Author: tecnavia

  • Ces lycéens vont passer quinze jours dans les coulisses d’Airbus

    Ces lycéens vont passer quinze jours dans les coulisses d’Airbus

    Vous allez vivre quinze jours dans ce qui se fait de meilleur dans l’industrie. » C’est le message que laministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, Sabrina Roubache (Ren.), a adressé aux 90 lycéens effectuant leur stage de seconde à Airbus helicopters Marignane, lundi après-midi.

    Quinze jours durant lesquels les stagiaires seront encadrés en groupes et par binômes, avec un tuteur pour deux. Tous les métiers du premier employeur de la région, qui compte 10 000 salariés, sont concernés. Car ici, on vient « découvrir les réalités de l’industrie », selon Pascal Kuhn, directeur du site de Marignane d’Airbus helicopters. Cette réalité, c’est « des métiers, la vie au travail », poursuit le directeur, et ce « pour les garçons comme pour les filles, tout le monde a sa place ». Il souligne ainsi qu’un tiers des stagiaires présents sont des jeunes femmes.

    Cette troisième édition du stage de seconde est « une vraie chance » pour le recteur de l’académie d’Aix-Marseille, Benoît Delaunay. Une idée partagée par la ministre : « On aurait adoré, à notre époque, que des grandes boîtes comme Airbus s’organisent pour vous accueillir et donnent la possibilité de découvrir ces métiers exigeants. »

    « Favoriser la mixité sociale »

    Ce stage à Airbus revêt une originalité. « Notre dispositif 1+1 prévoit que la moitié des stagiaires soient des enfants du personnel et l’autre moitié des enfants issus de lycées de quartiers prioritaires » souligne Pascal Kuhn. « L’idée est de favoriser la mixité sociale pour que les jeunes puissent avoir largement accès à nos emplois, reprend le directeur du site. Les apprentis sont formés en alternance, en bac pro, BTS puis diplômes d’ingénieur. Il y a une multitude de possibilités et un panel de carrières à construire que nous voulons montrer. »

    Après le briefing sécurité, les 90 stagiaires ont fait la connaissance du Super puma H225, hélicoptère polyvalent de 11 tonnes autant utilisé pour la recherche et sauvetage que pour la lutte contre les incendies, dans sa version civile. « Vous vous rendez compte que vous allez sauver des vies grâce à votre travail ? », glisse la ministre aux apprentis présents.

    Sabrina Roubache considère le stage comme « une mesure d’égalité des chances » pour ces lycéens. Mais relève aussi un « stress » au regard de la situation internationale : « On m’a demandé si le service militaire était obligatoire ou pas », lors des échanges avec les lycéens. Alors, ce stage est aussi un moyen d’« inverser l’état d’esprit », pour la ministre, affirmant qu’« on ne fabrique pas des armes pour tuer, mais pour se défendre ». Airbus helicopters est justement « en tête du marché militaire », comme l’affirmait le PDG Bruno Even, en février dernier.

  • Les Rovenains ont fait grimper le compteur

    Les Rovenains ont fait grimper le compteur

    Tout au long du week-end, de nombreux participants se sont relayés sur les vélos connectés mis à disposition afin de contribuer à l’objectif fixé : parcourir collectivement 2 500km pour permettre le versement de 2 500 euros en faveur des enfants malades.

    Familles, sportifs, élus et habitants de tous âges ont ainsi apporté leur pierre à l’édifice dans une ambiance conviviale et solidaire. De nombreux kilomètres sont venus s’ajouter au compteur de La Carrairade. Plus de 2 000 km ont déjà été parcourus !

    Le défi se poursuit jusqu’au 1er juillet. Chaque cycliste, amateur ou confirmé, peut continuer à participer en faisant comptabiliser ses trajets passant par La Carrairade. Une manière simple et concrète de soutenir cette noble cause.

