Author: tecnavia

  • [Mémoire ouvrière] Lucien Molino. La grande colère des travailleurs

    [Mémoire ouvrière] Lucien Molino. La grande colère des travailleurs

    En conseil des ministres, le sinistre Jules Moch plaida pour une politique plus autoritaire et fit alors parler les matraques et organisa les arrestations. Pourtant, ces grèves étaient revendicatives et les complots dénoncés par Jules Moch n’étaient que dans sa tête ou celles de Ramadier et Léon Blum qui obéissaient aux injonctions américaines. L’aide du plan Marshall était accordée à la France à condition que des mesures soient prises contre le Parti communiste et la CGT. Ils ont obéi. Ils ont sur la conscience des morts comme Voulant et Bettini abattu à l’Estaque par un policier, des poursuites contre les travailleurs et leurs dirigeants. Moi-même, sur les ordres du préfet Beylot, je fus poursuivi pour une affiche diffamatoire accusant le gouvernement : « les chiens aboient, la caravane passe ».

    La mise à sac de l’Alcazar

    Je me souviens aussi de la venue à Marseille, à la préfecture, de Daniel Mayer, ministre du travail, socialiste. Les raffineries de sucre de Saint-Louis étaient alors en grève pour les salaires et les conditions de travail, contre les licenciements. Il accepta une rencontre avec une délégation du bureau syndical que je conduisais. Je lui présentai la délégation en lui faisant connaître les raisons de la grève. Il m’écouta, puis, s’adressant en particulier aux membres de la délégation, il s’exprima en ces termes : « Savez-vous que les ordres de grève viennent du comité central du Parti dont Molino est le représentant à Marseille. Je n’accepte pas vos revendications et votre grève est politique et vous demande de quitter le bureau immédiatement ». Mécontente et en colère, la délégation décida de faire une assemblée générale des travailleurs de raffineries de sucre en grève à 100%.

    Je leur suggérai : «Daniel Mayer et Gaston Defferre organisent un meeting ce soir à 18 heures à l’Alcazar, je vous propose d’occuper la salle une heure avant et j’apporterai la contradiction. » Le soir, la salle de l’Alcazar était pleine à craquer. Des milliers de personnes se trouvaient à l’extérieur. Le premier orateur fut Gaston Defferre qui fut accueilli par 40 000 travailleurs mains en l’air. Elles font les « petites marionnettes » ne pouvant s’expliquer ! Daniel Mayer s’avança rageusement vers le micro des travailleurs qui scandaient « Molino ! ». J’attendais le moment, étant présent au bar de l’Alcazar où nous avions décidé que je porterai la contradiction à Daniel Mayer. Arrivé dans la salle, je fus propulsé sur la tribune pour prendre la parole, les socialistes m’agressèrent ce qui déchaîna la colère des travailleurs.

    Daniel Mayer, ministre du travail, et Gaston Defferre ne durent leur salut qu’à une fuite par la porte de secours entourés de policiers. Quant aux travailleurs des raffineries, déchaînés par l’attitude de ces deux dirigeants socialistes, ils s’en prirent au matériel, arrachant les fauteuils, brisant les glaces, etc. et ils mirent l’Alcazar à sac. Le directeur engagea des poursuites qui se retournèrent contre les organisateurs du meeting, c’est-à-dire le Parti socialiste.

    à suivre la semaine prochaine…

  • Pour Bruno Genesio, une « éventuelle démission n’est pas d’actualité !»

    Pour Bruno Genesio, une « éventuelle démission n’est pas d’actualité !»

    Igor Paixão ne s’est pas entraîné de la semaine. Il n’en fallait pas plus pour raviver les rumeurs d’un départ de l’OM. D’autant plus que Sunderland annonçait avoir l’accord du Brésilien pour qu’il s’engage chez les « Black Cats » anglais. Bruno Genesio a tenu à apporter des précisions. « Il a un problème à la cuisse. Il a joué avec la douleur à Strasbourg. Il est en soins », a-t-il confié en conférence de presse. Précisant que l’ailier gauche « ne sera pas dans le groupe à Monaco ».

    Autre absence confirmée, celle de Leo Balerdi. À demi-mot, Bruno Genesio a confirmé que l’Argentin allait quitter le club. « Des discussions sont en cours ». La Roma devrait le récupérer dans les prochaines heures.

