Author: tecnavia

  • Quand les chauffeurs VTC se ruent sur les stations balnéaires

    Quand les chauffeurs VTC se ruent sur les stations balnéaires

    Violences verbales et physiques entre conducteurs, délits routiers, escroquerie envers la clientèle… » C’est le constat établi par la préfecture du Var après les remontées de terrain des communes de Saint-Tropez et de Ramatuelle et des professionnels locaux aux prises avec une très « importante présence de VTC extérieurs à la région », précise-t-elle.

    Aussi, « ces deux communes en lien avec les services de l’État ont mis en place des mesures de police administrative pour réguler le transport payant de personnes et limiter l’augmentation du trafic automobile dans le centre-ville et sur la route des plages », indique le représentant de l’État. L’afflux de VTC extérieurs, est considéré par les locaux comme « une concurrence déloyale » d’autant qu’un certain nombre ne respectent pas la réglementation. De récentes opérations de contrôle ont donné lieu à des dizaines de constats d’infraction dans le golfe de Saint-Tropez depuis le premier juin : maraude irrégulière, absence de signalétique ou de vignette, non-apparition de la carte professionnelle ou du macaron ou, carrément, exercice illégal de la profession, sans omettre les infractions au code de la route… Face à cette situation, la sous-préfète de Draguignan recevra ce lundi les représentants de l’union des VTC 06-83 pour réfléchir à des pistes d’actions.

  • [C’est l’été] Les pyramides à Orgon

    [C’est l’été] Les pyramides à Orgon

    Ils étudieront en détail leurs modes de constructions, leurs fonctions, leurs décors et leurs renommées mondiales.

    À partir de 10h. 3 euros par enfant.

    Inscription au 04.90.73.09.54.

  • [C’est l’été] Histoire et architecture au Moyen-Âge à Avignon

    [C’est l’été] Histoire et architecture au Moyen-Âge à Avignon

    Jusqu’à un atelier de création de voûtes en bois, rendez-vous donné au Palais des Papes ce lundi pour une visite-atelier à découvrir à partir de 8 ans.

    Lundi 10 août de 9h30 à 11h30.

    Entre 10 et 20 euros.

  • Sadako Sasaki et ses mille grues aux Correspondances de Manosque

    Sadako Sasaki et ses mille grues aux Correspondances de Manosque

    À quelques semaines des Correspondances de Manosque (23-27 septembre), les militants du Mouvement de la Paix peaufinent leur participation à l’un des grands rendez-vous culturels de la rentrée. Réunis début août, en cette période de commémoration des bombardements de Nagasaki et Hiroshima, les membres du comité de Manosque et ses environs, ont préparé leurs futures rencontres avec le public qui se feront autour d’un livre sur les mille grues.

    Réponse de paix

    Lors de cette réunion de travail, François Bettus a présenté l’ouvrage aux participants. « L’objet est d’aborder une réponse de paix dans un monde belliciste où montent les risques de guerre », a-t-il expliqué. Si de nombreux ouvrages ont popularisé la légende des mille grues, L’histoire authentique de Sadako Sasaki et des mille grues s’en distingue par son approche documentaire.

    Écrit par Sue DiCicco avec Masahiro Sasaki, le frère de Sadako, il retrace à partir de témoignages familiaux le destin authentique de Sadako, victime indirecte du bombardement atomique d’Hiroshima. Âgée de deux ans lors de l’explosion de la bombe en 1945, elle développera dix ans plus tard une leucémie liée aux radiations. Avant sa disparition à seulement douze ans, elle confectionnera plus d’un millier de grues en papier, inspirée d’une légende japonaise selon laquelle la réalisation de mille grues permet de voir son vœu exaucé.

    Cette biographie restitue le parcours de cette jeune survivante devenue un symbole mondial de paix et de lutte contre l’arme nucléaire. Au Japon, la grue, ou tsuru, est associée à la longévité, à la sagesse et à la paix. L’histoire de la jeune fille a traversé les frontières et fait aujourd’hui partie des récits emblématiques du combat contre la guerre nucléaire. Le Mouvement de la Paix entend s’appuyer sur cette histoire pour sensibiliser le public et les plus jeunes puisqu’une action complémentaire est envisagée dans les écoles du territoire.

    Le comité local installé à la Maison des associations de Manosque, s’inscrit dans l’histoire du Mouvement de la Paix, né en 1948 et engagé en faveur du règlement pacifique des conflits et de la promotion d’une culture de paix. Avec un objectif : défendre les valeurs de dialogue, de solidarité et de coopération internationale.

