Author: tecnavia

  • À Fuveau, un collectif propose une alternative solidaire

    À Fuveau, un collectif propose une alternative solidaire

    Ils sont un binôme à partir en campagne face à la liste de la maire sortante centriste, Béatrice Bonvillon-Chiavassa. Nathalie Arnaud, principale d’un collège, par ailleurs syndicaliste, et Hubert Stahn, professeur d’économie à Aix-Marseille Université et membre du parti les Écologistes, étaient déjà engagés dans la campagne en 2020 (Fuveau verte et solidaire) : « On s’est retirés au second tour pour laisser une chance à l’autre liste d’opposition de gagner », rappelle Nathalie Arnaud. Le choix d’une campagne battue à deux, à la tête d’une liste « écologiste, sociale, de gauche », part d’un constat simple : « Faire le job seul sera dur. On a chacun nos professions, cela peut devenir compliqué. Officiellement il y a toujours un maire et un premier adjoint, mais on est raccord », précise Hubert Stahn. « On est dans une région où ce qui relève de l’urbanisme, des constructions, de promoteurs, peuvent vite déraper. C’est énormément d’argent en jeu et c’est toujours mieux d’être deux pour gérer des dossiers plutôt que seul face à des pressions, soit des propositions qui peuvent paraître simples et faciles mais malhonnêtes », poursuit Nathalie Arnaud.

    Le social au centre

    Au cœur de cette seconde campagne donc, les services publics, la transition écologique. Et faire mieux pour un centre-ville qui s’éteint. « On est un village où les associations font beaucoup de choses, ou il y a ponctuellement des actions, des événements, mais le reste du temps on a un marché de quatre forains, un cœur de village où les commerçants s’en vont les uns après les autres pour plusieurs raisons… », constate Nathalie Arnaud. Aussi, pour Hubert Stahn : « Fuveau est une ville qui a grossi. La ville a changé, il faut l’adapter. Les infrastructures que nous avons, le pôle culturel, le centre-ville, les commerces, n’ont jamais suivi avec la croissance démographique de la ville. » Autre mot d’ordre pour le binôme, remettre un système de solidarité en marche, dans cette ville de 10 000 habitants. « Si Fuveau est relativement riche, il y a une variance forte dans le revenu, on a 10% de la population sous le seuil de pauvreté, ce qui justifie qu’on mette en place une politique sociale », poursuit Hubert Stahn. « Il nous faut réinstaller une aide qui n’a pas besoin d’être quémandée au CCAS », souligne Nathalie Arnaud. Parmi les premières propositions égrenées, l’installation d’une cuisine centrale et favoriser l’agriculture bio, pour tous, la mise en place d’un pôle jeunes. En bref, un « pôle de solidarité actif, structuré ». Le collectif détaillera ses projets au cours de deux réunions publiques, les 5 et 13 mars, salle des Galeries (18h30).

  • Les communistes mettent fin aux négociations avec le maire à Miramas

    Les communistes mettent fin aux négociations avec le maire à Miramas

    La décision est lourde de sens. Dans un communiqué publié dimanche, à un mois du scrutin municipal, la section du Parti communiste français de Miramas annonce qu’elle ne soutiendra aucune des listes en présence.

    Des négociations étaient menées avec Frédéric Vigouroux, maire (DVG) depuis 2008 et en lice pour briguer un quatrième mandat. Le conseiller d’opposition Errol Ferrer est aussi candidat avec « Ensemble pour demain », liste citoyenne soutenue par LFI et les Écologistes.

    Dans ce contexte, le PCF local constate : « Depuis près d’un an, nous avons travaillé à la construction d’une liste clairement ancrée à gauche poursuivant l’esprit du Nouveau Front populaire (…). Face au refus des listes de gauche de s’unir pour faire reculer le danger du RN sur la commune, la section (…) ne s’engagera sur aucune des listes déclarées afin de ne pas accentuer les divisions. »

    Pour autant, les communistes affirment maintenir « un engagement sans faille dans la lutte contre l’extrême droite » et assurent qu’ils ne se résigneront pas : « Nous participerons activement à la campagne en formulant des propositions progressistes. »

  • À Vitrolles, Bruno Morosini se retire au profit du RN

    À Vitrolles, Bruno Morosini se retire au profit du RN

    Bruno Morosini l’a annoncé à l’issue du débat organisé par La Provence vendredi soir. Le candidat (DVD) à la mairie de Vitrolles se retire au profit de l’extrême droite.

