Author: tecnavia

  • Solliès-Pont cœur à gauche pour une ville plus citoyenne

    Solliès-Pont cœur à gauche pour une ville plus citoyenne

    « Nous portons le projet d’une ville solidaire, c’est-à-dire une ville où chacun a sa place dans tous les domaines », rappelle la tête de liste de Solliès-Pont cœur à gauche, Christiane Vincent (apparentée PCF), en introduction de cette nouvelle réunion publique à laquelle était tout particulièrement convié le monde associatif. Et présente « un programme complètement en rupture avec la droite qui décide pour les gens sans leur demander leur avis ».

    Jean-Pierre Luquand (les Écologistes) a mis en avant l’engagement des colistiers eux-mêmes pour l’intérêt général comme bénévoles aussi dans différentes structures de la ville ou de la communauté de communes. « Le monde associatif c’est aussi le ciment d’une démocratie participative, c’en est le vecteur principal », explique-t-il, en donnant quelques pistes pour le développer. Par le renforcement entre autres de postes spécialisés d’agents sur la citoyenneté. Ou encore d’appuyer la formation des bénévoles et donner plus de visibilité à l’action associative. Et la promouvoir également. Sans compter la simplification des démarches administratives.

    Un manque à combler

    « Mais aussi et surtout garantir la liberté sans discrimination », reprend le responsable associatif et politique qui a été à la tête du Club 210, une asso qui se donne pour mission d’œuvrer pour une société plus humaine en privilégiant ainsi les liens sociaux. « On n’a jamais eu un rapport qu’on estime normal avec la commune », souligne-t-il.

    Laure Lagier, conseillère municipale d’opposition sortante (SE), confirme : « À Solliès-Pont, il y a 154 associations répertoriées sur toute la communauté de communes alors que sur une ville comme Mouans-Sartoux où il y a 1 000 habitants de moins, même, on en dénombre 240. »

    Pour l’enseignante Oriane Pinto-Marchal (SE), la population est en attente de changement avec une participation plus active des citoyens à la vie de la commune. Parmi les manques auxquels il est urgent de remédier et dans le programme de Solliès cœur à gauche, elle met en avant la création d’une Maison des jeunes, dans laquelle ils pourraient se retrouver et échanger entre eux et « avec des bénévoles plus âgés, qui viendraient donner de leur temps et parler de leurs expériences ». Un lieu dans lequel se trouverait un psychologue : parce que « nos jeunes souffrent. Ils ne vont pas très bien aujourd’hui, dans le monde dans lequel on vit. »

    Pour le communiste Alain Bolla, « il ne peut pas y avoir de solidarité sans un développement des services publics et sans une vie associative très intense ». Et, poursuit-il, « dans une ville comme celle de Solliès-Pont, ça manque énormément ».

    Donc tout reste à faire pour renforcer ce lien social. Et de conclure : « C’est une donnée fondamentale pour une ville plus solidaire, plus citoyenne basée sur la démocratie participative. »

  • Sabrina Bourgeois, « confiante » dans le choix des Mimétains

    Sabrina Bourgeois, « confiante » dans le choix des Mimétains

    Dans le plus « haut village » des Bouches-du-Rhône, la campagne s’accélère aussi. Dans cette commune d’un peu plus de 4 000 habitants, seule une liste s’est lancée face à Georges Cristiani, maire sortant. Celle d’un Collectif Citoyen (SE), porté par Sabrina Bourgeois, souhaitant proposer une « gestion humaine, dynamique et protectrice » de la commune. Pour rappel, cette enseignante sportive, se lance dans une première campagne électorale, bien qu’engagée dans de milieu associatif de la commune. « Il y a des politiques qu’on peut faire dans des partis politiques mais je m’identifie dans une politique de mon village, une politique de terrain, de par mon engagement dans la vie de la commune. J’avais le sentiment de ressentir son potentiel. Je me sentais beaucoup plus engagée qu’une personne qui peut se dire engagée dans un parti politique (…) Et l’évolution de cette campagne me fait grandir », précise Sabrina Bourgeois. La liste pour le Collectif est déposée, les noms, dévoilés.

