Author: tecnavia

  • La Suisse n’a déjà plus le droit à l’erreur

    La Suisse n’a déjà plus le droit à l’erreur

    La première journée de la phase de groupes s’est maintenant achevée et certaines nations ont eu plus de mal à se lancer que d’autres. C’est le cas de la Suisse. La Nati devait entamer son Mondial d’une façon légère en affrontant le Qatar, aucun point en Coupe du monde à ce jour. Le train helvète a fini par dérailler.

    Un nombre incalculable d’occasions manquées, un penalty transformé et une égalisation qatarie au crépuscule du temps additionnel (1-1). Une punition finalement juste, tant les coéquipiers de Granit Xhaka ont manqué de tranchant dans la surface adverse. Justement, le milieu de Sunderland était remonté après avoir égaré deux points d’entrée. « Je crois que nous devons d’abord redescendre sur terre et regarder la réalité en face. Nous ne sommes pas aussi prêts que ce que nous avons peut-être laissé entendre lorsque nous parlions de réaliser le meilleur tournoi de notre histoire », s’est énervé le Suisse.

    Danger face à la Bosnie-Herzégovine

    Ce jeudi soir (21h), les Suisses devront éviter un autre piège, celui tendu par la Bosnie-Herzégovine. Réaliste face au Canada, la plus grande équipe du Mondial (1,87 m de moyenne) peut également jouer un mauvais tour aux hommes de Murat Yakin. Toutes les équipes de ce groupe B ayant un point, la 2e journée sera cruciale. Cette dernière permettra de dessiner une hiérarchie et d’entrevoir les qualifiés de la poule. La Suisse doit s’imposer pour apercevoir les 16e de finale.

  • Matthieu Pigasse, sauveur surprise de Fibre Excellence

    Matthieu Pigasse, sauveur surprise de Fibre Excellence

    C’est un rebondissement inattendu dans le dossier Fibre Excellence et ses péripéties économico-judiciaires. L’entreprise, ses plus de 600 emplois directs et ses deux usines de pâte à papier de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône et de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, risquent bien d’être sauvée par le banquier d’affaires français Matthieu Pigasse, alias le « millionnaire de gauche », propriétaire de plusieurs médias comme Radio Nova ou Les Inrockuptibles.

    Une information révélée par La Marseillaise, ce mercredi dans la journée, avant d’être confirmée par nos confrères de l’AFP. Matthieu Pigasse aurait apporté son soutien in extremis à l’unique offre de reprise, portée par la direction actuelle de l’entreprise et soutenue par les Régions Occitanie et Sud. Le millionnaire l’aurait fait via une lettre d’intention à l’adresse du tribunal de commerce de Toulouse, ce mardi. Et donc juste à la veille d’une audience décisive puisque la juridiction devait se pencher sur l’avenir de l’industriel, ce mercredi matin à Toulouse. Mais l’apport du millionnaire a provoqué un report de l’audience au 6 juillet prochain. À la sortie du tribunal, salariés comme entreprise se refusaient à communiquer le nom de cet investisseur « surprise ». Sans officialiser le soutien de Matthieu Pigasse, la direction de Fibre Excellence explique : « Les débats lors de l’audience ont mis en lumière l’intérêt marqué d’un nouvel investisseur français de renom. La mobilisation de cet acteur, prêt à s’engager pour la souveraineté industrielle, permet d’envisager la consolidation de l’actuel projet de reprise porté par la direction de Fibre Excellence, ou le dépôt possible d’une nouvelle offre. »

    « On a gagné du temps

    et de l’espoir »