    « Je me retire sans contrepartie, uniquement pour ne pas diviser les voix de droite et ainsi faire barrage aux socialistes et LFIstes », écrit-il, apportant son soutien politique « clair
    et public
     » à la liste Rassemblement national, emmenée par le directeur de cabinet de la mairie de Rognac Fabien Bravi.

    Celui qui s’était déjà présenté en 2020 et n’avait récolté que 3,76% des suffrages ne s’arrête pas là. Il appelle également Philip Farrugia à se « désister au nom du rassemblement des droites et de la lutte contre Loïc Gachon et le parti de la France insoumise ou au mieux à nous rejoindre pour former le front anti-Gachon ». Rappelons que LFI n’a ni apporté son soutien au maire sortant (PS), ni présenté de liste. Mais agiter son spectre est toujours de mise, semble-t-il.

    Bruno Morosini avait déjà rencontré plusieurs candidats et lancé un appel à l’union contre l’édile sortant mi décembre, mais aucun accord n’avait été trouvé.

    Un « projet alternatif »

    à celui de Loïc Gachon

    Fabien Bravi a repris l’appel du pied à Philip Farrugia, affirmant qu’ils auraient « le même combat ». Le président démissionnaire de Vitropole n’a pas répondu à nos sollicitations mais a confirmé auprès de nos confrères de La Provence qu’il maintiendrait sa candidature et qu’il n’y aurait « pas d’alliance avec le RN ». Sollicité par un collectif citoyen emmené par l’ex-député Éric Diard (LR) et l’ancienne élue locale UMP Christiane Aleman, Philip Farrugia s’était lancé dans la bataille à la tête d’une liste sans étiquette et sans « le RN et LFI » afin de « présenter un projet alternatif crédible » à celui de Loïc Gachon, en place depuis 2009. Ce dernier réagit à toutes ces tractations : « Ce n’est pas une surprise. Bruno Morosini n’a pas fait campagne, il n’a jamais été vraiment candidat et je trouve quand même cavalier et peu démocratique de profiter du débat de La Provence pour venir doubler l’espace médiatique de l’extrême droite. L’enjeu c’est de présenter un projet pour les six ans qui viennent et ces petits reports nous éloignent tous les jours un peu plus du débat de fond que Vitrolles mérite », estime Loïc Gachon.

  • La préfecture sur le pont pour un scrutin municipal très sensible

    La préfecture sur le pont pour un scrutin municipal très sensible

    Le défilé des candidats a démarré le 6 février en préfecture et sous-préfectures des Bouches-du-Rhône avec l’ouverture du dépôt des listes pour les municipales. Il s’achèvera le 26 février à 18h. Dans la foulée, aura lieu le tirage de l’ordre des listes pour leur positionnement sur les panneaux et dans les bureaux. Le lendemain, toute la journée, aura lieu la validation de la propagande électorale (bulletins et professions de foi).

    Une première commission s’est d’ailleurs tenue le 13 février pour les listes déjà déposées. L’idée est d’assurer la plus grande fluidité pour la mise sous plis confiée pour partie (mairies de secteur à Marseille, Allauch, Septèmes, Plan-de-Cuques, Châteaurenard…) à un prestataire privé à Toulouse. Pour eux, la date de livraison est le 2 mars. À Marseille, la mise sous plis orchestrée par la préfecture et les services communaux se fera le week-end précédent le 1er tour.

