Author: tecnavia

  • Vers une rentrée sociale de haute volée

    Vers une rentrée sociale de haute volée

    C’est le mouvement féministe qui va débuter les hostilités face au pouvoir en place avec le retour des rassemblements devant les tribunaux dès le 7 septembre. S’ensuivra une journée de grève et de manifestation concernant plusieurs secteurs sensibles : les travailleurs de la santé, des industries électriques et gazières, de l’enseignement supérieur avec le soutien des étudiants, le 15 septembre. Et le rythme
    va monter crescendo jusqu’à la fin du mois avec
    la date du 26 septembre dans le viseur. Avant une journée qui va faire office de point d’orgue avec
    un appel intersyndical dans la fonction publique
    et une grande manifestation des sapeurs-pompiers à Paris, le 29. Septembre s’annonce chaud !

    7 septembre

    Retour féministe devant les tribunaux

    La mobilisation pour avoir une loi-cadre contre les violences sexuelles et sexistes sur les femmes et les enfants a été suspendue pour l’été, le 7 juillet, on va donc reprendre dès ce 7 septembre », explique Annick Karsenty, présidente de Femmes solidaires Marseille.

    Un appel lancé par « l’ensemble des forces qui constituent la coalition ». Coalition qui rassemble 150 organisations et associations féministes à l’origine de la mobilisation devant les tribunaux notamment lancée suite à l’affaire Lyhanna. « On veut maintenir la pression et relancer la mobilisation au plus tôt ! C’est à partir de là que la loi peut être discutée au Parlement », développe la militante féministe. En clair, la coalition espère que la pression sur le terrain appuie ses revendications et permette ainsi qu’elles soient reprises par le Parlement. « On réclame 3 milliards d’euros par an, on propose 140 recommandations, la balle est dans le camp du gouvernement. Et vu les mobilisations qu’il y a eues entre le féminicide de Lyhanna et début juillet, le gouvernement a été obligé de nous entendre », insiste Annick Karsenty. D’où l’intérêt de poursuivre la mise sous pression.

    15 septembre

    Un mouvement électrique et une grève massive dans le secteur de l’énergie

    On s’attend à des taux de grévistes jamais vus dans le secteur. » Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille, est plus que confiant sur l’ampleur de la mobilisation à venir chez les travailleurs du secteur de l’énergie.

    L’intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC, CFDT…) des agents des industries électriques et gazières (IEG) appelle à une journée de grève ce 15 septembre et elle promet d’être suivie. « On fait face à une attaque généralisée, avec en ligne de mire la fin du «tarif agents« suite à un rapport de la Cour des comptes », explique le syndicaliste marseillais.

    Concrètement, le gouvernement veut rompre avec ce tarif préférentiel sur l’électricité et le gaz pour les travailleurs du secteur et prévoit tout un panel de mesures austéritaires pour les petites mains de l’énergie en France. « On est dans la poursuite de la doctrine de ce gouvernement : appauvrir les travailleurs et enrichir le capital », résume Renaud Henry. Autant dire que cela ne passe pas. Et cela passe encore moins lorsqu’on sait que cette même profession était déjà mobilisée pour des augmentations salariales, l’an dernier à la même époque.

    Leur mouvement avait lancé la riposte sociale de la CGT en 2025, les électriciens et gaziers sont donc bien partis pour redevenir la locomotive du monde du travail en 2026. « C’est insupportable pour les agents : l’année passée nous avons fait grève car notre grille de salaires débute en dessous du Smic et aujourd’hui on a la présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin, une ancienne ministre qui a participé aux 1 000 milliards de dettes qui vient donner des leçons à des travailleurs qui ont du mal à finir le mois. »

    De quoi surtout reposer dans le débat public la question du pouvoir d’achat et des augmentations salariales qui ne suivent pas l’inflation. « Cela fait 15 ans qu’on a des augmentations salariales entre 0,5% et 1,5%, voire 2% les grandes années où l’on faisait des grèves pour avoir un peu plus… Mais la Cour des comptes demande l’arrêt des augmentations pour le secteur », dénonce Renaud Henry. Preuve que la colère est réelle, ce sont les quatre organisations représentatives du secteur qui sont dans le coup. « Même les cadres poussent à la mobilisation », assure Renaud Henry. Avant de glisser : « La question de la reconduction de la grève se pose déjà. » Les agents comptent envoyer un message limpide au patronat et au gouvernement.

