Author: tecnavia

  • Des lycéens récompensés pour leurs projets solidaires

    Des lycéens récompensés pour leurs projets solidaires

    Dans la cour du lycée Le Chatelier, les élèves brandissent fièrement leur diplôme encadré, le « Prix Édith Arnoult-Brill du Projet Solidaire », et lancent leur toque en l’air. Cette réussite est la leur : deux ans au sein du programme « Lycées Pro’Solidaires », durant lesquelles ils ont pu développer des projets concrets. Huit classes, douze groupes de lycéens de La Viste, La Calade, l’Estaque et Le Chatelier à Marseille, mais aussi de Jean-Monnet, à Vitrolles. Quand l’une des classes a organisé des sorties pour des petits placés au sein d’une maison d’enfants à caractère social (Mecs), d’autres ont appris à des femmes précaires la couture.

    Face aux élèves, Amine Kessaci, adjoint EELV au maire en charge de la Jeunesse, évoque son propre parcours, étant lui-même titulaire d’un bac pro : « C’est la preuve que tout est possible ». « Un déclic suffit à déplacer une frontière et changer un destin », abonde Sabrina Roubache, ministre déléguée en charge de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, rappelant qu’elle a grandi à quelques mètres d’ici, rue Félix-Pyat. Les élèves ont par la suite présenté, devant un jury, un projet pour un voyage pédagogique. C’est ainsi qu’ils se sont rendus à Montréal, Copenhague, Stockholm et Amsterdam. « Vous êtes fiers de vous et ça, il faut le revendiquer, ce que vous avez fait est assez extraordinaire », pousse Charles Lantieri, directeur général délégué de FDJ United, devant les élèves chaleureusement applaudis.

  • Jessica Meskens, l’avenir de la sélection belge

    Jessica Meskens, l’avenir de la sélection belge

    Même après sa deuxième victoire en phase de poules, vendredi matin, Jessica Meskens peinait encore à réaliser la difficulté des terrains du Parc Borély. L’internationale belge de 27 ans, médaillée de bronze aux championnats du monde 2025 et triple championne d’Europe, disputait cette année son tout premier Mondial La Marseillaise à pétanque. Initialement, la Bruxelloise devait former une équipe avec la figure de proue de la pétanque belge, Nancy Barzin, et l’influenceuse nordiste Hillary Vanderosieren. Mais le forfait de ses deux partenaires l’a contrainte à revoir ses plans.

    Adoubée par Weibel

    Habituée aux plus grandes échéances internationales, Jessica Meskens possède une palette technique particulièrement complète. Aussi performante à l’appoint qu’au tir, elle fait déjà l’unanimité chez les observateurs belges. « C’est une superbe joueuse », assure Claudy Weibel, présent au bord des jeux pour encourager l’une de ses protégées. « Elle va progressivement devenir un élément incontournable de l’équipe nationale belge », estime la légende de la pétanque belge, qui disputera le concours principal dimanche aux côtés de Didier Chagneau et Logan Baton. « Elle doit s’endurcir, et sa présence sur les grands concours français va justement lui permettre de franchir ce cap », glisse Claudy Weibel. Son analyse s’est révélée juste lors du duel entre les Belges et l’équipe de France de Cindy Peyrot, où cette dernière a pris le dessus, vendredi, en fin de journée.

  • Un langage universel

    Un langage universel

    Marseille retrouve, ce dimanche, le plus beau de ses rendez-vous populaires. Avant même le premier lancer de bouchon, la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque est déjà entrée dans l’histoire. Avec 4 832 équipes engagées pour le concours principal, soit 14 496 joueurs au départ, l’épreuve établit un nouveau record absolu. Au total, 16 500 participants sont engagés sur les quatre compétitions officielles.

    Une performance exceptionnelle qui confirme la place unique qu’occupe cette épreuve dans le cœur des passionnés.