    Les élections sont à chaque fois « un sujet majeur », rappelle Frédéric Poisot, le secrétaire général de la préfecture des Bouches-du-Rhône, pour qui ce scrutin a toutefois « une couleur particulière », les maires étant des « élus très importants et visibles et des attentes très fortes de la population ». La préfecture prévoit de mobiliser jusqu’à 750 agents d’État sur l’ensemble de la période. Mais c’est surtout la réforme de la loi PLM et le dédoublement du scrutin à Marseille qui marque ce rendez-vous 2026. Elle ajoute 550 000 électeurs pour un total de 2 millions dans le département.

    Une gymnastique logistique qui rajoute à des élections par ailleurs « très regardées sur le plan de leur bon déroulement » vis-à-vis d’éventuelles fraudes, désorganisations ou problèmes dans les bureaux de vote. Dans ce registre, la préfecture reconnaît poser un « regard très particulier » sur Marseille.

    « Le continuum

    de sécurité »

    Les jours de vote sont « des étapes importantes au niveau du contrôle et de l’appui que l’on apporte aux mairies ». Une permanence téléphonique est mise en place et le lien avec les forces de l’ordre est resserré. La remontée des résultats fait aussi l’objet d’un suivi de contrôle.

    Pour la sécurisation du scrutin, l’organisation est assez habituelle. Chaque président de bureau de vote est responsable de la police de son bureau, à l’extérieur, les forces de sécurité sont sensibilisées pour intervenir à leur demande. À Marseille, un travail particulier a été engagé avec les services municipaux au regard des problèmes rencontrés par le passé. « 7% des bureaux ont été ciblés », précise Frédéric Poisot détaillant les grandes lignes d’une « chaîne d’alerte » travaillée avec les services de la Ville. La police municipale sera engagée aussi, « on est sur le continuum de sécurité, il n’y a pas que les forces d’État. » Sécurisation de l’espace public, prévention des cyberattaques, tout est prévu, d’autant que sur les deux tours, l’OM joue au Vélodrome face à Auxerre puis Lille.

    Sur la partie contrôle des opérations électorales, le nombre de commissions a été légèrement augmenté sur Marseille. Ces équipes formées d’un juge, d’un assistant juridique et d’un secrétaire, ici un agent de la préfecture formé, circulent pour vérifier que les bureaux de vote sont correctement agencés, certains, comme celui où il y a eu des échauffourées comme en 2020, faisant l’objet d’une attention particulière. « Ce n’est pas une démarche politique, elle est objectivée par rapport à des faits passés mais ce travail est fait aussi dans d’autres départements », assure Frédéric Poisot.

    Pour l’heure, une partie des services est focus sur le respect du code électoral avec des signalements et des questions qui remontent de candidats concernant de l’affichage, des manquements d’obligation de discrétion, ou sur l’utilisation par un maire sortant des moyens de sa commune à des fins électoralistes. Rappelant qu’il y a un juge de l’élection, le secrétaire général assure n’en négliger aucun, même les plus « farfelus ».

  • Les droits des animaux s’invitent dans la campagne

    Les droits des animaux s’invitent dans la campagne

    C’est à grand renfort de photos de chats et de chiens de ses militants, ce week-end, que le Printemps marseillais a présenté ses mesures en faveur du bien-être animal. Des propositions partagées dans la foulée du ralliement du Parti animaliste vendredi.

    « Il y a d’autres manières de penser les relations aux animaux », insiste ainsi sa cheffe de file, Nina Palomba, qui indique avoir obtenu une place éligible sur la liste centrale du Printemps marseillais. « J’ai eu envie de les solliciter parce que j’ai vu un début de politique sur la condition animale, sans qu’il n’y ait une vraie visibilité globale », explique celle qui a aussi travaillé sur le sujet avec le député (Hor.) Loïc Dombrevalle.

    Désormais, le Printemps marseillais propose des espaces pour chiens dans les parcs municipaux, un dispositif contre la maltraitance animale, l’accès gratuit des animaux de compagnie aux transports en commun. Ainsi que des méthodes non létales pour réguler la faune sauvage, comme les sangliers, pigeons ou rats. « Des villes comme New York ont mis en place des graines contraceptives », illustre Nina Palomba.

