Author: tecnavia

  • RSA : le conseil départemental de Vaucluse retoqué sur une suspension

    RSA : le conseil départemental de Vaucluse retoqué sur une suspension

    Depuis cinq ans, le Vaucluse est le département qui accuse la plus forte baisse du nombre d’allocataires du RSA, à -32% quand la moyenne nationale tourne autour de -4% sur la même période. Si le Département vante sa politique de « remise au travail », syndicats et élus de gauche dénoncent une marche forcée avec une politique drastique de suspensions/radiations, comme l’exposait encore la CGT fin juin en amont de la séance plénière.

    Le 21 septembre dernier, une décision de justice vient de recadrer le conseil départemental : le Conseil d’État a demandé au Département de revoir sa copie sur le cas d’une allocataire, qui ne s’était pas présentée à une réunion obligatoire, et dont les droits avaient été suspendus pour 4 mois en 2024. Or, cette dernière s’était justifiée en présentant un arrêt maladie qui autorisait les sorties du domicile. Si au départ, le tribunal administratif de Nîmes avait rejeté la demande de l’allocataire, le Conseil d’État vient de la rétablir dans son bon droit. Il annule le jugement du tribunal administratif du 30 avril 2025 et condamne le Département à verser 3 000 euros aux avocats de l’allocataire. La juridiction estime que « la preuve d’un motif légitime tenant à l’état de santé de l’intéressé peut être apportée notamment par la production d’un arrêt de travail, sans que puisse être opposée à son bénéficiaire la circonstance que cet arrêt autoriserait la sortie du domicile ».

    « Le Conseil d’État rappelle que la solidarité ne peut pas se gérer à coups de soupçons », réagit, dans un communiqué, Rémy Blanc. Le conseiller départemental PCF note que « cette décision éclaire d’une lumière crue les pratiques de contrôle et de suspension du RSA en Vaucluse ». « La solidarité départementale semble avoir pour objectif, non pas d’accompagner les personnes vers l’autonomie, mais de faire sortir des personnes du RSA à tout prix. Elle accentue ainsi des situations de vulnérabilité et entraîne la bascule de la précarité vers la grande précarité », conclut Rémy Blanc. Contacté le Département, prend acte de la décision et s’y pliera, assurant désormais qu’un arrêt de travail, même autorisant les sorties, sera un motif valable pour décliner un rendez-vous.

  • Une économie régionale sous pression mais résiliente

    Une économie régionale sous pression mais résiliente

    Denis Lauretou, directeur régional de la Banque de France en Paca, ainsi que Valérie Roux, directrice régionale de l’Insee, ont animé, mardi matin, la conférence de presse automnale de la Banque de France.

    Après avoir opéré un éclairage sur la conjoncture économique et budgétaire à l’échelle nationale, un focus a été effectué sur la situation dans la région.

    Géopolitique et canicule

    La hausse du prix du pétrole a été évoquée à plusieurs reprises au cours de la conférence, en raison de la situation au Moyen-Orient. Si les chocs pétroliers des années 1970 étaient plus importants et plus pérennes que celui en cours, « le pouvoir d’achat en produits pétroliers est nettement plus dégradé aujourd’hui que pendant les années 1970. Entraînant ainsi un impact sur les ménages bien plus important, surtout sur les plus modestes », précise l’Insee. Ce dernier a également observé les conséquences économiques de la canicule, à travers le secteur de l’agriculture : « La baisse de rendement agricole coûterait ainsi 0,1 point de croissance annuelle à l’économie française, là où les projections indiquent une croissance de 0,4% en France, sur l’année 2026 ».

    En région Paca, la Banque de France observe « un niveau d’activité et d’emploi légèrement meilleur qu’à l’échelle nationale, avec un secteur tertiaire marchand performant sur le long terme, même si le taux de chômage continue de grimper, atteignant 8,3% au deuxième trimestre 2026 ». Du côté des entreprises, « l’enjeu à retenir est la croissance. Notre rôle sera alors de les accompagner au mieux dans cette direction », complète Éloïse Lecouturier, cheffe du département des entreprises à la Banque de France Paca.