    Parenthèse précieuse

    Derrière les chiffres, il y a surtout une aventure humaine. Car le Mondial n’est pas seulement une compétition. C’est un rassemblement, une fête, un moment de vie partagé. Pendant quelques jours, Marseille devient le point de rencontre de milliers de femmes et d’hommes venus de tous horizons, avec une même envie : vivre ensemble une expérience incomparable.

    Cette réussite est aussi celle des bénévoles qui, chaque année, donnent de leur temps, de leur énergie et de leur passion pour faire vivre cet événement hors-norme. Leur engagement permet à cette immense mécanique de fonctionner et contribue à préserver ce qui fait l’identité profonde du Mondial : convivialité, générosité et sens de l’accueil. Dans un monde traversé par les tensions et les divisions, cet événement apparaît comme une parenthèse précieuse. Ici, les générations se croisent, les accents se mélangent, les cultures se rencontrent. Le Mondial parle un langage universel, celui du partage, du respect et de la passion commune. Sur les terrains comme autour des parties, chacun y trouve son compte. Place au jeu !

  • Une pléiade de championnes pour la dernière ligne droite

    Une pléiade de championnes pour la dernière ligne droite

    Depuis vendredi matin, le cœur du parc Borély, bat au rythme du 35e Grand Prix féminin. Dans un premier temps, c’est de « poule », sous la direction du binôme Christiane Calenzo et Jauffrey Capasso, que va se dérouler cette première phase. Des parties attractives et pour l’heure, nous ne sommes qu’au début de l’épreuve, suivies par de petites galeries, c’est bien souvent des oppositions où la famille accompagne la joueuse, cela dans des cas bien précis, seuls les proches ont fait l’effort d’y venir… Histoire de pousser, d’encourager, soutenir à chacun la sienne, sa favorite.

    Il est évident, qu’au fil de la journée inéluctablement, quelques résultats sont tombés, forçant une impitoyable sélection. Il y a des barrages, la partie après la phase « poules », et le cadrage pour ponctuer cette première journée.

    Bal des postulantes

    Parmi les principales victimes, on note les défaites des formations des capitaines Raymonde Dran, Marina Rubio, Morgane Cacciatore, Estelle Cros, Laura Vierjon, Pascale Reinier, Dorothée Seriat-Gautier, Florence Bazin, Lydie Lavaly et bien d’autres encore, comme bon nombre de ces équipes étrangères. Tout ce beau monde mis hors course, n’allez pas croire que la compétition va bercer dans la monotonie. Loin de là et même très loin de là. Ce matin à partir de 8 heures, la compétition entre dans sa phase active. Trente-deux trios qui postulent à accéder à la plus haute marche, aller décrocher le graal.

    Parmi ces prétendantes, on note la présence de deux équipes étrangères. les Suisses emmenées par Ludivine Sieber et les Belges drivées par Chloé Dierckx. La nation sera représentée par les « Dream Team » du clan France, dont les vainqueurs de l’édition 2025, venues cette saison en ordre dispersé. Maelle Bertrand d’une part et Sandrine Poinsot d’autre part, alors que l’on attendait Angélique Colombet, c’est Cindy Peyrot qui a repris le flambeau. On note dans ce flot, la présence des insulaires Corinne Mannia et Coralie Caratini. Si l’on ajoute à ce défilé les triplettes de Sabine Fara et d’Elodie Estève qui vont en découdre en entame. Les équipes de Manon Mahé, les sœurs Bailly avec Marine Bonetto, Ludivine Lovet, sans oublier Victoor Demeter mais aussi les « Mélissa » Mordenti et Marsille, et encore ce choc entre Mélanie Jullien et Fabienne Berdoyes. Voilà un cocktail qui s’annonce explosif pour un show final qui s’annonce palpitant.

