Author: tecnavia

  • Messonnier a imposé sa Loy à l’équipe Grégori

    Messonnier a imposé sa Loy à l’équipe Grégori

    Après un rude cinquième tour, où une équipe de Gémenos les ont poussés dans leurs retranchements, Patrick Messonnier, double vainqueur du Mondial, Yohan Cousin, membre du collectif France, et Michel Loy, triple champion du monde, ont connu lundi une fin de journée plus confortable. Pourtant, sur le papier, leur 64e de finale face à la formation des Provençaux Steve Gimenez et Patrice Grégori, aujourd’hui pensionnaires du Saint-Georges Pétanque sur l’île de Beauté, pouvait grandement les inquiéter par leur force de frappe. Mais le niveau de jeu de Michel Loy a fait la différence. Dura lex, sed lex.

    6e partie

  • Des pépites malgaches « picqués » au vif

    Des pépites malgaches « picqués » au vif

    La journée de dimanche s’était déroulée sans véritable accroc. À aucun moment, Yves Zigle et ses partenaires n’avaient été mis en difficulté. Le lundi s’annonçait comme un copier-coller de la veille. Exemptés des cadrages, ils n’avaient plus que trois rencontres à disputer pour décrocher leur billet vers la finale, et ils les ont parfaitement négociées. Leur premier obstacle était une triplette marseillaise composée de Jean-Luc Coudene, Michel Nicaud et Joëlle Ville (Boule de Beaumont). Les Provençaux entamaient pourtant la rencontre de la meilleure des manières et menaient 7 à 3 après quatre mènes. En difficulté au tir, Ludovic Imbert et ses partenaires décidaient alors de changer de stratégie en optant pour le tir « de rafle ». Ce choix leur permettait de rivaliser avec Zigle et les siens, notamment en noyant le bouchon à plusieurs reprises.

    « Picqotements »

    Revenus à 7-5, les Marseillais ne parvenaient toutefois pas à inverser la tendance. La triplette de Zigle reprenait définitivement le contrôle des opérations pour s’imposer, démontrant une nouvelle fois que le beau tir reste le plus efficace.

    Après la pause déjeuner, Zigle et ses coéquipiers retrouvaient les allées ombragées du parc Borély pour y défier une solide formation corse composée de Ludovic Imbert, Sabatier Porcher et Éric Vinciguerra, venus de Bastia et Corte. C’est sans doute cette équipe insulaire qui aura le plus sérieusement inquiété Yves Picq, Zigle et leurs partenaires malgaches.

    Au moment où les Corses avaient l’occasion de prendre l’avantage, ils laissaient passer leur chance. Dans la dernière mène, Zigle remportait le carreau décisif. Le Malgache concluait avec autorité et envoyait les Corses à l’économat sur le score de 13 à 8.

    La dernière rencontre ne fut qu’une formalité. Opposés aux Ardéchois Mathys Merlin, Kenzo Bertrand et Herbert Choppick, les hommes de Zigle prenaient rapidement les commandes. Éprouvés par la chaleur et la fatigue, leurs adversaires ne parvenaient jamais à entrer dans la partie. Le score sans appel de 13 à 2 illustrait parfaitement la domination de la triplette malgache. Direction cette belle journée de mardi.

  • La fête de la Conf paysanne censurée ?

    La fête de la Conf paysanne censurée ?

    C’est par un simple mail envoyé fin mai que Marie-Camille Dugas, la nouvelle maire de Garrigues-Sainte-Eulalie, petite commune entre Nîmes et Alès, a annoncé à la Confédération paysanne qu’elle ne mettrait pas son foyer municipal à disposition cette année. « Après avoir demandé des rendez-vous pour leur expliquer ce qu’on faisait à cette fête, on nous a annoncé que suite à une demande de la Coordination rurale, ils étaient dans l’obligation de nous retirer la salle pour le premier week-end d’octobre », précise Simon Le Berre, porte-parole de la Confédération paysanne dans le Gard.