    Interrogé sur la gestion de sa semaine, entre rumeurs, tirage au sort de la Ligue Europa et préparation du déplacement à Monaco, l’entraîneur a salué « l’investissement des joueurs qui restent concentrés sur l’entraînement. Nous avons pu préparer ce qui sera notre premier gros test à l’extérieur. Je n’ai songé qu’à cela sur le terrain. » Reconnaissant néanmoins avoir eu « d’autres éléments à gérer, hors entraînement ». Quant à une éventuelle démission de sa part, due au manque de moyens pour constituer son groupe, Bruno Genesio a tenu à tordre le cou à la rumeur. « Mon éventuelle démission n’est pas d’actualité ! » Quant à déterminer des objectifs sportifs, il insiste que « ce ne sera pas à moi d’en parler. Il n’est d’ailleurs pas possible d’en fixer avec autant d’incertitudes sur l’effectif. »

    Bruno Genesio a également abordé la Ligue Europa. « Les matches diront si nous avons un bon tirage ou non. Nous allons rencontrer de belles équipes, des habituées de la Ligue des Champions, de belles ambiances au Celtic ou à Istanbul. Avec une possibilité d’en sortir. Il nous faudra bien gérer et équilibrer les temps de jeu et les déplacements ».

  • [Week-end] La chasse aux quasars les plus anciens de l’Univers

    [Week-end] La chasse aux quasars les plus anciens de l’Univers

    Des quasars, on en connaît beaucoup. Mais des très éloignés, formés il y a très longtemps et dont la lumière ne nous parvient qu’aujourd’hui, c’est plus rare. On en connaissait 9 présents dès 770 millions d’années après le Big Bang, soit l’aube de l’Univers (qui a 13,8 milliards d’années). Le premier présent si tôt a été découvert en 2011. Le télescope spatial Euclid en ajoute 12. Ils font partie des 31 nouveaux quasars découverts depuis le début de ses relevés en février 2024 et publiés dans Astronomy & Astrophysics. « Cela va révolutionner le champ d’étude de ces objets, souligne Stéphanie Escoffier, spécialiste de cosmologie au Centre de physique des particules de Marseille et coautrice de l’étude. Nous allons pouvoir étudier des populations. » « Cela montre aussi que nos méthodes pour pré-sélectionner des candidats quasars potentiels fonctionnent bien. C’est prometteur pour la suite », ajoute Roser Pello, astronome au Laboratoire d’Astrophysique de Marseille et coautrice de l’étude également.

    Découverts dans les années 1960, les quasars sont des objets ultra-brillants et très ponctuels. Ce qui permet de les voir même s’ils sont très loin dans l’Univers, donc formés il y a très longtemps. Cette émission de lumière est due à l’accrétion de matière par un trou noir central supermassif –c’est-à-dire sa masse vaut des centaines de millions de fois celle de notre soleil. « Ce sont des monstres », souligne Roser Pello. Mais des monstres méconnus. « Leur mécanisme de formation pose encore des questions, ajoute la chercheuse. En connaître plus et analyser leur environnement peut fournir des indices. »

    Limite d’âge

    Seulement, les observer si loin –donc si tôt dans la formation de l’Univers– interroge. « Même si le télescope spatial James Webb avait déjà fourni quelques indices », admet Roser Pello. Comment peuvent-ils s’être formés si tôt ? Les modèles ne le prévoient pas. « Il leur faut énormément de matière à absorber, poursuit la chercheuse. Où la trouvent-ils ? » « Cela voudrait dire qu’ils sont dans des galaxies massives formant beaucoup d’étoiles », ajoute Stéphanie Escoffier. Ce que semble confirmer une étude menée sur un des quasars les plus anciens découverts par Euclid, montrant qu’il est au cœur d’une galaxie riche en poussière et en gaz où de nouvelles étoiles se forment à un rythme effréné.

    Trouver quelques quasars dans le premier milliard d’années de l’Univers, cela passe encore. « Si cela reste des exceptions, ce n’est pas un problème », admet Roser Pello. Mais si Euclid en découvre plusieurs dizaines, « cela va commencer à poser problème et nous obligera peut-être à revoir nos modèles », poursuit la chercheuse. Le télescope pourrait même en trouver des plus anciens. « C’est même très probable », estime Stéphanie Escoffier. En 2019, une étude prédisait que nous pourrions en trouver dès 630 millions d’années après le Big Bang.