  • Les Républicains veulent afficher une unité retrouvée

    Les Républicains veulent afficher une unité retrouvée

    C’est au milieu des bruits de raquette et des séances de musculation que la fédération des LR des Bouches-du-Rhône a fait sa rentrée, ce jeudi soir, au Set Squash de Marseille. Avec l’ambition d’afficher un visage uni, trois mois après l’élection du vice-président de la Région, Ludovic Perney, à sa tête.

    « On a retrouvé une dynamique que nous n’avions pas depuis de longues années », célèbre le maire des Pennes-Mirabeau, Romain Amaro. « Il y a une fédération qui reprend vie autour de Ludovic Perney », complète le vice-président de la Métropole, David Ytier. « En quelques mois tu as réussi à rassembler », le félicite la troisième adjointe de La Ciotat, Eva-Pauline Bonan, qui vient d’adhérer.

    Mais dès son mot d’accueil, le responsable de la circonscription Noé Blin avertit les anciens dissidents : « Le renouvellement, c’est changer les habitudes, considérer qu’une décision collective doit être respectée. » Message envoyé au national, après les dissidences aux sénatoriales. Invitée à prendre la parole en signe d’apaisement, l’ancienne candidate à la tête de la fédération, Catherine Pila, salue justement la victoire de la sénatrice Valérie Boyer, applaudie par tous. « Elle a été affublée de tous les noms, et elle y est arrivée à contre-courant », souligne-t-elle. Le président de la fédération, pour sa part, regarde davantage vers les échéances à venir, la présidentielle mais aussi les législatives, où il souhaite un candidat pour chaque circonscription. Et les échéances locales. « Nous devons préparer un nouvel espoir pour Marseille », assume-t-il, souhaitant une opposition « ferme et constructive ». Hors des murs du conseil municipal, où pour la première fois le parti n’a plus d’élus. Y.S.

  • David Gehant élu président de l’association des maires

    David Gehant élu président de l’association des maires

    David Gehant a pris jeudi la suite de Daniel Spagnou, maire de Sisteron pendant 43 ans décédé le 31 août, à la tête de l’association des maires des Alpes-de-Haute-Provence. Aucun candidat ne s’était présenté face à lui.

    Avec ce nouveau mandat, le maire de Forcalquier espère faire peser le département rural. « La ruralité n’est pas une variable d’ajustement. Nos communes ne peuvent pas être sollicitées pour tout, puis oubliées lorsqu’il faut décider ou financer. Nous voulons une association qui pèse, qui porte nos exigences et qui obtient des réponses », a-t-il lancé au moment de son élection.

    « Peser davantage »

    Également vice-président de la Région, il veut « unir les élus pour peser davantage, défendre la liberté d’action des maires et faire entendre les Alpes-de-Haute-Provence dans les décisions qui concernent leur avenir ».

    Le nouveau président de l’association des maires a choisi comme premier vice-président Camille Galtier, maire DVD de Manosque. Le maire de Digne, Julien Di Benedetto, qui se revendique sans étiquette, sera lui quatrième vice-président. Jean-Pierre Templier, maire (DVD) de Sisteron depuis le départ de Daniel Spagnou, a été choisi comme sixième vice-président.

    « Ce ne sera pas une présidence de salon. Ce sera une présidence de terrain, qui agit, qui dérange s’il le faut et qui défend chaque commune sans baisser la voix », a promis David Gehant.

    Des rencontres thématiques seront organisées dans les territoires pour « définir les priorités, partager les solutions et accompagner les élus ».

  • À la Fiesta des Suds, des ballades jusqu’à la transe

    À la Fiesta des Suds, des ballades jusqu’à la transe

    Soyeuse parenthèse dans le tumulte des musiques mondiales que celle offerte par la Fiesta des Suds, ce vendredi, sur l’esplanade du J4 avec Stephan Eicher, parmi les têtes d’affiche de la soirée. « Cette fois je ne lui annoncerai pas la dernière hécatombe, je garderai pour moi ce qui m’inspire le monde. Elle m’a dit qu’elle voulait, si je le permettais, déjeuner en paix », chantait-il en 1991 sur l’un de ses tubes écrits au moment de la Guerre du Golfe. 35 ans plus tard, les conflits se multiplient et le guitariste-baroudeur continue de propager sa douceur tourmentée sur les sillons, comme l’illustre son 18e et dernier album, Poussière d’or. « Un personnage à part dans le paysage de la chanson », situe Frédéric André, programmateur de la Fiesta des Suds.

