Author: tecnavia

  • Marine Le Pen déclarée coupable mais éligible pour 2027

    Marine Le Pen déclarée coupable mais éligible pour 2027

    Dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front national, Marine Le Pen a été condamnée à trois ans de prison dont deux avec sursis et un an ferme sous bracelet électronique ce mardi par la cour d’appel de Paris. Sa peine d’inéligibilité de 45 mois dont 30 avec sursis, a déjà été exécutée.

    La triple candidate à l’élection présidentielle pourrait théoriquement se présenter pour une quatrième campagne mais celle ci avait exclue de la mener avec un bracelet électronique.

    «Les faits sont graves» a répété la présidente de la cour d’appel de Paris, dès le début de l’audience qui s’est ouverte à 13h30.

    Marine Le Pen avait été condamnée en première instance, l’an dernier, à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate pour détournement de fonds du Parlement européen. Elle voit donc sa peine réduite.

  • Ludovic Montoro : « La Marseillaise est devenue un concours incontournable »

    Ludovic Montoro : « La Marseillaise est devenue un concours incontournable »

    La Marseillaise : Vous disputez ce Mondial aux côtés de Ligan Doerr et Nelson Ziegler. Comment s’est montée cette partie ?

    Ludovic Montoro : Ça s’est fait au dernier moment. Je ne devais pas jouer, j’avais prévu de me reposer avant les grosses échéances de l’été. Malheureusement, Michel Hatchadourian s’est blessé dans un accident du travail et n’a pas pu venir. Ligan [Doerr] et Nelson [Ziegler] ont pensé à moi. Je suis heureux d’être là, même si j’aurais préféré que ce soit dans d’autres circonstances. J’espère surtout que Michel se rétablira vite.

    Qu’est-ce qui vous surprend
    le plus chez Ligan Doerr
     ?

    L.M. : Sa maturité. Malgré son jeune âge, on a l’impression de jouer avec quelqu’un de beaucoup plus expérimenté. Son parcours aux côtés d’Henri Lacroix lui a énormément apporté. Comme d’autres jeunes de sa génération, il a grandi très vite dans le jeu.

    Quelle place occupe le Mondial dans votre saison boulistique ?

    L.M. : C’est le concours le plus médiatique et il s’est énormément professionnalisé. Aujourd’hui, tous les meilleurs joueurs veulent le gagner. C’est devenu un rendez-vous incontournable et le véritable lancement de notre saison estivale.

    Certains adorent l’ambiance
    de La Marseillaise, d’autres champions ont parfois du mal. Quel est votre positionnement ?

    L.M. : C’est la fête de la pétanque. Il y a une vraie proximité avec le public, dans une ambiance conviviale. En même temps, l’organisation est de plus en plus rigoureuse. Cet équilibre entre fête populaire et compétition de haut niveau fait tout le charme de La Marseillaise.

    Quel est votre meilleur souvenir au Mondial La Marseillaise
    à pétanque ?

    L.M. : La première victoire reste forcément spéciale. Mais la deuxième m’a encore plus marqué, car ma femme était présente. Ces deux titres ont surtout été remportés avec une bande de copains très soudée. Aujourd’hui, c’est de plus en plus rare de gagner avec de vrais amis, et c’est ce qui rend ces souvenirs encore plus précieux. C’est un regret de ne pas avoir fait un championnat de France tous les trois. Il y avait quelque chose dans cette équipe, une vraie alchimie et de l’amitié. Avec Jean-Michel, plus calme, et les tempéraments différents, ça fonctionnait bien. Quand on jouait bien, on déroulait, mais on n’a jamais pu voir jusqu’où ça pouvait aller sur un grand championnat.

    Est-ce que cette triplette fut la meilleure de votre carrière ?

    L.M. : C’est un regret de ne pas avoir fait un championnat de France tous les trois. Il y avait quelque chose dans cette équipe, une vraie alchimie et de l’amitié. Avec Jean-Michel, plus calme, et des tempéraments différents, ça fonctionnait bien sans que ça déborde. Quand on jouait bien, on déroulait, mais on n’a jamais pu voir ce que ça aurait donné sur un championnat de France.