    REPÈRES

    Euclid

    Ce télescope européen mis en orbite autour de la Terre en 2023 a pour tâche principale d’étudier l’origine de l’accélération de l’Univers. Il observe les galaxies dans la lumière visible et le proche infrarouge (entre 550 et 2 000 nm). Mais il a aussi des tâches secondaires, comme observer les quasars.

    Quasar

    Ce mot-valise, abréviation de « quasi-stellar » (presque des étoiles), désigne des objets très brillants et ponctuels dans l’Univers. Ils sont le fruit du rayonnement d’un trou noir supermassif de plusieurs centaines de millions de fois la masse du soleil.

    7,77

    C’est le « décalage vers le rouge » du quasar le plus éloigné observé par Euclid, et le plus éloigné connu à ce jour. Cette grandeur signifie qu’il est apparu au cours des 660 premiers millions d’années (Ma) de l’Univers – soit environ 10 Ma plus tôt que le précédent record.

  • [Entretien] Roser Pello : « Les quasars ont peut-être eu un rôle plus important dans la réionisation »

    [Entretien] Roser Pello : « Les quasars ont peut-être eu un rôle plus important dans la réionisation »

    La Marseillaise : Euclid a découvert 12 nouveaux quasars présents 770 millions d’années après le Big Bang –soit très tôt après la formation de l’Univers. Que va-t-on étudier à leur sujet ?

    Roser Pello : Une des premières choses que les astrophysiciens voudront étudier est leur contribution à la réionisation de l’Univers. Car ces quasars se trouvent dans cette période qui se termine environ un milliard d’années après le Big Bang. Sa date de début n’est pas claire. Elle intervient après les « âges sombres » : quand l’Univers était composé essentiellement de matière sombre, d’atomes d’hydrogène et d’hélium, sans étoile ni galaxie pour l’éclairer. La réionisation se produit justement après la formation des premières étoiles, galaxies et quasars qui, via les photons émis, font retourner l’hydrogène sous sa forme d’ion.

    Qu’imaginait-on du rôle des quasars dans cette réionisation ?

    R.P. : On le pensait anecdotique par rapport à celui des premières étoiles et galaxies –petites mais nombreuses– considérées comme les principales contributrices. Mais si nous commençons à trouver beaucoup de quasars à cette époque, cela signifie peut-être que leur rôle est plus important que nous le pensions.

    Comment va-t-on faire ?

    R.P. : Il faut construire une fonction de luminosité : déterminer, pour chaque tranche d’Univers à mesure qu’on se rapproche du Big Bang, combien de quasars on trouve pour telle ou telle luminosité. Cela permettra de définir le potentiel ionisant de cette population de quasars et de le comparer à celui des étoiles et des galaxies.

    Propos recueillis par X.B.

  • L’eurodéputé Renaissance Grégory Allione soutient Édouard Philippe

    L’eurodéputé Renaissance Grégory Allione soutient Édouard Philippe

    « Je suis convaincu que la France a besoin d’un leader d’expérience et d’une majorité de gouvernement capable de guider notre pays sur le chemin d’une France forte, souveraine, protectrice et confiante en son avenir », justifie celui qui affirme se reconnaître dans « une ligne de droite républicaine, sociale, exigeante et profondément attachée à l’autorité de l’État » et qui avait rejoint en 2025 le mouvement Populaires fondé par Gérald Darmanin, lequel s’est rallié le 17 août au maire du Havre. Et de former le vœu que ses idées « soient présentes au second tour de l’élection présidentielle et qu’elles puissent l’emporter ».

  • Toulon, la résistante, se souvient et poursuit le combat

    Toulon, la résistante, se souvient et poursuit le combat

    Il y a 82 ans, Toulon retrouvait sa liberté après des combats acharnés menés de concert du 20 au 27 août 1944 par les soldats de l’Armée B du général de Lattre de Tassigny
    – dont beaucoup d’Algériens, Marocains, Sénégalais… – et la Résistance qui la première fait le coup de feu au centre-ville et guide l’avancée des troupes. Une insurrection intérieure menée par des hommes et des femmes qui très tôt, comme les créateurs de notre journal, ont choisi de ne pas se coucher et de mener clandestinement la lutte contre le fascisme et l’occupant.