    15 septembre

    Étudiants, enseignement supérieur et santé dans la bataille

    Si ce sont les agents de l’énergie qui montent au créneau en premier lieu ce 15 septembre, ils sont loin d’être les seuls travailleurs à se mobiliser à cette date. Plusieurs autres fédérations de la CGT appellent à la grève le même jour, à l’instar de la Fédération nationale des industries chimiques (Fnic-CGT).

    Cette dernière entend pousser pour des augmentations salariales à la hauteur de l’inflation et s’opposer plus globalement au projet de budget austéritaire que prépare le gouvernement : « Sans riposte d’envergure, nous serons condamnés à vivre ou à revivre les heures les plus sombres de notre histoire sociale. » Même analyse pour la Fédération CGT de la santé et de l’action sociale qui dénonce les mesures à venir avec un appel à la grève également, qui concerne toutes les structures du secteur de la santé et du médico-social : « De nouvelles dégradations s’annoncent pour les budgets de l’État et de la Sécurité sociale : restriction d’accès aux soins, suppression de personnels, augmentation du reste à charge pour les patients… »

    Ajoutons à cela l’intersyndicale de l’enseignement supérieur (CGT, CFDT, Unsa, Solidaires…) qui prévoit aussi une large mobilisation, là encore contre le budget à venir. Les travailleurs de la recherche pourront aussi compter sur le soutien des étudiants puisque plusieurs organisations de jeunesse appellent aussi à la riposte. De quoi faire du 15 septembre un moment de convergence.

    26 septembre

    Culture, climat et paix au programme

    La CGT Spectacle et plusieurs organisations progressistes du monde de la culture, appellent à « une semaine d’actions à partir du 21 septembre avec comme point fort le 26 septembre » avec le mot d’ordre : « Organisons une rentrée sociale. »

    Au programme : toujours la défense des droits des intermittents notamment, avec en ligne de mire les négociations autour de l’assurance chômage. Mais aussi l’opposition aux baisses de dotations des collectivités locales qui impliquent une baisse des subventions pour les structures artistiques. Ce timing tombe à pic puisque deux dates encadrent cette semaine d’actions. Dont le 21 septembre qui marque la journée mondiale pour la paix. « Il va y avoir une série d’initiatives dans plusieurs villes. On réfléchit à un rassemblement à Istres où se trouvent des armes nucléaires », explique Michel Dolot, pour le Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône. Son organisation a aussi dans le viseur son congrès national à Port-de-Bouc, en octobre.

    Et le 26 septembre s’annonce aussi comme un temps fort avec l’organisation de « marches pour le climat, la paix et les solidarités » dans plus de 50 villes en France.

    29 septembre

    La fonction publique contre le budget

    La date du 29 septembre s’annonce comme l’autre temps fort de cette rentrée sociale avec un appel à la grève de l’intersyndicale de la fonction publique au complet (CGT, FSU, FO, Unsa, Solidaires, CFDT et syndicats autonomes). « Les agents de la fonction publique que nous représentons ont toutes les raisons de se mettre en grève et de pouvoir exiger justement un autre budget puisque le lendemain le 30, Sébastien Lecornu fera ses annonces budgétaires », explique Virginie Akliouat, secrétaire de la FSU 13. Des manifestations vont avoir lieu dans plusieurs villes de la région Sud avec toujours l’objectif de faire plier le gouvernement. « Cette mobilisation est là pour influer sur les arbitrages qui vont être rendus et peser sur le débat qui va s’ouvrir pour obtenir un nouveau budget », développe la syndicaliste.