    Après un échange avec les responsables de la Coordination rurale (CR), syndicat proche de l’extrême droite, avec qui la Conf n’est pas à « couteau tiré » dans le département, il s’avère en réalité que la CR s’est également vue refuser la réservation de la salle. La nouvelle municipalité s’est justifiée en s’appuyant sur la « neutralité politique » des nouveaux élus. Dans un communiqué, elle précise qu’elle n’était par contre pas opposée à l’organisation d’une « fête mettant à l’honneur les producteurs locaux […] dans un cadre dénué de toute considération politique ». Un argument que réfute la Conf car depuis l’an dernier, la fête n’est pas celle du syndicat agricole mais « une fête de l’agriculture paysanne » portée désormais par trois organisations : la Confédération paysanne, l’Addearg et Solidarité paysans 30. « On s’amuse à nous catégoriser comme extrême gauche sympathisants LFI donc ça ne m’étonne pas qu’il y ait de plus en plus d’élus qui veulent nous mettre par terre. C’est ce qui nous choque car nous sommes là pour le monde paysan, pour trouver des solutions à nos campagnes qui vont très mal », rappelle Simon Le Berre.

    « Des valeurs qui dérangent le RN »

    Mais pour la Conf paysanne, cette décision interroge surtout puisqu’elle intervient quelques jours après la réception du député Rassemblement National Pierre Meurin par Marie-Camille Dugas. « Nous faisons le lien entre la venue de Pierre Meurin et le mail que l’on a reçu. On comprend que sur la petite commune de Garrigues, on ne veut pas avoir une fête politisée qui met en avant des valeurs qui dérangent le RN », confirme Simon Le Berre. L’attaque n’est pas passée inaperçue du côté du député d’extrême droite de la 4e circonscription du Gard qui a condamné par communiqué « l’utilisation politicienne faite par quelques groupuscules malveillants, et relayée avec complaisance par certains médias, d’une visite purement institutionnelle ».

    « Ce communiqué où nous sommes qualifiés de groupuscule malveillant a été partagé par la municipalité de Garrigues », fustige Simon Le Berre, qui voit donc « une incapacité de la municipalité de communiquer par elle-même ».

    Face à la polémique, un « bel élan de solidarité » a eu lieu et une dizaine de communes se sont manifestées pour accueillir cette fête. Les propositions sont aujourd’hui à l’étude pour réfléchir à la logistique nécessaire pour accueillir les 3 000 participants habituels de la fête.

  • L’Arlésienne et StreetPress face au bâillon beaucairois

    L’Arlésienne et StreetPress face au bâillon beaucairois

    Dans quelques jours, le couperet tombera. Le tribunal judiciaire de Nîmes rendra, le 8 juillet, son délibéré dans une affaire qui dépasse largement les frontières du Gard : celle d’une mairie d’extrême droite qui a choisi les tribunaux plutôt que le débat contradictoire pour faire taire deux rédactions indépendantes.

    Tout part d’une enquête publiée à l’automne 2025 par l’Arlésienne et Street Press. Témoignages à l’appui, les deux médias y documentaient une politique d’attribution des locaux commerciaux du centre-ville de Beaucaire qui écarterait systématiquement les commerçants d’origine maghrébine ou latino-américaine. Sollicitée à trois reprises avant publication, la municipalité n’avait jamais daigné répondre. Elle a préféré, quelques mois plus tard, saisir la justice.

    « On ne lâchera rien »

    Le 27 mai, à l’audience de Nîmes, ni le maire Nelson Chaudon ni son prédécesseur Julien Sanchez – devenu entretemps directeur de campagne du RN pour 2027 -n’ont jugé utile de se déplacer. C’est leur avocate, Sylvie Josserand, également députée RN du Gard, qui a porté seule la charge, dénonçant une enquête relevant selon elle de « la désinformation au service d’une idéologie » et réclamant 18 000 euros de dommages et intérêts. Une formule bien pratique quand une enquête vient gratter le vernis d’une gestion locale.

    Une accusation à laquelle l’avocate de la défense, Me Valentine Rebérioux, a opposé une évidence : aucun propos précisément diffamatoire n’a jamais été désigné. Pour elle, la qualification ne fait aucun doute : « Il s’agit bien là d’une procédure-bâillon. » Une arme de plus en plus prisée par l’extrême droite locale pour épuiser financièrement et psychologiquement les rédactions indépendantes, sans jamais, ou presque, obtenir gain de cause : Street Press comptabilise à ce jour zéro condamnation sur la quinzaine de procédures similaires en cours.