    Une liste « jeune »

    Parmi les premiers noms derrière la tête de liste se trouvent Nicolas Lorenzi, enseignant, Muriel Martin-Pettavino, agent territorial, Frédéric De Rosa, enseignant lui aussi, Christelle Veratti, comptable. Sur la vingtaine de colistiers présentés figurent aussi un pompier, une retraitée, un cadre, une infirmière… « Ce sont des jeunes, avec une moyenne d’âge à moins de cinquante ans. On est une nouvelle équipe, qui propose un nouveau projet pour que Mimet ne s’éteigne plus : avec l’équipe municipale sortante
    – qui n’a pas de programme, que des promesses – ça n’avancera pas. Alors qu’avec notre liste engageante, endurante, motivée, on est sur un projet ou l’on va tous dans la même direction, le même bateau
     », estime Sabrina Bourgeois. Si elle n’est pas encartée, la candidate estimait, lors de précédentes rencontres, que la liste portait une sensibilité à gauche. En doublon de la présentation de sa liste, l’occasion a été, pour la candidate et son équipe, de présenter les trois axes principaux du programme : un territoire durable et aménagé, un quotidien serein et solidaire, un village vivant et citoyen. « Plus on avance dans la campagne, qui pour nous est très structurée, programmée, préparée, et plus nous sommes confiants du résultat et sur le vote des Mimétains, estime Sabrina Bourgeois. On a envie que des choses bougent, que le village revive, c’est très réconfortant d’avoir ce retour, de se dire qu’on a de bons projets, auxquels les Mimetains adhèrent ».

  • À Aubagne, Jean-Pierre Squillari et ses colistiers jouent la carte de la proximité

    À Aubagne, Jean-Pierre Squillari et ses colistiers jouent la carte de la proximité

    « La Louve, le Voltaire, Campagne Michel, le Caprier, le Salengro, la Savoisienne et le Moulin de Beal… Les militantes et les militants d’Aubagne en commun se sont démultipliés ce vendredi ! », commente Jean-Pierre Squillari, le toujours très enthousiaste chef de file de la liste réunissant PS, PCF, Écologistes Génération.s, Place publique et des citoyens engagés.

    « La proximité, c’est la signature de notre campagne », explicite Denis Granjean, le conseiller municipal d’opposition écologiste et colistier de Jean-Pierre Squillari. Une démarche inspirante pour tous les protagonistes, « l’accueil est très chaleureux lors des porte-à-porte, sur les marchés, dans les quartiers, constate-t-il. Les gens nous expriment un immense ras-le-bol de la gestion actuelle de la ville et considèrent que nous représentons une véritable alternative, un véritable espoir de changement. Crédible ». « Cela fait du bien, car nous avons vraiment l’impression d’être utiles et de faire une campagne en phase avec les préoccupations des gens ». Le bien-être est d’ailleurs un fil rouge au sein des priorités de la liste du « moratoire sur les projets de bétonisation » jusqu’aux propositions concernant l’habitat, en passant par le développement des énergies vertes et locales, de nouvelles perspectives de transport ou la redynamisation du cœur de ville.

    Prochain grand rendez-vous, le samedi 28 février, à 11h, salle du Bras d’Or, pour la présentation officielle de la liste.

  • Nicolas Koukas présente des mesures pour recoudre Arles

    Nicolas Koukas présente des mesures pour recoudre Arles

    Patrick de Carolis a « fracturé la ville », accuse Nicolas Koukas (PCF), candidat de l’Union pour Arles. La faute, peut-être, à une façon de gouverner « très verticale » dont il veut se démarquer. « Sur les six dernières années, les habitants n’ont pas eu le sentiment d’être écoutés, considérés, entendus, on a décidé à leur place. La question de la méthode est très importante. On a un fonctionnement tout à fait différent. » À commencer par « la réalisation du programme qui s’est fait en concertation pendant de longs mois. »

    Le candidat veut mettre en place une gestion communale du quotidien qui intègre les habitants, avec des services publics de proximité. « On rouvrira et on redonnera vie à toutes les mairies annexes, qui deviendront de véritables maisons des services publics pour que les démarches soient accessibles. » Le programme prévoit de doter les conseils de quartiers et de villages de budgets propres pour que les riverains « décident d’eux-mêmes des investissements ». Nicolas Koukas plaide également pour la tenue de réunions trimestrielles entre élus, administrés et services municipaux pour évaluer les avancées des politiques publiques et les adapter aux besoins.

