Author: tecnavia

  • En Provence, les agriculteurs étouffent

    En Provence, les agriculteurs étouffent

    « On souffre physiquement et mentalement, on se demande combien de temps ça va durer… » souffle Emilie Loison, épuisée. Installé depuis 2016 dans les Bouches-du-Rhône, à la ferme Saint Joseph à Peyrolles, le couple, Emilie et son compagnon Roger, qui l’a rejointe en 2022, produit des tomates, des haricots, du fromage de chèvre ou encore de la viande de chèvre dont le cheptel s’élève à une centaine d’individus.

    Les deux producteurs exercent déjà un métier d’ordinaire difficile. Mais ils voient les difficultés s’accumuler au quotidien depuis le début de la canicule et de la sécheresse. « Pour les animaux, c’est très compliqué. En temps normal, je fonctionne quasi exclusivement au pâturage, je ne leur donne presque pas de foin. En ce moment, tout est grillé dans les prairies, il n’y a rien à manger, alors je n’ai pas le choix, je dois acheter du foin. Mais comme nous sommes nombreux dans ce cas, fatalement, les prix grimpent. Ajoutez à cela qu’avec la chaleur, les chèvres produisent aussi moins de lait, au bout du compte, cela me coûte plus cher et me rapporte moins. »

    Pour les cultures, c’est aussi pénible, explique Roger, son compagnon : « Normalement en cette période, je suis envahi de tomates, là c’est sec, il n’y en a pas ou alors très peu » explique-t-il en montrant ses serres dans lesquelles on ne distingue pas ou très peu de fruits. Il poursuit : « Les pertes sont conséquentes, environ 40%, et pourtant, nous ne sommes pas les plus mal lotis. Nous avons la possibilité d’irriguer grâce à notre proximité avec le canal de la Durance, mais ce n’est pas suffisant. Toutes les cultures subissent cette sécheresse : mes haricots verts, eux, sont petits, courbés, secs ».

    Au-delà des difficultés de production, le facteur humain, lui aussi est mis à rude épreuve. Les deux producteurs expliquent se lever le plus tôt possible le matin pour travailler au frais, et terminer tard pour tenter de retrouver de la fraîcheur. « On est tous très fatigués. Cette année, les fortes chaleurs ont commencé très tôt. Début juillet j’étais déjà à bout comme si j’étais fin août. Et tous les producteurs autour de nous le disent. Si on ajoute à ça le stress de ne pas savoir si nos plantes vont survivre et quelles solutions on va trouver pour notre élevage, c’est vraiment éreintant ».

    Pour s’adapter au réchauffement du climat, Emilie et Roger, adhérents à la Confédération paysanne, ont adopté une agriculture durable. « Ce sont des fermes à taille humaine, pas forcement petites en termes de surface mais loin du modèle intensif. C’est aussi et surtout un modèle qui respecte la nature, la terre, l’air, l’environnement et l’humain qui y travaille. Le tout idéalement en bio. C’est un modèle qui, aujourd’hui, résiste un peu mieux à la sécheresse, aux canicules. »

    Pourtant, la confédération paysanne s’est vue retirer 42% de ses subventions par la Région suite au changement de la clé de répartition au profit des syndicats agricoles productivistes FNSEA et Coordination Rurale. Mais le maraîcher insiste : « On va devoir s’adapter à des températures de plus en plus chaudes et sèches. Selon moi c’est une question que la future génération d’agriculteurs doit absolument se poser si elle veut perdurer ».

    Autre point d’inquiétude des agriculteurs, le risque croissant d’incendie. Chaque année dans toute la France, des centaines d’hectares de cultures partent en fumée. Mais l’agriculture paysanne répond aussi à la problématique, notamment avec des solutions d’entretien des forêts : « Nous, on milite pour une installation de bergers dans les forêts pour entretenir ce qui ne l’est plus depuis des décennies. Malheureusement on est très freinés là-dessus… »

    Pour l’heure Émilie et Roger continuent de travailler toujours plus, pour limiter les conséquences de la sécheresse.

    Louis Golliot

    EN BREF

    50%

    Une commune sur deux de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) a connu au moins un arrêté sécheresse lors de l’épisode historique de 2022, d’après une étude réalisée par l’Insee. La même année, deux habitants sur trois de la région ont été touchés par des restrictions d’eau au pic du mois d’août.