    Une commémoration qui porte ici une valeur hautement pédagogique, le Port du Levant étant toujours le lieu aujourd’hui où on se bat avec force contre l’extrême droite, et cela dans un département presque tout entier acquis au niveau de la représentation nationale au RN. Ici le parti à la flamme a échoué aux législatives, la seule circo du Var à être restée debout, et aux municipales où il se voyait victorieux.

    La maire sans étiquette de Toulon Josée Massi a rappelé vendredi soir place Gabriel Péri que le temps ne doit jamais effacer le souvenir.

    Et de lancer : « Nous nous souvenons des 350 000 soldats, dont 230 000 Français, qui ont débarqué en Provence. De l’armée française du général de Lattre de Tassigny, des divisions blindées, des commandos d’Afrique, des tirailleurs d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne, des goumiers, des tabors, des marsouins […] Nous nous souvenons de la Résistance intérieure, de ces femmes et de ces hommes de l’ombre qui se sont engagés au péril de leur vie et pour refuser le totalitarisme. »

    Un outil pour agir

    La première magistrate a insisté sur le fait que, les derniers témoins disparaissant, et avec eux « la mémoire vive de ce qu’ils ont enduré », il ne suffit pas de commémorer mais de prendre le relais. « Il nous revient, à nous qui restons, de transmettre avec force les dangers, les mécanismes, les renoncements et les lâchetés qui ont laissé prospérer l’inacceptable », martèle-t-elle avec la force de l’engagement. Il s’agit donc aussi tout en rendant justice à ceux qui se sont levés contre la barbarie de « donner aux générations présentes et futures les moyens de reconnaître, à temps, les signes avant-coureurs du pire ». Et faire donc du souvenir « un outil pour agir ».

    Il s’agit donc pour honorer justement nos libérateurs, « de faire notre leur combat » « pour que l’horreur ne revienne pas, pour que le nazisme et toutes les idéologies mortifères, ne puissent plus jamais prospérer. »

    Étant bien entendu que personne ne peut croire lucidement, ajoute-t-elle, que le monde d’aujourd’hui est à l’abri des dérives d’hier. Et de prévenir : « La haine, l’intolérance, les discours de division trouvent encore un terreau fertile, amplifié par les réseaux sociaux où les rumeurs circulent plus vite que les faits. » Un devoir de mémoire qui invite donc à la vigilance et à l’action. Et se définit « par notre capacité à lutter contre les petites et les grandes lâchetés : celles qui banalisent l’injustice, celles qui ferment les yeux, celles qui alimentent les discours de haine ».

    Bref, par l’engagement à protéger les fondements de la République, « car la démocratie n’est jamais acquise : ni dans nos institutions ni dans nos comportements ». Le genre de discours d’un élu de la République responsable dont on peut tous être fiers. Sauf bien sûr ceux qui se seraient sentis visés comme incarnation de la menace, leurs prédécesseurs n’ayant pas choisi, eux, de se situer du bon côté de l’Histoire. L’année dernière, ils s’en étaient plaints en conseil municipal.

    Josée Massi reçoit la médaille de bronze de la Sécurité intérieure

    À l’occasion de la cérémonie de célébration du 82e anniversaire de la libération du Port du Levant, la maire sans étiquette de Toulon Josée a reçu par le préfet du Var Simon Babre la Médaille de bronze de la Sécurité intérieure – avec agrafe « 80e anniversaire du Débarquement » – « récompensant son investissement personnel dans la transmission de la mémoire ». Une distinction honorifique qui vient saluer les services particulièrement honorables rendus à la sécurité du pays.

  • [Sénatoriales] Un quatuor en lice dans les Hautes-Alpes

    [Sénatoriales] Un quatuor en lice dans les Hautes-Alpes

    Siégeant au sein du groupe Union centriste (centre-droit) au Sénat, il avait devancé de neuf voix la sénatrice LR Patricia Morhet-Richaud lors du scrutin de 2020.

    Deux candidats à gauche et un RN

    Il se présente cette fois en favori logique alors que les deux principales villes du département, Gap et Briançon sont dirigées par des équipes municipales de droite, lui fournissant ainsi le vote quasi certain de la majorité des grands électeurs.

    Face à lui, à gauche, Jean-Fançois Baudin, conseiller municipal de Guillestre, sera candidat pour l’union des Écologistes, du PS et du PCF, avec Joelle Vattain pour suppléante. De son côté, Michel Pons, conseiller municipal de la ville de Manteyer, sera le candidat investi par La France Insoumise. Enfin, Jérôme Sainte-Marie, cadre local du Rassemblement National, avait dès le mois de mai annoncé sa candidature pour le parti d’extrême droite au poste de sénateur.