    Une ville qui protège

    Le candidat veut non seulement une « ville plus juste », mais aussi « une ville qui protège ». Une ambition qui passe par des mesures comme le rétablissement de la gratuité de la première heure du périscolaire, un grand plan de rénovation des écoles doté de 12 millions d’euros sur six ans, la création d’un centre municipal de santé, en lien avec l’hôpital public, « pour permettre à chaque Arlésien de se soigner, même sans médecin traitant » ou encore la mise en place d’une brigade municipale du logement, chargée de lutter contre les marchands de sommeil et les logements indignes ou le renforcement de la présence des médiateurs sociaux et des éducateurs de rue pour une meilleure prévention.

    Côté pouvoir d’achat, Nicolas Koukas s’engage à ne pas augmenter les impôts locaux mais envisage une hausse du tarif d’entrée dans les monuments (entre 3,5% et 5%) pour obtenir de nouvelles recettes et investir dans d’autres politiques publiques, comme la gratuité des transports, « notamment pour les personnes âgées ». « On a fait estimer ce coût, qui est d’environ 300 000 euros à l’ACCM. On le prendra en charge. On va aussi enclencher une réflexion plus large pour l’ensemble de la population. »

    Le candidat veut également faire baisser les factures avec un projet de géothermie. « On travaillera en lien avec un opérateur public pour créer un réseau de chaleur urbain, sortir des énergies fossiles et des logiques de marché en valorisant les ressources renouvelables et chauffer les bâtiments publics, les logements collectifs et les entreprises », explique-t-il.

    S’agissant du budget communal, Nicolas Koukas compte bien pousser pour obtenir « la reconnaissance par l’État d’un statut particulier en association avec d’autres communes qui ont la même caractéristique que nous, à savoir qu’elles sont très étendues et que les recettes qui sont les leurs dépendent du nombre d’habitants et pas de leur superficie ».

  • À Marseille, une charte pour les droits des LGBTI+

    À Marseille, une charte pour les droits des LGBTI+

    « On évoque beaucoup les droits des personnes LGBTI+ au niveau national, international, mais c’est au niveau local qu’on mesure leur véritable effectivité », souligne l’élue, investie depuis 6 ans dans une municipalité qui développe « l’aller vers » tous les publics. En particulier, les plus discriminés et éloignés des droits.

    Faire vivre l’égalité des droits, démarre au porche de l’Hôtel de Ville. « Ce foyer républicain doit être la maison de toutes et tous », défend l’élue. Loin du slogan, ce volontarisme s’est notamment concrétisé en 2024 à Marseille avec la création d’une permanence des services de la Ville au sein du centre LGBTQIA+ pour accompagner ces publics dans leurs démarches d’état civil, d’accès aux droits et aux solidarités. Une première en France, forte de retours des associatifs du centre « très positifs », assure-t-elle.

    Clarté et transparence

    Convaincue que la question de l’accès aux droits des personnes LGBTI+ est « une question de société, transversale », l’élue veut aller plus loin « car il reste encore un gros travail à faire en termes d’éducation, de médiation en santé et en santé mentale, d’hébergement d’urgence, d’accueil des réfugiés… ». Et à Sophie Roques de détailler la démarche : « Nous travaillons à la mise en place d’un observatoire des violences sexuelles et sexistes ». Et dans ce combat vers « une société plus égalitaire, plus solidaire, la gauche a son rôle à jouer, estime-t-elle, en particulier dans cette campagne dominée par des séquences d’extrêmisation du débat, il est de notre responsabilité de remettre l’humanité au centre des préoccupations ».

    La présidente de HES se fait forte de 55 propositions « pour des mairies actrices de l’égalité des droits et de l’émancipation ». Le livret blanc publié par HES LBGTI+ se présente comme un outil mis à disposition des candidats pour 2026 résumé en 12 engagements dont « la désignation d’un élu délégué à la lutte contre les discriminations, la nomination d’un référent administratif LGBTI+, la formation des agents, des formulaires qui n’excluent personne…» Pour que les choses soient claires.