    Quel est le secret, à vos yeux, de cette Marseillaise quand on voit des terrains qui sont difficiles ?

    L.M. : Il faut s’adapter à des terrains très techniques, plus roulants que ceux que l’on joue habituellement. Ils demandent beaucoup de précision et de concentration, car la moindre erreur peut coûter très cher. Ce sont des terrains à l’ancienne, avec des dévers, qui obligent à adopter une approche différente.

    Est-ce que la force d’un bon pointeur, dans la pétanque moderne, est de savoir tirer aussi efficacement qu’un tireur ?

    L.M. : À La Marseillaise, les parties se gagnent souvent au point. Les terrains rendent le tir plus difficile, mais les quelques boules à tirer sont souvent décisives. Aujourd’hui, le pointeur doit aussi savoir tirer : c’est une évolution imposée par la pétanque moderne et par les terrains actuels.

  • Fos-Salon : le passage à l’autoroute à péage critiqué

    Fos-Salon : le passage à l’autoroute à péage critiqué

    Les associations dénoncent un simulacre de concertation. Alors que le deuxième atelier sectoriel dédié au tracé nord de la liaison Fos-Salon a lieu ce soir, à 18h30, dans la salle Gérard Philippe à Grans, un collectif composé de sept organisations affirme que « le choix de transformer cette nationale en autoroute à péage confiée à un concessionnaire privé est, lui, déjà acté ».

    À l’origine, le projet consistait en une deux fois deux voies gratuite, principalement basée sur le réaménagement de la RN569. Le ministère de la Transition écologique avait arrêté cette position dans une décision publiée au Journal officiel le 30 juin, suite au débat public qui s’était déroulé du 1er septembre 2020 au 31 janvier 2021 : « Le principe de la réalisation d’une infrastructure au statut autoroutier sur la totalité de l’itinéraire est écarté. Celui d’un aménagement au statut de route express est retenu, à l’exception, le cas échéant, de la section nord, entre l’A54 et le carrefour de Toupiguières, qui bénéficierait du statut d’autoroute dans l’hypothèse où cette section serait réalisée par adossement à la concession ASF. »

    Un report de trafic

    Alors que la troisième séquence de concertation consacrée au choix des variantes et aux modalités de financement s’est ouverte le 22 juin, la DREAL a annoncé vouloir saisir « l’opportunité offerte par le renouvellement des concessions autoroutières historiques » en 2031 pour boucler ce projet à 566 millions d’euros, après que l’hypothèse d’un financement public à hauteur de 50% a été écartée en 2025.

    « C’est brutal : on ne débat plus, on aura une autoroute. La DREAL nous met devant le fait accompli, le projet est bâclé, il faut aller vite pour intégrer les concessions et le choix des variantes au nord et au sud s’est considérablement réduit », accuse Christian Marquis, représentant du collectif signataire Cistude, qui regrette cette situation alors qu’en 2021 « on s’approchait d’une solution acceptable pour toutes les parties ». « On aurait pu concevoir un projet à moindres frais, plus respectueux de l’environnement et le faire financer par l’État, poursuit-il. On nous dit qu’il n’y a plus de budget, mais c’est un choix politique. Si on choisit de le faire financer par le privé et de le faire reposer sur les particuliers, c’est que l’État se désengage. »

    Avec un tarif estimé à 2,40 euros l’aller en cas de péage sur l’ensemble du tracé de 25 km, les associations s’inquiètent du report de trafic sur les routes secondaires. « Ça va surcharger les autres tronçons, assure Jean-Louis Sanial, représentant de l’organisation Sauvons nos étangs. Ça ne correspond pas aux attentes de la population. On pense plus aux industriels qu’aux habitants. » Le Fosséen estime que « les modes de transports alternatifs sont pas assez exploités », malgré « d’énormes possibilités avec le ferroviaire avec la gare de triage à Miramas, mais aussi avec le fluvial ».

