Author: tecnavia

  • Les Dragons catalans ont été plus forts que les Bisons du SO Avignon

    Les Dragons catalans ont été plus forts que les Bisons du SO Avignon

    Le rêve avignonnais aura duré tout au long de la première période.

    Face aux Dragons catalans, favoris de la compétition, les Bisons du SOA ont fait mieux que se défendre. Ils ont pris l’initiative. Avec une entame tonitruante, sur le parquet de Vitrolles. Menant 12-0, sur deux essais signés Zittel, ils faisaient douter les Perpignanais. Mais ces derniers avaient de la ressource. Après avoir laissé passer l’orage, ils revenaient petit à petit dans le match. Pour finalement atteindre la pause sur un score de parité (20-20).

    Les Dragons prenaient pour la première fois l’avantage dès la reprise, grâce à Guttadoro. La réplique vauclusienne était immédiate par l’intermédiaire de Vargas. La muraille avignonnaise finissait par céder, avec trois essais rapides des Dragons. L’écart devenait trop conséquent pour des Bisons toujours aussi vaillants, mais désormais sans solution face à la tactique bien huilée des Dragons qui s’imposent au final 42-27.

    Engagement, intensité et suspense, cette finale de Coupe de France confirme la montée en puissance du pararugby à XIII. Si le SOA a longtemps rivalisé, les Dragons Catalans ont su faire parler leur expérience pour aller chercher le titre.

    Une rencontre aboutie, symbole du niveau et du spectacle offert par la discipline.

    À noter que les Dragons ont fait coup double, gagnant également le trophée Paly Moovin aux dépens de Décines sur le score de 78-34.

  • Une refonte dans l’intérêt du handball féminin français

    Une refonte dans l’intérêt du handball féminin français

    Tout chambouler pour repartir sur de nouvelles bases ambitieuses. Décidée en juin 2025, la refonte du championnat de France féminin de handball a dévoilé toutes ses modifications, il y a quelques jours. Passage à 13 clubs (au lieu de 14), plus de spectacle et surtout plus de suspense à tous les étages. Lutte pour le titre et pour les places européennes, bataille du maintien, chaque équipe aura quelque chose à jouer à l’issue de la saison régulière.

    Pour détailler la nouvelle formule, les phases finales seront partagées en trois morceaux, selon le classement après les 24 journées de championnat. Les quatre premiers se disputeront le titre, le 1er affrontant le 4e en matches aller-retour, alors que les 2e et 3e feront de même. Les deux vainqueurs batailleront pour remporter le championnat, également sur deux rencontres.

    Le principe est le même pour les places 5-8. Même système, mais, à la clé, une 5e place donnant accès à la Ligue européenne, la 2e des Coupes d’Europe. Ensuite, les quatre dernières équipes joueront les matches de la peur. La formation perdante sera assurée de retourner en D2F, échangeant sa place avec le champion de cette même ligue.

    Une formule propice

    aux surprises

    Présidente de la Ligue féminine de handball (LFH) et ancienne joueuse, Nodjialem Myaro justifie cette refonte qui se veut une évolution de la formule actuelle : « Avec ce nouveau format, chaque match comptera davantage et chaque équipe aura un rôle à jouer jusqu’au bout de la saison. Nous avons voulu construire une compétition plus lisible, plus intense et plus engageante, qui valorise à la fois la performance et la régularité. C’est une étape importante dans la structuration et le développement du handball féminin français, avec une ambition claire : renforcer l’attractivité de la Ligue Butagaz Énergie et continuer à élever son niveau sur la scène européenne. »

    Les phases finales ne sont pas une totale nouveauté dans ce championnat. Jusqu’à la saison 2022-2023, le top 4 se faisait déjà face pour le titre national. Dominée par Metz et Brest depuis une décennie, la Ligue Butagaz Énergie avait connu quelques surprises grâce à ce système. En 2019, Nice avait éliminé les Bretonnes en demi-finale avant de buter sur les Messines en finale. À l’échelon local, Plan-de-Cuques pourrait bénéficier de ces changements pour découvrir la Coupe d’Europe. Une place dans les 8 premiers placerait le HBPC à quatre matches de cette Ligue européenne. Les dirigeants se sont justement donnés jusqu’à 2027 pour y parvenir.