    Les militants du comité local seront présents sur les Correspondances les jeudi 24 et samedi 26 septembre à la salle annexe du Café du coin. Ils proposeront des lectures d’extraits du livre ainsi qu’un atelier d’origami permettant au public de réaliser ces fameuses grues en papier. Une manière originale d’associer littérature, mémoire et engagement citoyen et de rappeler que les messages de paix portés par l’histoire de Sadako Sasaki conservent aujourd’hui toute leur résonance dans un contexte international marqué par de nombreux conflits.

  • Clara Entresangle, néophyte dans la cour des grandes

    Clara Entresangle, néophyte dans la cour des grandes

    Le demi-fond français est en train d’entrer dans une nouvelle dimension. Du 800m au 5 000m, les Tricolores brillent et se font une place de choix sur la scène internationale. L’année 2026 ne déroge pas à la règle et un nouveau phénomène a fait son apparition au sommet des bilans. Son nom ? Clara Entresangle. Son âge ? 21 ans. L’athlète de Cavaillon est spécialiste du 3 000m steeple, mais elle ne se contente pas de répéter ses gammes sur cette seule discipline.

    Cette saison est, pour la Vauclusienne, celle de l’explosion. Championne du monde universitaire de cross, recordwoman de France U23 du 10km et du 3 000m steeple, elle a également réalisé deux fois les minima français sur cette dernière distance. Des performances de choix et une participation à sa première compétition élites avec l’équipe de France : les championnats d’Europe de Birmingham. La principale intéressée explique ce qui lui a fait gagner 30 secondes sur son record personnel. « On a changé des choses dans l’entraînement avec Papa. On a fait plus de volume, donc ça m’a fait énormément progresser sur le fond et ça, on s’en est rendu compte avant cet été, sur les saisons de cross et de route. Quand on a vu ma progression sur le 10km et le 5km, on savait déjà que la progression allait suivre. »

    « Papa », c’est Nicolas Entresangle. Le duo père/fille est également un duo athlète/entraîneur. Une association saine et une construction de saison qui a permis cette hausse des performances. « Cette saison est très riche, dans la mesure où chaque fois qu’on a pointé un objectif, ça s’est soldé par une belle réussite. Ça ne fait que nous encourager là-dedans, tout en étant quand même mesuré car le corps humain n’est pas une machine. Elle a vécu une petite blessure il y a deux ans avec des fractures de fatigue, donc on ne veut pas retomber là-dedans », détaille le paternel.

    Le Top 5 à Birmingham ?

    Cette multitude de distances où s’aventure Clara Entresangle, quelque chose qui plaît à la jeune athlète fraîchement signée par Nike. « J’aime bien pouvoir toucher à tout, faire des efforts un peu différents et varier », dit-elle simplement. Cette dernière débute au niveau continental dès ce lundi, avec les séries du 3 000m steeple. Son père explique la difficulté de performer en championnat : « Elle est 5e européenne mais le problème d’un championnat, c’est que ça ne se court jamais au train. On ne peut pas se dire, tu cours à telle allure et tu fais cinquième. Ce serait trop beau. Top 5, ce serait déjà exceptionnel vu son âge. »

    L’athlète, elle, « n’appréhende pas trop » et espère « déjà passer en finale et, forcément, aller chercher la meilleure place possible ».

  • [Tour de France] Demi Vollering s’offre un second sacre à Nice

    [Tour de France] Demi Vollering s’offre un second sacre à Nice

    Vendredi, sa nouvelle défaillance dans l’ascension du Ventoux a été celle de trop.

    Reléguée à plus d’un quart d’heure du podium, exténuée et démoralisée, Pauline Ferrand-Prévot, victorieuse en 2025, n’était pas au départ de Sisteron, samedi, pour l’avant-dernière étape du Tour féminin. « Pauline ne se sentait pas bien ce matin. Après consultation avec l’équipe médicale, il a été décidé qu’elle ne s’élancerait pas aujourd’hui. Nous souhaitons à Pauline un prompt rétablissement ! », avait annoncé son équipe Team Visma-Lease a Bike Women dans un message publié sur son compte X.

    Sans elle, le peloton a donc rallié Nice samedi, à l’occasion d’une avant-dernière étape qui aurait pu sourire à Maëva Squiban. La Française a été une des principales animatrices de la journée. Mais une lourde chute dans la descente de la côte de Colomars a annihilé ses ambitions. Elle a pu terminer l’étape, gagnée par Demi Vollering, mais a été admise à l’hôpital de Nice.

    Au général, en s’imposant samedi, la championne d’Europe Demi Vollering a pris le maillot jaune à Kasia Niewiadoma. La Néerlandaise a attaqué la dernière étape, une boucle autour de Nice et quatre ascensions du col d’Eze, avec 8 secondes d’avance sur la Polonaise. Promesse d’une ultime journée à couteaux tirés entre les deux leaders du général. Alors qu’à 1 minute 12 secondes, Marlen Reusser pouvait encore espérer les coiffer au poteau.