  • Grand Avignon : trois nouveautés touristiques

    Grand Avignon : trois nouveautés touristiques

    Ces nouveautés « viennent enrichir l’offre de découverte et traduire concrètement sa stratégie, au bénéfice des visiteurs comme des habitants ». Ainsi, ont été conçus le programme Visiter été 2026, « véritable concentré d’expériences locales » ; six nouveaux circuits Gravel allant de 20 à 90km et des parcours numériques « Wivisites ». « Avec ces trois nouveautés, l’office de tourisme affirme sa volonté de diversifier les expériences proposées, répondre aux nouvelles attentes des visiteurs, valoriser un tourisme plus responsable, accessible et innovant ».

  • Erilia a inauguré une agence rénovée à Gardanne

    Erilia a inauguré une agence rénovée à Gardanne

    Placée sous la direction de Laetitia Bernier, cette agence assure la gestion de 5 312 logements sociaux, 287 hébergements en foyer et 22 logements intermédiaires. Son périmètre d’intervention s’étend sur un territoire qui relie Gardanne, le bassin minier, le Pays d’Aix, l’Étang de Berre et le pays salonais. Une antenne située à Salon-de-Provence lui est également rattachée, « afin de conforter le maillage territorial et de garantir une présence de proximité sur l’ensemble du périmètre », précise le bailleur.

  • Torea Tairio, les liens du cœur

    Torea Tairio, les liens du cœur

    Un arbre ne peut pas vivre sans ses racines. Torea Tairio non plus. Malgré les 16 000 km qui la séparent de Tahiti, rien ne peut défaire ses liens avec sa terre natale. C’est là qu’elle a grandi, là où vivent ses parents, là aussi qu’elle a joué ses premières parties de pétanque. « C’est venu dès l’enfance, explique-t-elle. Mes grands-parents jouaient à la pétanque, mon père et ma mère aussi, c’est des passionnés. Et moi j’ai commencé la compétition vers mes 15 ans. »

    Son premier club, l’AS Tamarii Punaruu, est celui de Punaania, la ville où elle est née il y a 37 ans. Elle est vite repérée comme un talent en devenir, avec les qualités nécessaires pour atteindre le haut niveau. Confirmation en octobre dernier à Douai, où elle participe pour la première fois au championnat du monde triplette avec l’équipe de France, aux côtés notamment de Nelly Peyré. « On se connaît depuis 3-4 ans, quand Torea est entrée en équipe de France, précise Nelly. Elle a du caractère, et malgré la rivalité sportive, on a une grande complicité. » Idem avec Ludivine Lovet, son autre partenaire lors de cette Marseillaise.

    Les trois jeunes femmes racontent en se chambrant leur affrontement au championnat de France 2023, où Torea a battu Ludivine en demi-finale, avant d’échouer pour le titre face à Nelly. Leur entente ne leur a pas permis de triompher cette année. Avec six participations au Mondial, Torea a atteint sa deuxième finale, après sa victoire en 2024. Arrivée en métropole en 2009, la Tahitienne n’a jamais vraiment quitté son île. Elle la porte dans son cœur et même à fleur de peau, avec ce long tatouage qui recouvre tout son bras gauche. « C’est Maohi, c’est mes racines, c’est précieux. Ça raconte mon histoire, des dessins représentent ce que j’ai souffert, d’autres sont des protections. » Elle montre alors un Tiki, les divinités tahitiennes, qui sont à la fois des humains et des dieux. Bien que Torea soit habituellement discrète, voire secrète, sa sensibilité se révèle à l’évocation de Tahiti. « Tout me manque de là-bas, confie-t-elle émue. Heureusement, on s’appelle tous les jours avec mes parents. Ma famille, ma communauté, c’est mon pilier. » Le lien avec sa terre est si fort qu’elle n’envisageait pas que ses enfants naissent ailleurs qu’à Tahiti. Quand elle a suivi son compagnon, Manaia, venu pour l’armée en métropole, elle a d’abord attendu la naissance de son fils, Roihau, qui a fait ses premiers pas sur l’île. Puis en 2013, elle a tenu à rentrer à Tahiti pour que sa fille, Nunaaehau, naisse et passe ses premiers mois là-bas. « C’est pour leur transmettre nos valeurs, le partage, la joie de vivre. » Désormais installée en Haute-Garonne, elle est licenciée à Cazères. « Gilles Rey, le président, a voulu que je signe. Il me suit depuis longtemps, il compte beaucoup dans mon parcours. » Un parcours qui fait bien sûr la fierté des siens. « Quand je joue, mon compagnon et mes enfants sont là, c’est mon ancrage. En début de partie, je les regarde toujours. »