    Mais l’union de la gauche n’a pas le monopole du bien-être animal. Les Insoumis avaient déjà annoncé le ralliement du parti antispéciste d’Aymeric Caron et veulent eux aussi « réguler les populations animales de manière éthique et efficace » et soutenir des centres vétérinaires « abordables ». Mercredi, Martine Vassal promettait la création d’un cimetière pour les animaux de compagnie, « pour que les personnes puissent aller se recueillir ». Les animaux ont beau ne pas avoir le droit de vote, leurs maîtres restent un électorat à séduire.

  • En Vaucluse, le député insoumis et son assistant dans la tourmente

    En Vaucluse, le député insoumis et son assistant dans la tourmente

    Il y a un peu plus d’une semaine, lors du meeting de campagne à Avignon de la candidate LFI Mathilde Louvain, aux côtés du député Antoine Léaument, le média d’extrême droite Frontières est resté en live pendant plus de deux heures devant le lieu du meeting. Une sorte d’affrontement resté verbal ou enfariné -pour le « journaliste » vedette de Frontières- auquel Jacques-Élie Favrot a été confronté. Une scène qui, aujourd’hui, prend un autre relief alors que le nom du collaborateur parlementaire du député Raphaël Arnault (LFI-NFP) est jeté en pâture, désigné par le groupuscule d’extrême droite Némésis comme un des agresseurs ayant entraîné la mort du militant identitaire lyonnais.

    Par la voix de son avocat, Jacques-Élie Favrot a, dimanche, « formellement démenti être responsable de ce drame » et s’est mis en retrait de sa fonction de collaborateur. Ce lundi, la présidente de l’Assemblée nationale lui a suspendu l’accès au palais Bourbon par crainte de « troubles à l’ordre public ». Côté justice, le procureur de Lyon n’a, pour le moment, délivré aucune indication sur le profil des agresseurs. Pour rappel, samedi, Raphaël Arnault a fait part de son « horreur et dégoût » suite au décès et souhaité « que toute la lumière soit faite sur ce drame ».

    « On n’a rien à voir avec ça »

    Contacté, Raphaël Arnault, qui siégeait à l’Assemblée nationale le soir du drame, n’a pas donné suite. « Même si ça prend des proportions énormes, on n’a rien à voir avec ça », confie-t-on dans son entourage, qui n’a guère goûté de voir, dimanche, trois députés RN se mettre en scène devant la permanence parlementaire de Raphaël Arnault. Pancarte « l’extrême gauche tue », Catherine Rimbert, Marie-France Lorho (par ailleurs condamnée et inéligible pour emploi fictif de son ex-assistant Yann Bompard, les deux ont fait appel) et Hervé de Lépinau (candidat aux municipales de Carpentras) demandent la démission ou la levée de l’immunité parlementaire du député insoumis. Le tout, sans la moindre prudence judiciaire. À Camaret, le maire RN a, ce lundi, mis les drapeaux de la mairie en berne tenant aussi pour responsable les « militants de l’extrême gauche ».

    À un mois du premier tour des municipales, ce contexte risque de peser alors « que les haines sont attisées par l’extrême droite », regrette-t-on dans l’équipe de Mathilde Louvain. À Carpentras, un local visant LFI a été tagué (lire ci-dessous). À Avignon, la question de mettre en retrait de la campagne Raphaël Arnault ne s’est pas encore posée. Le député, qui pourrait seulement être sur la liste à une place symbolique, est toutefois « investi » dans la campagne, assurait-il mi-janvier. « En fonction de l’enquête, les responsabilités seront établies et il reviendra au député d’avoir sa propre réaction, en revanche il n’appartient pas à LFI de contrôler les réactions des adversaires potentiels », conclut-on du côté de Mathilde Louvain.