  • Près de 500 spectateurs à la soirée des sports

    Près de 500 spectateurs à la soirée des sports

    Ce rendez-vous est devenu une tradition pour les habitants, qui peuvent découvrir la richesse des activités sportives et de loisirs proposées par les associations locales et les services municipaux, au travers de différentes démonstrations. Près de 500 personnes ont répondu présentes à cette édition.

    Les spectateurs ont pu apprécier les prestations et démonstrations des clubs et associations : Le Rove Judo, Le Rove Karaté, l’Olympique Rovenain Football, Le Rove Zumba, le Club de plongée, le Tennis club du Rove, la Multi-Activité, l’Olympique rovenain Basket, la Gymnastique artistique et Ponpom dance crew.

    Moment fort de cette édition, le maire (PCF), Paul Sabatino, accompagné de son adjoint aux sports et à la jeunesse, David Guevara, a procédé à la remise du tout nouveau Prix du rayonnement sportif rovenain. Cette distinction inédite a récompensé deux ambassadeurs du sport local : Lana Arnaud, récemment sacrée championne de France par équipes de judo, ainsi que l’Olympique Rovenain Football, salué pour sa saison exceptionnelle.

  • Logement : CDC Habitat veut poursuivre sur sa lancée

    Logement : CDC Habitat veut poursuivre sur sa lancée

    Filiale de la caisse des dépôts et consignation, CDC Habitat, premier bailleur de France, compte poursuivre sa dynamique en région Paca. En 2025, 1 919 logements neufs ont été livrés, indique son directeur, Pierre Fournon, qui espère maintenir « ce train d’activité soutenu ». Dans un contexte de demande « forte » dans le locatif, « nous avons la volonté de continuer à produire de manière forte tout en travaillant sur notre patrimoine » poursuit-il. Au sein de son parc de 29 987 unités, le bailleur panache logements sociaux, intermédiaires et libre moyennant 422 millions d’investissements en 2025. Des logements répartis de Menton à Fos-sur-Mer, essentiellement « sur la frange littorale et le long des axes autoroutiers », précise le directeur interrégional.

    Démolition, construction, rénovation, l’entreprise sociale mène de front différents projets au fil des politiques publiques locales. On la retrouve notamment à Marseille sur un « recyclage d’habitat dégradé » à Saint-Mauront, avec une quarantaine de logements sociaux qui devraient être livrés à l’automne. Dans le cadre d’une concession d’aménagement pour le compte de la Métropole Aix Marseille, CDC Habitat est aussi partie prenante de la réhabilitation du parc Corot, vaste co-propriété dégradée, de six bâtiments. Le bâtiment A a été démoli, la tour C va suivre d’ici septembre-octobre.

    De la ville sur la ville

    À la Maurelette, un contingent de 756 logements, CDC Habitat va passer la main, la résidence faisant partie des quatre ORCOD-IN sur Marseille, un programme massif de travaux destiné à lutter contre le logement indigne par le biais d’une convention entre État, Ville de Marseille, Métropole, Agence nationale de l’habitat et Établissement public foncier.

    Sur son patrimoine, le bailleur « essaie de reconstruire de la ville sur la ville car le foncier est rare », précise Pierre Fournon. Comme Boulevard Schloesing (9e), où 56 logements vont être détruits pour en remettre 67 sociaux et intermédiaires. à Aix-en-Provence, la résidence Bellevue va passer de 42 à 100 logements.

    Pour ses 199 logements rénovés en 2025, CDC Habitat a aussi fait dans le qualitatif en agissant sur le confort thermique, à Roquefort-la-Bédoule, ou en tentant la peinture réfléchissante sur le toit terrasse à Canto-Perdrix, à Martigues.

  • [Entretien] « La réouverture d’Ormuz sera la question centrale de cette réunion »

    [Entretien] « La réouverture d’Ormuz sera la question centrale de cette réunion »

    La Marseillaise : Enfin la signature de cet accord tant attendu entre les États-Unis et l’Iran ?