  • La mandoline continue de faire vibrer ses cordes à Marseille

    La mandoline continue de faire vibrer ses cordes à Marseille

    Instrument au fort ADN méditerranéen, la mandoline a connu son apogée entre les XVIII et XXe siècles à Marseille, notamment avec « l’immigration massive des Napolitains et Siciliens ». Un essor couronné par la création en 1921, a coutume de rappeler le fondateur du Mandol’in Marseille festival, Vincent Beer-Demander, « de la première classe de
    mandoline au monde au conservatoire de Marseille
    ». Une riche histoire réactivée par cette manifestation
    dont la 6e édition offre, le 30 juin, un prélude aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône, théâtre de Concertos en folie. Assurés par des solistes de l’Académie de mandoline et de guitare de Marseille, un répertoire aussi bien irrigué par Vivaldi, que Richard Galliano ou du compositeur Vladimir Cosma. « Nous allons fêter » ce musicien, 86 printemps et toujours actif, « dernier des grands dinosaures de la musique à l’image », prévient le directeur artistique du festival. Au menu, une soirée prévue le 3 juillet au conservatoire Pierre-Barbizet, en présence de ce chef d’orchestre et compositeur de musiques de films comme Le grand blond avec une chaussure noire, Les aventures de rabbi Jacob, ou encore L’as des as. Après une « conversation » avec le public à 19h, Vladimir Cosma assistera ensuite à un programme de trois de ses « créations récentes pour la mandoline », interprétées par l’Orchestre de chambre de Marseille ainsi que des élèves et professeurs des conservatoires de Marseille et d’Aubagne. Ce même conservatoire sera officiellement baptisé, le lendemain, du nom du compositeur de la musique de La gloire de mon père.

    Sauvée par une impro

    « Avec un succès populaire qui s’étoffe d’années en années », estime Maxime Vagner, directeur délégué de la compagnie VBD & Co qui porte le festival, « le pari de faire de Marseille une capitale de la mandoline est réussi ». Parmi les autres propositions de cette manifestation attendant « 2 500 spectateurs », on notera une « carte blanche » donnée au trio de Sam Karpienia, qui répand son répertoire occitan et français au rythme de la mandole algéroise. Le Musée d’histoire de Marseille abritera quant à lui, le 6 juillet, 1789. « Entre humour et virtuosité », situe Laure Soutenet, administratrice du festival, une création mettant aux prises le mandoliniste Vincent Beer-Demander et la violoncelliste Marine Rodallec. Tous deux font revivre une correspondance entre « Louis-Philippe d’Orléans, duc de Chartres et grand protecteur des mandolinistes » qui « vota la mort du roi et fut lui aussi guillotiné pendant la Révolution française » et la marquise Hélène de Montgeroult, « brillante musicienne et compositrice qui n’échappa à la guillotine qu’en improvisant au pianoforte des variations sur la Marseillaise devant le tribunal révolutionnaire ».

  • Un « déni de démocratie » du maire d’Avignon selon l’opposition

    Un « déni de démocratie » du maire d’Avignon selon l’opposition

    « Votre ouverture à la démocratie est pitoyable », lance ce lundi 20 avril, en conseil municipal d’Avignon, l’élu d’opposition et ancien candidat à la mairie, David Fournier (PS), au maire Olivier Galzi (DVD). En cause, la décision du premier édile de ne pas permettre aux élus d’opposition de siéger au sein des conseils d’administration des sociétés publiques locales (SPL) et sociétés d’économie mixte (SEM), telles que Tecelys, Citadis ou encore Avignon Tourisme.

    L’ex-joker du JT de France 2 assure de son côté que l’opposition sera tenue au courant des activités de ces sociétés « à l’aide de comptes rendus réguliers où vous pourrez lire le travail de ces commissions ». Il assure qu’il « respecte la loi » et que « la démocratie, c’est respecter la loi ».

    Nouvelle salle

    De quoi faire bondir l’opposition, d’autant que cette présence était possible lors des mandatures de Cécile Helle et de ses prédécesseurs. « C’est-à-dire que le fait majoritaire écrase la minorité ? C’est ça votre vision des choses ? C’est de la démocratie illibérale que vous faites là », lance hors de lui Fabrice Tocabens (PS). « Le respect et la bienséance instaurés depuis des décennies par les maires Henri Duffaut, Jean-Pierre Roux, Guy Ravier, Marie-Josée Roig et Cécile Helle sont balayés d’un revers de main. Opacité, dictature et vente d’organismes de la ville en préparation », accuse David Fournier.

    « Où est passée la main tendue à l’opposition dont vous parliez au premier conseil municipal ? » demande Mathilde Louvain (LFI), sans obtenir de réponse ni du maire, ni de ses adjoints, restés muets pendant plus de trois heures de la séance de plus de cinq heures.

