers de David Ribbans finissent par réagir grâce à Dany Priso, sur un essai en force, après une longue résistance de la défense clermontoise (7-19, 26e). Mais malgré cet essai, le RCT continue de souffrir face à la vitesse clermontoise, Delguy, Simone et Hamdaoui, multipliant les percées presque payantes dans une défense à la lourdeur inquiétante. Et peut s’estimer heureux de rentrer aux vestiaires avec un retard de « seulement » 12 points, dans une fin de mi-temps particulièrement nerveuse, où Villière aurait pu être sanctionné plus durement que par un retournement de pénalité pour avoir jeté le ballon dans la tête de Delguy, sur un geste d’humeur.

    L’espoir n’aura pas duré longtemps

    Les Rouge et Noir se montrent plus conquérants à la reprise. Suite à une percée d’Albornoz, Priso relance le match en signant un doublé, en force (14-19, 47e). Éclaircie de courte durée. Après une pénalité de Plummer (51e), l’ASM prend une énième fois la défense varoise de vitesse, l’ouvreur clermontois servant Zamora pour le doublé (14-29, 56e).

    Les Jaunards, en blanc, gèrent tranquillement, ou presque, leur fin de match. Le RCT, souvent à l’envers, ne profite pas de ses quelques opportunités, galvaudant des touches et se montrant beaucoup trop imprécis balle en main. Hamdaoui, excellent samedi soir, à l’image de son équipe, porte même l’estocade (14-34, 74e).

    Avec ce premier revers à domicile cette saison, les hommes de Pierre Mignoni, 8es, sortent du top 6, et voient leurs adversaires du jour leur passer devant (6es).

    TOULON 14 – 34 CLERMONT (MT : 7-19)

    17 e journée de Top 14

    Samedi 14 février, à 21h.

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : Benoit Rousselet

    Points Toulon : 2E Priso (26e, 47e) ; 2T Jaminet (26e, 47e).

    Points Clermont : 5E Ratuva (4e), Hamdaoui (9e, 74e), Zamora (12e, 56e) ; 3T Plummer (10e, 12e, 56e) ; 1P Plummer (51e)

    TOULON : Jaminet (Domon, 40e ; Jaminet, 41e) – Tuicuvu (Domon, 58e), Sinzelle (Nonu, 58e), Cowie, Villière – Albornoz, Ferté (Le Bail, 69e ; Ferté, 80e) – Coulon, Mercer (Kpoku, 55e), Ludlam – Alainu’uese (Mezou, 55e), Ribbans (cap) – Gigashvili (Sinckler, 47e), Baubigny (Lucchesi, 47e ; Baubigny, 74e), Priso (Ametlla, 69e).

    CLERMONT : Hamdaoui – Delguy, Loaloa, Simone (Tauzin, 69e), Jurand – Plummer (cap), Zamora (Jauneau, 58e) – Hemery (Vermeulen, 62e), Dessaigne (Muarua, 31e ; Hemery, 69e), Tolofua – Ratuva (Ceyte, 58e), Simmons (Ratuva, 71e) – Ojovan (Dzmanashvili, 48e), Fourcade (Akhaladze, 48e), Lotrian (Massa, 48e).