  • Sauramps liquidée, la dernière page d’une institution

    Sauramps liquidée, la dernière page d’une institution

    Le silence a remplacé le bruissement des pages. Ce vendredi 3 juillet, le tribunal de commerce de Montpellier a prononcé la liquidation judiciaire du groupe Sauramps, refermant une histoire commencée en 1946 et transmise de génération en génération de lecteurs. Dans les couloirs du tribunal, comme devant les vitrines désormais figées, la stupeur avait pourtant quelque chose d’attendu : depuis des mois, la grande librairie du Triangle se vidait, ses rayons se clairsemaient, ses salariés travaillaient dans l’incertitude et les clients cherchaient en vain les nouveautés qui ne pouvaient plus être commandées.

    Placée en redressement judiciaire à la mi-juin, l’enseigne n’aura bénéficié que d’un court sursis. Aucun repreneur crédible ne s’est manifesté. Les pertes, évaluées autour de 4 millions d’euros, ont emporté les derniers espoirs d’un plan de continuation. À Montpellier, 48 salariés sont concernés. À Alès, six autres voient disparaître une librairie ouverte depuis vingt-quatre ans. Derrière le mot froid de « liquidation », il y a des métiers, des visages, des conseils donnés entre deux étagères, des paquets cadeaux de fin d’année, des livres glissés entre deux générations.

    Dans un message d’adieu publié par les équipes, l’émotion affleure à chaque ligne. « Après 80 ans d’existence au cœur de Montpellier et 24 ans au cœur d’Alès, les librairies Sauramps tournent une page avec beaucoup d’émotions », écrivent les salariés, remerciant « lectrices, lecteurs de tous âges, de tous horizons » pour leur fidélité, et saluant « le travail formidable des libraires » qui ont partagé leurs coups de cœur « avec passion ».

    Un gâchis social et culturel

    Sauramps n’était pas seulement un commerce. C’était une adresse populaire du livre, un lieu où l’on venait flâner, choisir un roman, chercher un manuel, discuter d’un auteur, croiser la ville. Sa disparition dit quelque chose de la fragilité d’une culture de proximité quand les charges explosent, quand les locaux vieillissent, quand les grandes plateformes imposent leur rythme et quand les pouvoirs économiques laissent les salariés porter seuls l’angoisse de l’effondrement.

    Après la décision du tribunal, la Région Occitanie et Montpellier Méditerranée Métropole ont assuré rester « plus que jamais mobilisées pour l’avenir de Sauramps ». Carole Delga, Michaël Delafosse et Christian Assaf disent apporter leur « soutien renouvelé » à la direction comme aux salariés « durement touchés ». Surtout, les collectivités veulent maintenir une perspective : « l’histoire de Sauramps n’est pas terminée », affirment-elles, en indiquant travailler depuis plusieurs semaines à un nouveau projet porté par David Lafarge, directeur général du groupe, en lien avec l’actionnaire principal François Fontès.

    L’enjeu est désormais de construire, « dans les prochaines semaines », une offre de reprise autour d’un projet « largement repensé et économiquement viable ». Plusieurs scénarios seraient en cours. La Région et la Métropole promettent d’accompagner cette reprise si elle se concrétise, au nom d’une marque jugée « emblématique » de la politique du livre à Montpellier et du rayonnement culturel régional. Une lueur, donc, mais qui ne doit pas masquer la violence du jour : 54 salariés se retrouvent au bord du vide.

    Le commerce fragile des idées

    La chute n’est pas née d’hier. Déjà sauvée en 2017 après un précédent redressement judiciaire, la librairie avait été reprise par l’architecte montpelliérain François Fontès, via Amétis. Depuis, plusieurs tentatives de relance n’ont pas suffi. Ces derniers mois, l’absence de trésorerie, les difficultés d’approvisionnement, le poids du magasin du Triangle et la perte progressive de confiance ont transformé l’institution en navire à quai. Même la Comédie du livre, rendez-vous historique du paysage littéraire montpelliérain, s’est déroulée sans elle cette année : un symbole de trop.