    Outre la large unité syndicale sur le sujet, qui englobe d’ailleurs les trois pans de la fonction publique, plusieurs organisations de la CGT entendent faire convergence avec les fonctionnaires, comme l’Union syndicale des retraités CGT des Bouches-du-Rhône. Cette dernière relaie la dernière communication du Comité confédéral national (CCN) de la CGT, l’une des instances décisionnaires de la centrale syndicale : « Rejoignons-les et faisons du 29 septembre une grande journée de grèves et de manifestations pour les services publics et l’augmentation des salaires. »

    Une manière d’enfoncer le clou après le 15 septembre et peut-être de préparer de nouvelles dates de mobilisations interprofessionnelles en octobre ? En tout cas, tous les mouvements sociaux de septembre s’accordent sur un fil rouge : l’opposition au budget austéritaire en préparation.

    29 septembre

    Les pompiers montent à Paris

    Plus qu’un symbole, l’ensemble des syndicats de pompiers appelle à une manifestation à la capitale ce 29 septembre après un été plus que rude pour leur profession. « Il va y avoir du monde à Paris, des sapeurs-pompiers de toute la France et des personnels administratifs », assure Laurent Guilloteau, pour la CGT Sdis et pompier des Bouches-du-Rhône. Pour faire monter la pression en amont, l’intersyndicale a justement déposé un préavis de grève dès le 8 septembre jusqu’au 20 octobre.

    Et aussi

    8 septembre. Grève dans les librairies à l’appel de la CGT et SUD de la profession à l’occasion de négociations dans le secteur sur les salaires.

    10 septembre. Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT va être dans le Var, le 10 septembre. Une visite pour préparer les élections professionnelles dans la fonction publique mais pas uniquement puisqu’un passage à l’arsenal de Toulon est aussi au programme.

    7 au 11 septembre. La Confédération nationale des buralistes annonce des mobilisations du 7 au 11 septembre avec un rendez-vous à Salon-de-Provence, le 9 septembre.

    15 septembre. Le secrétaire général de Force ouvrière, Frédéric Souillot, sera à Marseille, ce 15 septembre, pour un meeting de rentrée de l’Union départementale FO des Bouches-du-Rhône.

    20 septembre. Manifestations prévues dans plusieurs villes contre la loi dites du « permis de tuer ».

    28 septembre. De nombreuses associations féministes appellent à la mobilisation dans le cadre de la journée mondiale pour le droit à l’avortement.

  • Hautes-Alpes : Marie-José Allemand fait le bilan de ses mandats

    Hautes-Alpes : Marie-José Allemand fait le bilan de ses mandats

    « Il ne suffit pas d’être députée, encore faut-il expliquer ce que l’on fait et dialoguer », a déclaré Marie-José Allemand (PS) samedi 5 septembre, devant une salle comble de la Cinémathèque d’images de montagne à Gap. « Un mandat, ce n’est pas une boîte noire. Nous devons rendre des comptes », a complété son attaché parlementaire Elie Cordier. Élue en juillet 2024 sous la bannière du Nouveau Front populaire, après « un duel serré avec le Rassemblement national », la députée de la 1re circonscription des Hautes-Alpes a rassemblé près de 200 personnes pour évoquer son mandat et échanger avec le public. La députée de la 2e circonscription du département Valérie Rossi (PS), plusieurs maires locaux et des habitants étaient présents. Avec son équipe, Marie-José Allemand est revenue sur ses combats à l’hémicycle.