    Du côté des salariés, c’est le soulagement qui prédomine. « C’est une très bonne nouvelle, depuis des mois c’est l’ascenseur émotionnel mais aujourd’hui on a gagné du temps et de l’espoir », sourit Laurent Quinto, salarié du site tarasconnais et représentant de la Filpac-CGT. S’il n’évoque pas Matthieu Pigasse directement, l’arrivée de ce soutien est visiblement appréciée : « C’est un investisseur important, quelqu’un de solide, qui a déjà consulté le ministère et le Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri). C’est pris très au sérieux par le tribunal. » Il faut dire que l’opération relèverait d’un sauvetage miraculeux puisque l’entreprise risquait la liquidation judiciaire après le retrait de son actionnaire principal indonésien, qui avait provoqué son placement en redressement judiciaire en avril dernier, une cessation de paiements et l’arrêt de ses usines de pâtes à papier. De quoi mettre en péril toute la filière papetière française et des milliers d’emplois indirects, exploitants de bois ou sous-traitants des usines. « Maintenant, il faut aller au bout du sauvetage ! On a une offre qui tient la route, avec le soutien des deux Régions et un investisseur français, des projets qui tiennent la route ! », lance Laurent Quinto.

    En tout cas, l’intersyndicale des deux sites organise ce jeudi des mobilisations, avec la présence de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT et de Carole Delga (PS), présidente de la Région Occitanie à Saint-Gaudens.

  • Nicolas Isnard affiche un front uni métropolitain

    Nicolas Isnard affiche un front uni métropolitain

    Comme un symbole, c’est depuis son fief salonais, dans l’ancien siège du conseil de territoire, que le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard, a donné ce mercredi la réplique au préfet de région. La veille, au moment d’arrêter le budget de l’intercommunalité placée sous tutelle depuis le début du mois d’avril, celui-ci avait en effet renvoyé la balle aux élus métropolitains en leur demandant d’arbitrer eux-mêmes les coupes entre les différentes communes. De quoi prendre de court la plupart d’entre eux, qui imaginaient le préfet reprendre entièrement la copie rendue le jeudi précédent par la chambre régionale des comptes (notre édition du 17/06). 

    « La messe était quasiment dite, jusqu’à ce que le préfet choisisse une autre orientation », déplore Nicolas Isnard. Et tandis que le représentant de l’État exonérait l’austérité gouvernementale de toute responsabilité dans les difficultés métropolitaines, l’édile salonais s’irrite : « Nous n’aurions pas eu ce pataquès si l’État n’avait pas baissé ses dotations. Qu’il vienne par la voix du préfet chercher à semer la zizanie, peu importe : le socle de l’unité des maires fera face. »

    Budget changé avant l’été

    Cette unité, pourtant, est tout sauf évidente. L’option prônée par la chambre régionale des comptes de sabrer dans la dotation de solidarité communautaire (DSC), versée par la Métropole pour corriger les inégalités entre communes, pénalisait surtout la Ville de Marseille. Celle du préfet, de toucher aux attributions de compensation (AC), l’argent reversé aux municipalités sur la base de l’ancienne taxe professionnelle dont une partie est considérée comme « indue » par les magistrats financiers, met en première ligne les villes industrielles de l’étang de Berre. « C’est de la chinoiserie technocratique », balaie le président de la Métropole. « L’État essaie par tous les moyens en envoyant son soldat régional de dresser les bénéficiaires de l’AC contre ceux de la DSC, ces tentatives n’ont pas marché, nous sommes rassemblés et déterminés », assure-t-il, au lendemain d’une visioconférence lors de laquelle il prônait le choix de sacrifier la dotation de solidarité communautaire. « Je ne suis que le porte-parole d’un collectif, pas un empereur qui décide pour les autres », répond l’édile salonais. Et d’illustrer : « Que ce soit le bras droit ou le bras gauche, nous allons devoir nous amputer de nos ressources. » Même s’il convient qu’il faudra rééquilibrer les reversements métropolitains aux communes, basés sur un calcul vieux de trente ans. Un chantier de taille pour la conférence métropolitaine fiscale et financière qui doit se tenir à l’automne.