  • À Marseille, la balade des gens heureux

    À Marseille, la balade des gens heureux

    À l’angle de la rue du capitaine Dessemond et des Catalans, les voitures sont contraintes de bifurquer vers l’avenue de la Corse (7e). « Hé, mon vier », fait entendre un conducteur au volant avant de tourner les roues devant les barrières de sécurité. Un tumulte routier et une ponctuation de dépit qui laissent place, de l’autre côté de ce balisage, au doux murmure et aux sourires généralisés des passants de la 34e édition de La voie est libre, dimanche 22 février. Et la dernière du mandat du Printemps marseillais, qui avait lancé ce dispositif de piétonisation de la Corniche en 2021, réunissant à chaque reprise des milliers de personnes. Un petit symbole à Marseille, cette ville parmi les plus embouteillées et polluées d’Europe, et dénuée d’un réseau de « transports en commun digne de ce nom », fait remarquer Monique, jeune grand-mère habitant le secteur, venue se dégourdir les jambes en compagnie de son petit-fils. Des Catalans jusqu’au monument de l’Hélice sculpté par César, la Corniche devient le royaume des piétons et des « mobilités douces », présente la Ville, trottinettes et vélos en tête. « La voie est libre, c’est une réussite. Pas besoin de se méfier des scooters en traversant, pas un bruit. Et on profite du panorama », se réjouit, avec les îles du Frioul en toile de fond, Sophie, sexagénaire endimanchée qui confie « avoir souvent voté à droite par le passé ». Au niveau de Malmousque, Tom vient d’achever sa course à pied. Après quelques soupirs de fatigue, ce jeune néo-arrivant aux codes bobos résume son impression : « C’est une carte postale vivante. Si ça pouvait se produire plus souvent… On en est loin mais il faudrait aussi inonder la ville de pistes cyclables. » Autant de postures et considérations qui disent bien des choses de cet autre Marseille, celui d’un 7e arrondissement au vernis bourgeois.

    « Relaxant »

    Le public de La voix est libre « est composé par une majorité de gens qui habitent le 7e arrondissement, entre 50 et 60%. Un bon socle auquel il faut rajouter les habitants des arrondissements alentours ainsi que les touristes et les visiteurs », détaille la maire du premier secteur, Sophie Camard (GRS), devant sa permanence de campagne établie à Malmousque. « C’est un rendez-vous désormais bien inscrit et personne ne voudrait le voir s’arrêter », affirme l’élue, se référant aussi bien à la joie des badauds qu’aux récentes déclarations de Romain Simmarano (Ren), porte-parole de la candidate de la droite aux municipales, Martine Vassal, qui a déclaré il y a quelques jours à La Provence vouloir la poursuite de La voix est libre « avec un tracé jusqu’à l’Escale Borély ».

    Entre des cabanes de restauration et un parcours de trottinettes dédié aux enfants, un groupe s’agite. « 1,2,3, pour Benoît Payan, tous ensemble ! », se motivent des joggeurs militants, un t-shirt blanc floqué du nom de leur favori et du logo du Printemps marseillais sur le dos, avant de cavaler faire circuler une pétition pour préserver La voix est libre. Que signe Nawyr, réalisateur marseillais et tout frais père de famille venu pour la première fois fouler de ses pas le dispositif. « On a l’impression que ce n’est pas le même Marseille. C’est relaxant. Il faudrait même que ça se déploie dans d’autres quartiers, pourquoi pas en centre-ville », fait part cet homme de 39 ans originaire de Belsunce. Corridor de 3,5km de calme pour l’occasion, l’apaisement de la Corniche rejaillirait presque sur les visages de ses promeneurs. Une torpeur contemplative qu’une fanfare de musiques latines ou des rires de minots viennent bousculer de temps à autre. Non loin du monument aux morts de l’armée d’Orient et des terres lointaines, de jeunes chanteurs gospel fredonnent « you don’t have to worry and don’t you be afraid ».

  • D’immenses défis

    D’immenses défis

    Comment faire entrer les Jeux olympiques d’hiver2030 portés par les Régions Sud et Auvergne-Rhône-Alpes, dans une nouvelle ère ? L’équation est compliquée. Notre région, soumise de plein fouet aux effets du dérèglement climatique, se doit d’être un modèle d’adaptation. Et la « nécessaire » neige artificielle, produite pour toutes les compétitions de descente, renvoie à un modèle économique de l’exploitation de la montagne en passe d’être révolue. À moins de vouloir sauver des saisons touristiques à n’importe quel prix dans les prochaines décennies.