    David Rigoulet-Roze : C’est un protocole d’accord, soit un accord cadre qui fixe des paramètres généraux. On spécule beaucoup sans disposer pour autant de la teneur exacte du texte. On a une idée de ce qu’il y a dedans, notamment sur deux points principaux : la réouverture du détroit d’Ormuz, avec des modalités incertaines pour l’instant et des narratifs contradictoires, ainsi que la question nucléaire dans une seconde séquence. Pour le reste, il semblerait que la question des missiles ne soit pas mentionnée explicitement, ni celle des proxys, ce qui ne convient pas à Israël.

    L’administration Trump affirme qu’il n’y aura pas de péage dans le détroit d’Ormuz tandis que Téhéran annonce le contraire. Qui croire ?

    D.R.-R. : Ce n’est pas clair du tout, d’autant que Mehr, une des agences du régime iranien, laisse entendre – ce qui n’a pas été confirmé, ni infirmé officiellement – que les Américains auraient potentiellement accepté le principe de frais de gestion, un peu comme ce qui existe au niveau du détroit du Bosphore et des Dardanelles. La différence, c’est que la Turquie gère les deux rives. Si ça devait être le cas, ce serait une victoire pas seulement symbolique pour les Iraniens. Mais, pour l’instant, rien n’est moins sûr. La position officielle des Américains, ainsi que de la Chine d’ailleurs, c’est la restauration de la libre circulation du transit. Cela montre à quel point il faut être prudent sur les attendus sémantiques et linguistiques du protocole d’accord.

    Qui ressort « victorieux»  de cette séquence ?

    D.R.-R. : Il est difficile de le dire de manière définitive tant qu’on ne dispose pas des termes précis de l’accord. Chaque partie va faire en sorte de montrer qu’elle a gagné, ça fait partie du jeu. Pour évaluer ce qu’il en est réellement, il faut attendre de voir ce qui est demandé, ce qui a été validé et selon quelles modalités et/ou contraintes. Si l’on écoute les détracteurs avérés – parfois avec raison – de Donald Trump : c’est un échec total des États-Unis et une victoire de l’Iran. Pour les défenseurs de Donald Trump, c’est l’inverse. Une cérémonie de signature officielle est prévue vendredi et là, on aura le texte qu’on n’a pas pour l’instant.

    Israël a-t-il été impliqué dans ces discussions ?

    D.R.-R. : Non, c’est le problème pour Israël, qui considère ne pas se sentir liée par l’accord en question, ça a été dit publiquement. Sur la question du Liban, Israël Katz [ministre israélien de la Défense, Ndlr.] a dit que, de toute façon, l’armée israélienne ne se retirerait pas. Il s’agirait manifestement d’une demande faite par les Iraniens au dernier moment. Ce qu’il s’est passé, c’est qu’il y a eu un tir de drone de la part du Hezbollah sans doute avalisé par Téhéran sur le nord d’Israël, qui a mécaniquement répliqué en frappant un immeuble à Beyrouth. Les Iraniens ont par la suite menacé de répliquer à leur tour, ce qui ne s’est pas produit à la demande de Trump. En contrepartie de quoi, les Iraniens auraient obtenu l’intégration d’une clause particulière relative au front libanais, inscrivant la nécessité de respecter l’intégrité territoriale du Liban, impliquant, plus ou moins implicitement, le retrait israélien. C’est un jeu de ping-pong à tous les niveaux, entre tous les acteurs.

    Ce sera le sujet principal de ce G7 ?

    D.R.-R. : Le G7, théoriquement, c’est un forum économique. Là, il se trouve que la question centrale, c’est la réouverture du détroit, avec un point d’interrogation sur les modalités. Avec ou sans péage ? Du côté occidental, c’est irrecevable. Côté iranien, il y a une habileté à dire il n’y aura pas de péage, mais des frais de gestion. Il y a un néanmoins un soulagement des pays du G7 qui s’engagent maintenant à appliquer l’initiative franco-britannique d’une potentielle opération de déminage réalisée dans le prolongement de la signature attendue de cet accord.

    Les relations entre les pays du G7 et les États-Unis sont-elles impactées ?