    Engagement pour

    les communes rurales

    Sur les transports, elle défend notamment le maintien de la ligne de train de nuit Paris-Briançon et a soutenu les syndicats alertant de la diminution du personnel formé à l’accompagnement de personnes en situation de handicap en gares. Elle-même agricultrice, elle défend le pastoralisme, s’est opposée à l’accord UE-Mercosur et a voté contre la loi d’urgence agricole : « Nos territoires sont oubliés de cette loi, qui privilégie de très grosses exploitations », précise-t-elle. La députée s’est engagée pour la loi sur l’aide à mourir, adoptée cet été et exprime régulièrement son inquiétude sur la désertification médicale. Alors que le département a récemment été frappé par des crues, elle a rappelé sa volonté de créer une solidarité amont-aval : « Lorsqu’un ouvrage réalisé en amont protège aussi les populations en aval, son financement doit être partagé ». Une proposition en partie reprise dans la loi pour une montagne vivante et souveraine promulguée en août.

    La députée a enfin rappelé sa priorité : faire remonter les problématiques locales pour des avancées concrètes.

    Agathe Di Lenardo

  • Lançon-Provence : Renaud Muselier remet un don pour les pompiers

    Lançon-Provence : Renaud Muselier remet un don pour les pompiers

    Il était ce lundi à Lançon-Provence pour remettre un chèque de 135 723 euros à l’œuvre des Pupilles Orphelins et Fonds d’Entraide des Sapeurs-Pompiers, association qui apporte un soutien aux enfants et aux familles de sapeurs-pompiers décédés. Cette somme est le fruit d’une collecte citoyenne que Renaud Muselier avait lancé au début des incendies dans les Landes et dont il avait été « le premier donateur ».

  • Grand -Avignon : le festival « bien bon » veut valoriser la production locale, de la terre à l’assiette

    Grand -Avignon : le festival « bien bon » veut valoriser la production locale, de la terre à l’assiette

    Fort de son succès avec pas moins de 18 000 participants l’an dernier, le festival culinaire « Bien Bon » revient pour une quatrième édition du samedi 12 au 18 septembre « pour faire rayonner le territoire à travers ses producteurs, ses chefs, ses artisans et ses lieux d’exception », clame dans un communiqué de presse le Grand Avignon, organisateur de l’évènement.

    Fort d’un patrimoine agricole historique autour de la Cité des Papes, Bien Bon « a pour ambition de valoriser une alimentation produite selon les règles d’une agriculture vertueuse et de mettre en avant les producteurs et talents locaux », poursuit la collectivité. Pour cette année, plus de 200 acteurs de la filière agroalimentaire, entre chefs de restaurants gastronomiques ou non, producteurs, artisans, vignerons, seront de la partie.

    Repenser l’alimentation

    Avec au programme une belle diversité d’évènements. On peut par exemple noter, pour les courageux sous cette chaleur, la raclette géante du samedi 12 septembre à Vedène ou encore l’incontournable Défi Foodtrucks le lundi 14 à Villeneuve. Et pour la première fois, une conférence-débat est aussi organisée le mercredi 16 à 18h à Avignon. Intitulée « 2050 : Repenser notre alimentation du sol à l’assiette », il y sera présenté « des scénarios prospectifs permettant de concilier agriculture durable, santé des consommateurs, préservation de l’environnement et justice sociale ».

    Détails et réservations sur grandavignonbienbon.fr

  • Les Amis de la Marseillaise récoltent 406 euros à Terres de résistance

    Les Amis de la Marseillaise récoltent 406 euros à Terres de résistance

    Notre lectrice martégale Farida Lahouas a gagné le gros lot : une peinture évocatrice du centre-ville de la Venise Provençale réalisée durant le festival par l’artiste Thierry Chauvelot. « C’est ma ville ! ça y ressemble tout à fait », observe notre lectrice ayant grandi dans le quartier de l’Île. « Il va maintenant falloir lui trouver une place pour le mettre en valeur à la maison », promet-elle. « Je suis lectrice et ravie d’avoir pu aider La Marseillaise », conclut Farida Lahouas. Frédéric Boffi, membre des Amis de la Marseillaise, indique vouloir « faire vivre le titre à chaque initiative, à chacun sa mesure ». Avec cette tombola, « les gens sont heureux et entendent parler de ce journal qui est irremplaçable », considère le militant, pour qui les 406 euros récoltés sont autant de « petits ruisseaux qui font de grandes rivières ». Et merci à tous !

