Author: tecnavia

  • Le financement du futur hôpital d’Aubagne en pleine négociation

    Le financement du futur hôpital d’Aubagne en pleine négociation

    Petit à petit, l’hôpital fait son nid. Après la signature de la Déclaration d’utilité publique (DUP) la semaine passée, indispensable pour engager les négociations sur l’acquisition du foncier, le projet de construction d’un hôpital, dans la zone de Gargues à Aubagne, a passé, mercredi, une nouvelle étape. Les maires des 19 communes concernées par l’arrivée potentielle d’un nouvel établissement sur le territoire se sont réunis en fin d’après-midi, à la demande de Stéphanie Luquet, directrice et représentante légale de l’actuel centre hospitalier de la ville. Au menu : état des lieux détaillé du niveau d’avancement du projet et discussions autour de l’achat du terrain. À l’origine prévu à la seule charge d’Aubagne, le maire (DVG) Jean-Pierre Squillari avait invité, début juin, les autres municipalités à mettre au pot. « Puisque cet hôpital dessert 19 communes, ces [dernières] doivent s’impliquer activement dans le projet, mais aussi dans son cofinancement. Nous ne pouvons plus être les seuls à porter la charge financière d’équipements dont bénéficie l’ensemble du bassin de vie », avait-il alors déclaré. Et cette première assemblée des maires semble de bon augure pour ses réclamations : trois communes se sont engagées à participer financièrement et plusieurs promettent d’y réfléchir. Parmi les mairies d’ores et déjà motivées : celle de Gémenos, dirigée par Roland Giberti, maire (DVD) de la ville depuis 2001. « C’est une très bonne nouvelle, très symbolique », s’enthousiasme une source proche de la mairie d’Aubagne. Et de poursuivre : « Il est normal qu’il y ait un temps de réflexion, mais au moins les choses sont présentées de manière officielle et les maires peuvent y voir plus clair. C’est une première approche, le début de quelque chose ».

    Réduire les frais,

    sans brusquer

    Restent les municipalités qui, dès mercredi, ont exposé leurs réticences, ne voyant pas « comment faire un effort dans le cadre de leur budget et des difficultés financières auxquelles sont confrontées les collectivités », est-il rapporté de la réunion. Quoi qu’il en soit, les négociations s’annoncent complexes pour une mairie qui cherche à amoindrir les dépenses tout en ménageant les actuels propriétaires de la zone. « Il faut qu’on parvienne à être au prix le plus bas possible tout en trouvant un accord avec les propriétaires, note la ville d’Aubagne. Parce que s’il n’y a pas d’accord, la DUP pourrait être attaquée en justice, ce qui nous ferait perdre de précieux mois et poserait une incertitude réelle sur le projet. » D’autant que d’autres frais connexes accompagnent l’acquisition du terrain : le déplacement de la ligne à haute tension actuellement en place sur la zone prévue ainsi que la réalisation de réseaux et de routes pour aménager le site l’hôpital. « L’idée est pour nous de travailler sur le financement de ces coûts-là, qu’on aimerait faire porter à d’autres opérateurs, pour réduire la participation des communes au simple achat des lieux », poursuit la municipalité. La mairie d’Aubagne espère régler ces questions de financement avant la fin de l’année, afin que les budgets des communes puissent être votés en conséquence.

  • Une surveillance accrue dans l’Arbois

    Une surveillance accrue dans l’Arbois

    « En pleine canicule, cinq adolescents sont venus faire leur feu de chamallows, sans se rendre compte du risque incendie qu’il a fallu leur expliquer. » Au milieu des herbes jaunies du massif de l’Arbois, témoins d’une sécheresse « en avance de 15 jours », Jean-Jacques Covo, chef de service de la police de l’environnement, se souvient de cette intervention menée la semaine dernière. Comme un rappel quotidien de sa mission : sensibiliser avant de sanctionner. D’abord sur les risques incendie. « Tous les jours, on en voit qui fument ou jettent leur mégot », souffle-t-il.