    Pérennité et usage

    C’est un des paradoxes de l’organisation des prochains JO dans les Alpes françaises. Sur plusieurs sites, avec ses lignes de train et des transports décarbonés, avec la volonté de devenir un « modèle de sobriété ». L’autre aspect, et non des moindres, tient à l’héritage des Jeux. Les habitants de la région sont dans l’attente d’un véritable « bond en avant » sur la question des transports, que ce soit sur le littoral ou en altitude. La rallonge budgétaire allouée à la faveur des JO pour notamment la Ligne nouvelle de Marseille à Nice, pourrait donner un nouveau souffle fortement attendu pour décongestionner un trafic routier toujours plus dense… Reste enfin les infrastructures. Non seulement pour accueillir les compétitions olympiques pendant une quinzaine de jours mais pour en assurer à la fois la pérennité et l’usage durant des années. Les défis sont multiples et immenses et ces JO exigeront une concertation permanente avec l’ensemble des acteurs. Sous peine de disqualification !

  • Milan passe le relais aux Alpes françaises

    Milan passe le relais aux Alpes françaises

    Après l’attribution de la 116e et dernière médaille d’or aux hockeyeurs américains dans l’après-midi, la cérémonie de clôture des JO de Milan-Cortina a démarré dimanche soir dans le cadre antique des Arènes de Vérone, mettant à l’honneur la « beauté en action » dans un hommage aux arts italiens et à la beauté du geste sportif.

    La Norvège a terminé les JO en tête du classement des nations avec 41 médailles. La France, qui a largement dépassé son précédent record (15 médailles), termine au 6e rang, avec 23 podiums.

    Clôture à Vérone

    Place à l’art ! Le sport a laissé la place à l’art et au spectacle, à Vérone, connue du monde entier comme le lieu du drame de Roméo et Juliette, pour terminer en beauté la quinzaine olympique italienne, avec notamment la traditionnelle parade des athlètes. La biathlète Lou Jeanmonnot, qui a remporté quatre médailles, dont deux en or, portait le drapeau « bleu, blanc, rouge » avec le fondeur Mathis Desloges, qui repart des Jeux avec trois médailles d’argent.

    Comme de tradition, la soirée a servi de trait d’union avec les prochains Jeux d’hiver qui auront lieu dans quatre ans, du 1er au 17 février 2030, dans les Alpes françaises.

    Pour acter la passation entre les deux éditions, le drapeau olympique a donc officiellement été remis aux Alpes françaises, avant l’extinction des vasques olympiques. Une cérémonie qui constitue une petite parenthèse enchantée pour le Comité organisateur des Jeux (Cojop), présidé par Edgar Grospiron et empêtré dans une crise de gouvernance. Dans tous les cas, « c’est un grand moment, un grand moment d’émotion parce que nous ramenons les Jeux olympiques à la France et dans les Alpes françaises ! », nous a confiés Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région Sud. « Les Jeux reviennent à la maison ! », s’est exclamée samedi Marina Ferrari, la ministre des Sports avant même la transmission du flambeau. « Les sites éclatés nous inspirent pour offrir aux Alpes françaises 2030 des infrastructures et une expérience athlète exemplaires », appuie-t-elle. Le drapeau olympique fera son « grand retour » en France lundi à Albertville (Savoie) lors d’une grande soirée sons et lumières, en présence annoncée des médaillés des Jeux italiens.

  • [Rue de la République] Sophie Joissains : « Je veux qu’Aix-en-Provence conserve sa qualité de vie »

    [Rue de la République] Sophie Joissains : « Je veux qu’Aix-en-Provence conserve sa qualité de vie »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h30 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    L’héritage Joissains

    Didier Gesualdi : Vous avez mis du temps à vous déclarer.

    Je me suis déclarée dès 2023 mais pour moi l’entrée en campagne devait se faire après le 30 janvier et la période des vœux. Je ne voulais pas tout mélanger mais je n’ai empêché personne de partir en campagne avant.

    Léo Purguette : C’est la première fois que vous menez bataille en tête de liste. Votre personnalité est assez différente de celle de Maryse Joissains, de quelle manière souhaitez-vous imprimer l’opinion ?

    Je crois qu’on imprime l’opinion de manière naturelle avec ce que l’on est, ce que l’on ressent et ce que l’on fait. J’ai poursuivi le programme qui avait été celui de notre liste conduite par Maryse Joissains…

    Léo Purguette : Comment va-t-elle ?

    Elle va bien, elle n’a pas récupéré complètement sa vue mais elle est toujours aussi déterminée et elle espère bien y parvenir.

    Léo Purguette : Elle sera parmi vos soutiens on l’imagine, sera-t-elle symboliquement sur votre liste ?Je lui ai proposé, évidemment. Elle ne veut pas. Elle m’a dit « moi, maintenant, j’ai tourné la page ».