    Quoi qu’il en soit, la Métropole reprendra la copie préfectorale, ne serait-ce que parce qu’elle la juge fragile techniquement et juridiquement, à travers une décision budgétaire modificative. « Nous allons discuter d’ici mercredi », indique son président, qui espère modifier le budget préfectoral « avant l’été ». Une seule option est d’emblée rejetée, celle présentée par le maire communiste de Martigues, Gaby Charroux, de lever de nouveaux impôts. « Plus on évite les impôts, mieux on se porte », balaie Nicolas Isnard. À l’inverse, il souligne que le refus de voter le budget a empêché une forte hausse d’une taxe foncière métropolitaine qui concerne surtout les entreprises. Mais il n’insiste pas moins pour réclamer un déplafonnement du versement mobilité qu’elles paient afin de financer le développement des transports au-delà des sacrifices de l’année en cours. « Les modèles métropolitains ne sont plus viables, il faut que l’État entende le message », répète-t-il.

  • Soupçonnée de violences, une enseignante suspendue à Avignon

    Soupçonnée de violences, une enseignante suspendue à Avignon

    Il y a encore quelques semaines, ce type d’affaire serait peut-être passée inaperçue ou aurait créé un émoi, seulement limité au sein de l’école. Mais depuis deux semaines et le meurtre de la jeune collégienne Lyhanna mais également l’affaire du périscolaire à Paris, où une quarantaine d’animateurs a été suspendue pour des faits présumés de violences physiques ou sexuelles sur enfants, la question des agressions sur mineurs est d’une brûlante actualité.

    Un cas se fait jour dans une école publique d’Avignon. Une enseignante est soupçonnée de plusieurs faits de violences physiques envers un élève de CE2, mêlant humiliations et insultes racistes. Il y a pile un mois, la professeure des écoles aurait attaché l’enfant à sa chaise de classe à l’aide d’une corde à sauter. La maman a porté plainte dès le lendemain. D’après Ici Vaucluse, une enquête de police est ouverte et plusieurs témoins doivent être entendus.

    En attendant les avancées qui ne devraient pas être immédiates, la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) a déjà pris une mesure forte : « Une enquête administrative a été engagée afin d’établir précisément les faits. Dans l’attente de ses conclusions, l’enseignante a fait l’objet d’une mesure conservatoire de suspension », nous indique ce mercredi midi le rectorat. La mise en cause a été « reçue par son inspectrice de l’Éducation nationale ainsi que par les services de la DSDEN ». Dans l’autre sens, « la famille a été reçue par l’inspectrice et un rendez-vous va également avoir lieu avec les services de la DSDEN », précise le rectorat qui indique que le garçon présumé violenté n’est plus scolarisé dans cet établissement, de même que le reste de la fratrie.

    Rassemblement

    à 19 heures

    C’est dans ce contexte que le collectif Les Rési-liantes appelle à un rassemblement ce jeudi soir (19h) devant l’inspection académique. Dénonçant les violences en milieu scolaire, le collectif réclame « la protection effective des enfants concernés, la transparence sur les suites données aux signalements, le respect des principes d’égalité, de dignité et de non-discrimination au sein de l’école publique ». Si la prudence s’impose tant que les faits ne sont pas avérés, ce cas interroge plus généralement sur le fonctionnement du système éducatif. C’est ce que sous-tend le syndicat Unsa Éducation 84 qui, dans un communiqué, précise ne pas avoir été alerté au préalable de « difficultés spécifiques » dans cette école. Tout en « refusant que l’on jette l’opprobre sur l’ensemble d’une profession » le syndicat ne minimise pas : « Si les faits de maltraitance étaient avérés, ils seraient intolérables et contraires à toutes les valeurs que nous défendons. Nous demandons à l’administration de prendre ses responsabilités en matière de prévention des risques et de soutien effectif aux personnels et aux élèves. »