    Éric Besatti, directeur de publication de l’Arlésienne, ne plie pas : « Ce procès nous coûte de l’argent, nous demande du temps pour nous défendre, mais n’entame pas notre volonté d’enquêter. » Avant de résumer : « On ne lâchera rien, on continuera de faire notre travail. » Le 8 juillet, le tribunal dira le droit. Mais le message politique, lui, est déjà lisible. D’ici là, les articles restent en ligne et dans les kiosques. À lire, à partager, et à défendre.

  • Les employés de Truffaut en grève dénoncent une chaleur accablante

    Les employés de Truffaut en grève dénoncent une chaleur accablante

    La chaleur avoisine les 40°C dans les allées du magasin. Samedi 4 juillet, 10 salariés de la jardinerie Truffaut, à Cabriès, se sont réunis devant l’enseigne pour défendre leurs conditions de travail. La raison de cette grève : une climatisation « qui tombe en panne à répétition », selon un employé et délégué syndical qui préfère garder l’anonymat.

    Ces défaillances obligent les employés à travailler sous une chaleur étouffante, avec des conséquences directes sur leur santé, estiment-ils. Parmi les 30 salariés, beaucoup expliquent souffrir « de vertiges, maux de tête ou de boutons de chaleur ». La situation n’est pas nouvelle. Le délégué syndical explique avoir « envoyé des mails à la direction depuis 2020 ». Il réclame « le changement complet du système de refroidissement », estimant que les réparations successives sont inefficaces.

    « Un pansement »

    La direction régionale assure pour sa part que le dossier est en cours mais s’interroge « sur la pertinence d’un remplacement complet » du système de climatisation. Des déclarations « très mal prises par les salariés ». Face à cette situation, les moyens de la direction locale sont dérisoires. En guise de solution : des glaces à l’eau et des pauses régulières sont offertes aux salariés. « Un pansement sur le problème », estime le délégué syndical.

    Fantine Lambey

  • Qualité de l’air : « Le climat est un facteur déterminant »

    Qualité de l’air : « Le climat est un facteur déterminant »

    L’Atmo Occitanie dresse le bilan de 2025. « La qualité de l’air s’améliore globalement mais il reste du contraste entre les territoires », déclare d’entrée Émilie Dalix, présidente de l’association agrée par l’État pour surveiller et informer sur la qualité de l’air. Un travail vital dans un contexte où la pollution atmosphérique constitue la 2e cause de mortalité évitable en France, faisant chaque année 40 000 victimes.

    À l’occasion du 40e anniversaire de la Loi Laure qui reconnaît à chacun le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé, le groupe est optimiste. « La situation reste stable en Occitanie et les tendances de fond sont plutôt positives » se félicite la présidente d’Atmo. Baisse d’émissions des gaz à effet de serre (GES) sur le territoire, diminution de 6% des consommations d’énergie et recul sur le long terme des émissions de polluants atmosphériques : 2025 tire un bilan encourageant malgré un été chaud propice à la formation d’ozone. Les politiques de modernisation du parc de véhicules et des processus industriels semblent porter leurs fruits.

    L’urgence d’agir

    Mais 2026 s’annonce difficile. L’Ariège, la Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées étaient en alerte rouge pollution aux particules en suspension PM10 la semaine passée. Un phénomène expliqué par les retombées des poussières désertiques, de plus en plus fréquentes en raison des épisodes répétés de fortes chaleurs. « Le climat devient un facteur déterminant de la qualité de l’air », assure Émilie Dalix, expliquant que les incendies même très éloignés alimentent la dégradation de la qualité de l’air, comme ceux qui ont touché le Canada, l’Espagne et le Portugal. « La pollution n’a pas de frontières », rappelle-t-elle.

    Les particules fines et le dioxyde d’azote se concentrent à proximité des axes routiers. Un enjeu de santé publique qu’une future directive européenne entend traiter en divisant par deux les valeurs limites d’exposition à plusieurs polluants d’ici 2030. Les aires urbaines de Toulouse, Montpellier, Nîmes et Perpignan font donc l’objet d’un suivi accru via des Plans de Protection Atmosphérique. L’Atmo est pleine d’espoir : malgré une augmentation démographique, les émissions de GES ont diminué, tout comme et le nombre de personnes exposées aux dépassements des taux de pollution encadrés. Un bilan qui se veut positif mais qui montre que la sensibilisation aux questions de pollution reste une priorité sanitaire.