    Cette liquidation s’inscrit dans un secteur déjà secoué : Gibert, Furet du Nord, Decitre… les grandes enseignes du livre physique traversent une zone de tempête. Mais à Montpellier comme à Alès, la blessure est singulière. Sauramps faisait partie du décor mental des villes, de ces lieux où la culture se feuillette sans rendez-vous. Une librairie n’est jamais seulement une caisse enregistreuse : c’est un service public sans statut, tenu par des salariés passionnés, souvent peu payés, mais essentiels à la circulation des idées.

    Ce vendredi de juillet, l’année des 80 ans de Sauramps s’achève donc sur une liquidation. Peut-être pas sur une disparition totale, si le projet de reprise annoncé par les collectivités aboutit. Mais la page qui se tourne aujourd’hui, elle, est bien réelle : écrite non par les lecteurs, mais par les comptes, les loyers, les choix de gestion et l’impuissance collective à préserver, à temps, un bien commun. À Sauramps, les livres n’ont jamais manqué d’histoires. En espérant que la sienne puisse encore trouver une fin heureuse.

  • De la kétamine dans les croquettes, un trafic démantelé près de Vence

    De la kétamine dans les croquettes, un trafic démantelé près de Vence

    Tout a démarré en mars 2026, lorsqu’un colis contenant 10 kilogrammes de kétamine dissimulés dans des paquets de croquettes pour animaux a été découvert à La Colle-sur-Loup, après livraison par erreur à des particuliers, indique la gendarmerie dans un communiqué ce vendredi 3 juillet.

    Une découverte qui conduit à l’ouverture d’une enquête pour importation et trafic de stupéfiants ainsi que pour blanchiment, les éléments laissant supposer l’existence d’un trafic structuré. Conduites sous l’autorité du parquet de Grasse, les investigations ont permis d’identifier en quelques mois l’ensemble des personnes impliquées au sein d’une organisation structurée, fournissant notamment le milieu des rave-partys.

    Le 30 juin 2026, la Brigade de recherche de Grasse, appuyée par des unités de la compagnie de gendarmerie départementale de Grasse a procédé à plusieurs perquisitions et à 4 interpellations. Ces personnes sont placées en garde à vue. Une dizaine de personnes ont également été entendues en tant que mis en cause ou témoins.

    Les perquisitions permettent la saisie, sur plusieurs lieux, de deux armes de poing, et de drogue pour un total estimé à la revente entre 700 000 et 900 000 €, dont 10 kg de kétamine, 1kg de drogue de synthèse « Tucy » ou cocaïne rose, 280 g de cocaïne, plus de 280 cachets d’ecstasy. Des avoirs criminels ont aussi été saisis pour environ 323 000 euros dont des pièces d’or, des cryptomonnaies et de l’espèce.

    Deux personnes ont été déférées ce vendredi devant le parquet de Grasse pour une comparution immédiate. Un troisième est convoquée devant le tribunal en septembre 2026 pour répondre de ses actes. Un quatrième fait l’objet d’une convocation en reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) et le dernier d’une ordonnance pénale.

  • Belle percée pour le Trophée Crédit Mutuel

    Belle percée pour le Trophée Crédit Mutuel

    Si l’on ne veut pas que la pétanque devienne un sport de pensionnés, il est important de se tourner vers les enfants. Force est de constater qu’en dehors de ces grands événements, il y a peu d’engouement chez les jeunes boulistes. En fait, c’est le manque de dévouement dans les structures qui fait que cette jeunesse est un peu délaissée, voire laissée dans l’armoire aux oubliettes.

    195 triplettes au départ

    Dernièrement, dans le secteur marseillais, une belle épreuve programmée a connu un dur revers et le projet est tombé à l’eau. Pourtant, ces dirigeants se démènent, sollicitent des partenaires, mettent tout en œuvre pour le plaisir et le bonheur des gamins. Hélas, ils n’ont pas eu le retour escompté. Ce 38e Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes semble, lui, voguer à contre-courant. Ce qui est tout à l’honneur, une nouvelle fois, des organisateurs et du partenaire principal.