    Reusser, la chute fatale

    Mais en chutant dans les premiers kilomètres de la boucle autour de Nice, la Suissesse a abandonné ses derniers espoirs, laissant, Kasia Niewiadoma et Demi Vollering s’expliquer pour la victoire finale. La Néerlandaise ne devait pas faire dans la dentelle.

    Après avoir contrôlé la course dès les premiers kilomètres. Avant de placer une attaque dans la quatrième ascension du col d’Eze. Kasia Niewiadoma, qui avait tenu bon jusque-là, ne pouvait pas prendre la roue de la porteuse du maillot jaune. Cette dernière lui rendait la monnaie de la pièce de l’étape du Mont Ventoux, augmentant son avantage à chaque chronométrage de contrôle. L’avantage de Demi Vollering dépassera finalement la minute, une fois franchie la ligne à Nice. Mais sa dauphine du jour n’était pas la Polonaise, devancée par l’Italienne Paula Biais. Les deux pointant à une minute quatre secondes de la gagnante du jour, qui fait ainsi un coup double.

    Demi Vollering s’offre sa seconde victoire dans la Grande boucle. La Néerlandaise montrant une belle régularité, avec trois deuxième place (2022, 2024, 2025) et désormais deux succès (2023, 2026), en cinq participations. Kasia Niewiadoma et l’Italienne Elisa Longo-Borghini complètent le podium.

  • Le club d’escrime du Pays d’Aix a bouclé son stage de niveau mondial

    Le club d’escrime du Pays d’Aix a bouclé son stage de niveau mondial

    Ils sont venus de Chine, Allemagne, Corée du Sud ou encore des États-Unis.

    Au total, ils étaient un contingent de 80 tireurs, attirés à Aix-en-Provence par la même passion : l’escrime. Ou plutôt le fleuret, arme qui est enseignée au sein du club d’Escrime Pays d’Aix. Et dont le savoir-faire en matière de formation a largement dépassé les frontières de l’hexagone. D’où ce stage international qui a permis à ses participants de goûter au haut niveau.

    Car les maîtres d’armes qui ont assuré les séances avaient chacun un sacré palmarès. Étaient présents, lors de cette semaine d’exception, Aymeric Clos, entraîneur de l’équipe de France, Armand Spichiger (champion de France en titre), Maximilien Chastanet (médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Paris), Amir Shabakehsaz (ancien entraîneur de l’équipe de France) ou encore Chiara Cini, vice-championne du monde de fleuret.

    Les jeunes tireurs qui avaient fait le voyage auront vécu une belle expérience d’excellence et d’opposition internationale.

    Retour du Licciardi

    À noter : club formateur par excellence, l’Escrime Pays d’Aix prépare aussi le retour du Challenge Licciardi. Disparu depuis 2 ans, il reviendra début novembre au Val de l’Arc à l’occasion d’une Coupe du monde junior et cadette féminine.

    En attendant la rentrée, le club propose des leçons d’initiation gratuites tout le mois de septembre, pour tous de 4 à 77 ans.

  • Près de 2 000 fadas de sardines sur le Vieux-port de Marseille

    Près de 2 000 fadas de sardines sur le Vieux-port de Marseille

    Alléchés par l’odeur de 440 kg de grillades relevées selon la tradition par le jus de 500 citrons dans une ambiance musicale et festive, les Marseillais et les touristes n’ont pas boudé leur plaisir. Prochain rendez-vous gustatif samedi 29 août pour une soirée Kouss-Kouss.

  • Deux minotes en 4L pour un rallye humanitaire

    Deux minotes en 4L pour un rallye humanitaire

    Sur le parking de la place du Jaï à Marignane, cette petite voiture blanche iconique détonne à côté des gros SUV devenus la règle en matière automobile. À bord d’une Renault 4 – que tout le monde appelle 4L du nom d’une de ses versions – Marine Proto et Juliette Wharmby. Ces deux étudiantes de 22 ans, respectivement infirmière puéricultrice et ingénieure en agroalimentaire, sont inscrites comme équipage 663 pour la 30e édition du rallye étudiant 4L Trophy en février 2027. Elles relieront Marseille à Marrakech en deux semaines, dont dix jours de rallye, en près de 3 300 kilomètres, sans le retour.

    Le but de cette aventure est d’amener des fournitures scolaires à Merzouga, au Maroc. « C’est à but humanitaire, on doit prévoir au minimum un sac à dos rempli de fournitures ainsi qu’un sac de sport rempli d’affaires de sport », détaille Marine Proto, « tout ce qui est alimentaire est limité à 10 kg et sera donné à la Croix-Rouge à Biarritz », point de départ de la course.