    130 jours

    Selon les projections de Météo-France pour la région Paca, le nombre de jours où les sols seraient en situation de sécheresse atteindrait 130 jours par an en 2050, contre 101 jours sur la période de référence 1976-2005.

    Soit près d’un mois supplémentaire de sécheresse chaque année.

    + 2,2°C

    D’après les mêmes projections, la température moyenne annuelle augmenterait en Paca de 2,2 °C à l’horizon 2050. À l’échelle nationale, la hausse serait de 2,1 °C pour la même échéance. L’augmentation serait de 3,7 °C à l’horizon 2100, contre 3,4 °C pour la France hexagonale.

    – 10%

    Du côté des précipitations, à l’horizon 2050, en Paca, les pluies estivales (juin-juillet-août) diminueraient de 10 % selon Météo-France. La baisse serait de 18 % à l’horizon 2100.

    En revanche, le cumul de précipitation en hiver (décembre-janvier-février) augmenterait de 19 %.

  • Haribo pollue les eaux de Marseille

    Haribo pollue les eaux de Marseille

    Y a-t-il trop de Haribo dans les eaux usées de Marseille ? Tandis que les salariés du site de production des Arnavaux (14e arr.) ont entamé vendredi leur 7e semaine de grève pour de meilleurs salaires (notre édition du 07/08) et ont manifesté ce lundi à l’entrée du magasin de l’enseigne à Plan-de-Campagne, les rejets du confiseur allemand dans l’assainissement collectif marseillais sont eux dans le viseur des services de l’État. Le 10 juillet dernier, le préfet de région Jacques Witkowski a en effet mis en demeure l’entreprise de respecter dans un délai de deux semaines les valeurs limites imposées pour rejeter les eaux industrielles dans les égouts de la ville, sous peine d’une amende administrative pouvant s’élever jusqu’à 45 000 euros. S’y ajoute la prescription de réaliser une nouvelle étude ainsi que des travaux de mise en conformité de ses installations de traitement, d’ici à la mi-avril 2027.

    L’entreprise a été épinglée à l’occasion d’une inspection menée le 4 mai dernier sur le site du boulevard du Capitaine-Gèze. « À l’issue de la visite, il est constaté que les effluents aqueux du site sont régulièrement non conformes aux valeurs limites autorisées », alertent les fonctionnaires dans le rapport publié trois semaines plus tard, que La Marseillaise a pu consulter.

    Lors de l’inspection, l’industriel assurait pourtant que les eaux non conformes, et notamment celles issues du lavage des machines contenant amidon, sirops et colorants, sont stockées à part pour être traitées à l’extérieur, et que seules les eaux conformes étaient orientées vers la station d’épuration de la ville après un premier traitement. Mais selon les résultats des analyses réalisées par le confiseur lui-même, sur un an, la valeur maximale des matières solides en suspension dans les eaux rejetées dans les égouts a été dépassée sur onze semaines, dont cinq semaines avec le double de la valeur limite d’émission. Idem pour la demande chimique en oxygène, qui permet de mesurer la pollution organique : pour le seul début du mois de mars 2025, les valeurs limites quotidiennes ont été dépassées à onze reprises. « Le prétraitement mis en place et le tri avant rejet en station d’épuration ne sont pas efficaces ou insuffisants », cingle le rapport d’inspection.

    Pas d’analyse

    des micro-polluants

    Le constat est d’autant plus sévère que les analyses produites par le fabricant de bonbons sont insuffisantes pour les services de l’État. « L’inspection a constaté l’absence d’autosurveillance périodique portant sur les micropolluants et substances dangereuses dans les rejets aqueux », écrivent les agents, qui pointent aussi l’absence de mesures des émissions totales de phosphores et d’azote dans les réseaux d’assainissement.

    Surtout, ils ont constaté sur place que l’une des deux stations d’épurations « Pollux » présentes sur le site, qui devait traiter les eaux de lavage des machines, avait été supprimée, sans même que la préfecture n’en soit informée. « L’eau de lavage des machines, avec des morceaux de gélatine, des colorants, devait partir par citernes quand il y avait trop d’impuretés, parce qu’ils n’arrivaient pas à la retraiter, explique-t-on du côté de la CGT du site. Alors ils ont préféré installer des bacs de rétention d’eau avec des électrovannes pour les envoyer à des sociétés qui retraitent les eaux, cela revient moins cher pour l’entreprise. » Avec ce nouveau système, seules les eaux de nettoyage des sols devaient être traitées pour être rejetées dans les égouts. « Nous ne reversons plus la gélatine dans “Pollux” normalement, poursuit-on au sein du syndicat. Mais parfois, cela arrive encore, parce que le bac de rétention d’eau est plein… »