    D.R.-R. : Il y aura des séquelles, on le verra au sommet de l’Otan. Les Américains ont laissé entendre qu’ils ne mettraient plus à la disposition des Européens un certain nombre de matériel américain et qu’il y aurait une prise de distance renforcée par rapport à l’Otan, avec, en arrière-plan, la question de l’Ukraine. Trump a été furieux que l’Otan et les Européens membres de l’Otan n’aident pas au motif que la guerre contre l’Iran leur avait été imposée dans ses conséquences. Il s’agit, pour lui, d’un manque de soutien qu’il a manifestement l’intention de faire payer.

  • À la Solidarité, 15 étages sans ascenseur durant près d’un mois

    À la Solidarité, 15 étages sans ascenseur durant près d’un mois

    Depuis le 23 mai, les plus fragiles d’entre eux sont quasiment consignés à domicile ! », s’indignent Salim Siouani et Alberto Ruiz, du collectif KGBS, qui a interpellé le bailleur Unicil et le préfet.

    Fathima, 27 ans, loge au 14e étage et reprend son souffle à l’aide d’un inhalateur pour l’asthme. « Ceux qui travaillent, les enfants et les personnes âgées, on vit ça tout le temps. » Son voisin du 12e décharge son coffre chargé de packs de bouteilles d’eau et témoigne : « Vendredi, un réparateur est venu, ça a tenu une heure. C’est infernal, on voudrait tous déménager tant c’est usant. » Sa mère a dû reporter ses séances de kinésithérapie. « Le 7 juin, je suis restée bloquée une heure et demie  », déplore également Miriama, à la santé fragile. Une octogénère a encore renoncé à deux rendez-vous pour dialyse.

    Unicil dénonce des pannes « liées à des actes de délinquance : portes vandalisées, stockage illicite, accès aux machineries bloqué », auxquelles « s’ajoutent des conditions d’interventions difficiles » qui ont exigé « l’intervention de la police ». Ce lundi, le bailleur a fait appel à un médiateur pour aider au portage. « Ce n’est pas notre cœur de métier, mais à la sortie du Covid, nous avons été sollicités pour cette mission de soutien aux locataires », explique Nourredine Bougrine, directeur de l’association Dunes.

    Fayçal est sportif et grimpe depuis 10h des milliers de marches les bras chargés. Le geste arrive un peu tard pour apaiser totalement la tension au pied de la tour. « La dernière fois, on a attendu cinq mois la pièce. Mais les charges sont toujours prélevées à 100% », regrette Mohammed, dont la femme, enceinte, a préféré partir chez ses parents pour s’épargner les 13 étages.

    Panne générale

    Devant le hall, les locataires ont repéré le technicien de la société TK Elevator, qui a repris le contrat de maintenance de l’ascensoriste Otis. En nage après sa descente dans l’étuve des machines pour faire tourner les moteurs, il doit maintenant essuyer les plaintes de personnes à bout. « Je les comprends, c’est invivable. Je suis venu en urgence. On priorise les immeubles de grande hauteur complètement bloqués », explique-t-il. Une urgence qui a duré près d’un mois. « On était en attente de pièces et les composants viennent de Chine. Les délais sont longs depuis Covid », justifie-t-il. L’ascenseur du A est réparé, « de l’eau renversée avait provoqué un court-circuit ». Pour le D, la situation reste précaire, avec un seul appareil remis en état : « La cabine est cassée. » Covid, Chine, deal, mauvais usages : autant d’arguments qui font réagir Salim : « Ça fait des années que les ascenseurs sont en panne dans les quartiers. Ces Marseillais ont droit à des conditions d’habitat dignes, incluant un service 24h/24. »

    Une situation qui est en effet loin d’être unique. Elle est même devenue légion pour les locataires des Iris (14e), aux Aygalades (15e) en passant par Frais Vallon (13e)… Le problème s’aggrave au sein des copropriétés dégradées sous tutelle d’un administrateur judiciaire, où les comptes bloqués plombent l’entretien, comme au Mail (13e), à Bel Ombre (11e) ou à la Maurelette (14e). Dans cette dernière, « je n’ai pas pu restaurer un ascenseur car il n’y avait pas d’électricité dans le bloc », confie le réparateur. À la Ville et à la Métropole, on se dit « conscient » de la problématique et un retour en régie est à l’étude.