  • Alerte sur l’hébergement d’urgence à Marseille

    Alerte sur l’hébergement d’urgence à Marseille

    D’année en année, les recours dans le cadre du droit à l’hébergement opposable (Daho) explosent dans la région. 2 195 demandes ont été déposées en 2025, en hausse de 24% sur une seule année, concentrés essentiellement dans les Bouches-du-Rhône. Plus des deux tiers obtiennent une réponse favorable. « L’effectivité de l’accès à une offre d’hébergement n’est pas systématique », alerte cependant le rapport annuel publié à la mi-juin. Chaque mois, 11 246 nuitées ne sont pas pourvues par le numéro d’urgence, le 115. Jusqu’à la mise en place de critères qui « peuvent impacter la notion d’inconditionnalité de l’accueil prévue par le législateur » note pudiquement le rapport.

    Et les signaux d’alerte se multiplient. Dans un courrier adressé le 24 juin dernier à la préfète déléguée à l’égalité des chances, le réseau Hospitalité de Marseille dénonce des expulsions de lieux précaires qui se sont multipliées ces derniers mois, avec l’annonce de nouvelles interventions cet été. « La multiplication des expulsions sans perspectives crédibles de relogement ou de mise à l’abri risque d’alimenter une véritable fabrique de la grande précarité, écrivent les 17 associations du réseau. Elle entraîne des ruptures de parcours, fragilise les liens sociaux, nourrit le découragement et compromet les efforts engagés depuis plusieurs années. » Elles soulignent les conséquences directes « particulièrement lourdes », de la privation des accès à l’eau et électricité à une exposition accrue aux violences et risques sanitaires. « Les personnes concernées ne disparaîtront pas à la suite de leur expulsion », alertent-elles en réclamant un dialogue « constructif ».

    Lors du conseil municipal de Marseille le 26 juin, Audrey Garino l’adjointe (PCF) au logement avait aussi alerté sur le risque de fermetures de places. « On nous annonce une nouvelle fois des coupes budgétaires dans les crédits de l’hébergement quand trop de personnes appellent sans obtenir de réponses », dénonçait-elle (notre édition du 27/06), déplorant que les expulsions ne soient plus suivies systématiquement de mises à l’abri. Un message aussi relayé par le député LFI Manuel Bompard ce jeudi : à travers un courrier, il sollicite l’appui du préfet « afin d’éviter toute réduction des capacités d’hébergement sur notre territoire ».

  • Une assemblée générale à l’hôpital de Martigues à l’appel de la CGT

    Une assemblée générale à l’hôpital de Martigues à l’appel de la CGT

    « On nous a annoncé la fin de la pause méridienne comptée dans le temps de travail », dénonce Laure Privat, secrétaire générale du syndicat CGT de l’hôpital de Martigues. C’est notamment pour cette raison, que le syndicat appelle à une assemblée générale des agents jeudi contre « les mesures qui dégradent nos vies ».

    En l’occurrence, il s’agit de plusieurs décisions prises par la direction de l’hôpital de Martigues suite aux rapports de la Chambre régionale des comptes Paca fin octobre 2025, et plus récemment de l’Agence nationale de la performance sanitaire (Anap).

    Une pause travaillée

    Le retrait de la pause de mi-journée dans le temps de travail est l’une des décisions parmi les plus fortement contestées. « Comment ça va être organisé ? » se demande Laure Privat, expliquant qu’ « aujourd’hui, quand on est en pause, on pose la fourchette dès qu’il y a un besoin. On répond au téléphone, aux appels des patients… ». « C’est pour ça qu’elle est comptée dans le temps de travail, car c’est du réel, c’est du travail. On ne peut pas nous sortir 40 minutes du service, nous dire de quitter l’hôpital et faire notre vie » développe la responsable syndicale.

    En clair, entre 20 et 40 minutes de temps de travail compté en moins pour la même présence sur place, d’après le communiqué du syndicat, en fonction de l’organisation du temps de travail en sept ou douze heures. En conséquence, certains agents peuvent perdre jusqu’à 10 jours de RTT selon le poste.