    Créée il y a 3 ans sous l’impulsion d’Amapola Ventron, maire de Cabriès et conseillère départementale chargée de la transition écologique, cette police sillonne les 19 000 hectares du domaine départemental. « Il fallait créer un lien entre les gardes et le répressif, mais aussi développer la pédagogie », explique l’élue, membre de « Provence Unie », groupe du conseil départemental à l’initiative de cette démonstration.

    Ce jeudi matin, la police de l’environnement fait équipe avec la police municipale de Cabriès pour illustrer son volet répressif. L’objectif : simuler l’interpellation d’un individu motorisé. En hauteur, la brigade équestre surveille les pistes. Plus bas, motos et quads sont fixés dans un virage serré. « La mutualisation fait que l’intéressé ne passe pas entre les mailles du filet », résume Éric Suzonni, chef de la police municipale. Le pilote est intercepté. D’abord la pédagogie, puis une amende de 135 euros.

    30 tonnes de déchets relevées depuis début 2026

    Cette vigilance répond à une réalité du terrain. Sur le premier semestre 2026, 260 relevés de manquement ou infractions réglementaires (usage du feu, cigarette, dépôt de déchets) ont été enregistrés sur le massif. « On reçoit beaucoup de signalements de motos et motocross par les randonneurs », explique John Zakrzewski, sous-directeur à la direction de la forêt, en charge de la police de l’environnement et de la garde équestre. La présence de ces véhicules est aussi recensée grâce aux pièges photo installés dans le parc. « Les motos électriques sont plus dangereuses car on ne les entend pas arriver », précise Jean-Jacques Covo, qui pointe « leur double impact : la vitesse et la perturbation du milieu avec des risques sur la faune et l’érosion ».

    Autre terrain de lutte : les dépôts sauvages. Devant un amas de pneus, Guillaume Costes, de la police de l’environnement, enfile des gants et fouille à la recherche d’un indice. « Certains gardes ont un pouvoir pour monter une procédure et la transmettre au parquet », précise John Zakrzewski. Ici, la pédagogie ne suffit plus. « Deux grosses procédures vont aboutir, mais c’est faible au regard du nombre de dépôts », regrette-t-il. Après une vingtaine de tonnes de déchets recensées en 2025, les équipes en comptabilisent déjà une trentaine depuis le début de 2026.

  • Les agents de l’hôpital de Martigues votent la grève contre l’austérité

    Les agents de l’hôpital de Martigues votent la grève contre l’austérité

    « Ce n’est pas une question de statut, de grade ou de métier, si on se mobilise pas tous ensemble jusqu’au bout, le bateau coule. » Ce brancardier de l’hôpital de Martigues a donné le ton de l’assemblée générale du personnel, bondée, organisée à l’initiative de la CGT et rejointe par la CFDT.

    Au cœur des préoccupations, les mesures sociales présentées par la direction aux syndicats le mois dernier et dont certaines doivent s’appliquer dès septembre. Le plus gros point d’achoppement est celui de la pause méridienne, dont le projet est de ne plus la décompter du temps de travail. « C’est impensable pour nous alors que ça fait partie de la prise en charge de prendre le repas avec les patients », s’insurge cette soignante en psychiatrie. Inquiétude aussi au bloc opératoire. « On mange sur site, si on devait sortir manger à tour de rôle, c’est juste pas possible », pour cette infirmière au bloc opératoire, notamment en raison des procédures très encadrées de préparation sanitaire.

    Autre mesure, la fin des gardes de 24h dans certains services. Cette infirmière anesthésiste au bloc opératoire indique que « ce roulement convient très bien à l’équipe depuis 20 ans ». « La direction veut couper le service en deux fois douze heures, ce qui voudrait dire travailler plus souvent et des roulements de nuit imposés. Le confort de vie personnel est menacé sans salaire ni repos en plus », poursuit-elle.