    On y retrouve au départ pas loin 195 triplettes de jeunes pétanqueurs, venues, il est vrai, de tous les horizons. Il y aura notamment la sélection nationale allemande juniors, championne du monde 2025, mais aussi des équipes suisses et belges. Un record battu qui fait la fierté des organisateurs. On rencontrera aussi sur les bords de la Roseraie de nombreux licenciés des quatre coins de l’Hexagone, à l’image de ce contingent de joueurs originaires de la cité impériale. L’occasion pour nos locaux de se mesurer à des adversaires qu’ils découvrent sans doute pour la première fois. Les vainqueurs des précédentes éditions seront là pour les accueillir et prêts à ne pas s’en laisser conter…

    Voilà qui promet pour le spectacle… Il faut savoir que pour ces jeunes passionnés, cette épreuve peut être un tremplin pour leur future carrière dans la spécialité. En effet, on se souvient par exemple de Dolores Vercelotti (lauréate en 2007), Kévin Faralli (2012) ou encore Joseph « Tyson » Molinas, deux fois vainqueur du Mondial des Jeunes (2010 et 2014) au Mucem.

    Une liste loin d’être exhaustive, mais des exemples à suivre. C’est tout le bien que l’on souhaite à cette jeunesse aguerrie au plus haut niveau.

  • La Mauritanie sous le feu des projecteurs

    La Mauritanie sous le feu des projecteurs

    À chaque édition, le Mondial La Marseillaise à pétanque met à l’honneur, lors de sa cérémonie d’ouverture, un comité départemental et une fédération nationale récompensés pour leur engagement en faveur du développement de la discipline. Pour cette 65e édition, les Hautes-Alpes et la Mauritanie seront distinguées.

    Engouement populaire

    Si le département haut-alpin compte parmi les fidèles du Mondial, la fédération mauritanienne reste encore peu connue des passionnés. Le pays, situé entre le Sahara occidental et le Mali, s’investit de plus en plus dans le développement de la pétanque sur le continent africain.

    Il a notamment vécu un moment historique en proposant le 10e championnat d’Afrique, organisé par la Confédération africaine de sport pétanque (CASP), sous l’égide de la Fédération internationale de pétanque et jeu provençal (FIPJP), à Nouakchott, en novembre 2025. Devant son public, la Mauritanie a remporté le championnat d’Afrique de tir de précision, par l’intermédiaire d’Amadou Traoré, auteur de 46 points en finale face à la Tunisie. Un sacre continental qui récompense les efforts fournis par le pays des Maures depuis 2018, année de sa victoire à la Coupe des Nations.

    En Mauritanie, la pétanque est l’un des sports les plus pratiqués. Cet engouement lui a permis d’avoir régulièrement des représentants sur les différentes compétitions, jusqu’à des participations aux championnats du monde. « C’est un sport pratiqué par des individus de tous les âges, de 18 à 60 ans, et structuré avec de nombreux clubs et l’organisation régulière de compétitions », souligne Moussa Sow, président du club de pétanque de Sebkha, une commune populaire de la banlieue sud-ouest de Nouakchott. De quoi envisager un avenir des plus sereins.

  • Marco Foyot : « J’ai tissé une véritable histoire d’amour avec La Marseillaise »

    Marco Foyot : « J’ai tissé une véritable histoire d’amour avec La Marseillaise »

    La Marseillaise : Avec six victoires, vous êtes toujours à une longueur d’Albert Pisapia. Croyez-vous toujours à une septième étoile ?