  • [Sénatoriales] L’avenir de la gauche incertain dans les Alpes-de-Haute-Provence

    [Sénatoriales] L’avenir de la gauche incertain dans les Alpes-de-Haute-Provence

    La candidate DVD, issue de LR, Stéphanie Colombero semble rassembler nombre d’élus de droite autour d’elle, et est notamment soutenue par la présidente du département, Eliane Barreille (DVD), et le maire de Manosque, Camille Galtier (DVD). Si la candidate insiste sur le fait qu’elle siègerait dans la majorité au Sénat et pourrait ainsi « permettre d’avoir plus de poids », Jean-Yves Roux lui répond : « C’est pas parce que vous allez appartenir aux Républicains que vous allez arriver à faire passer plus de choses ». De son côté, LFI a annoncé un binôme candidat avec Marianne Mougey, maraîchère et conseillère municipale de Thoard, et Maxime Mazi, responsable d’une biscuiterie-chocolaterie à Volx, mais le faible nombre de grands électeurs de gauche laisse douter de leur succès. Côté extrême droite, il y a deux candidats : Fabrice Durnerin (UDR-RN), candidat malheureux aux municipales de Manosque et suppléant de la députée UDR-RN Sophie Vaginay; et Stéphane Durbec, ancien élu FN et ancien proche de Jean-Marie Le Pen.

  • [Sénatoriales] Les progressistes du Var en résistance

    [Sénatoriales] Les progressistes du Var en résistance

    Cette fois, avec le faible nombre de grands électeurs dont elle dispose la gauche, qui part en plus en ordre dispersé, peut difficilement prétendre pouvoir renouveler l’exploit. À moins que la maire sans étiquette de Toulon Josée Massi, et ceux d’autres grandes municipalités, comme Hyères, fassent le choix de privilégier la pluralité démocratique contre l’extrême droite en embuscade. Le RN a ici de grandes ambitions qu’il va falloir en toute responsabilité réfréner pour éviter qu’il n’envoie deux des siens au Palais du Luxembourg. La liste PCF sera conduite par la secrétaire de la fédération Sylvie Vinceneux.

  • [Sénatoriales] La gauche espère se maintenir en Vaucluse

    [Sénatoriales] La gauche espère se maintenir en Vaucluse

    Parmi les sortants, seul Alain Milon (LR) ne rempile pas et préside le comité de soutien de l’autre sénateur LR sortant, Jean-Baptiste Blanc. Tout le monde s’accorde à dire que sa réélection est une quasi-formalité, au vu de l’implantation de la droite et de son bilan. Mais derrière, « c’est un billard à 10 bandes », glisse un observateur. Les deux autres sièges devraient se jouer entre Dominique Santoni, présidente LR du Département et 2e de liste de Jean-Baptiste Blanc, le RN Thierry d’Aigremont, l’Avignonnaise DVD Anaïs Hausmann et le sénateur PS sortant, Lucien Stanzione.

    Outre Lucien Stanzione, les 1 300 électeurs ont aussi le choix à gauche avec la candidature LFI de Julien Gautier. Cet avocat, élu d’opposition à la Tour d’Aigues, est épaulé par Mathilde Louvain, ex-tête de liste LFI aux municipales d’Avignon. Mais les insoumis ont bien conscience de ne pas être en position de force. La donne est bien différente pour Lucien Stanzione. Élu en 2020 avec l’appui des autres partis de gauche, l’ex-maire d’Althen-les-Paluds est confronté à une baisse massive de grands électeurs naturellement favorables après les pertes aux municipales de Carpentras et Avignon. S’il a toujours le soutien du PCF et des Écologistes, Lucien Stanzione revendique une liste non encartée, avec des valeurs de gauche bien sûr mais qui se veut le reflet des élus locaux, avec qui il a su tisser des liens. Sophie Rigaut (PS), conseillère départementale, sera seconde de liste, suivie des maires de Velleron (Philippe Armengol) et Saint-Pierre-de-Vassols (Sandrine Raymond). Lucien Stanzione se voit complémentaire de Jean-Baptiste Blanc, avec qui il travaille étroitement.