  • Les maîtres d’un monde à feu et à sang

    Les maîtres d’un monde à feu et à sang

    Les dirigeants du G7
    se réunissent à Evian jusqu’à ce mercredi, autour du président
    des États-Unis Donald Trump, devenu le principal facteur d’instabilité du monde.

    Ce groupe informel, formé depuis les années 1970 par les pays les plus riches et les plus influents du monde, est devenu un cénacle de puissances économiques déclinantes aux intérêts divergents.

    Conçu par les États-Unis comme un outil de d’influence sur le plan économique comme l’Otan l’est sur le plan militaire, le G7 est à bout de souffle.

    L’imprévisible hôte de la maison blanche est venu parader après la conclusion d’un accord avec le régime iranien des Mollahs après la guerre qu’il a déclenché avec son allié israélien, mais sans consulter ses partenaires du G7.

    Cadre inopérant

    Une opération qui aura profondément déstabilisé l’économie mondiale avec la fermeture du détroit d’Ormuz et pesé lourdement sur les conditions d’existence du peuple iranien, tout en renforçant le régime théocratique qui l’opprime.

    Après avoir agressé le Venezuela, menacé d’annexion le Groenland puis le Canada et étranglé le peuple cubain, Donald Trump considère que le maintien de la « paix » avec l’Iran n’a pas besoin de ses alliés, à qui il reproche de ne pas s’être engagés à ses côtés.

    Dans ces conditions, le G7 est-il devenu le club des maîtres du monde d’un monde à feu et à sang ? Sans la Chine, l’Inde ou encore le Brésil, ce cadre est inopérant et même contraire à l’intérêt des peuples.

    Les voix qui s’expriment dans notre région comme dans le reste du monde pour faire prévaloir le multilatéralisme, la paix, le progrès social sont dans le vrai.

  • Donald Trump impose son agenda au G7

    Donald Trump impose son agenda au G7

    Évian accueille, jusqu’à mercredi, un sommet du G7 une nouvelle fois rythmé par l’imprévisibilité du locataire de la Maison Blanche. Alors que les États-Unis sont empêtrés depuis 108 jours dans une guerre au Moyen-Orient qu’ils ont déclenché aux côtés de leur allié israélien, Donald Trump annonce finalement ce dimanche, jour de son 80e anniversaire, sur son réseau social : « L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé », clame-t-il, comme une façon d’imposer une énième fois son agenda.

    Il s’agit en réalité d’un cadre d’accord, signé électroniquement, lundi en fin d’après-midi, par le président américain, son vice-président JD Vance, ainsi que le président du Parlement iranien et principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf, juste avant l’arrivée du milliardaire dans la station thermale.

    Sur place, il assure que le détroit d’Ormuz sera « complètement ouvert » vendredi et que l’accord sera publié dans la foulée de la cérémonie de signature, à Genève. Donald Trump estime par ailleurs ne pas avoir « besoin de beaucoup d’aide » internationale pour rouvrir cette artère essentielle pour le commerce mondial de brut. À ses côtés, Emmanuel Macron réitère son « offre » d’une mission militaire internationale franco-britannique. « Peut-être que ça ne sera pas souhaité, peut-être que ça ne sera pas nécessaire, mais en tout cas, c’est une disposition qui marque notre volonté d’aider », insiste-t-il.