    Marco Foyot : J’ai déjà raté le coche en 2020, avec Rocher et Robineau, face à la belle équipe de Puccinelli, Renaud et Montoro. Sur celle-là, on avait vraiment une opportunité. C’était ma septième finale, et je ne vais pas me plaindre : j’en ai joué beaucoup. J’ai disputé 15 finales de championnat de France, pour 7 victoires et 8 défaites. J’ai aussi atteint plusieurs demi-finales et quarts de finale, ce qui montre une certaine régularité au plus haut niveau. Au total, je suis entré environ 17 fois dans le dernier carré. Il y avait sans doute de quoi aller chercher une étoile de plus. Cette saison, je repars avec Sissou Cantarell, que je considère comme un petit frère, et Jérémy Fernandez, un joueur que j’apprécie énormément. À moi de faire le travail. Physiquement, j’ai eu quelques soucis, notamment au dos et aux genoux, ce qui rend certaines positions plus compliquées, surtout pour se baisser. Mais la motivation est toujours là. Je continue à marcher, à m’entretenir, même si avec l’âge, tout devient un peu plus exigeant : les boules paraissent plus basses et plus lourdes aussi, forcément, avec le temps.

    Vous faites profiter votre grande expérience aux jeunes de la Boule Aixoise. Quel est le secret pour être un bon coach ?

    M.F. : Mon savoir, je le transmets surtout dans les moments difficiles. Quand ça se passe mal, j’essaie d’expliquer pourquoi, et d’apprendre à jouer aussi dans la perte. Quand tu gagnes 13-0 ou 13-2, c’est facile, il n’y a pas grand-chose à dire. Mais c’est dans les situations compliquées qu’il faut comprendre le « pourquoi du comment ». Cela me renvoie souvent à des flash-back avec mon père, dans les années 1966. J’avais 13 ou 14 ans, je jouais avec mes copains à Meaux, en Seine-et-Marne, au sein du club du Cochonnet Meldois, dont mon père était président, dans le quartier du Parc Frot. C’était un environnement très populaire, avec beaucoup de jeunes, notamment des enfants de familles pieds-noirs. Nous étions parfois 40 ou 50 gamins. C’est mon père qui m’a tout appris, avec exigence et rigueur. Il était dur, mais formateur. Et aujourd’hui, si je peux transmettre à mon tour, à tous les niveaux, c’est aussi pour ça que je fais des stages. J’aime enseigner la pétanque, prendre le temps d’expliquer. Lors de mon dernier stage, par exemple, il y avait 35 personnes dont 9 femmes, et j’accorde une attention particulière à chacun. On ne s’adresse pas à une femme comme à un homme, ni à un adulte comme à un enfant : il faut adapter sa pédagogie. C’est aussi ce qui me plaît. Avec le temps, le regard des autres a aussi évolué. On m’a longtemps mal perçu, peut-être 75% de personnes qui ne m’aimaient pas ou que je dérangeais. Puis c’est devenu plus équilibré, et aujourd’hui, je pense que 90% des gens sont en accord avec moi. Les 10% restants sont souvent des jalousies ou des critiques sans importance. De mon côté, je m’en détache. L’essentiel, c’est de transmettre, d’être en phase avec les personnes que j’apprécie et de continuer à enseigner la pétanque avec la même passion, mais avec davantage de recul et de sérénité.

    Après cinquante ans de carrière, parvenez-vous à continuer à avancer dans le présent et à ne pas rester prisonnier du passé ?

    M.F. : J’ai eu la chance, au fil de ma carrière, de jouer dans quasiment tous les carrés d’honneur des grands rendez-vous. Je n’ai pas connu les toutes premières éditions au stade Vélodrome – à l’époque j’étais encore trop jeune – mais j’ai participé à de nombreuses finales marquantes. J’ai notamment joué à l’Huveaune, au Mucem, sur la barge face à l’hôtel de ville, ou encore au stade du parc Borély. Avant cela, en 1974, ma première grande victoire se fait au Skating, dans une ambiance très particulière, avec les carrés d’honneur installés au Blockhaus. J’ai aussi connu le Prado et d’autres grands lieux emblématiques. J’ai également joué avec Passo et Jojo (Farré), avec une demi-finale à la clé. Toutes ces expériences m’ont permis de traverser différentes époques de la pétanque et de ses grands événements. Aujourd’hui encore, je mesure le chemin parcouru, notamment avec ce qui a été mis en place ces dernières années, grâce à des personnes comme Pierre Guille, et surtout Michel Montana, qui a compté énormément pour moi. C’est quelqu’un qui fait partie de mon histoire. À chaque fois que j’entends son nom, il y a de l’émotion. J’ai tissé une véritable histoire d’amour avec La Marseillaise.