    Une autre infirmière du bloc complète : « On devra faire des astreintes de nuit mais au final on devra des heures à l’établissement car on n’aura pas assez travaillé. Avec parfois 47 passages au bloc, on travaille déjà jusqu’à des heures pas possibles. » « On a besoin de repos ! Au bloc on est habillé pendant 4-5h et on doit être concentré sur le robot chirurgical. Sinon, c’est un danger direct pour le patient », insiste-t-elle.

    Un laboratoire

    pour les autres hôpitaux ?

    La mobilisation a déjà commencé. « On a commencé une opération escargot au bloc, on a prévenu les chirurgiens qu’on ne ferait que 10 opérations, pas 47. Ils nous soutiennent, donc ils se plaindront à la direction », détaille cette autre infirmière de salle de réveil. « Notre espoir est de les emmener avec nous » reprend une autre infirmière du bloc, « Les opérations c’est ce qui ramène le plus d’argent à l’hôpital, c’est là qu’il faut taper. On met pas en danger les patients. » De la même manière, les agents du service facturation, sous « grosse pression de la direction pour faire rentrer l’argent » selon l’une d’entre elles, compte aussi se mettre en mode escargot et ne facturer que les consultations, non plus les hospitalisations. « C’est le seul moyen de pression qu’on a car on ne veut surtout pas toucher aux soins », justifie-t-elle.

    En filigrane de la mobilisation au CH de Martigues, les agents pensent aussi global. « À Arles et Aubagne, ils sont aussi en plein conflit social, face à des mesures faites à partir de Martigues », analyse à l’assemblée cette syndiquée CGT. La grève d’une heure jeudi 16 juillet prochain a été votée à l’unanimité par les participants. « Nous allons interpeller les élus du territoire et la population sur les marchés », précise Laure Privat, secrétaire du syndicat CGT de l’hôpital.

    Contactée, la direction du CH de Martigues n’a pas répondu à nos sollicitations.

  • À Marseille, la mairie des 13-14 propose des escapades à ses habitants

    À Marseille, la mairie des 13-14 propose des escapades à ses habitants

    Lors de sa campagne pour la Mairie de secteur du 13-14, et à la demande des habitants, Tina Biard Sansonetti (PM), élue depuis, avait annoncé vouloir organiser des sorties nature, culture et découverte pour tous, au tarif fixe de 5 euros par personne. C’est chose faite. L’objectif est de permettre à celles et ceux qui n’ont pas les moyens ou la possibilité de se déplacer de sortir de leur quartier, le tout dans une ambiance de rencontre et de partage. « Dans le 15-16, ça existe depuis longtemps sous le nom de sorties oxygène, dans notre secteur, il n’y avait rien en place, alors on l’a fait » déclare la maire de secteur. Pour s’inscrire, rien de plus simple, les habitants se rendent dans leur mairie de secteur munis de leur pièce d’identité, d’un justificatif de domicile et de 5 euros.

    « Merci Tina ! Vive la maire ! Bravo ! » acclament les participants au départ du bus, impatients de partir pour la première expédition au plan d’eau des Salettes, à Mormoiron. Le départ de la soixantaine d’habitants, se fait à 8h. Après 2h30 de trajet qui n’a semblé qu’une poignée de minutes, le bus et ses occupants, de tous âges et horizons, arrivent au calme du lac des Salettes.

    Les enfants courent vers l’eau dans laquelle ils joueront toute la journée. Pendant ce temps, les mamans, majoritairement présentes à la sortie, s’installent sur la petite plage ensoleillée, plantent les parasols colorés, déplient les chaises en toile et offrent le café ou le thé autour d’elles. Rires qui claquent, odeurs de crème solaire et blagues lancées, une ambiance familiale plane.

    « Ce que j’aime dans cette sortie, c’est le partage, la bonne ambiance, tout le monde est soudé. Être au calme ici, c’est aussi reposant. Ce soir quand je vais rentrer j’aurais le sourire et j’aurais rechargé les batteries », déclare Amel, 34 ans. À l’heure du déjeuner, Mamie nana, Nathalie, Bachira et les autres mettent en commun, partagent, offrent à ceux qui n’ont pas ou veulent goûter. « Pour une première sortie, c’est une réussite. Au-delà de ça, on se sent vraiment écoutés par Tina, Des promesses tenues comme celles-ci redonnent confiance en notre mairie de secteur qui a pour objectif la proximité » rappelle Moubila, mère de famille de la Busserine.