  • Une forte amende pour l’OM, maintenu en Ligue Europa

    Une forte amende pour l’OM, maintenu en Ligue Europa

    La décision de l’UEFA était attendue depuis plusieurs semaines. L’OM risquait d’être exclu de toutes compétitions européennes dès la saison 2026-2027. Cette incertitude planait au-dessus de la Commanderie, laissant de nombreux dossiers de la nouvelle direction en suspens. L’instance européenne a, ce mercredi après-midi, détaillé sa décision concernant le champion d’Europe 1993 : « L’Olympique de Marseille n’a pas atteint l’objectif final de l’accord transactionnel, n’ayant pas respecté la règle relative aux revenus footballistiques pour la saison 2025-2026 (c’est-à-dire pour les périodes de référence se terminant en 2023, 2024 et 2025). Compte tenu de la gravité limitée de l’infraction et de l’effondrement susmentionné des recettes de diffusion nationales, la Première Chambre de l’ICFC a infligé au club plusieurs sanctions disciplinaires. »

    Premièrement, une exclusion sera appliquée si le club se qualifie pour une compétition de l’UEFA au cours des trois prochaines saisons, à moins qu’il ne remplisse les objectifs de recettes pour la saison 2026-2027. Deuxièmement, une restriction d’inscription de nouveaux joueurs sur la liste A des compétitions de l’UEFA pour la saison à venir a été décidée. Ensuite, une double amende a été infligée à l’OM, ce qui va encore davantage fragiliser ses finances : 6 millions d’euros dans un premier temps, puis 4 millions supplémentaires pour avoir « déclaré un ratio de coûts d’effectif supérieur à 70% pour l’année 2025 », d’après la décision de la première chambre de l’Organe de contrôle financier des clubs (ICFC).

    Le propriétaire Frank McCourt et le futur président Stéphane Richard ont donc un an pour entrer dans les clous fixés par l’UEFA. À défaut, l’exclusion des compétitions européennes sera cette fois effectivement prononcée. Dans un communiqué, l’OM dit prendre « acte de la décision rendue » et se réjouit « de participer à l’UEFA Europa League lors de la saison 2026-2027. […] Le club poursuivra les efforts nécessaires afin de respecter l’ensemble de ses engagements et de répondre aux conditions exprimées par l’UEFA. »

    Un déficit à 9 chiffres

    Ces sanctions s’expliquent par le non-respect d’un accord de règlement conclu en 2022. Cette année-là, l’OM avait déjà écopé d’une amende de 2 millions d’euros, dont 1,7 million avec sursis. Les dirigeants s’étaient alors engagés à rétablir l’équilibre des finances selon les règles du fair-play financier. Concrètement, leur déficit ne devait pas dépasser 60 millions d’euros sur trois saisons. Or, selon la DNCG, gendarme financier du football français, les pertes de l’OM ont atteint 157 millions d’euros sur les trois exercices concernés. Un montant élevé, mais revu à la baisse par l’UEFA.

    « On a essayé d’expliquer aux autorités de régulation européennes le panorama des médias en France, le manque de visibilité. J’espère que l’UEFA comprendre », expliquait le propriétaire, lors de la conférence de présentation de Stéphane Richard, le 10 avril. L’instance européenne a pris en compte la chute des droits TV nationaux. La saison n’a pas encore débuté que le serrage de ceinture s’impose déjà.

    La Roma également sanctionnée, pas Monaco et Paris

    En plus de la décision concernant l’OM, l’UEFA a évoqué le cas de l’AS Roma dans son communiqué, ce mercredi. « La Louve » reçoit une première amende de 2 millions d’euros, puis une autre deux fois plus élevée, pour les mêmes raisons que les Marseillais. Le déficit romain « excédait légèrement » le seuil autorisé.

    D’autres clubs habitués aux joutes continentales étaient dans le viseur de l’instance européenne, mais n’ont finalement reçu aucune sanction cette saison.

    L’AS Monaco et le Paris Saint-Germain étaient concernés, tout comme les deux clubs milanais, Besiktas, Trabzonspor et le Royal Antwerp.

  • L’appel du 18 juin 1940 et son écho actuel

    L’appel du 18 juin 1940 et son écho actuel

    Trois minutes, un micro, un homme. Depuis Londres, sur les ondes de la BBC la radio publique britannique, un général de brigade français tout juste nommé, inconnu, entre dans la légende. « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas », assène Charles de Gaulle le 18 juin 1940. Le mot est prononcé : « Résistance. » 86 ans plus tard, ce message contre la résignation prend un sens aigu alors que l’extrême droite menace.