    « Pas là pour la vitesse »

    C’est une véritable compétition automobile. « Sans GPS, ni téléphone, juste une carte papier, juste une boussole et le roadbook », explique Marine Proto. « Celui qui fait le moins de kilomètres gagne », poursuit-elle, en cas de panne, il faudra compter « sur la famille ou sur l’aide des autres équipages ». « Il y a beaucoup d’entraide, même si c’est une course, on n’est pas là pour la vitesse », ajoute Juliette Wharmby.

    De toute façon, la Renault 4 n’est pas une Formule 1. « C’est le châssis qui compte », estime l’ingénieure, quand bien même sa collègue est « franchement surprise, elle marche super bien, même en montée ! On est allé faire des photos à la Sainte-Victoire », illustre-t-elle. Normal, elles ont choisi le plus gros moteur : « Le Cléon-fonte de 1 100 cm3, on ne voulait pas le Billancourt », plus ancien, développe-t-elle. Achetée en mars, « à Aubagne, l’annonce postée à 9h30, j’ai appelé à 9h32 », se rappelle Marine Proto. Révisée pour la route, l’idée était « de la faire rose pâle, mais vu la carrosserie nickel on va juste mettre des stickers », poursuit-elle. Juliette Wharmby aimait déjà les voitures anciennes. « On est amies depuis le collège et on voulait refaire une aventure ensemble », retrace-t-elle. « C’est elle qui m’a embarquée », reconnaît Marine Proto, qui depuis « se passionne » pour les anciennes. La passion incombe de chercher les financements pour un budget total estimé à 13 500 euros via sponsoring, loto et cagnottes. La course est aussi contre la montre pour le départ dans 6 mois.

  • Tous à l’eau pour les Olympiades du Grand Bleu à Marseille

    Tous à l’eau pour les Olympiades du Grand Bleu à Marseille

    Une journée autant festive que sportive pour ces enfants qui n’ont pas tous bénéficié d’un départ en vacances. Mais c’est avec un engouement visible et sonore qu’ils ont pris celui de la course ce samedi 8 août. Dix équipes se sont affrontées en paddle géant, kayak, pirogue, natation et match de water-polo à l’occasion de la 6e édition de ces Olympiades.

    « La plage c’est nul, ici on s’amuse mieux ! », assure Inès, 12 ans en plein briefing avec Roudayana et Naila et Nesrine. Gilets de sauvetage endossés, le petit équipage s’apprête à grimper dans le kayak. Comme la plupart de ces jeunes venus des cités Font-Vert, Le Mail, Campagne Lévêque, Jean-Jaurès, Consolat, la Calade ou Frais-Vallon, elle connaît bien l’association : « C’est eux qui m’ont appris à nager. »

    Alors que le top départ est donné par le moniteur, sur le quai de la base, les autres compétiteurs hurlent des encouragements. Téléphone en main, trois mamans filment la progression, quelque peu hasardeuse, des deux paddles de dix places lancés à grands coups de pagaies. « Mon fils est là, désigne Rania. On est adhérents du Grand Bleu depuis trois ans. Tous les samedis on vient, on s’éclate. C’est gratuit. Sinon on ne pourrait pas, les activités nautiques, c’est 25 euros la demi-heure », souligne-t-elle. Rania s’est aussi jetée à l’eau grâce aux cours de natation destinés aux adultes. « J’étais phobique de l’eau. Maintenant je suis à l’aise. » S’il faut poursuivre le redressement du plan piscines à Marseille, contrairement aux idées reçues, « on peut apprendre à nager dans la mer », atteste Brahim Timricht, président du Grand Bleu.

    Quartiers d’été plébiscités

    Isabelle Epaillard, préfète déléguée pour l’égalité des chances fait le tour des animations nautiques, soutenues depuis 2021 par l’État. « Dans le cadre des quartiers d’été, nous déployons cette année plus d’un million d’euros pour financer 272 actions. On rouvre aussi les centres sociaux avec la Ville pour un maximum d’activités pour tous », précise-t-elle. Cet été, vu de la base de Corbière, le niveau de natation des Marseillais semble remonter.

    Au loin, près du terrain flottant de water-polo, cinq rameurs à la mer. La pyrogue rouge a chaviré. Sur la rive, L’équipe Aquaman peaufine sa stratégie pour affronter les Warriors en paddle. À son bord Elissa aborde l’épreuve en battante, « grave emballée » par sa deuxième sortie avec l’association. Elle n’a plus de voix à force de rire et crier. Dans le petit bassin, sous l’œil d’un moniteur, sa fille s’égaye avec sa « nouvelle copine ».