    Une douzaine de sorties sont organisées sur l’été, à raison de deux par semaine, le mercredi et le samedi. Le dispositif se prolongera ensuite tout au long de l’année avec des projets de sorties dans les stations des Alpes comme à Orcières.

    Pour tout renseignement sur
    les sorties, s’adresser à la mairie de secteur.

  • [Entretien] Christiane de Félice : « Il faut prendre des mesures pour la santé au travail »

    [Entretien] Christiane de Félice : « Il faut prendre des mesures pour la santé au travail »

    Alors que la question des morts au travail se pose face aux épisodes de chaleur, le Gouvernement travaille sur des économies dont le plafonnement des indemnités des victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles.

    La Marseillaise : Votre association dénonce un plan d’économie sur les accidents de travail et les maladies professionnelles. De quoi s’agit-il ?

    Christiane de Félice : Le Gouvernement a demandé à la caisse des accidents du travail et des maladies professionnelles [AT-MP] de la Sécurité sociale de réaliser 800 millions d’euros d’économies au prétexte de déficit de la branche. Ces économies vont directement toucher les victimes de Troubles musculosquelettiques [TMS], la maladie professionnelle la plus répandue. Le gouvernement envisage en plus de limiter les indemnités journalières dans ces cas-là à 4 ans alors que certaines personnes cumulent parfois plusieurs maladies. Il faut savoir qu’en 2024, 50 598 nouvelles maladies professionnelles étaient reconnues, soit 3 100 de plus qu’en 2023, et dont 90 % sont des TMS. On parle des travailleurs ayant les tâches les plus difficiles et ingrates, qui au bout de 20 ans au même travail deviennent invalides. Il y a eu 150 000 déclarations d’inaptitude en 2024, souvent soldées par un licenciement. Et encore, c’est quand l’entreprise ne dit pas de rester à la maison sans déclarer ! Toute une population va être précarisée. Car l’invalidité saute à la retraite contrairement à la rente des maladies professionnelles.

    Mais s’il y a déficit, il faut bien combler quelque part ?

    C.d.F. : La branche AT-MP, malgré ce qu’on dit, est toujours en excédent. Les exonérations de cotisations patronales représentent 80 milliards d’euros par an en moins. C’est un détournement financier des droits des salariés qui eux continuent à financer la solidarité par la cotisation sociale. De plus, rendons-nous compte que la sous-déclaration des maladies professionnelles représente entre 2 et 3,6 milliards d’euros. Mais le 5e plan santé au travail 2026-2030 ne propose aucun objectif de résultats.

    Quelles sont vos propositions dans ce contexte ?

    C.d.F. : Il faut prendre des mesures draconiennes. Il faut de la clarté sur les maladies qui devraient être déclarées comme professionnelles et qui ne le sont pas. La création d’un registre de cancers dans chaque région industrielle. Une médecine du travail au plus près des salariés et de la médecine de ville. Rétablir les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail [CHSCT]. Stopper les exonérations de cotisations, car c’est avec ses cotisations que le travailleur peut se soigner, partir à la retraite ou pouvoir être couvert en cas d’accident. Une partie de cette exonération est financée par la TVA, payée par le salarié. Combien de fois sera-t-il encore pénalisé ?