    Retour en 1940. Vingt-quatre heures plus tôt, le maréchal Philippe Pétain devenu président du Conseil, utilise lui aussi la radio pour demander l’armistice à l’Allemagne nazie. « C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat », déclare-t-il aux troupes françaises. « Le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! », répond le lendemain de Gaulle. Exilé dans la capitale britannique à l’issue de la démission du gouvernement de Paul Reynaud où il était alors sous-secrétaire d’État à la Défense, le général de 49 ans entend négocier la poursuite du combat aux côtés des forces alliées britanniques : « J’invite les officiers et les soldats français avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. » C’est d’abord à eux que ce message est initialement adressé.

    Contrairement à la croyance populaire, ce discours est en réalité peu entendu en direct au moment de sa transmission et il n’en existe aucun enregistrement. Le texte est publié dès le lendemain dans certains journaux français, rapidement reproduit et affiché clandestinement. Il résonne chez ceux qui refusent de capituler face à l’envahisseur, face au nazisme et de rejoindre ceux qui ont choisi la collaboration, mais de les combattre, de combattre la haine. Charles de Gaulle promet alors de s’exprimer à nouveau et dès le 22 juin 1940, il lance : « Quel serait le destin d’une France qui se serait soumise à l’ennemi ? » Le jour même l’armistice est signé entre le représentant du Troisième Reich allemand et celui du gouvernement français.

    Dans ses Mémoires de guerre, le général dévoile le contexte autour de l’un des messages les plus marquants de la Seconde guerre mondiale : « La première chose à faire était de hisser les couleurs. La radio s’offrait pour cela. Dès l’après-midi du 17 juin, j’exposai mes intentions à M. Winston Churchill. Naufragé de la désolation sur les rivages de l’Angleterre qu’aurais-je pu faire sans son concours ? Il me le donna tout de suite et mit, pour commencer, la BBC à ma disposition. Nous convînmes que je l’utiliserais lorsque le gouvernement Pétain aurait demandé l’armistice. Or, dans la soirée même, on apprit qu’il l’avait fait. Le lendemain, à 18 heures, je lus au micro le texte que l’on connaît. » Ce texte est inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco, au registre Mémoire du monde. Célébré chaque année, l’appel du 18 juin dépasse la figure de Gaulle, le temps et les frontières, pour devenir un symbole de résistance et de refus de la défaite.

    RN sans honte

    Le Collectif Six Fours à Gauche, Écologiste, Régionaliste et Citoyenne dénonce « la récupération honteuse de l’héritage gaulliste par le RN, par la commémoration par ses élus, ce jeudi, de l’appel lancé par le Général de Gaulle le 18 juin 1940 ». Et proteste « contre une nouvelle tentative de réécriture de notre Histoire par un parti crée sur un fond d’antigaullisme virulent ». Le collectif rappelle que Pétain a lui choisi « le déshonneur et la trahison ». Il interpelle : « Gaullistes sincères, allez-vous réagir ? »

    LES COMMÉMORATIONS

    Aix-en-Provence

    Hommage à 9h dans la cour de l’Hôtel de Ville.

    Avignon

    Le rendez-vous est donné à 11h30 aux monuments aux morts dans le jardin du rocher des Doms.

    Aubagne

    Organisée par la mairie, la commémoration a lieu à 17h30 sur l’esplanade du général Charles-de-Gaulle.

    Digne-les-Bains

    Le rassemblement est prévu à 9h30 devant le monument aux morts sur le rond-point du 11 novembre.

    Gap

    À 18h, des gerbes de fleurs seront déposées en souvenir de l’appel sur l’esplanade de la Légion-d’honneur, place Saint-Arnoux, devant le monument aux morts.