    Alors la préfecture a haussé le ton, et ordonnait ce 10 juillet à l’entreprise de respecter ses valeurs limites d’émission des eaux usées dans le réseau d’assainissement dans un délai de deux semaines, de réaliser des analyses des substances dangereuses dans un délai d’un mois, de réaliser les travaux de mise en conformité dans un délai maximal de neuf mois, après publication d’un rapport d’étude sur les causes des pollutions. Quant à l’industriel, sollicité, il n’a pas donné suite.

  • Des signaux d’alarme en cascade

    Des signaux d’alarme en cascade

    « Nous n’avons pas connu un tel climat de notre vivant et peut-être même pas depuis l’avènement de notre civilisation. » Le constat alarmant de Carlo Buontempo, directeur de l’Observatoire européen de la sécheresse, Copernicus, se traduit dans notre région par
    un état calamiteux des cultures, notamment des fruits et légumes, mettant en grande difficulté les paysans. Combien de temps faudra-t-il pour une prise de conscience se traduisant par un changement radical de modèle agricole et de système économique autre que capitaliste ?

    Car ces vagues de chaleur extrême vont devenir la norme. La sécheresse et la canicule sont symptomatiques d’un climat qui se réchauffe durablement et rapidement. Selon Copernicus « l’Europe occidentale a connu son début d’été le plus chaud jamais enregistré, avec une période juin-juillet à un niveau record ». Idem pour les océans qui ont aussi atteint en juillet 2026 « des niveaux de chaleur inédits pour ce mois ».

    Nappes au plus bas

    La ressource en eau se raréfie. Ainsi, en France, deux tiers des nappes phréatiques sont sous la normale. Au 1er août, « la quasi-totalité (94%) des réserves souterraines métropolitaines en eau présente des niveaux en baisse » a déclaré lundi le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Autre constat : Selon une analyse de l’Agence France presse, « Environ 95% du territoire métropolitain français ont été touchés par la sécheresse en juillet ». Combien faudra-t-il de signaux d’alarme pour réagir ? Outre les agriculteurs, en première ligne, l’écrasante majorité des citoyens, classes populaires en tête, subissent une situation qui n’a rien de fatal.

  • Le député Charles Alloncle ne sera pas poursuivi

    Le député Charles Alloncle ne sera pas poursuivi

    Charles Alloncle s’en tire sans dommage. Soupçonné de prise illégale d’intérêts et trafic d’influence, le député d’extrême droite (UDR) du Gard ne sera pas inquiété par la Justice. La plainte qui avait été déposée en mai par l’association AC!! Anti-corruption a été classée sans suite, le 3 août, par le parquet national financier.

    L’avocat de l’association soutenait que le rapporteur de la commission sur l’audiovisuel public avait, au cours de ses auditions (d’octobre 2025 à avril 2026), influencé les débats en posant des questions suggérées par la direction de Lagardère News, dans leur intérêt commun.

    Deux autres plaintes en cours

    Le parquet national financier a estimé que la qualification pénale de « prise illégale d’intérêts » ne pouvait être appliquée à une commission d’enquête parlementaire. Charles Alloncle est aussi lavé des accusations de trafic d’influence. « La perception d’un avantage indu par Charles Alloncle n’est pas apparue suffisamment étayée pour justifier l’ouverture d’une enquête pénale », s’est justifié le parquet national financier. Selon lui, la position du député Ciottiste n’est pas « incompatible avec la simple expression de positions politiques ».

    Suite aux révélations du quotidien Le Monde, Charles Alloncle avait pourtant avoué avoir reçu de Lagardère News (comme d’autres députés) une liste de questions à poser en commission. L’élu gardois soutient ne pas les avoir utilisées et avoir respecté son « indépendance la plus stricte ». Aux dires de nombreuses personnes auditionnées, sa posture lors des auditions était pourtant marquée par « une hostilité systématique envers l’audiovisuel public (…) identique à celle suggérée par le groupe Bolloré dans ses listes », soutenait la plainte. Il était même reproché Charles Alloncle de vouloir privatiser l’audiovisuel public.