    Didier Gesualdi : Certains parlent de dynastie Joissains voire de système Joissains à Aix-en-Provence puisqu’avant vous, votre père puis votre mère, ont dirigé la ville.

    Écoutez, ça ne veut rien dire. Les électeurs votent. S’il n’y avait pas de vote, on pourrait parler de dynastie. Ce n’est pas le cas. J’estime que c’est même assez choquant, presque insultant de parler de dynastie qui se perpétue parce que ça salit le vote des électeurs.

    Didier Gesualdi : Vous ne vous mettez pas dans le sillage politique de votre mère ?

    Oui bien sûr. J’ai fait partie de son équipe pendant très longtemps, j’ai été pendant près de dix ans, adjointe à la Culture et à la Politique de la Ville à Aix-en-Provence. J’étais évidemment l’une de ses collaboratrices les plus proches. On adhère à beaucoup de choses en commun. Oui, ce programme je l’ai poursuivi avec toute la ferveur que je ressentais et en même temps, j’ai initié d’autres choses bien sûr.

    La Métropole

    Léo Purguette : Beaucoup de choses ont changé depuis la première élection de Maryse Joissains avec l’arrivée de la Métropole. Vous l’avez beaucoup décriée car elle prive les communes et les anciennes intercommunalités de leurs prérogatives, est-il encore possible pour un maire d’agir dans sa ville ?

    On n’est pas privé de tous nos moyens d’action mais il est vrai qu’il y a un découpage des compétences qui pose problème à la deuxième commune du département – capitale de la Provence – qu’est Aix-en-Provence, mais aussi à l’ensemble des autres communes. Par exemple, le nettoiement appartient à la ville, la collecte des ordures ménagères appartient à la Métropole. Automatiquement, il y a des problèmes d’horaires différents, de coordination. Les encombrants, c’est pareil, c’est la Métropole. Lorsqu’il y a des matelas qui surgissent en bas des immeubles, ça signifie qu’il n’y a pas assez de réactivité pour faire intervenir les services.

    Didier Gesualdi : Vous voudriez récupérer la compétence ? Est-ce que vous feriez mieux ?

    Oui j’aimerais bien. Avec les moyens qui correspondent ! J’en suis convaincue, parce que nous faisions mieux auparavant, tout simplement. Je crois aux équilibres et aux seuils. Une intercommunalité doit concerner un bassin de vie élargi. La Métropole ne respecte pas cela par sa taille. En attendant que le législateur agisse, il y a la gouvernance par bassin de vie qui pourrait être mise en place.

    Léo Purguette : Vous en parlez avec les maires qui sur ce plateau évoquent les mêmes problèmes ?

    On n’a pas besoin d’en parler, ça surgit de chacun.

    Les moyens

    Léo Purguette : Les baisses de dotations de l’État aux collectivités sont récurrentes. En tenez-vous compte dans votre projet ?

    L’État pressurise les collectivités. Moi, je refuse d’augmenter les impôts. Aix-en-Provence est une ville qui n’a pas augmenté ses impôts locaux depuis 29 ans. C’est énorme et on veut continuer dans ce sens. C’est un choix politique, on veut préserver le pouvoir d’achat des gens. Mais dans le même temps il faut arrêter de nous prendre de l’argent. Il se trouve que le Sénat est intervenu pour que les communes ne soient pas ponctionnées cette année – je dis bien cette année – par l’État. Sauf que l’intercommunalité va être ponctionnée donc c’est moins de moyens pour les services publics, le Département et la Région de même. Comme les communes ont peu de moyens, il y a des financements croisés sur des tas de projets. Sauf que si le Département et la Région sont obligés de se recentrer sur leurs compétences obligatoires, ce sont ces projets qui vont passer à la trappe. On fera tout pour que le quotidien des habitants ne se délite pas.

    Didier Gesualdi : Comment ?

    On essaye d’être ingénieux. Par exemple, sur l’année Cezanne on a eu plus d’un million d’euros de mécénat.

    Le logement

    Léo Purguette : Vous parlez de la qualité de vie à Aix mais elle a un coût. Beaucoup d’Aixois ne parviennent pas à se loger décemment. Comment comptez-vous résoudre cette crise ?