    Carpentras : un lieu tagué « LFI, antifa assassin »

    Ce samedi, l’espace Fenouil à Carpentras, un lieu associatif privé, doit accueillir un forum « Décolonisons nos esprits », organisé par les candidats LFI aux municipales. Un site qui « a été la cible de tags intimidants », dénonce la France insoumise. Sur des photos, consultées par La Marseillaise, on peut y lire « LFI, antifa assassin », « Arnaut (sic) tueur ».La présence du député Raphaël Arnault à ce forum a été annoncée. « Dans un contexte marqué par la montée des discours d’extrême droite, les menaces et les tentatives de pression n’ont pas leur place dans un débat démocratique », déplore LFI. F.C.

  • Au-delà de la sidération

    Au-delà de la sidération

    Un jeune homme est mort à Lyon après avoir été roué de coups d’après les premières déclarations
    du procureur de la République. Un drame, quelles que soient les idées dans lesquelles il se reconnaissait.

    Selon les premiers éléments disponibles, ce jeune homme gravitait dans la mouvance de l’extrême droite et flirtait avec des organisations royalistes, nationalistes, antisémites, racistes…
    Par vengeance, des groupuscules d’extrême droite qui rendent responsable la France insoumise de ce décès s’en sont pris à des locaux de
    ce mouvement et accusent, en le menaçant de mort, l’attaché parlementaire
    du député de Vaucluse Raphaël Arnault qui dément être impliqué.

    Cette spirale de la violence politique doit cesser immédiatement.
    Il est de la responsabilité de l’État de garantir le respect des biens et des personnes. C’est à la justice d’établir les faits et de prendre les sanctions contre les auteurs de cet homicide.

    Antifascisme

    Au-delà de la sidération que provoque un tel drame, la récupération politique orchestrée par l’extrême droite pour faire oublier sa propre violence, ses menaces de morts et ses provocations incessantes, est indigne.

    La Marseillaise est un journal antifasciste, au sens profond du terme, hérité du Conseil national de la Résistance et de la lutte contre la barbarie nazie. Elle porte le refus du pire qui a inspiré
    le Front populaire, les républicains espagnols, les partisans italiens et condamne la violence.

    En République, celle-ci n’est pas admise. Elle a été trop souvent l’œuvre de l’extrême droite pour qu’une partie de ceux
    qui prétendent la combattre ne l’imitent.

    Vaincre l’extrême droite est une question politique, un objectif qui nécessite un puissant projet d’émancipation collective.

  • Usagers et soignants débattent du nouvel hôpital

    Usagers et soignants débattent du nouvel hôpital

    Le béton c’est bien mais les soignants c’est mieux. L’hôpital public doit pouvoir soigner toutes les pathologies », déclare, jeudi à la fin de la réunion publique, Alain Dallest, président du Cercle républicain bédoulen.

    Alors qu’une enquête publique sur le projet de nouvel hôpital est en cours, et s’achèvera vendredi 20 février*, Karine Meysson, infirmière à l’hôpital d’Aubagne, a rappelé aux personnes présentes : « Plus il y aura d’avis, mieux il y aura de poids, car l’hôpital, c’est pour tout le monde… » Un peu avant, le Dr Yves Perrin-Toinin, qui a animé la réunion et le débat, a indiqué l’objet de l’enquête en cours : « On demande au public s’il est d’accord sur l’implantation du nouvel hôpital. » L’enquête publique, énonce l’hôpital Edmond-Garcin, maître d’ouvrage du projet, « porte sur l’utilité publique de l’opération projetée et le parcellaire en vue de délimiter exactement les immeubles nécessaires à cette opération ». Le futur équipement devrait voir le jour dans la zone économique Est d’Aubagne, zone des Gargues. D’une superficie de 28 544 mètres carrés, « soit une augmentation de 42% par rapport à l’existant, pour un coût total estimé à 144 millions d’euros », précise Edmond-Garcin, sa livraison est prévue en 2032.