    L’assemblée générale de jeudi à 14h au self, pendant l’heure d’information syndicale, servira donc à « construire le rapport de force pour obtenir le retrait de ces mesures » d’après le communiqué du syndicat.

  • Un nouveau bateau-école pour les sauveteurs

    Un nouveau bateau-école pour les sauveteurs

    Inauguré à la Pointe rouge par le commandant et formateur Jean Jacques Grenaud, ce nouvel équipement sera bientôt mis à la disposition des stagiaires de L’Entente Valabre. L’organisme internationalement reconnu forme, chaque année, plus de 1 583 stagiaires issus des Sdis (service départemental d’incendie et de secours) de France à des missions de sauvetage ou d’intervention en milieu immergé ou aux noyades. De nombreux partenaires nationaux et internationaux sont aussi formés, tout comme des plongeurs qui s’entraînent au secours en environnement complexe, exigeant ou hostile.

    Le désir de l’Entente, avec ce renouvellement de bateau, est « d’investir dans des moyens performants, au service de la formation, de la sécurité et de l’excellence opérationnelle. » L’idée est aussi de « proposer à ses stagiaires des moyens actuels de formation face aux risques nautiques qui évoluent et se diversifient. » Le nouvel appareil vient renforcer et moderniser une flotte de quatre bateaux.

    Ce 5e navire a été baptisé « La Bonne Entente », un nom qui fait référence à la cohésion qui anime ces héros des mers. Il lui a été donné par sa marraine, Alexandra Oppenheim-Delauze, présidente directrice générale de la Comex, une entreprise marseillaise de renommée internationale, spécialisée dans l’ingénierie et les interventions en milieu hyperbare.

    À l’occasion de l’inauguration, le 30 juin, une convention de partenariat a été signée entre l’entreprise d’ingénierie et l’organisme de formation. Selon Alexandra Oppenheim-Delauze, elle vise à « mettre sur le papier un partenariat déjà existant qui résulte en un échange d’expertise ».

    Louis Golliot

  • Une appli pour découvrir la biodiversité environnante

    Une appli pour découvrir la biodiversité environnante

    « Il suffit de taper geonature.fr… Voilà ! Là où on se trouve, le site liste 167 espèces qui ont été observées. » En cet après-midi ensoleillé au domaine de Charance, Camille Monchicourt, responsable du système d’information au Parc national des écrins, fait défiler les photos de plantes, amphibiens et autres oiseaux sur son téléphone. Grâce à BAM, (pour Biodiversité Autour de Moi), site collaboratif de collecte de données, il a accès à la liste des espèces observées dans les environs. « Ça c’est tout ce que des gens ont répertorié, que ce soit des professionnels, des associations, des amateurs. Là par exemple, on a beaucoup de flore car on est voisins du Conservatoire Botanique, mais si un dingue d’oiseau est passé, il y aura beaucoup d’oiseaux répertoriés dans la zone », explique-t-il. Il clique sur l’image d’un petit oiseau trapu au bec long, la sittelle torchepot. S’affichent alors plusieurs informations dont son nom, sa photo, le nombre de fois où elle a été observée et son statut de conservation. On peut même écouter le cri du passereau, pour apprendre à le reconnaître.

    Un système collaboratif

    à la manière d’un jeu comme Pokémon Go, le site liste les espèces animales et végétales qui nous entourent mais permet d’ajouter à son tour ses propres observations. Si quelqu’un observe une espèce de plante et la répertorie sur une appli, ou une plateforme collaborative, comme Naturalist ou Plantnet, l’information est vérifiée par des professionnels puis ajoutée à cette grande base de données ouvertes dans laquelle puise BAM. « Notre but c’est de sensibiliser le public à la biodiversité qui l’entoure pour qu’il puisse devenir acteur de sa préservation. Souvent, c’est un peu abstrait, on sait qu’il y a un arbre, un moineau… Pour nous il manquait cet outil. Là, en deux clics je peux voir tout ce qui a été observé ici », développe Camille. Toutes ces données sont agrégées au niveau national par le Museum d’histoire naturelle et le ministère de la Transition écologique, puis au niveau international. « Ces données sont accessibles librement, mais souvent ce sont les scientifiques qui les connaissent et qui savent y accéder », détaille-t-il.