    Rythmes occitans et colombiens

    Juste avant lui, c’est la chanteuse Mélissa Laveaux qui se produira sur la scène principale. Imprégné de pop-folk comme d’influences caribéennes, son dernier opus At my softest, I am most dangerous souligne son caractère atypique dans le paysage musical. « Je trouve que je fais de la musique bizarre car je n’écris pas de chansons d’amour, mais plutôt sur la mort, la maladie et la destruction de la planète », expliquait cet été, à La Marseillaise, cette artiste franco-canadienne d’origine haïtienne.

    Davantage axée autour de la découverte, la scène « Club Major » offrira, elle, une odyssée musicale traversée à 20h45 par le « duo féminin catalan mélangeant musiques traditionnelles et électro », Tarta Relena. Porté par le souffle des polyphonies occitanes, le « duo féministe et militant » Cocanha prendra son relais mélodieux à 22h30, avant que le groupe aux rythmes afro-colombiens luxuriants, Ghetto Kumbé, ne se charge, vers minuit passé, de faire entrer le public de la Fiesta des Suds dans la transe.

  • Les rois présidentiels sur les planches de Châteauvallon

    Les rois présidentiels sur les planches de Châteauvallon

    On les appelle les rois présidentiels, ou les monarques républicains. Favorisés par une constitution qui leur confère de (trop) larges prérogatives, les présidents de la Ve République n’ont, de De Gaulle à Macron, jamais cessé d’être remis en question par les observateurs de la vie politique et les citoyens pour leur dimension autocratique, plus ou moins assumée, plus ou moins revendiquée.

    C’est ce « régime très vertical », qui a pour effet « d’imprimer la figure présidentielle dans l’inconscient collectif », qui a donné à Léo Cohen-Paperman l’idée d’en faire une série de spectacles : « Le fil rouge de ma carrière, c’est la question du théâtre populaire. Et je me suis dit que les présidents, c’était un support génial pour ça, parce que tout le monde a un affect. On les déteste, on les adore, on a éprouvé des choses pour ces gens », décrit le metteur en scène de 38 ans. Deux autres motivations plus personnelles : la « forte volonté » d’écrire avec l’acteur Julien Campani [qui incarne Jacques Chirac], et celle de rendre hommage à son père, « décédé il y a une petite quinzaine d’années. Il était journaliste, et c’est une manière de poursuivre les discussions que j’avais avec lui », précise-t-il.

    Un projet débuté en 2019 avec le spectacle sur Jacques Chirac, et qui doit s’achever d’ici deux ans par une œuvre finale dédiée à Charles De Gaulle et Georges Pompidou.

    « Traduire l’incarnation du pouvoir en esthétique »

    Cet ensemble prévu pour 2028 racontera l’histoire de « Pompidou jouant sur les ruines de De Gaulle, qui se casse la gueule (sic) en mai 1968. Il y a l’idée que Pompidou a été le premier président après le Général, et qu’il doit donc porter ce costume trop grand ». Si l’Élysée a compté « huit rois » depuis 1958, la série ne comptera, ainsi, que six pièces. « Je mets aussi Hollande et Sarkozy ensemble », explique Léo Cohen-Paperman. « Je trouve qu’ils se répondent bien. Ils n’ont pas été réélus, ce sont les derniers présidents de l’alternance gauche-droite, avant les dix ans de Macron. Et parce que je trouve qu’ils ont tous deux ouvert la page de la question identitaire sur le plan politique. »