    La Ciotat

    La mairie organise à 18h30 à l’hôtel de ville une commémoration pour le 86e anniversaire de l’appel.

    Manosque

    Ce jeudi à 17h30 devant le monument départemental de la Résistance, sur le boulevard Elemir-Bourges, a lieu la cérémonie d’hommage à l’appel.

    Marseille

    Le préfet de région Jacques Witkowski préside la cérémonie de commémoration à 8h30 sur la place du général-de-Gaulle.

    Martigues

    Le maire les représentants des associations patriotiques de Martigues commémorent l’appel du Général de Gaulle à 18h30 devant le monument aux morts de 39/45, place du 8-mai-1945.

    Port-de-Bouc

    La commémoration a lieu à 18h au rond-point de l’appel du 18 juin.

    Sisteron

    Le rendez-vous est donné devant le monument de la résistance, cours Melchior-Donnet à 11h.

    Sorgues

    Rendez-vous à 18h15 devant le mémorial du Général de Gaulle.

    Toulon

    Commémoration à 18h au rond-point de l’appel du 18 juin (entrée Est des plages du Mourillon).

    Vitrolles

    La cérémonie de commémoration a lieu à 18h sur la place Bachaga-Boualem (Rond-Point Caucadis)

    Hyères

    La cérémonie a lieu à 9h30 place Théodore-Lefèvre.

  • Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent

    Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent

    Esprit du général es-tu là ? À droite, l’écho de sa voix semble de plus en plus difficile à percevoir. Entre ralliement à l’Europe supranationale et libérale, opportunisme et hommages en forme de profanation reçus de la part de l’extrême droite héritière de Vichy, l’héritage de Charles de Gaulle est mis à mal.

    Pour sa part, La Marseillaise a un rapport ambivalent avec de Gaulle. Sans doute parce que cette figure fondamentale de la vie politique française a eu plusieurs visages. À la Une du premier numéro clandestin de notre journal, une citation du général, à la Une du premier numéro officiel, c’est cette fois un portrait du grand homme. Il incarne alors le refus du défaitisme, de la trahison pétainiste et l’unité de la Résistance dont l’ossature est composée de gaullistes et de communistes. La Marseillaise, combattra ensuite avec la dernière énergie, l’homme de droite, la Ve République et le pouvoir personnel, mais c’est une autre histoire.

    Boussoles

    Qu’il existe aujourd’hui une droite républicaine, claire vis-à-vis de l’extrême droite, est essentiel au jeu démocratique.

    Alors qu’une année d’élection présidentielle lourde de dangers se profile, droite et gauche doivent retrouver chacune leur boussole pour mieux s’affronter sur leur projet de société. C’est la meilleure manière d’écarter du centre du jeu politique l’extrême droite revancharde, haineuse et antirépublicaine. Oui, dans notre pays « on l’a déjà essayé » et les stigmates infligés par sa barbarie ne sont toujours pas refermés.

    « Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent », disait avec justesse Lucie Aubrac. Au futur, aussi, sans hésitation !

  • Désormais plus de 3 000 triplettes au Mondial La Marseillaise

    Désormais plus de 3 000 triplettes au Mondial La Marseillaise

    C’est avec quelques jours d’avance sur les temps de passage de l’édition 2025 que la barre des 3 000 équipes engagées sur la ligne de départ du Mondial La Marseillaise a été franchie ce lundi matin. À moins de trois semaines du coup d’envoi, le 5 juillet au parc Borély, le rythme reste soutenu.

    En milieu de journée 3 043 équipes étaient inscrites. À dix jours de l’ouverture du bureau central des inscriptions au siège du journal La Marseillaise sur le cours d’Estienne d’Orves, la barre des 10 000 joueurs est en approche et le record de participation de 2025 (4 784 équipes) est toujours dans le viseur.