    En cette rentrée, « La Marseillaise » a plus que jamais besoin de vous pour atteindre ses objectifs et aborder de manière offensive 2027, année essentielle pour l’avenir de notre pays.

    D’importantes tensions de trésorerie, notamment liées à nos activités événementielles, nécessitent un soutien immédiat pour que nous puissions continuer à aller de l’avant

    « La Marseillaise » est à vous, elle compte sur vous !

    Les dons à La Marseillaise sont défiscalisés à hauteur de 66%, vous pouvez les réaliser en ligne ou en adressant un chèque libellé à l’ordre de « Presse et pluralisme – La Marseillaise » à La Marseillaise 15, cours d’Estienne d’Orves 13001 Marseille.

  • La place du Refuge, hôte de l’événement d’ouverture de La Marseillaise Breaking Cup

    La place du Refuge, hôte de l’événement d’ouverture de La Marseillaise Breaking Cup

    Le soleil frappait fort, ce lundi au cœur de l’après-midi. La Marseillaise Breaking Cup 5e saison s’est lancée sur une petite place au sein du 2e arrondissement de Marseille. Au bout de la rue du Refuge, initiation et démonstration de breakdance étaient au programme. Chacun pouvait participer à l’événement qui ouvrait la semaine de rendez-vous, dans la cité phocéenne, mais aussi au-delà puisque Septèmes-les-Vallons (vendredi) et Port-de-Bouc (samedi) accueilleront également des animations.

    Ce premier moment a été dirigé et organisé par le groupe local Original Rockerz, installé depuis près de vingt ans dans cette partie de la ville. À l’ombre des quelques arbres garnissant la place, 5 b-boys et b-girls ont pu montrer leur art aux quelques dizaines de personnes, curieuses de voir ces hommes et ces femmes danser.

    B-girl Pita à retrouver

    dimanche à l’Opéra

    Thaïs, Oussama, FTH, Charlie et Pita ont effectué plusieurs battles devant les yeux des petits et grands. Ce groupe était encadré par Mohand Zenasni, personnage reconnu de la discipline, lui-même ancien champion d’Europe et organisateur d’événements. Ce dernier a pris le micro pour animer la journée. Pita Auffan, alias b-girl Pita, est vice-championne de France 2026 de breakdance et représentera la France, durant le mois de décembre, lors des Mondiaux à Paris. En attendant, elle réalisait ses derniers préparatifs avant de monter sur la scène de l’Opéra de Marseille, dimanche. La b-girl de 21 ans participera elle aussi à la Breaking Cup, un avant-goût des championnats du monde.

    Quelques enfants ont pu tester la discipline, avec comme coach la jeune Thaïs, également étudiante à Luminy, en plus de ses heures sur la piste de danse. Touristes et passants ont pu se joindre au mouvement en fin d’après-midi, alors que les danseurs continuaient de performer. Une bonne manière de lancer cette 5e saison de La Marseillaise Breaking Cup, qui se poursuit chaque jour de la semaine jusqu’à l’épisode final sur la scène de l’Opéra marseillais.

  • Les basketteuses françaises en démonstration face au Nigeria filent en quarts de finale

    Les basketteuses françaises en démonstration face au Nigeria filent en quarts de finale

    Ces dernières n’ont rien pu faire face à des bleues extrêmement adroites emmenées par Gabby Williams, élue meilleure joueuse du match avec 25 points inscrits et 6 rebonds. Une victoire qui les place premières du groupe B. Elles affronteront le vainqueur du barrage opposant Porto Rico au deuxième du groupe D en quarts de finale le jeudi 10 septembre 2026 à Berlin.