    Chaque pièce, indépendante des autres, même s’il existe « des échos entre chacune d’entre elles », possède son propre style, dans une volonté de « traduire une incarnation du pouvoir en esthétique artistique », appuie l’auteur. « J’ai choisi, de manière très instinctive, car ça correspondait à leurs mandats selon moi, l’opéra pour De Gaulle et Pompidou, la tragi-comédie pour Mitterrand, le stand-up pour Sarkozy, le clown pour Hollande, la comédie onirique pour Chirac, le théâtre de vaudeville pour Giscard, la science-fiction pour Macron. Ce sont des genres populaires, des comédies accessibles et humoristiques. »

    La dernière citée, intitulée La thérapie d’Emmanuel Macron, connaîtra ses premières représentations du 3 au 9 novembre à Toulon, où l’artiste et ses comédiens seront en résidence jusqu’à la fin du mois d’octobre. Avant cela, La Vie et la mort de J. Chirac, roi des Français et Génération Mitterrand sont jouées au théâtre Liberté en cette fin de semaine, avec une intégrale, ce samedi (18h). En espérant que le neuvième roi (ou reine) élu en 2027 puisse aussi nous faire rire.

    Programmations et réservations sur chateuvallon-liberte.fr

  • [Entretien] Bertrand Belin : « Chanson et poésie entretiennent un rapport évident »

    [Entretien] Bertrand Belin : « Chanson et poésie entretiennent un rapport évident »

    La Marseillaise : Vous avez dévoilé l’an dernier votre 8e projet musical. Comment tout a commencé ?

    Bertrand Belin : J’avais 12 ans et demi quand j’ai commencé la musique. La guitare m’est apparue comme objet de magie, je m’en suis emparé et c’est devenu pour moi un petit feu vers lequel je suis toujours revenu.

    Depuis, vous évoluez musicalement parlant :
    vous explorez de nouvelles sonorités au fil des disques…

    B.B. : Il y a quelque chose qu’on ne peut pas réduire, c’est notre rapport au monde : il demeure d’un disque à l’autre. D’un album à l’autre, on a quand même envie de porter ce qui fait un peu notre essence. Mais on peut apporter des variétés à la forme, aux couleurs instrumentales, aux mélodies, aux rythmes, que ce soit le plus qualitatif possible. C’est ce que j’ai essayé de faire avec chacun de mes disques, tout en poursuivant une certaine intuition. Rien n’est réellement programmé. C’est un noyau qui me guide, qui se construit à partir de ce que je suis et de ce que ne sont pas mes voisins. On a beaucoup en commun, mais on a aussi quelque chose de propre et c’est ce qui fait les individualités. Quand on fabrique des formes artistiques, ça transparaît dans le processus. On ne peut pas s’inventer et devenir un autre de ce point de vue.

    Vous êtes à la fois auteur et compositeur. Comment articulez-vous ces deux travaux d’écriture ?

    B.B. : En vérité, je ne travaille pas tellement différemment. Quand on fait une maison, il faut savoir en construire le toit, mais aussi les murs. Quand on fait une chanson il faut savoir créer les paroles et la musique. Quand j’écris une chanson je ne sépare pas les deux : j’essaie de faire avancer les deux aspects simultanément et de la façon la plus cohérente possible, en suivant des pistes, des plaisirs, des instincts, des logiques, du sens. Ce n’est pas la seule façon de faire mais pour mes disques, je n’écris jamais sur une musique déjà faite, j’avance petit à petit.

    Vous chantiez « La chanson de Prévert » avec Stephan Eicher, aussi à l’affiche du festival vendredi : quel rapport entretenez-vous avec la poésie ?

    B.B. : J’aime toutes sortes de formes poétiques, y compris celles qui ne sont pas verbales. La poésie est pour moi tout ce qui peut échapper au discours ordinaire informatif, c’est là qu’elle se trouve, aussi, dans des choses techniques. La poésie, je la cherche et je la trouve où je veux. La poésie et le chant entretiennent un lien historique, permanent, concret, radical. Chanson et poème sont historiquement semblables : La Chanson de Roland, c’est un poème, La Divine Comédie, c’est un chant. Avec l’industrie de la chanson, de façon plus récente, on a vu les deux formes se séparer, mais elles entretiennent un rapport évident.

    Qu’est-ce que le public marseillais découvrira sur votre scène lors de la Fiesta des Suds ?