    « Je considère que ce que les Avignonnais attendent dans la gestion de ces sociétés, c’est une bonne gestion, et je ne crois pas que vous ayez un bon bilan à cet égard », conclut Olivier Galzi, sans pour autant étayer son propos.

    Les premiers éléments de la « patte Galzi » se retrouvent aussi dans la tenue de la séance elle-même. Fini les conseils municipaux le samedi matin, ils se tiendront pour l’instant en semaine, en fin de journée. Changement de lieu aussi. Plus de salle des fêtes, retour pour l’heure à l’étroite et bien nommée salle du conseil municipal, où seule une petite dizaine de spectateurs peuvent assister directement aux débats, tandis qu’un écran est disposé dans un espace voisin pour que d’autres personnes puissent suivre les échanges à proximité. En tout début de séance, le maire explique être « attaché aux traditions politiques avignonnaises. À un moment donné, tradition, c’est aussi le bon sens. On ne voulait pas créer des frais supplémentaires lorsque l’on doit aménager la salle des fêtes », explique le premier édile en répétant sa formule qu’il a usée à foison pendant sa campagne. 

    « On avait changé de lieu pour des raisons d’emplacements pour la majorité comme pour l’opposition et avoir ainsi plus de facilité à travailler. Aussi pour avoir plus de public. En vue des incommodités avec les fortes chaleurs qui arrivent, peut-être que vous reviendrez sur votre décision », rétorque de son côté l’ex-adjoint et candidat de la gauche, David Fournier (PS). À voir si, en pleine canicule, le bien-être des élus et du public primera sur « le bon sens ».

  • Une collecte de la CGT en faveur du Secours populaire à Toulon

    Une collecte de la CGT en faveur du Secours populaire à Toulon

    Lancée en 2025, l’initiative solidaire de l’UD CGT Var en faveur du Secours populaire du Var, dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars, a été reconduite cette année. Le principe : récolter des produits d’hygiène féminine et maternels (protections menstruelles, couches-culottes, lait infantile…) à l’intention des familles monoparentales, et notamment des femmes isolées, « qui représentent un bénéficiaire sur cinq, même s’il n’y a plus de public type », précise Olivier Masini, secrétaire départemental du Secours populaire du Var.

    « La précarité touche de plus en plus de travailleurs », alerte Manon Magagnosc, déléguée syndicale du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne (CHITS), l’une des porteuses de l’initiative. « L’an dernier, nous avions voulu organiser une collecte, et c’était sur ces produits-là que le Secours populaire avait le plus de besoins car les gens n’y pensent pas, et car c’est très cher. »

    C’est ainsi qu’au mois de mars, les militants CGT de l’ensemble du département ont mis en place une centaine de points de collectes sur leurs lieux de travail respectifs, dans le privé comme dans le public. « Ça permet de donner du sens à la solidarité, des points les plus reculés du département, jusqu’à Toulon, avec des dons n’émanant pas uniquement de personnes syndiquées. Ça montre que la solidarité n’a pas de frontières », salue Olivier Masini.

    Les dons ont été remis ce vendredi 17 avril dans les locaux du Secours populaire du Var, à Toulon. Un « volume important, équivalent à celui de l’année dernière », se réjouit le secrétaire départemental de l’association, trié et partagé dès ce lundi, avant d’être envoyé dans les dix centres de distribution que recense le département.

    Une collecte

    de fournitures scolaires

    Ce partenariat « naturel », tel que le souligne ce dernier, au vu « des valeurs de solidarité, du rôle d’éducation populaire » que partagent les deux organisations, sera renouvelé pour une troisième année consécutive. « Et il va dans les deux sens », assure-t-il, rappelant que « la proximité des valeurs date de la création du Secours populaire, à la fin de la seconde guerre mondiale. Lors des grandes grèves des mineurs de 1946, le Secours populaire était aux côtés des familles de grévistes, et pour porter la solidarité avec la CGT ».

    Et le syndicat compte poursuivre en ce sens, en organisant, en septembre, une deuxième collecte, de fournitures scolaires cette fois-ci, à destination des étudiants, en soutien à une campagne du Secours populaire. « Les mairies s’occupent généralement des fournitures pour les plus jeunes, c’est moins le cas pour les étudiants. On y pense moins, pourtant ça coûte de l’argent », lance Manon Magagnosc.