  • La Marseillaise lance la 5e saison de sa Breaking Cup par une grande soirée de fête

    La Marseillaise lance la 5e saison de sa Breaking Cup par une grande soirée de fête

    Pour démarrer officiellement cette 5e saison de La Marseillaise Breaking Cup, il fallait bien une inauguration digne ce nom. Ce lundi en début de soirée, un moment convivial s’est déroulé dans la salle des Rotatives, au siège de notre journal, avec les principaux instigateurs de l’événement. À commencer par le président de La Marseillaise et le directeur des événements du groupe, Léo Purguette et Maryan Barthélémy. Tony Badman, speaker de la Breaking Cup, était également aux manettes, alors que la Ville de Marseille et le conseil régional étaient représentés. Le conseiller régional David Galtier, s’est d’ailleurs félicité, au nom de la Région Sud, d’un tel « évènement croisant le sport, la culture et la danse ».

    La Marseillaise Breaking Cup boucle la saison événementielle et le journal se dit « fier d’avoir fait le pari des cultures urbaines ». La grande nouveauté de cette édition étant que le breaking pousse les portes de l’Opéra de Marseille, pour la première fois, avec une compétition sur la scène principale. Éric Méry, adjoint aux sports à la mairie de Marseille, décrivait toute la portée du rendez-vous : « Je ne veux pas que cette compétition se résume à du sport, parce que c’est aussi culturel. L’Opéra a vocation à accueillir ce type d’événements, à être ouvert aux Marseillais. La mairie est enchantée », racontait celui qui n’oublie pas de remercier les mairies d’arrondissements impliqués dans l’organisation.

    À l’opéra dimanche

    Les décors de Don Giovanni, l’opéra de Mozart, vont être remplacés par ceux des b-boys et b-girls. Un saut dans le temps gigantesque, mais une évolution importante quant à l’inclusion de ce sport dans la société. « Avant, le hip-hop était sur le parvis de l’opéra puis il a mis ses baskets aux JO et maintenant au sein même de l’opéra », signalait Tony.

    Lors de la compétition, des juges et danseurs internationaux ont été invités pour assurer un niveau élevé. En plus, cinq DJs feront le show, c’est-à-dire un par catégorie – le popping, le hip-hop et le breaking -, ainsi qu’un pour le roller disco, l’une des animations prévues le dimanche devant l’opéra, et un dernier qui s’occupera de l’intro et des entractes dans l’enceinte. Rappelons que des présélections se tiendront le matin, sur le parvis, et que seulement quelques danseurs pourront monter sur scène. L’entrée est totalement gratuite pour les spectateurs, une jauge de 650 personnes a été fixée. La moitié est d’ailleurs d’ores et déjà réservée.

    Au cours de cette soirée d’inauguration, le danseur hip-hop et photographe Amir a présenté ses clichés, installés sur les murs de la salle des Rotatives. « Après avoir beaucoup voyagé pour des compétitions, l’approche artistique m’a permis de m’ouvrir au monde. La photo est venue il y a 1 an et demi seulement et j’ai commencé un projet pour représenter en images le quartier de Kalliste. En fouillant dans les archives de la Ville, je ne trouvais pas de photos mettant en lumière les quartiers nord et donc j’ai commencé à photographier les habitants. Je place beaucoup l’humain au centre de mes photographies », a décrit avec passion le jeune homme, maillot de Chelsea, floqué au nom de la légende ivoirienne Didier Drogba. Amir dansera également dimanche, à l’Opéra, et a laissé sa place, en fin de présentation, à son ami Aziz. Lui aussi danseur reconnu, il a réalisé une démonstration au siège de notre journal avant que le DJ continue de mettre l’ambiance pour fêter l’ouverture de La Marseillaise Breaking Cup, cinquième du nom.