    Les modalités de cet accord restent floues. L’agence de presse iranienne Fars indique que Téhéran aurait ajouté l’imposition de frais de services maritimes à Ormuz dans les derniers instants des négociations. « L’utilisation du terme “services maritimes” signifie que Washington a accepté que des frais soient versés à l’Iran », précise-t-elle, citant une « source informée ». Dans ce cas, ce serait une victoire pour la République islamique qui, malgré de nombreuses pertes, voit son régime recentré autour de son noyau dur et ferait désormais payer le passage dans le détroit…

    Une guerre pour rien ? « Plus de 7 400 morts, la majorité des civils. Des centaines de foyers, d’écoles et d’hôpitaux détruits. Une hausse généralisée des prix et des milliards d’euros de pertes, également en Europe. Tel est le bilan de ce conflit en Iran. Nous comptons sur le fait que l’accord de paix annoncé aujourd’hui mette fin à cette absurdité, qu’il soit respecté par toutes les parties et qu’il marque ainsi le début d’une nouvelle ère au Moyen-Orient. Célébrons. Mais n’oublions pas. Et apprenons une fois pour toutes que la guerre est un échec. Le dialogue et la diplomatie sont la seule voie », exhorte le Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez.

    Du Liban à l’Ukraine

    Selon l’agence de presse iranienne Mehr, le texte prévoit un « arrêt permanent et immédiat de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban ». Pris de court, Israël rejette la paix. « L’accord de Trump ne nous engage pas, nous ne sommes pas une colonie des États-Unis », fait valoir le ministre israélien d’extrême droite de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.

    Sur un autre front, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a une nouvelle fois proposé à son homologue russe une rencontre en marge du sommet. Sans réponse à ce stade. Dans sa grande mansuétude, le New-Yorkais qui se rêve lauréat du Nobel de la Paix, pense « peut-être » pouvoir « faire quelque chose » pour mettre fin au conflit.

    « Célébrons. Mais n’oublions pas. »

  • [Coupe du monde] Passés par Montpellier, sept joueurs rêvent d’un autre monde

    [Coupe du monde] Passés par Montpellier, sept joueurs rêvent d’un autre monde

    Ils ne se connaissent probablement pas, mais partagent une trace commune. Ils ont joué à Montpellier. Et ils s’apprêtent à prendre part à la 26e Coupe du monde aux États-Unis, au Mexique et Canada (11 juin-19 juillet). L’attaquant de la Côte d’Ivoire
    Elye Wahi, le milieu de la République démocratique du Congo Nathanaël Mbuku, l’ailier de la Jordanie Mousa Tamari, le gardien de l’Argentine Gerónimo Rulli, le milieu de la Tunisie Ellyes Skhiri ou le défenseur du Maroc Rédouane Halal vont profiter, ou pas, de la loupe médiatique pour se faire une place au soleil.

    Elye Wahi

    Une pépite pour Montpellier. Elye Wahi s’y révèle pendant trois saisons (2020-23). L’avant-centre, talentueux et désinvolte, réussit 19 buts la dernière année. Et s’envole pour Lens, qualifié en Ligue des champions, pour le plus gros transfert de l’histoire du MHSC : 30 ME.

    Une saison à Lens, six mois à Marseille, un transfert à Francfort : il ne décolle pas.

    Un prêt en janvier à Nice s’accompagne d’un passeport ivoirien. Ce fan de Didier Drogba (23 ans) découvre les Éléphants en mars, avant d’être sélectionné pour le Mondial. Un moment important pour lui.

    Gerónimo Rulli

    Une saison à Montpellier (2019-20) et un rebond. Prêté par la Real Sociedad (San Sebastian), il assume la succession de Benjamin Lecomte d’un tour de main. Gardien fiable, affable, il atterrit à Villareal, puis à l’Ajax Amsterdam. Avant de devenir le gardien de l’OM à l’été 2024. Où il y épouse la courbe électrique.

    Que peut-il attendre du Mondial ? Pas grand-chose. Rulli (34 ans, 7 sélections) est la doublure de la star controversée Emiliano Martinez. Héros de l’Argentine au Qatar, honni en France.

    Mousa Tamari

    Un passage fulgurant. À Montpellier, Mousa Tamari, qui arrive libre de Louvain à l’été 2023, explose. Cet ailier spectaculaire repart un an et demi plus tard à Rennes pour 8ME. Contre son gré, pour les besoins financiers du MHSC.