    D’abord je ne bétonnerai pas la ville. Aix-en-Provence est une ville unique parce qu’elle a justement gardé ses respirations urbaines, ses paysages. Si on écoutait la promotion immobilière, toutes les petites villas avec des petits jardins seraient remplacées par des immeubles. Je ne veux pas que ma ville ressemble à toutes les villes, je veux qu’elle conserve son caractère. Mais il faut construire à coût maîtrisé, respecter la loi SRU qui fixe à 25% le taux des logements sociaux auquel moi je rajoute 15% de logements intermédiaires. Je veux faire de beaux éco-quartiers pour vivre bien. C’est notamment le projet qui fait polémique de la Constance mais que je soutiens et qui a été revu par Philippe Rahm, architecte bio-climatique. Sur 90 hectares, seulement 45 seront construits avec un grand parc au milieu et des mobilités belles avec le BHNS. On le fera en concertation avec les habitants comme pour le quartier du Faubourg.

    La campagne

    Léo Purguette : Quel sera l’axe majeur de votre projet ?

    C’est continuer à préserver la ville et à la développer. Nous avons une chance incroyable à Aix-en-Provence, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problèmes comme partout, c’est une tranquillité, une qualité de vie dont je veux qu’elle concerne tous les quartiers. Nous avons obtenu 40 labels en 5 ans !

    Léo Purguette : Vous êtes concurrencée par l’ancien bâtonnier, Philippe Klein, il est Horizons, vous UDI, on a l’impression que vous êtes sur le même espace politique. Pourquoi ne vous êtes-vous pas entendus ?

    M. Klein fait ce qu’il a envie de faire, tout simplement.

    Léo Purguette : Il est parti sans vous, c’est définitif ? Même au second tour ?

    Oui bien sûr. Vous savez, les gens en ont assez de voir des gens qui se tapent dessus – moi je ne tape sur personne mais je suis un peu la cible – et ensuite se déclarer les meilleurs amis du monde. Être maire c’est tenir un équilibre, une constance. Cela nécessite une entente profonde au sein des équipes. Didier Gesualdi : Martine Vassal a repris la devise de Vichy dans un débat. C’est une maladresse ? Une erreur ?Je ne vais pas commenter.

    Léo Purguette : Nos confrères de La Provence ont publié un sondage dans lequel Marc Pena, candidat de l’union de la gauche est votre challenger. Ce n’était pas le cas en 2020. Ça vous a surpris ?

    Non, pas franchement. Je pense que le pays se clive un peu. C’est aussi le résultat des politiques nationales. Ensuite, c’était prévisible, les dernières législatives l’avaient montré.

    Léo Purguette : Un score important est donné au RN par rapport à la tradition aixoise, vous l’avez senti sur le terrain ?

    Oui, les gens sont inquiets, il y a un climat anxiogène dans le pays, des problèmes de budget, une montée de violence, le narcotrafic… Je le comprends. On met en place une politique de tranquillité publique et de sécurité en lien avec la police nationale pour faire en sorte que le climat dans la ville reste le plus agréable pour chacun.

    Le bilan

    Didier Gesualdi : Que retenez-vous de votre bilan ?

    L’axe majeur de ce mandat ça a été l’éducation, le bien-vivre à l’école. J’ai mis en place le dispositif « coup de pouce », quand j’étais encore adjointe à la Politique de la Ville, pour accompagner l’enfant au niveau de l’apprentissage de la lecture, des mathématiques… C’est un dispositif qui fonctionne à 95%. Nous avons fait en sorte de végétaliser les cours d’écoles, qu’il y ait des ventilateurs au plafond et qu’un plan de rénovation thermique soit engagé. C’est aussi le savoir rouler à vélo, le savoir nager, la cantine que l’on n’a pas augmentée.

    Léo Purguette : Qu’avez-vous fait concrètement sur le plan culturel ?

    Il y a la biennale, co-construite avec les acteurs culturels, l’année Cezanne. Nous allons terminer de restaurer la bastide Cezanne pour en faire un parcours touristique mais aussi et en priorité ouvert aux habitants. On a initié la petite galerie Cezanne, avant même que le musée d’Orsay ne lance sont propre musée pour enfants. Nous avons porté des projets magnifiques.

    La sécurité

    Didier Gesualdi : Marc Pena, votre opposant principal, dit que vous faites preuve d’angélisme notamment dans le quartier d’Encagnane et il propose 80 agents de police municipale. Ben voyons ! Quelles sont les lois votées sur la sécurité par Marc Pena à l’Assemblée nationale ?