    Un service des urgences insuffisant

    « Même si ce n’est pas le sujet de l’enquête publique, il est important qu’un maximum de gens s’expriment sur le capacitaire, sachant que le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans va fortement augmenter selon l’Agence régionale de santé (ARS). Or le nouvel hôpital n’aura qu’une vingtaine de lits supplémentaires par rapport à aujourd’hui, les urgences demeureront telles quelles, le labo sera toujours à la Timone… En fait ils reconduisent l’hôpital actuel, si ce n’est que sa surface pourra être augmentée à + 20%», constate le Dr Perrin-Toinin. Dans un communiqué daté du 20 janvier, la direction d’Edmond-Garcin précisait : « La capacité d’accueil du nouvel hôpital passera de 155 lits et 19 places à 176 lits et 22 places, avec un renforcement significatif des soins critiques et un bloc opératoire porté à 7 salles, dont 1 en réserve. » Karine Meysson, si elle voit d’un bon œil la construction d’un nouvel hôpital, « Edmond-Garcin étant vieillissant », regrette « que les soignants n’aient pas été consultés sur le projet ». Alors qu’aujourd’hui, « des patients, souvent âgés, attendent parfois plus de huit heures avant d’être pris en charge par les urgences, on nous annonce qu’elles demeureront ainsi à l’avenir… C’est dommage. » Elle constate : « L’ARS veut garder les plateaux techniques sur l’hôpital la Timone à Marseille, et faire en sorte que les hôpitaux périphériques fassent de la bobologie. » Durant la réunion, beaucoup regrettent que certaines spécialités ne soient pas présentes à l’hôpital public, contraignant les patients à se faire soigner, beaucoup plus cher, dans le privé, par exemple à la clinique de la Casamance à Aubagne. « Dans le nouvel hôpital, il y aura plus de lits, des patients aux pathologies plus lourdes et le projet prévoit de supprimer 54 postes d’agents », observe également Karine Meysson. Cherchez l’erreur.

    * Voir site internet de l’hôpital.

  • Une micro-crèche privée fermée pour moisissures

    Une micro-crèche privée fermée pour moisissures

    Facture salée et potentielle mise en danger des minots dans la micro-crèche Zola, dans le 9e arrondissement de Marseille, appartenant au groupe privé lucratif bien connu dans la ville, Youbee For Kids.

    L’établissement du quartier de Mazargues, accueillant plus d’une dizaine de bambins, a été fermé, pour une durée de 4 mois, suite à un arrêté pris par le Département des Bouches-du-Rhône, le 10 février. Et les causes de la prise de cet arrêté se passent de commentaires. Il relève « la présence importante de taches d’humidité qui remontent sur les murs dans les pièces de vie des enfants ». Mais aussi « que la peinture s’écaille et les morceaux tombent au sol à portée des enfants » et que « le linoléum au sol est taché de traces de moisissures sur son intégralité ». Cerise sur le gâteau : « La VMC et la climatisation sont encrassées ; la structure manque d’aération. » En bref, pas vraiment un environnement sain pour les minots de cette micro-crèche, puisque l’arrêté conclut qu’il existe une « dégradation importante des conditions d’accueil, depuis le mois de juillet 2025, qui compromettent la santé et la sécurité des enfants ». Et de considérer que « les faits évoqués et l’urgence sont de nature à justifier la fermeture immédiate et provisoire de l’établissement ».

    L’arrêté départemental s’appuie notamment sur deux visites de contrôle. Une première en juillet 2025 à la suite de laquelle « le gestionnaire n’a pas répondu aux demandes de la PMI [Protection maternelle et infantile, service du Département Ndlr]. La seconde visite a été réalisée le 29 janvier, « suite à la transmission d’éléments relevant des événements indésirables graves ».

    Procès avec le propriétaire ?