    Le député d’extrême droite reste visé par deux autres plaintes. L’une (contre X) par l’animateur Nagui pour cyberharcèlement suite à un « raid numérique » et des « menaces de mort ». L’autre, déposée par La Maison des potes, est relative à sa participation à un groupe Facebook privé « Jordan Bardella », pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à raison de l’origine » et « injure publique à caractère raciste ».

  • La difficile union de la gauche dans le Gard

    La difficile union de la gauche dans le Gard

    Il y aura donc bien trois listes à gauche pour les prochaines élections sénatoriales dans le Gard. Si cette désunion avait déjà permis à la droite de remporter le troisième siège il y a six ans, le scénario pourrait se répéter en septembre. Car le sénateur sortant Denis Bouad n’a pu unir que les socialistes, les communistes et les radicaux. Son ancienne alliée Carole Bergeri a reçu le soutien de Place publique et les insoumis ont choisi Jean-Baptiste Thibaut, adjoint au maire du Vigan pour mener une liste.

    Si la constitution de cette liste côté insoumis a été longue à être officialisée, le mouvement a annoncé sa candidature le 31 juillet dernier. Derrière Baptiste Thibaut, la liste est constituée de Marie-Pierre Vaselli (conseillère municipale de Sauveterre), Xavier Ségura (conseiller municipal de Montaren), Audrey Bonnet (militante alésienne) et Christophe Clément (conseiller municipal de Sommière). Si cette liste n’a que peu de chances d’engranger les voix tant LFI est peu représentée parmi les élus du territoire, elle souhaite « porter le programme de rupture du Nouveau front populaire » et détaillera « le programme à la rentrée ».

    Écolos et Unitaires restent en retrait

    La France insoumise dans le Gard avait pourtant l’occasion d’ouvrir sa liste à d’autres formations. Des discussions ont eu lieu avec les Unitaires Gard (L’Après, Debout, Génération.s) mais LFI a finalement refusé sous prétexte que tous les accords devaient se passer au niveau national. « Par manque d’ouverture, notre bord politique se retrouve coincé entre une démarche solitaire de la France insoumise, un regroupement du traditionnel duo gardois PS/PCF et potentiellement, une troisième liste isolée », écrivent-ils.

    Des échanges ont également animé les dernières semaines avec Carole Bergeri et Denis Bouad mais aucun accord n’a pu être trouvé. « Les unitaires ne peuvent soutenir une liste basée uniquement sur des calculs arithmétiques, qui ne reflète pas l’union de la gauche, qui ne porte pas les convictions environnementales fortes nécessaires pour faire face aux enjeux majeurs de notre temps », ajoutent-ils.

    Une position partagée par les Écologistes qui étaient en négociation pour obtenir une place sur la liste de Denis Bouad. Mais le socialiste a finalement refusé car les profils des candidats proposés (qui n’étaient pas des grands électeurs et qui avaient perdu les élections municipales d’après lui) ne lui convenaient pas. Dans un communiqué, les Écologistes du Gard affirment de leur côté qu’ils n’ont pas souhaité figurer sur cette liste « en raison de l’abstention de Denis Bouad lors du vote de la loi “urgence agricole“ au Sénat ».

    « Cette liste a été présentée en conférence de presse sans que les Écologistes du Gard ne soient informés ni invités. Nous déplorons de telles pratiques, et qui plus est, s’ajoutent à une composition de la liste qui nous paraît déséquilibrée et peu représentative de la diversité de notre territoire et de ses enjeux », précisent-ils, tout en ajoutant que si un accord national est signé entre le PS, le PCF et les Écologistes, ils le respecteront. « Nous nous félicitons de la présence de Cathy Chaulet en position éligible sur cette liste », ont-ils tout de même reconnu.

    Mais dans la situation actuelle, ni les Écologistes, ni les Unitaires Gard ne donneront de consigne de vote. Une division qui pourrait donc coûter très cher en septembre.

  • [Passerelle interculturelle] Beijing et Paris : protéger les villes anciennes sans les figer

    [Passerelle interculturelle] Beijing et Paris : protéger les villes anciennes sans les figer

    Beijing et Paris sont deux capitales anciennes, mais elles ne racontent pas leur histoire de la même manière. À Beijing, la vieille ville se reconnaît à ses murs rouges, à ses toits gris et à ses hutong qui s’étendent autour de la Cité interdite. À Paris, elle apparaît le long de la Seine, dans les façades en pierre, les passages, les places, les cafés et les immeubles serrés les uns contre les autres.