    C’est une question à lui poser. Marc Pena était à l’origine, contre la thématique sécuritaire en disant que finalement, ça n’avait pas beaucoup d’impact à Aix-en-Provence. Moi, je suis pour l’équilibre. Le problème du narcotrafic qui sévit dans la cité phocéenne et se structure au plan national existe. Je n’ai pas fait de grandes annonces parce qu’il est important que les gens ne soient pas sans cesse dans le stress et l’inquiétude mais nous avons agi en recrutant entre 7 et 10 agents de police municipale par an, en posant 20 caméras par an. Et nous allons poursuivre les recrutements dans la police municipale, les ASVP, la brigade de l’environnement contre les incivilités, mais aussi agir sur la prévention avec un financement de l’État pour récupérer les enfants avant qu’ils ne basculent dans l’isolement le narcotrafic. On va construire un nouveau commissariat parce qu’on ne peut pas autant recruter sans changer les lieux.

    Léo Purguette : Où sera-t-il ?

    A priori entre Encagnane et le centre-ville. Nous garderons la base du centre-ville et construire deux annexes une au nord et une au sud de la ville. On a un joli programme de sécurité.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de
    Raphaël : L’uniforme à l’école est-il un succès ?

    Oui c’est un succès. Je fais partie des communes qui l’ont mis en place avec l’aide de l’État. C’est un succès parce qu’il y a un sentiment d’appartenance des enfants à leur groupe scolaire et en même temps, pour les parents c’est aussi une facilité d’avoir un sweat-shirt, un t-shirt et un pantalon à mettre pour l’école. Ça se passe très bien. Le seul souci, c’est que la participation de l’État va s’arrêter et que la généralisation à l’ensemble des écoles serait équivalente à un million d’euros. Pour le moment, on est sur trois écoles, on a demandé évidemment aux conseils d’école, aux professeurs, aux parents de décider. Certains parents ont refusé en se disant « si on fait l’uniforme à l’école ça sera au détriment des moyens au niveau des professeurs… » En réalité non, les deux ne sont pas liés. Mais franchement, notamment sur une école qui est à la Duranne, ça marche très bien et je sais qu’une réflexion est en cours sur place pour demander peut-être aux parents d’acheter deux t-shirts, deux sweat-shirts en début d’année comme cela se faisait à l’époque… À mon époque !

  • [Kalliste] Avec Sixte Ugolini, la mémoire n’a de sens que si elle est partagée et transmise

    [Kalliste] Avec Sixte Ugolini, la mémoire n’a de sens que si elle est partagée et transmise

    Après de longues années où Sixte Ugolini a notamment travaillé avec Bati Fusella et Louis Calisti. Ces personnages d’exception étaient des « ponts » entre Marseille et Bastia en particulier, il a assuré la fonction de président de l’Anacr durant près de deux décennies. Plus qu’une responsabilité, un engagement. Non sans émotion, il a donc décidé de passer le flambeau de cet engagement à Pascal Rossi le 7 février à la Maison du combattant dans la citadelle de Bastia en présence du secrétaire général de la préfecture de Haute-Corse. L’occasion de revenir sur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale dans l’île de beauté.

    La Résistance en Corse concerne, ne l’oublions pas, le premier département français à s’être libéré en septembre 1943. C’est le territoire tout entier, toutes les micro-régions et tous les villages qui peuvent en témoigner.

    Homme d’engagements

    À Solaro c’est le monument qui évoque le sous -marin Casablanca. À Isolacciu c’est le parachutage d’armes sur le plateau de Prati. Il en est de même à l’Inzecca, et bien sûr autour de Bastia, ou un monument, très proche de la mairie, perpétue la mémoire et bien sûr à Ajaccio.

    C’est tout un peuple qui s’est soulevé dès la défaite de Mussolini, et même bien avant. Les victimes furent nombreuses. Transmettre et partager est bien un enjeu pour l’avenir. Le musée de la Résistance de Zonza, inauguré en 2023, incarne une réalité encore bien vivante.

    Et puis il nous faut le rappeler : Sixte Ugolini a été président de notre association Kalliste (Kalliste La Marseillaise durant un quart de siècle) à la suite de Paul Cermolacce puis de Bati Fusella.

    Merci Sixte pour toutes ces actions qui se sont succédé avec fidélité et persévérance.