  • Le ministre des Transports met en avant l’électrification maritime

    Le ministre des Transports met en avant l’électrification maritime

    Après deux années de travaux, Bendor, île privée de la société Ricard, rouvre ses portes au public. Le ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot, a fait le déplacement pour participer à cet événement, marqué notamment par le baptême d’Amista : un navire de 11 mètres de long, à propulsion électrique, destiné à assurer une partie des liaisons avec le continent.

    Une visite qui intervient, a-t-il rappelé, dix jours seulement après les annonces du Premier ministre visant à accélérer l’électrification des transports, et peu après sa présence à l’inauguration du branchement électrique à quai des navires de croisière au port de Marseille-Fos.

    « C’est un grand moment d’émotion pour moi, d’être la marraine de ce merveilleux bateau », lance pour commencer Patricia Ricard, la petite-fille du créateur de la marque d’apéritif anisé, en revenant sur le nom même du bateau, Amista, qui signifie « amitié » en provençal. Et de poursuivre : « La plus belle phrase de notre grand-père, c’est “Fais-toi un ami par jour” ; là, je pense que ce bateau va nous en amener beaucoup, des amis. »

    La présidente de l’Institut océanographique Paul-Ricard a rappelé son engagement pour l’environnement, au service de la protection de la Méditerranée. Elle précise : « Ce bateau électrique va économiser entre 10 000 et 15 000 litres d’essence, soit 30 ou 40 tonnes de carbone… »

    Ses concepteurs néerlandais le décrivent comme « un ordinateur et une batterie flottants » pour souligner la technicité de ce navire qui peut tenir les 8 nœuds pendant 5 heures.

    Même l’évêque de Fréjus-Toulon a salué cette ingéniosité humaine qui permet de naviguer sur la mer et, peut-être demain, sans polluer.

    Le privé en transition ?

    Le ministre a ensuite été interrogé sur la voie ouverte par la décarbonation du transport touristique côtier. L’enjeu étant de savoir si ce type d’initiative, encore limité à une échelle modeste, peut être transposé plus largement à l’avenir. « Bien sûr, c’est un objectif », répond-il en soulignant que le transport maritime représente 3% des émissions mondiales et que, par conséquent, d’importantes actions doivent être menées.

    La bonne nouvelle, ajoute Philippe Tabarot avec peut-être un peu trop d’enthousiasme, c’est que le secteur est engagé dans une décarbonation progressive, portée par des initiatives tant privées que publiques. Et de continuer : « On a une mer Méditerranée extraordinaire et on a pu accueillir, il y a quelque temps, un sommet mondial à Nice. La France a pris un certain nombre d’engagements, maintenant, il faut les respecter. Et l’État doit montrer l’exemple. »

    Reste la question de l’accompagnement des autres acteurs du transport côtier vers des pratiques plus vertueuses, à l’image de l’opérateur TLV, qui transporte chaque année près d’un million de passagers vers Porquerolles.

    Là encore, le ministre se veut très rassurant, en mettant en avant un appel à projets lancé pour 60 millions d’euros, dans le cadre du système européen d’échange de quotas d’émission (ETS). Il permettra d’accompagner financièrement, grâce à des fonds publics, des projets privés visant à décarboner le transport maritime. « Nous allons donc accompagner dans cette transition les armateurs, avec une volonté très forte de pouvoir porter ces projets indispensables pour notre Méditerranée », ajoute-t-il. D’autant que cela répond, en plus, à une demande des habitants et des touristes.

    Le ministre poursuit : « On parle beaucoup dans notre région de la question du surtourisme. Je pense qu’on a un endroit magnifique que le monde entier veut connaître. À nous d’organiser les choses pour que ça ne se fasse pas au détriment de ce qui est, quelque part, notre plus grande richesse. »

    Jusqu’à un transport maritime 100% électrique ? « L’État a pris des engagements au sujet de la décarbonation au niveau européen pour être à zéro émission avant 2050 », répond le ministre. Pour lui « les choses avancent très rapidement », grâce aux effets conjugués « des armateurs qui investissent beaucoup » et aux efforts déployés par l’État.

    Les compagnies, conclut-il, jouent d’autant plus le jeu que c’est également devenu un enjeu économique, « notamment celles qui ont des intérêts bloqués dans le détroit d’Ormuz et qui souhaitent tirer les enseignements de cette crise ».

    à moins que, sitôt la situation rétablie, elles continuent à mener tout le monde en bateau.