    B.B. : Que le public vienne avec curiosité, on réserve la surprise pour le moment venu. Un concert, c’est ce qu’il y a sur scène, mais c’est aussi le public et la manière dont il se manifeste. On réagit avec lui sur le moment et c’est ce qui fait la beauté du spectacle vivant. Ce n’est pas quelque chose qui est prévisible, immuable. J’ai joué à l’espace Julien au printemps, au cours de cette tournée : ferveur, chaleur humaine, excitation, plaisir… Je me réjouis de venir jouer à Marseille, à l’affiche avec mon camarade Stephan Eicher. Qu’on se fasse plaisir en se rassemblant pour essayer de s’évader, pour faire une pause dans les humeurs et la rudesse du monde.

    Entretien réalisé par Oriane Castan

  • Blessée, Camille Cerutti manquera la saison d’hiver

    Blessée, Camille Cerutti manquera la saison d’hiver

    Le ski de haut niveau est parfois cruel. Il est possible de se blesser gravement sans chuter, sans choc violent et Camille Cerutti en a fait l’amère expérience. La Marseillaise de 27 ans retrouvait la neige, courant septembre, à l’occasion du stage annuel de l’équipe de France, à Ushuaia. Les Bleues n’avaient pas pu skier sur les glaciers suisses durant l’été, car le réchauffement climatique a lourdement détérioré les conditions de neige, même en haute altitude.

    Ce voyage en Argentine doit servir à accumuler les kilomètres avant le début de la compétition, début décembre. Mais le 22 septembre, la fonceuse licenciée à Risoul a subi une rupture des ligaments croisés du genou avec contusion osseuse. Son hiver 2026-2027 ne commencera pas, elle ne pourra pas participer à la Coupe du monde cette saison. Un crève-cœur étant donné que c’est à la réception d’un saut que sa jambe a lâché.

    Elle venait de réaliser son meilleur hiver

    « Franchement, c’est inexplicable. Je pense que ça ne sert à rien de chercher pendant des jours et des jours ce qui s’est passé. Je pense que je n’arriverai même jamais à me l’expliquer », nous racontait la skieuse. Un incident très rare vu la nature du choc. La Suissesse Corinne Suter avait connu pareille mésaventure lors d’une course de Coupe du monde à Crans-Montana, il y a 2 ans.

    Camille Cerutti a été opérée lundi 5 octobre et poursuit sa rééducation dans un centre spécialisé. « Je vais être là pour un moment, le temps de rééduquer mes deux genoux », ajoute-t-elle. Puisque oui, ses deux genoux ont souffert. À gauche se sont rompus les ligaments croisés, à droite son ménisque s’était cassé avant même de partir en stage. La Marseillaise sortait de la meilleure saison de sa carrière avec une 5e place en super-G à Val d’Isère et une 9e place aux JO de Milan, dans la même discipline. « J’avais des gros objectifs pour cette saison, c’est toujours difficile de tout arrêter d’un coup. Mais c’est juste partie remise et ce sera pour l’hiver prochain. »

  • [Entretien] Bruno Mansio : « L’idée est de progressivement faire grandir l’International d’Aix »

    [Entretien] Bruno Mansio : « L’idée est de progressivement faire grandir l’International d’Aix »

    La Marseillaise : Vous affichez presque complet à la veille de l’événement. Comment s’est passée l’organisation en amont ?

    Bruno Mansio : Au départ, on était sur 256 équipes, avec la possibilité de monter à 260, ce qui permettait de rester sur une jauge d’environ 320 jeux, comme l’année dernière. Avec les 128 équipes féminines qui attaquent à 14h, le problème était surtout l’espace. On avait prévu de faire le carré d’honneur dans le bassin du parc, mais ça devenait trop compliqué et on se retrouvait à l’étroit. Un autre événement devait également se tenir à la Boule d’Orbitelle, mais la Ville leur a demandé de partir. On a donc cherché une solution et, en passant devant le stade des Platanes, on s’est dit : pourquoi ne pas déplacer l’événement à l’extérieur ? On a finalement trouvé ce site, qui permet d’installer environ 80 jeux. Comme on avait beaucoup de demandes et qu’on était limités en capacité, l’objectif était de pouvoir accueillir un maximum d’équipes et de satisfaire le plus de monde possible. L’idée est aussi de faire grandir progressivement l’événement. On était à 320 équipes, on a rouvert avec 200 séries supplémentaires.