    Premier Jordanien à évoluer dans l’un des cinq grands championnats européens, Tamari (29 ans), proche du prince Hussein ben Abdallah, peut profiter de ce premier Mondial pour exposer son talent aux yeux du monde. Dans une poule compliquée (Argentine, Algérie, Autriche).

    Ramy Bensabaini

    Une saison à Montpellier (2015-16) et une étiquette encombrante. Ramy Bensebaïni (31 ans) arrive dans les petits papiers de Rolland Courbis. L’international algérien lui rend un hommage posthume au regard de sa carrière.

    Trois ans à Rennes, quatre au Borussia Mönchengladbach et trois à Dortmund en font une valeur sûre de la défense de l’Algérie.

    Les Fennecs peuvent surprendre dans une poule difficile (Argentine, Autriche, Jordanie), si les partenaires de Riyad Mahrez, ancien joueur de Manchester City, se libèrent.

    Ellyes Skhiri

    Le fantôme d’Ellyes Skhiri rôde à la Mosson. Le Lunellois (31 ans) a laissé une trace profonde à Montpellier. Celle d’un milieu fiable, d’un jeune capitaine respecté et d’un nouvel international tunisien. Skhiri quitte son club formateur en 2019 aux bornes de l’Europe. Il passe quatre ans à Cologne (2019-23), trois autres à Francfort. Capitaine de la Tunisie, dirigée par l’ex-Alésien Sabri Lamouchi, Skhiri participe à sa 3e Coupe du monde. Sans espoir d’être en 16e de finale ? Pas vraiment (Pays-Bas, Japon, Suède).

    Nathanël Mbuku

    La grosse côte pour Nathanël Mbuku (24 ans) et la République démocratique du Congo. Prêté l’an passé par le club allemand d’Augsbourg, le milieu offensif, formé à Reims, n’a pas levé toutes les interrogations à Montpellier. Au sein de l’attaque la moins efficace des candidats à la montée.

    Les Congolais voulaient être au Mondial pour la première fois depuis 1974. Ils ont franchi deux barrages à l’automne (Cameroun, Nigéria) et au printemps (Jamaïque) pour y être. Signe d’une force mentale salvatrice avant de défier le Portugal, la Colombie et l’Ouzbékistan ?

    Rédouane Halal

    Il vient de loin. De la Paillade. De l’Atlas Paillade. Le défenseur Rédouane Halal (23 ans) a passé huit ans (2015-23) à Montpellier, mais n’a pas été préservé. Il est parti à l’Atlético de Madrid, puis à Malines (Belgique). Le nouveau sélectionneur du Maroc Mohamed Ouahbi, ancien formateur à Anderlecht, a fait appel à lui lors des matchs de préparation en mars. Le voilà au sein du groupe du Maroc, demi-finaliste au Qatar et plein d’ambition (Brésil, Haïti, Écosse). Pour en être la surprise ?

  • Une dernière réunion autour de la concertation publique pour la Centrale de Gardanne

    Une dernière réunion autour de la concertation publique pour la Centrale de Gardanne

    Depuis le 11 mai, l’association des travailleurs de la Centrale de Gardanne (ATCG) mène une concertation publique autour du projet Bio-Méthane Provence (BMP), dont elle est à l’origine. Le projet, né de longues années de lutte après la fermeture de la tranche charbon de la Centrale, cause de nombreux licenciements, est également porté par la Société de production d’énergie gardannaise (Speg), en association avec Gazotech. Selon l’ATCG, le projet pourrait créer jusqu’à 150 emplois indirects.

    Cette démarche de concertation est volontaire, et non obligatoire. Les travailleurs de la Centrale ont saisi à cet effet la Commission nationale du débat public (CNDP). Si les rencontres publiques seront ensuite terminées le 16 juin, il reste possible de participer à cette concertation préalable jusqu’au 22 juin, via www.concertation-bmp.fr.