    À Beijing, l’histoire est visible à une échelle impressionnante. La Grande Muraille serpente dans les montagnes au nord de la capitale. Au centre de la ville, les murs rouges et les toits dorés de la Cité interdite rappellent plusieurs siècles d’histoire impériale. Plus au sud, le Temple du Ciel, avec sa silhouette circulaire, reste l’un des paysages les plus reconnaissables de Beijing.

    Ces monuments ne sont pas isolés. Ils s’inscrivent dans un vaste ensemble historique organisé autour de l’axe central de Beijing, qui traverse la capitale du nord au sud. La Cité interdite, la place Tian’anmen, les anciennes tours de la Cloche et du Tambour, les temples et les quartiers traditionnels composent une structure urbaine unique. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 2024, cet axe raconte plusieurs siècles d’histoire politique, architecturale et culturelle chinoise.

    Concilier le charme de l’ancien et le confort moderne

    Mais le charme du vieux Beijing ne se trouve pas uniquement dans ses grands monuments. Il apparaît aussi dans les hutong, ces ruelles étroites bordées de maisons traditionnelles à cour carrée, les siheyuan. On y découvre une ville plus intime : des habitants assis devant leur porte, des vélos appuyés contre les murs gris, de petites boutiques, des arbres qui dépassent des cours et des voisins qui se connaissent depuis longtemps.

    Pendant des années, de nombreuses maisons de hutong ont souffert du vieillissement et d’un manque d’équipements. Certaines étaient mal isolées, difficiles à chauffer ou dépourvues d’installations sanitaires adaptées. Protéger ces quartiers ne pouvait donc pas signifier les conserver exactement dans leur état ancien.

    Beijing a restauré et rénové de nombreuses maisons dans les hutong. Les toitures, les murs et les cours ont été réparés, tandis que les réseaux d’eau, de chauffage et d’électricité ont été améliorés. Ces travaux cherchent à préserver l’apparence traditionnelle des ruelles et des siheyuan, tout en rendant les logements plus sûrs et plus confortables.

    Les hutong attirent également des habitants étrangers. Certains choisissent de vivre dans une maison à cour plutôt que dans un immeuble moderne. Ils apprécient le calme des ruelles, les relations de voisinage et la possibilité de découvrir Beijing au plus près de la vie locale.

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises ou des sujets sur les deux pays, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • [C’est l’été] Les marmites du diable à La Faurie

    [C’est l’été] Les marmites du diable à La Faurie

    Et parmi ceux-ci, les marmites du Diable sont un spectacle à ne pas manquer. Sur la commune de La Faurie, à vingt minutes de voiture de Veynes, le torrent de Durbonas a creusé de curieuses cavités rondes dans la roche. L’eau court ainsi entre ces vasques naturelles dont la couleur oscille entre l’ocre et l’albâtre tandis que le torrent, vire du jade au bleu turquoise. Depuis le parking des Marmites, une boucle de 6km permet de rejoindre le monastère orthodoxe de Dormition-de-la-Mère-de-Dieu, et, à quelques minutes en voiture on peut aussi aller arpenter le sentier des falaises des Gorges d’Agnelles.

  • [C’est l’été] Lecture : «Le goût des pères»

    [C’est l’été] Lecture : «Le goût des pères»

    Du passé le plus lointain, pour ne citer que Sophocle, à l’évolution contemporaine, les auteurs n’ont cessé d’en faire l’objet de leur admiration (parmi lesquels Hugo, Michelet, Colette et Pagnol), de leur angoisse (le spectre du père assassiné de Hamlet), ou de leur pitié (souvenons-nous du Père Goriot abandonné par ses filles). Fabienne Alice, experte en anthologies littéraires, vous présente une trentaine d’entre eux. Une réussite absolue.

    Mercure de France. 10 euros.

  • [C’est l’été] Spectacle musical à Manosque

    [C’est l’été] Spectacle musical à Manosque

    Au programme, des chansons, de la magie et une belle soirée en perspective aux côtés notamment de la chorale Chœur du Sud, du groupe Bande à Part et de l’artiste Julie Zenatti.

    Lundi 10 août de 21h à 23h. Gratuit.

  • [C’est l’été] L’écho des mots à Saint-Jean-Saint-Nicolas

    [C’est l’été] L’écho des mots à Saint-Jean-Saint-Nicolas

    Théâtre, clown, balades contées… vous attendent dès ce lundi 10 août et jusqu’au 13 août.

    Entre 5 et 10 euros.