  • Martial Alvarez élu président de 13 Habitat

    Martial Alvarez élu président de 13 Habitat

    Maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône, vice-président de la Métropole Aix-Marseille-Provence et conseiller départemental (DVD), il succède au conseiller départemental aixois Jean-Marc Perrin (DVD), désormais président de la MDPH 13. Martial Alvarez arrive « avec l’ambition de poursuivre le redressement de l’établissement, améliorer la qualité de service aux locataires et renforcer les liens avec les communes et partenaires du territoire », note 13 Habitat dans un communiqué. Martial Alvarez a indiqué : « Le logement n’est pas une politique parmi d’autres. Il est la condition de toutes les autres. (…) Un bailleur social ne réussit jamais seul. Il réussit avec les communes, avec les élus, avec l’État, avec les partenaires institutionnels, avec les représentants des locataires et avec tous ceux qui construisent notre territoire. Je veux que chaque maire (…) sache qu’il trouvera toujours en 13 Habitat un partenaire fiable, loyal et engagé. »

  • Nicolas Isnard tente de trouver une issue budgétaire

    Nicolas Isnard tente de trouver une issue budgétaire

    Après une conférence des maires ce mercredi 8 juillet, Nicolas Isnard (LR) va soumettre au vote en septembre le principe de création d’un fonds de concours d’un montant « équivalent à la baisse de dotation solidaire communautaire ». Les élus avaient refusé de voter le budget 2026 le 28 avril dernier, le président de la métropole estimant que l’État était responsable d’un trou de 144 millions d’euros, laissant la main à la Chambre régionale des comptes et au préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski. Au-delà des 91 millions d’euros d’économies dans le fonctionnement et les investissements de la collectivité, les magistrats financiers proposaient de sabrer 53 millions d’euros dans la dotation de solidarité communautaire.

    Pour le maire de Salon-de-Provence, pas question de recourir à l’impôt pour redresser la barre et une idée fixe : préserver la capacité d’investissement des communes.

    Des marges de manœuvre très réduites

    « Le budget arrêté réduit fortement les marges de manœuvre des communes. Il était de notre responsabilité de trouver une solution qui permette d’atténuer cette perte. En transformant cette perte de Dotation de solidarité communautaire en fonds de concours pour 2026, nous apportons une réponse concrète, rapide et solidaire, tout en respectant les équilibres financiers de la Métropole », souligne-t-il.

    Les 92 maires ont également convenu « d’engager immédiatement les travaux sur le futur pacte financier et fiscal entre la Métropole et les communes. » Un groupe de travail étant mis sur pied pour examiner « l’ensemble des leviers permettant de construire un cadre financier durable et équilibré. » Attributions de compensation, dotation de solidarité communautaire, fiscalité… « Toutes les pistes seront mises sur la table afin de préparer la suite du mandat dans un esprit de responsabilité et de dialogue », assure la présidence de la métropole. La première réunion devant se tenir dès ce jeudi.

  • Des véhicules sous main de justice pour les futurs mécanos des lycées pro

    Des véhicules sous main de justice pour les futurs mécanos des lycées pro

    Une Polo et une Peugeot 2008 pour commencer… Une convention a été signée, ce jeudi 9 juillet, entre le tribunal judiciaire de Marseille et le rectorat pour attribuer à deux lycées professionnels de la ville des véhicules sous main de justice. De quoi permettre aux élèves de s’entraîner en mécanique ou en carrosserie. Pour le moment, celui de La Floride (14e) et des métiers de l’automobile et des services aux entreprises, Frédéric-Mistral (8e) se sont manifestés.

    « Cette convention répond à un triple objectif », se félicite Olivier Leurent, président du tribunal judiciaire de Marseille. D’abord, « pédagogique puisque ces véhicules seront destinés à former les lycéens de ces deux établissements » estime-t-il, mais aussi « éducatif, puisque les élèves sauront d’où proviennent ces véhicules, et sauront que quand on transgresse la loi, on peut se faire confisquer sa voiture » ; et enfin, un « objectif de réduction des frais de justice ».

    Du gagnant-gagnant

    Car cet accord gagnant-gagnant permet de faire des économies non négligeables de gardiennage. Sur la juridiction marseillaise, pas moins de 919 véhicules saisis et en attente de confiscation sont stockés dans des garages agréés, moyennant 3,20 euros la journée soit environ 3 000 euros par jour, calcule rapidement de procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone. De 80 à 100 voitures par mois viennent grossir les rangs.