    En défiant la distance, son père lui a fait la surprise d’être présent lors du championnat du monde. « Il m’avait dit qu’il ne pourrait pas venir, et d’un coup, je l’ai vu, c’était incroyable ! »

    « Quand je joue, mon compagnon
    et mes enfants sont là, c’est mon ancrage »

  • Les jeunes artilleurs du Département ont fait le show

    Les jeunes artilleurs du Département ont fait le show

    Ils étaient 200 au départ et il n’en restait plus que 8, ce lundi soir. Le Mondial La Marseillaise, en collaboration avec le Comité bouliste 13, organisait les finales des championnats des Bouches-du-Rhône. Trois catégories de jeunes étaient en lice : les benjamins, les minimes, les cadets et les cadettes. Enfants et adolescents ont eu le plaisir de jouer sur le stade d’honneur, alors que le soleil tombait peu à peu sur le parc Borély. Président du Comité, Patrick Fara décrivait cet événement : « Les sélections se sont déroulées en mars, avec 200 petits. La compétition a été mise en place par l’organisation de La Marseillaise et le Comité. On voulait leur offrir le terrain d’honneur pour leurs finales. »

    Plusieurs clubs locaux étaient représentés comme Fuveau, Fos-sur-Mer mais aussi Pélissanne, lors de ces finales en cinq étapes. Plusieurs ateliers ont été effectués pour départager les finalistes : tirer la boule seule, une boule derrière un bouchon, une boule entre deux autres, une boule sautée et le cochonnet seul.

    Hauts comme trois boules de pétanque, mais déjà très habiles, les benjamins ont ouvert le bal. Wyatt Buche et Mayven Marsille se faisaient face sous les yeux de quelques dizaines de spectateurs. C’est finalement le dernier cité qui s’est imposé sur le score de 24-15. Ensuite, les minimes sont entrés en piste avec encore plus de précision. Le jeune tireur de Fuveau Maysson Herlemann a finalement battu de peu Essaie Lucchesi (24-20).

    Il ne restait ensuite plus que les cadettes et cadets. Toujours calme durant sa partie, Paloma Mathieu a battu sa partenaire de club Manon Bert. Score final : 18-6. Pour boucler la soirée, le vainqueur du trophée des jeunes la veille, Dunkan Baudino, a remporté le titre départemental face à Esteban Bontoux. Tout ceci en réalisant le meilleur score général (32-18). Tous les finalistes ont reçu des cadeaux et ont pu fermer le terrain principal.

    « On voulait leur offrir
    le terrain d’honneur »

  • Recycler pour aider, l’ambition de l’association Ramh

    Recycler pour aider, l’ambition de l’association Ramh

    Depuis une demi-décennie, l’association Relais d’aides matérielles aux handicapés (Ramh) prend part au Mondial La Marseillaise pour mener à bien sa mission : récolter les déchets, les recycler et verser les bénéfices aux personnes en situation de handicap. « Il y a 22 ans, quand j’ai créé l’association, nous avons démarré par le recyclage de bouchons ou couvercles en plastique, retrace Jean-Philippe Jaen, président de la structure. Aujourd’hui, nous avons élargi à tous les types de bouchons : plastique, métal, liège, couvercles de pots de confiture… On recycle aussi les radiographies médicales, les cartouches d’encre, et même l’informatique, que l’on réadapte ». Le principe : revendre les objets récupérés et utiliser les gains pour aider « toute personne non valide, c’est-à-dire handicapée par sa santé dans son quotidien, qu’il s’agisse d’un handicap moteur, d’une maladie mentale ou autre », détaille le président. Et le format des aides proposées est très variable : certaines sont « spécifiques », comme celle fournie chaque année à l’Institut Paoli-Calmettes, centre de traitement du cancer à Marseille (9e), ou plus ponctuelles, proposées à des particuliers. « À titre d’exemple, nous avons récemment aidé un couple de jeunes parents en fauteuil roulant à financer un lit adapté pour qu’ils puissent s’occuper de leur nourrisson », détaille Jean-Philippe Jaen.