  • La Métropole à l’heure des arbitrages budgétaires

    La Métropole à l’heure des arbitrages budgétaires

    À une semaine de l’adoption du premier budget métropolitain de la mandature, avec quelque 123 millions d’euros à trouver pour équilibrer les comptes, la conférence métropolitaine des maires, qui se tient ce mardi après-midi au Pharo, aura du pain sur la planche. Une rencontre qui sera l’occasion de poser la première pierre de cette « Métropole des maires » que promettait son nouveau président (LR) Nicolas Isnard, et d’en éprouver la solidité des fondations.

    « Cette instance a pour ambition de fonder les piliers d’une gouvernance métropolitaine renouvelée, reposant sur la transparence et la reconnaissance pleine et entière du rôle des maires dans l’action publique locale », défend celui-ci dans le courrier d’invitation envoyé aux maires le 9 avril dernier.

    « Fenêtre d’opportunité »

    Mais, ce mardi, l’urgence budgétaire supplante le reste. « Ce temps d’échange nous permettra de réaliser un point de situation exhaustif sur les finances de notre institution (…) afin d’arrêter ensemble les décisions structurantes pour l’avenir », promet Nicolas Isnard dans son invitation.

    Côté pile, les opposants aux projets métropolitains emblématiques que sont le Boulevard urbain Sud (BUS) et le tramway des Catalans espèrent obtenir enfin gain de cause. « Bien sûr qu’il y a des projets qui pourraient être revus », répondait Nicolas Isnard à l’issue du débat d’orientations budgétaires face à la presse. Dès le 16 avril, dix associations écologistes l’ont interpellé avec le maire de Marseille pour qu’ils se prononcent « pour l’arrêt immédiat du prolongement du Boulevard Urbain Sud ».

    « Il y a une fenêtre d’opportunité politique », reconnaît de son côté la maire (GRS) des 1-7 Sophie Camard, qui doit exprimer sa position sur l’extension du tramway jusqu’à la place du 4-Septembre en conseil d’arrondissement lundi. « Il faut vérifier le niveau d’engagement des dépenses et remettre la somme pour un autre projet de transports », défend-elle, alors que s’ouvre le 4 mai prochain une enquête publique.

    Côté face, la menace plane en particulier pour la gratuité dans les transports en commun, dans le pays d’Aubagne ainsi que pour les plus de 60 ans et moins de 11 ans sur le réseau RTM. « La gratuité elle n’existe pas », répète ainsi Nicolas Isnard.

    Reste donc à savoir si la conférence des maires aboutira sur un front uni pour demander à l’État une augmentation du plafond du versement mobilité que peut lever la Métropole, et si la promesse de son président qui assurait que « les attributions de compensations [les sommes reversées aux communes] sont intouchables » tiendra. Tout comme les promesses de campagne, notamment sur la propreté. « On fera avec les moyens qui sont les nôtres », répondait Nicolas Isnard, alors que reste en suspens la question de l’harmonisation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères entre Marseille et les autres communes.

  • Une campagne pour piéger les frelons

    Une campagne pour piéger les frelons

    Des aides financières pour la destruction des nids à destination des particuliers mais aussi des communes. C’est ce que propose le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône dans le cadre d’un vaste plan de lutte contre le frelon envahissant. Deux espèces sont dans le collimateur : le célèbre frelon asiatique à pattes jaunes, arrivé voilà plus de 20 ans et bien installé mais aussi son homologue, le frelon oriental.

    Des insectes qui présentent une « triple menace » indique le Département. Pour l’apiculture puisqu’ils sont à l’origine d’une surmortalité des abeilles, pour la préservation de la biodiversité car « ce sont des prédateurs des pollinisateurs sauvages locaux » et également pour « la santé et la sécurité des personnes » car leurs piqûres sont dangereuses.

    Autant de raisons d’engager un « piégeage de printemps » pour limiter la formation des nouvelles colonies, quand une seule reine frelon peut « en une année produire environ 13 000 ouvrières et 500 futures reines » précise le Département. La collectivité s’engage à financer les dispositifs pour les communes et regroupement de communes de moins de 200 000 habitants à hauteur de 70%.

    Des résultats

    « encourageants »

    Des pièges qui peuvent aussi être mis à disposition des particuliers, apiculteurs, agriculteurs ou entreprises. Pour les particuliers, une aide de 50%, plafonnée à 100 euros par intervention de neutralisation de nids est aussi mise en place. Depuis le lancement de ce plan en 2025, 69 municipalités et un groupement de 13 communes, Terre de Provence Agglomération, ont signé une charte de bonne pratique. Un référent communal a été nommé pour animer le réseau des piégeurs et alimenter un recensement national. Les premiers résultats sont « extrêmement encourageants » estime Didier Réault, vice-président du Conseil départemental délégué à l’Agenda 2030, affirmant que « les Bouches-du-Rhône sont aujourd’hui le département le plus actif au plan national » en matière de piégeage de printemps.