    Le sport a tant changé pour vous ?

    M.F. : La pétanque de haut niveau a beaucoup évolué. Par exemple, en tant que consultant pour TV Monaco sur les Masters, j’ai pu voir de très belles parties, notamment Quintais, Lacroix, Suchaud contre Rocher, Rizzi et Puccinelli. Le niveau reste très élevé. Mais ce qui me manque aujourd’hui, c’est l’ambiance d’autrefois : les grands carrés d’honneur, la Marseillaise, les spectateurs installés avec leurs fauteuils, à écouter les joueurs. Pour moi, la pétanque, c’était presque du théâtre : une triplette, des spectateurs autour, une véritable pièce vivante. Aujourd’hui, cette dimension est beaucoup plus encadrée, voire supprimée. Avec Fazzino, on plaisante souvent en disant qu’on est devenus les « rock’n’roll men » en écopant de cartons de toutes les couleurs… jaunes, bleus, rouges, on ne peut presque plus jouer. Même le temps de jeu a changé : une minute par coup, parfois vingt secondes seulement. Quand je dis aux arbitres que, pour les anciens, il faudrait un peu plus de temps, ils en rient… mais pas toujours. Moi, j’ai de l’humour, j’aime bien mettre un peu les arbitres en scène, mais ce n’est plus vraiment possible aujourd’hui. L’arbitre te dit « 20 secondes », et tu pars avec ça même en rentrant chez toi. J’ai connu une époque où les arbitres avaient un mètre, aujourd’hui, ils ont des chronomètres. C’est un autre monde.

    La pétanque est devenue un sport plus strict, au niveau de son règlement notamment…

    M.F. : Pour moi, on n’est pas sur la bonne voie. Les meilleurs arbitres que j’ai connus, comme Jean-Luc Fuentes ou Roland Armand, avaient une vraie intelligence du jeu. Ils te prévenaient, ils expliquaient les choses. Un bon arbitre doit être transparent dans une partie. S’il voit que tu traînes, que tu n’es pas dans le rond ou que tu fais une erreur, il intervient au début, il pose le cadre, il explique : « voilà la situation, voilà les règles, attention à ça ». Ça, ce sont de bons arbitres. À l’inverse, l’arbitre qui reste les bras croisés derrière toi, à surveiller le moindre geste, les millimètres de pied ou le moindre détail, ça ne correspond pas à l’esprit de la pétanque. À mon sens, la pétanque doit rester entre les mains des joueurs. La fédération a évidemment son rôle, puisqu’elle représente tous les licenciés. Mais on constate une baisse des licences. La pétanque loisir reste très vivante le week-end, les gens continuent à s’amuser, mais ils sont de moins en moins nombreux à prendre une licence.

    Comment faire, selon vous, pour inciter les jeunes à se mettre à la pétanque ?

    M.F. : Avec mes idées, qui viennent aussi de ce que m’a transmis mon père, je reste convaincu d’une chose : il faut aller chercher les jeunes là où ils sont. À une époque, il y a cinquante ou soixante ans, on allait naturellement vers eux, dans les quartiers, dans la vie de tous les jours. Aujourd’hui, la société est plus compliquée, il y a des tensions, des dérives et il faut proposer autre chose. La pétanque peut jouer ce rôle : offrir une alternative, un cadre, une activité simple avec trois boules, mais qui peut apporter du plaisir, de la fierté et parfois même un petit revenu honnête. L’idée, c’est d’ouvrir la pétanque aux jeunes, de leur donner une activité, une passion, plutôt que de les laisser basculer dans d’autres logiques. Aller vers eux, leur expliquer, les impliquer. C’est, pour moi, un vrai rôle social que notre discipline peut encore jouer.