    Déjà 25 pays sur la ligne

    de départ

    Des triplettes venues de 94 départements métropolitains et de plus loin encore. La Guyane, la Guadeloupe, avec trois joueurs venus de Saint-Barth’, et la Réunion seront de la partie. Mais à l’image d’une Coupe du monde de football, le Mondial La Marseillaise à pétanque fait aussi le plein de nations étrangères. 25 pays, représentants plus d’une centaine d’équipes sont d’ores et déjà annoncés pour en découdre au parc Borély, confirmant la dimension internationale de ce Mondial La Marseillaise.

    Sur le podium des nations, l’Allemagne dont la sélection nationale juniors sera engagée dans le Mondial des jeunes, se distingue avec près d’une trentaine de triplettes inscrites. Elle devance la Belgique avec une vingtaine de triplettes et la Suisse représentée par une quinzaine d’équipes. D’autres pays comme l’Algérie, l’Italie, la Suède ou l’Espagne alignent plusieurs formations, confirmant leur tradition boulistique. La sélection d’Andorre, Monaco, le Mexique, le Togo, le Danemark, le Maroc, la Finlande, les Pays-Bas, le Portugal, la Slovénie, le Sénégal ou les États-Unis seront aussi au rendez-vous. À noter également la présence de deux équipes japonaises.

    Au milieu de cette grande foule qui s’annonce festive et bigarrée, les principaux favoris à la victoire ont désormais pris place. Si le roi Philippe Quintais a annoncé qu’il ne viendra pas pour des raisons de santé, la plupart des favoris sont là avec en tête d’affiche : Puccinelli, Fournier, Herleman ; Hatchadourian, Doerr, Ziegler ; Bonetto, Robineau, Rocher ; et Baudino, Delahaye, Riviera.

    Du côté du Grand Prix féminin Paprec près de 130 équipes sont déjà inscrites. Parmi elles déjà de jolis noms dont Kaylie Victoor-Demeter, Ludivine Lovet, Charlotte Darodes et une certaine Fabienne Berdoyes, la sextuple lauréate de l’épreuve, qui fait son retour après quelques années d’absence. Pour le Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes aussi la barre est déjà haute avec plus de 130 équipes engagées sur les trois épreuves.

  • Un nouvel itinéraire des bus autour du quartier Monclar à Avignon

    Un nouvel itinéraire des bus autour du quartier Monclar à Avignon

    À partir de ce jeudi 18 juin, les habitants du quartier Monclar, à l’ouest d’Avignon, devraient à nouveau pouvoir prendre plus facilement les transports en commun après l’exercice du droit de retrait des chauffeurs, consécutif à une énième fusillade survenue le lundi 8 juin dernier. Sur les 19 arrêts de bus habituels, 9 ne seront toujours pas desservis et seront remplacés par d’autres dans le cadre d’une déviation.

    Les lignes concernées sont la C2 en direction de l’hôpital d’Avignon et la 10. Les arrêts Monclar, Verdi, Quiot, Lopy, Lopofa, Violette, Martelange, Mouret et Scheppler-La Fabrica sont remplacés par les arrêts Églantines, Levan, Mouret et La Fabrica. La ligne 30 reprendra son fonctionnement normal. Le tout est conditionné à vérification par des membres de la Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT), chargés de constater si la présence policière est suffisante sur les trajets.

    Un nouvel itinéraire « au plus près des habitants », plaide le Grand Avignon dans un communiqué, bien qu’il soit plus éloigné qu’à l’origine.

    Le Grand Avignon et Orizo assurent mettre en œuvre « une solution permettant de maintenir un service public de transport au plus près des habitants, tout en préservant la sécurité des conducteurs et des voyageurs ». Et que ces nouveaux tracés permettent « d’assurer la continuité de la desserte du quartier grâce à des itinéraires et des arrêts adaptés ». Du côté de FO, des discussions sont toujours en cours avec la direction « pour voir si la déviation ne peut pas être pérennisée », confie André Saliba, secrétaire FO Orizo, qui souhaite « plus de présence dans les bus pour la sécurité des chauffeurs ».

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité David Ytier

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité David Ytier

    Finances de la Métropole, fonctionnement, économies, fiscalité…À vous la parole ⬇️