    L’occasion d’une grande récolte

    Au départ, seulement présente pour le Mondial des femmes, l’association a depuis deux à trois ans élargi son niveau d’implication pour devenir « presque sponso » de l’AJCM, structure à l’origine de l’organisation du Handi Mondial à Pétanque. « On finance une grande partie des tee-shirts », détaille le président.

    Les six jours d’événement sont aussi bien sûr l’occasion de récolter de quoi recycler. Lundi après-midi, Ramh en était à 120kg de bouchons.

  • Un lundi d’initiation tourné vers le handicap

    Un lundi d’initiation tourné vers le handicap

    Palalalala, je t’ai battu ! Ça va, pas trop dur d’être nul ? », s’exclame, railleur, le cadet du petit groupe venu du centre Saint-Raphaël (14e), foyer de vie pour personnes atteintes de handicaps mentaux, pour participer à une initiation pétanque en marge du Mondial. « Trop concentré » pour répondre à nos questions, le jeune homme a été invité, comme ses cinq autres camarades, par le Département des Bouches-du-Rhône pour prendre part à une matinée conviviale autour des boules. Avec eux, six résidents du foyer Exister, installé à Peypin, ont eux aussi été conviés.

    Pour les coacher lundi matin : « Mimi » des Amis de Saint-Julien et Yannick, tous deux éducateurs en école de pétanque. Trois épreuves leur sont présentées : le point, le tir, et la boule « [Philippe] Quintais », joueur de pétanque cinq fois vainqueur du Mondial. « Sans doute l’épreuve qui repose le plus sur la chance », note Mimi. Le principe ? Parvenir à coincer sa boule dans l’un des trous creusés sur une planche à l’effigie du mythique joueur. « Ils sont bon public, partout où on les emmène ils se régalent, à partir du moment où ils arrivent motivés », glisse Arnaud Farin, éducateur spécialisé à Exister, ravi de l’enthousiasme que suscite l’activité.

  • Lee Taehloon de retour dans le temple de Borély

    Lee Taehloon de retour dans le temple de Borély

    Son retour est motivé par une envie simple : apprendre et s’inspirer du plus grand rendez-vous mondial de la discipline afin d’accompagner son développement dans son pays.

    À Marseille, Lee Taehloon observe, échange et apprend. Une expérience précieuse dont il entend se servir, une fois rentré en Corée du Sud, pour faire grandir la pétanque à l’autre bout du monde. « C’est un très grand événement et en Corée, la pétanque ne fait que débuter », explique-t-il dans un français presque parfait. « Je vois beaucoup de techniques ici, notamment dans l’organisation. Je voudrais rapporter tout ça et que la discipline se développe davantage. »

    Car dans son pays, la pétanque est encore une pratique émergente. Elle rassemble environ 200 licenciés et passionnés, bien loin toutefois des sports rois que sont le baseball, le foot ou le basket. Mais elle gagne progressivement du terrain auprès d’un public curieux.

    L’histoire de Lee Taehloon avec la pétanque a commencé presque par hasard. Employé dans une entreprise francophone, il découvre le jeu au moment où la discipline lorgnait sur les JO 2024. « Avec des amis enseignants de français en Corée, nous avons commencé à structurer une fédération et à promouvoir ce sport », raconte-t-il.

    Aujourd’hui, les premiers pratiquants sont issus de la communauté francophone et du milieu scolaire, où des initiations sont organisées dans certains lycées. Pour lui, la force de la pétanque réside dans sa simplicité. « On peut jouer n’importe quand, sur presque n’importe quel terrain. C’est un sport accessible à tous et qui convient aussi très bien aux personnes âgées. »