  • Tirage des poules du GP féminin Paprec

    Tirage des poules du GP féminin Paprec

    Poule (jeux) : capitaines

    P.1 (501-02) : Garcia-Méjean-Salmon-Gaudilliere

    P.2 (503-04): Trinci-Castaldi-Vidal-Carbori

    P.3 (505-06) : Philipiert-Firmin-Estève-Vierjon

    P.4 (507-08) : Mokrani-Robaldo-Ludinard-Ferrero

    P.5 (509-10) : Cacciatore-Fors-Sue-Artus

    P.6 (511-12) : Mesnard-Carzou-Blanche-Garel-

    P.7 (513-14) : Fouque-Arjalliez-Tavelet-Carion

    P.8 (515-16) : S.Lucchesi-Brochard-Gilormini-Poinard

    P.9 (517-18) : Antropoli-Migliore-Cuzin-Tanidi

    P.10 (519-20) : Ledun-Julien-Berdoyes-Iklef

    P.11 (521-22) : Soltys-Campanello-Vinel Foulton-Malbec

    P.12 (523-24) : Pichout-Carles-Fernandez-Kaddour

    P.13 (525-26) : Giana-Coulange-Mathia-Busconi

    P.14 (527-28) : Raharinirina-De Santis-Roman-Maiffredi

    P.15 (529-30) : Bazin-Huart-Lovet-Fostel

    P.16 (531-32) : Monier-Gilet-Caillat-Nioulon

    P.17 (533-34) : Collin-Camelio-Banuls-Millon

    P.18 (535-36) : Burggraeve-Fara-Guende-Rubio

    P.19 (537-38) : Aslani-Leparc-Tortia-Abbal

    P.20 (539-40) : Siano-Briere-Cros-Mazenc

    P.21 (541-42) : Pech-Guasco-Mannia-Marcel

    P.22 (543-44) : Voreppe-Chareyre-Studer-Florens

    P.23 (545-46) : Perrot-Portelli-Vandenbroucke-Nicosia

    P.24 (547-48) : Djalti Beniane-Reinier-Seiat Gautier-Michel

    P.25 (549-50) : Stamegna-Mattei-Imbert-Esmieu

    P.26 (551-52) : Ben Hocine-Germain-Roche-Klader

    P.27 (553-54) : Gadea-Toujas-Grun-Richter-Gabellon

    P.28 (555-56) : Mordenti-Amorotti-Prothon-Lambert

    P.29 (557-58) : Rattanawong-Payan-Rivière-Michel

    P.30 (559-60) : Blanc-Darodes-Tolaini-Poli

    P.31 (561-62) : Rahelison-Raybaud-Oddo-Lavaly

    P.32 (563-64) : Placide-Meskens-Panichi-Guyon

    P.33 (565-66) : Chevalier-Paris-Canal-Monnier

    P.34 (567-68) : Guitki-Auday-Dierckx-Sampieri

    P.35 (569-70) : Pellissier-De-Caroppo-Romuald-Mahe

    P.36 (571-72) : Victoor-Demeter-Issoire-Rocchietta-Ambrosio

    P.37 (573-74) : Roulant-Bertrand-Brossard-Reboul-Marcelin

    P.38 (575-76) : Sarhan-Trujas-Manent-Foyot

    P.39 (577-78) : Deth-Gavioli-Paloustian-Faritiet

    P.40 (579-80) : Rathqueber-Lanjuin-Tuffou-Lancelot

    P.41 (581-82) : Grimault-Auguet-Victoor-Marsille

    P.42 (583-84) : Calderon-Balian-Modzelewski-Espanet

    P.43 (585-86) : Sonzogni-Chaudron-Coste-Bailly

    P.44 (587-88) : Fassino-Randriampenomanana-Caratini-Coco

    P.45 (589-90) : Agouni-Beaume-Mizony-Palazzolo

    P.46 (Jeu 591) : Maillard-Ducros-Dran

    P.47 (Jeu 592) : Sieber-Cognard-Dotta