    « L’intérêt, c’est que ces véhicules rapportent à l’État plus qu’ils ne coûtent », précise-t-il. Si les grosses cylindrées « des criminels, des voyous » sont souvent remises aux services enquêteurs ou vendues avant jugement, la justice entend donner un certain nombre de véhicules moyenne et bas de gamme voués à la destruction, explique-t-il.

    « Pour nous, chefs d’établissement, il est important de proposer des supports pédagogiques à nos élèves, qui leur permettent d’acquérir des connaissances, des compétences et, à la fin, un diplôme qui leur permettra, soit de poursuivre des études, soit de s’insérer dans la vie professionnelle », commente Gilles Pierrisnard, proviseur du lycée La Floride, dont l’établissement est spécialisé sur les poids lourds et motocycles. Ces modèles vont donner aux lycéens un aperçu d’innovations technologiques sur lesquelles ils ont besoin de travailler, pour « être les plus compétitifs possibles dès leur entrée en entreprise » poursuit-il. Mieux, l’apport régulier de véhicules « va être une plus-value, en plus de l’aspect civique sur lequel on va pouvoir réfléchir avec les élèves, sur le fait que l’erreur se paye », complète Rémi Formaggio, proviseur du lycée Frédéric Mistral.

    Pour Pascale Darras, directrice de greffe, il s’agit également d’ouvrir un peu les horizons en travaillant avec de nouveaux partenaires, cette dernière espérant que cette convention donne des idées à d’autres lycées…

  • Jo Seghi nous a quittés

    Jo Seghi nous a quittés

    C’est un grand acteur de la solidarité locale qui s’en est allé. Militant au Secours populaire pendant plus de 40 ans, association au sein de laquelle il a présidé l’antenne varoise durant 28 ans (1979-2007), et même occupé des fonctions au bureau national et au comité national, Giuseppe « Jo » Seghi s’est éteint samedi 4 juillet à l’âge de 84 ans.

    « Rendre espoir et dignité, c’est ce que Jo aura fait sa vie durant, à la croisée des chemins des personnes en difficulté qu’il a rencontrées », salue Olivier Masini, le président du Secours populaire du Var, qui rend hommage à un « homme d’engagement et de conviction, qui aura contribué à implanter durablement le Secours populaire dans notre département en portant les luttes contre toutes formes d’injustices et pour l’accès aux droits ». La Marseillaise se joint au Secours populaire pour adresser ses pensées affectueuses à Danielle sa femme, ses fils Olivier et Frédéric, et ses petits-enfants.

  • Quand un miraculé s’oppose à une défense invincible

    Quand un miraculé s’oppose à une défense invincible

    Si la France, qui jouait dans la nuit son quart de finale face au Maroc, épate avec son jeu offensif, l’Espagne, autre équipe citée parmi les principales favorites du tournoi, impressionne avec sa solidité, peu importe l’adversaire.

    La Roja, pas toujours brillante dans le dernier tiers, est la seule équipe présente en quarts à ne pas encore avoir encaissé de but. Le gardien de Bilbao, Unaï Simon, n’a subi que six tirs cadrés en cinq matches. « Défensivement, nous sommes très bien structurés, nous savons tous ce qu’il faut faire », a expliqué mercredi à l’AFP le portier remplaçant Joan Garcia.

    « Je pense que l’important pour un gardien, c’est d’éviter des frappes plutôt que d’arrêter, éviter qu’on arrive jusqu’à toi, que ce soit avec une couverture défensive, en sortant sur un ballon aérien, en interceptant un centre à ras de terre… Ce sont des choses qui ne figurent peut-être pas dans les statistiques, mais qui, pour un gardien et pour une équipe, sont importantes. Cela montre que le plan que nous suivons pendant les matches est bon », a-t-il ajouté.