    Contacté, Pierre Comboroure, co-fondateur de YouBee For Kids, renvoie la responsabilité vers le propriétaire du bâtiment et explique « subir de nombreuses malfaçons » : « Nous sommes en procès avec le propriétaire depuis 2 ans pour qu’il effectue les démarches et les travaux nécessaires pour résoudre ce problème d’humidité constaté peu après l’ouverture. »

    Un problème d’humidité dont il dit ignorer l’origine, mais « vraisemblablement extérieur à notre périmètre ». Pierre Comboroure affirme également avoir joué la transparence avec les familles qui auraient apporté « un soutien unanime » à l’entreprise. « Toutes les familles étaient informées, depuis le début, de cette situation. Notre priorité a été de pouvoir proposer des solutions pour un maximum de familles. Sept d’entre elles ont pu bénéficier d’une place dans d’autres établissements. D’autres nous ont annoncé pouvoir s’organiser grâce à la période de vacances scolaires », développe-t-il. Du reste, l’entreprise assure « utiliser au contraire cette période de fermeture forcée pour réaliser tous les travaux pour leur compte ».

  • [Passerelle interculturelle] L’Année du Cheval célébrée aux Grandes Écuries de Chantilly

    [Passerelle interculturelle] L’Année du Cheval célébrée aux Grandes Écuries de Chantilly

    Plus de 600 invités, issus des milieux politique, culturel, économique et associatif franco-chinois, ont pris part à la célébration de l’année du cheval à Chantilly.

    Étaient notamment présents l’ambassadeur de Chine en France, Deng Li, accompagné de son épouse Mme Zhang Hua, le président de la Région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, ainsi que des responsables politiques français, des représentants des institutions culturelles, des amis français de la Chine, des membres de la communauté chinoise en France et des représentants d’entreprises chinoises implantées localement.

    Pour l’occasion, les Grandes Écuries du château de Chantilly avaient été soigneusement décorées de lanternes rouges, de découpages traditionnels et de symboles du Cheval, créant une atmosphère festive et chaleureuse, empreinte de l’esprit du Nouvel An chinois. Le choix de Chantilly, lieu emblématique de la culture équestre française, conférait à cette célébration une forte portée symbolique.

    Dans son allocution, l’ambassadeur Deng Li a retracé l’évolution des relations sino-françaises depuis l’établissement des relations diplomatiques en 1964, mettant en avant les résultats fructueux de la coopération bilatérale ainsi que la visite d’État du président Emmanuel Macron en Chine en 2025. Il a souligné l’importance du dialogue et de la coopération dans un contexte international marqué par la montée du protectionnisme et des tensions géopolitiques, appelant à œuvrer ensemble en faveur d’un monde multipolaire plus juste, pacifique et stable.

    Force collective

    Prenant la parole, Xavier Bertrand a souhaité en chinois « Bonne année » et « Succès immédiat ». Il a rappelé que, dans la culture chinoise, le cheval symbolise la force collective, l’effort commun et le dynamisme. Il a également évoqué les liens historiques profonds entre la Région Hauts-de-France et la Chine, notamment l’accueil de travailleurs chinois durant la Première Guerre mondiale, soulignant la nécessité de poursuivre et d’approfondir les échanges humains et culturels entre les deux pays.

    La réception a été ponctuée de prestations artistiques de grande qualité. Des artistes du groupe artistique de Nankin ont présenté des danses inspirées de la fleur de jasmin et de la puissance des chevaux au galop. Des créations musicales mêlant opéra de Pékin et chanson contemporaine ont rencontré un vif succès. Une démonstration équestre de l’équipe professionnelle de Chantilly a mis en valeur l’élégance et la force de l’art équestre français, tandis que la danse Yingge, interprétée par une troupe de la communauté chinoise en France, a insufflé une énergie vibrante à la soirée.

    Cette réception a également mis en lumière les liens anciens et dynamiques entre la Région Hauts-de-France et la Chine. Terre d’accueil des travailleurs chinois durant la Première Guerre mondiale, la région entretient aujourd’hui des échanges soutenus avec la Chine dans les domaines économique, culturel, éducatif et universitaire. À travers cette célébration du Nouvel An chinois, les Hauts-de-France réaffirment leur volonté de renforcer le dialogue interculturel et de développer des coopérations durables, au service de l’amitié entre les peuples chinois et français.