    De plus en plus d’événements sportifs disparaissent, faute de moyens ou de soutiens. À quel point l’organisation d’un International est difficile ?

    B.M. : Dès lors qu’on a l’appui de la Ville et de ses services, notamment pour toutes les démarches administratives, ça simplifie énormément les choses. Mais le financement reste un vrai défi. Les dotations sont importantes. Rien que pour un Top 1000, les vainqueurs gagnent 1 000 euros chacun, auxquels s’ajoutent les dotations des finalistes. Au total, on est sur un budget qui avoisine les 100 000 euros. Quand on valorise l’ensemble des moyens nécessaires – barriérage, sécurité, éclairage, aménagement des terrains et des carrés d’honneur, prestataires comme Boulistenaute ou Ludax – les coûts s’accumulent rapidement. Rien que l’éclairage représente 5 000 à 7 000 euros.

    La Boule Aixoise a été créée seulement il y a deux ans et demi, et vous faites déjà partie des grandes équipes nationales…

    B.M. : On est fier d’avoir déjà un finaliste du Championnat de France tête-à-tête, des demi-finalistes en doublette et en doublette mixte, ainsi que cinq titres départementaux. On a envoyé plusieurs équipes aux Championnats de France. Il nous manque encore quelques titres, mais ce n’est pas grave. On va continuer à se renforcer et à recruter. Ce qui me rend surtout fier, ce sont nos jeunes. Ils ont remporté pour la troisième fois la finale de La Marseillaise et l’objectif est de les garder et de les accompagner.

    L’avenir de la pétanque passe par la formation des jeunes, selon vous ?

    B.M. : Si on veut que la pétanque soit pleinement reconnue comme un sport, il faut investir davantage dans la jeunesse. Un titre de Champion de France senior viendra, mais ce n’est pas l’essentiel. Le plus important est d’accompagner les jeunes, de leur donner les moyens de progresser et de rester dans le sport. Il faut donc que la Fédération et les comités départementaux se saisissent réellement de cette question. Nous sommes dans un département qui compte environ 12 000 licenciés. Il y a des moyens, mais il faut les investir davantage dans la formation, notamment en accompagnant et en soutenant les éducateurs. C’est là que nous avons encore une vraie marge de progression.

    Comment s’installer durablement au niveau national et rivaliser avec les autres grands clubs de l’Hexagone ?

    B.M. : Il faut mettre les moyens correspondants à vos ambitions. Une saison comme la nôtre représente un budget d’environ 150 000 euros, avec des sponsors, le soutien des institutions et la confiance de partenaires. Quand la Ville nous met à disposition 3,5 hectares du parc Jourdan en nous disant de montrer ce qu’on est capables de faire, c’est un véritable défi, mais aussi une formidable opportunité. Il y a évidemment des clubs, comme Arlanc et Fréjus, qui disposent aujourd’hui de joueurs et de moyens considérables. À nous maintenant de continuer à nous structurer.

    La section féminine se renforce

    Pour sa première saison chez les seniors, Mélissa Marsille a remporté le championnat des Bouches-du-Rhône en doublette mixte avec Michel Hatchadourian, puis s’est hissée jusqu’en demi-finale du championnat de France avec le même bombardier arménien. Pour qu’elle puisse continuer à progresser, la Boule Aixoise a attiré deux joueuses de renom dans ses filets : Séverine Roche, « dont l’expérience et le calme seront précieux pour accompagner les jeunes » et la talentueuse Kaylie Victoor-Demeter, également âgée de 18 ans. « Nous avons déjà une quarantaine de joueuses, mais l’objectif est de constituer un véritable groupe de haut niveau, avec suffisamment de joueuses pour pouvoir aligner plusieurs doublettes et triplettes », souligne Bruno Mansio, président du club aixois.