    Un dispositif qui a permis l’année dernière de capturer plus de 15 000 reines fondatrices de frelon asiatique à pattes jaunes sur un total de 35 865 bestioles attrapées en France. Pas moins de 15 reines fondatrices de frelon oriental ont aussi été prises sur un total de 115 dans le pays.

  • Le Camp des Milles propose des visites

    Le Camp des Milles propose des visites

    C’est devenu une tradition, au Camp des Milles. Le site mémoriel, ancien camp d’internement et de déportation, ouvert toute l’année pour accueillir le public, propose son programme « Vacances au Camp des Milles ». Jusqu’au 26 avril, les équipes proposent « une programmation conçue pour toute la famille, mêlant transmission de mémoire, réflexion citoyenne et moments de partage créatifs ».

    En nouveauté, une immersion dans la Salle des peintures, espace emblématique du lieu dans lequel les internés et opposants politiques ont peint, dessiné, pour résister. Les prochaines dates de visites guidées, baptisées « Les mystères de la Salle des peintures-Résister, tout un art ! », de ce lieu resté intact sont proposées mercredi et samedi de cette semaine, dès 15h et jusqu’à 17h30. À l’ordre du jour, une visite thématique sur l’art et la liberté d’expression, suivie d’une enquête dans la Salle des peintures murales réalisées par les internés. Le site propose en parallèle des visites guidées chaque jour, à 10h30, ou 14h30 et une visite libre de son site.

  • Marcegaglia mise 450 millions d’euros sur son projet Mistral

    Marcegaglia mise 450 millions d’euros sur son projet Mistral

    C’est une première étape pour le projet Mistral. Jeudi dernier, Marcegaglia (ex-Ascometal) a annoncé la signature d’un accord stratégique de 450 millions d’euros avec Danieli, portant sur la fourniture d’équipements sidérurgiques et de pièces de rechange destinés à une future aciérie de brames à faible empreinte carbone. Le coût total de l’investissement est estimé à un milliard d’euros.

    Une fois achevée, cette nouvelle unité permettra de produire plus de 2 millions de tonnes d’acier liquide grâce à un four à arc électrique et jusqu’à 3 millions de tonnes de bobines laminés à chaud, en acier inoxydable et en acier au carbone. Elle couvrira environ 35% des besoins du groupe Marcegaglia en coils et brames, avec pour objectif d’approvisionner principalement ses installations en aval, en Italie, pour ses différents clients. La nouvelle aciérie devrait démarrer d’ici « le premier trimestre 2029 », apprend François Barges, délégué syndical CGT du site fosséen.

    Moderniser l’outil

    de production existant

    L’élu estime que cette signature est « un premier signe positif ». La décision finale d’investissement est attendue au plus tard fin 2026, sous réserve de l’aboutissement des procédures d’autorisation et « d’autres conditions actuellement en phase avancée de négociation avec les autorités françaises », précise la direction.

    Marcegaglia commence déjà à embaucher pour répondre aux besoins de ce projet titanesque, qui représente « l’investissement le plus important de l’histoire du groupe en matière d’intégration en amont, de sécurisation de la chaîne d’approvisionnement d’acier, d’augmentation de la valeur ajoutée et de décarbonation ».

    La direction prévoit d’atteindre le nombre de 700 travailleurs lorsque la nouvelle usine sera en pleine production et souhaite accompagner la « montée en compétences » de ses effectifs.

    « C’est paradoxal », admet François Barges à propos de ces recrutements, alors que les plus de 320 salariés du site sont actuellement en réorganisation et en chômage partiel à hauteur de 40%. « On a des problématiques de carnet de commandes dans notre usine historique d’aciers spéciaux, ça nous inquiète », explique le délégué syndical. En cause, notamment, « les aciers chinois qui inondent le marché. On sait que la concurrence est féroce en ce moment. Un protectorat des aciers européens voire français arrangerait les choses. »

    Sur cet aspect, le projet Mistral prévoit de moderniser l’outil de production existant pour augmenter la capacité de production d’aciers spéciaux et passer d’environ 100 000 tonnes par an actuellement à 150 000 tonnes par an.