    Peu mise en danger, une Roja prudente a attendu le temps additionnel pour frapper avec Mikel Merino au tour précédent face au Portugal (1-0). L’équipe semble avoir encore une marge offensive notamment avec Lamine Yamal, qui a attaqué le tournoi blessé, et n’a inscrit qu’un seul but pour l’instant, de quoi le laisser boudeur en 16e face à l’Autriche (3-0).

    Sacrée en 2010 en confisquant le ballon pour deux buts encaissés en sept rencontres, la Roja a repris ses bonnes habitudes, elle qui n’avait plus franchi les 8e de finale depuis.

    L’énigme belge

    Après deux nuls et un début de tournoi poussif, la Belgique a enchaîné trois succès, dont un miracle en 16e de finale face au Sénégal (3-2), avant un match référence face à l’organisateur Team USA (4-1).

    Alternant entre un jeu mollasson et des phases très inspirées, les Diables Rouges ont eu 18 titulaires différents, au gré des schémas du sélectionneur Rudi Garcia, qui n’hésite pas à attaquer les statuts des cadors, comme Kevin De Bruyne, même pas entré en jeu en huitièmes.

    Imprévisible, la Belgique, qui voit parfois ses joueurs s’invectiver en plein match (Iran, Sénégal), peut s’appuyer sur son roc Thibaut Courtois dans les buts.

    « La situation est un peu similaire au quart de finale en 2018 face au Brésil [victoire
    2-1, Ndlr.], ils étaient favoris, ils avaient plus de qualités individuelles, mais on était une grande équipe tous ensemble, comme maintenant », a commenté mercredi le portier du Real Madrid lors d’un point presse où il aura jonglé entre anglais, français, flamand et espagnol.

    Espagne – Belgique

    SoFi stadium, 21 heures.

    Arbitre : Michaël Oliver.

    ESPAGNE : Simon – Porro, Cubarsi, Laporte, Cucurella – Rodri, Pedri – Yamal, Olmo, Baena – Oyarzabal.

    BELGIQUE : Courtois – Castagne, Mechele, Ngoy, de Cuyper – Raskin, Vanaken – Lukebakio (ou Doku), Tielemans, Trossard – de Ketelaere (ou Lukaku).

    Le vainqueur de ce match affrontera en demi-finale,
    celui de France – Maroc,
    mardi 14 juillet à Dallas..

    ET AUSSI

    La très longue attente suisse

    En battant la Colombie aux tirs au but (0-0, 4-3) dans la nuit de mardi à mercredi, la Suisse a mis fin à une très longue attente.

    La Nati n’avait plus atteint les quarts de finale d’une coupe du Monde depuis 1954. Après une longue attente de 72 ans, et trois échecs consécutifs en huitièmes de finale, les coéquipiers du Rennais Breel Embolo ont brisé le plafond de verre et espèrent ne pas s’arrêter là.

    Adieu au Canada

    Le huitième de finale Suisse – Colombie s’est joué à Vancouver. C’était le dernier match de ce mondial disputé au Canada.

    À présent, tout va se concentrer aux États-unis. Les quarts de finales répartis entre Boston, Los Angeles, Miami et Kansas City. Les demi-finales se joueront à Dallas et Atlanta, la petite finale à Miami et la finale à New York.

    La Norvège toujours là

    La Norvège s’avance vers son premier quart de finale de Coupe du monde, vendredi à Miami, en ayant déjà prouvé son statut d’outsider. Elle se prépare à défier des Anglais qui ont fait parler leur expérience pour sortir des pièges congolais et mexicains.

    Portés par Erling Haaland, déjà auteur de sept buts pour son premier Mondial, les Norvégiens ont déjà passé plusieurs tests en haute altitude face à de solides sélections.

    Après s’être imposés face au Sénégal en phase de groupes (3-2), ils ont successivement battu sur le même score (2-1) une chatoyante Côte d’Ivoire puis un Brésil moins reluisant.

    Seul accroc, une large défaite contre la France (4-1). Un résultat qu’il convient de pondérer, car le sélectionneur avait aligné une équipe bis, les Norvégiens ayant assuré leur place en seizième de finale.