  • Provence Rugby face à l’obstacle Angoulême

    Provence Rugby face à l’obstacle Angoulême

    Il y en aura des déplacements compliqués durant la saison. Se renbdre au stade Charles-Mathon d’Oyonnax sera d’une difficulté certaine, voyager en Corrèze, jusqu’à Brive, le sera aussi. Ce vendredi, le périple jusqu’en Charente ne sera pas une partie de plaisir. Provence Rugby débarque sur la pelouse synthétique de Soyaux-Angoulême pour le compte de la 6e journée de Pro D2 (19h). L’an passé, les Aixois avaient été surpris d’entrée de saison par les Violets, s’inclinant 28-25. Un premier revers qui n’avait pas permis de débuter du bon pied et les hommes de Philippe Saint-André ont traversé le premier bloc sans être vraiment eux-mêmes.

    Comptablement, les choses ont évolué positivement lors de ces cinq premiers matches de l’exercice 2026-2027. Le cinq sur cinq réussi par Provence Rugby place le club dans le peloton de tête. Mais il y a les chiffres et ensuite la réalité du terrain. Après deux succès convaincants contre Agen et Colomiers, le jeu aixois s’est effrité, de toute évidence.

    Invaincu à domicile

    Les prestations face à Narbonne et Aurillac n’ont pas plu à grand monde et l’ex-sélectionneur du XV de France souhaite une réaction de ses joueurs. « Si tu crois que tu vas gagner un match seulement en portant le maillot de Provence Rugby, ce n’est pas possible. Contre Aurillac, on a été complètement absent dans le combat. On s’est fait défoncer dans les rucks, on a loupé de nombreux placages… » Joris Cazenave apaisait les esprits et semblait faire un bilan plus positif avant d’attaquer cette nouvelle série de matches : « Il n’y a rien d’alarmant, nous sommes en haut du tableau, c’est ce qu’on voulait. »

    La première trêve de la saison a permis de reposer les têtes et les corps, au moins pour quelques jours. Les Noirs se sont ressourcés et ont repris le chemin de l’entraînement avant d’affronter un second bloc à trois déplacements pour deux réceptions. Surtout que Soyaux-Angoulême, 5e du championnat, a été imbattable sur ses terres, depuis le début de la saison. Colomiers, dernier demi-finaliste ? Battu 38-26. Montauban, encore en Top 14 au mois de mai ? Battu 45-7. Agen a subi le même sort en tombant sur le score de 36-22. Le SA XV sera donc un gros morceau.

    Deux changements

    dans le XV

    L’encadrement a décidé d’apporter quelques modifications à son groupe pour cette rencontre, même si elles ne sont pas nombreuses. Nous retrouvons 13 des joueurs titulaires face à Aurillac dans le XV de départ pour ce déplacement en Charente. Seuls les arrières Baptiste Lenoir et Léo Drouet laissent leur place à Finau et Tui. Le tout jeune Paul Cellio-Zwiler est de nouveau aligné, tout comme celui qui a été désigné par ses pairs meilleur joueur de Pro D2 la saison dernière : Setareki Bituniyata. Le Fidjien conserve sa place au centre, alors qu’aucun changement n’est à signaler du côté des avants.

    Les Provençaux font face à de nombreuses blessures mais le recrutement, plus ciblé que lors des précédentes saisons, permet de conserver une densité. Les finisseurs ont été précieux face à Aurillac, les Gambini, Nyemsi ou encore Waqa le seront encore en Charente.

    ANGOULÊME – PROVENCE

    6e journée de Pro D2

    Stade Chanzy (19h)

    Arbitre : Thibault Santamaria

    ANGOULÊME : Darrelatour – Farissier, Proult, Lafon, Rasaku – Botica, Aprasidze – Lemardelet, Sentubery, Texier – Javakhia, Labarthe – Boutemmani, Meite, Balakrev

    PROVENCE : Vareiro – Cellio-Zwiler, Bituniyata, Finau, Tui – Muntz, Coville – Jalagonia, Ardron, Martel – Youyoutte, Zafra – Azar, Latterrade, Julien