    Le programme de la journée de mardi

    Pour cette 2e journée de la 5e saison de La Marseillaise Breaking Cup, l’événement va s’installer dans le 14e arrondissement. La Plaine des Sports, à la Busserine, accueille plusieurs ateliers et initiations. Breakdance, graffiti et DJ mix sont au programme, avec comme intervenant French Keyzz, l’association de notre directeur artistique, Mofak. L’association ALAFOU proposera également des cours d’afrodance lors de cette session débutant à 16h30.

    P.G.

  • Deux cents ans de photographie de Marseille à l’Algérie

    Deux cents ans de photographie de Marseille à l’Algérie

    C’est en 1826 que Point de vue du Gras devient, la première photographie réussie et existante encore de nos jours. 200 ans plus tard, à l’ère du numérique, c’est grâce à un projet du ministère de la Culture que la France célèbre cet anniversaire, de septembre 2026 à septembre 2027.

    À Marseille, ce sont deux expositions qui ont été labellisées, afin de participer à cette manifestation autour de l’histoire de la photo : Marseille vue par les Detaille – 164 ans de photos au Musée de l’Histoire de Marseille, ainsi que AFRICA au Musée d’Art Contemporain.

    L’exposition Marseille vue par les Detaille – 164 ans de photos, retrace le travail de trois générations de la famille de photographes Detaille à Marseille. À travers les 225 images exposées, c’est toute une œuvre qui met à l’honneur l’histoire de la ville de Marseille. Un récit qui témoigne de l’évolution architecturale, sociale et humaine de la cité phocéenne, de 1860 à nos jours. Cette exposition a vu le jour grâce au don de Hélène et Gérard Detaille d’un fond photographique de plus de 50 000 images et documents, archivés par le musée. Un trésor historique et mémoriel.

    « Une fréquentation historique »

    Programmée initialement du 31 octobre 2025 au 31 octobre 2026, l’exposition a connu un tel succès qu’elle a été prolongée jusqu’au 20 juin 2027. Pour Fabrice Denise, président du Musée d’Histoire de Marseille, c’est une « fréquentation historique », avec plus de 6 000 visiteurs lors des dix premiers jours de l’exposition. La gratuité du musée a attiré les foules tout autant que ces photos, qui créent « un grand album de famille », explique-t-il, qui lie les habitants à leur ville, à travers toutes les générations.

    Le président met aussi en avant l’importance de cette exposition : les musées doivent « permettre de comprendre, d’analyser et de développer l’esprit critique », notamment chez les plus jeunes, dans un monde submergé par les contenus produits par l’intelligence artificielle.

    Au Musée d’Art Contemporain (MAC), AFRICA, l’exposition de Louisa Babari, visible jusqu’au 3 janvier 2027, retrace quant à elle l’histoire antique des civilisations berbères et numides sur le territoire actuel de l’Algérie. Elle s’appuie notamment sur un corpus d’œuvres photographiques, plastiques et sonores, en mêlant arts visuels, histoire et mémoire. Le Musée d’Art Contemporain de Marseille décrit l’exposition comme « une réflexion esthétique et quasi “scientifique” sur une Algérie antique, précoloniale et mythologique, encore largement absente des représentations dominantes ».

    Lauréate du prix AWARE Nouveau Regard en 2023, cette récompense a été un véritable tremplin pour Louisa Babari, même si c’est l’acquisition de plusieurs de ses œuvres par les Musées de Marseille qui a confirmé leur collaboration.

    Dans un entretien avec le Musée d’Art Contemporain, Louisa Babari évoque le contexte particulier dans lequel se place l’exposition : « le projet s’est construit autour de deux axes principaux de ma pratique : d’une part, une réflexion sur la généalogie, les archives familiales, réelles ou frictionnelles ; d’autre part, une exploration historique plus large qui remonte jusqu’à l’Antiquité et interroge l’histoire de l’Algérie et de l’Afrique du Nord ».

    Dans ce même entretien elle revient également sur la place importante qu’occupe la photographie dans son œuvre, et l’évoque comme « un moyen de faire dialoguer passé et présent, de faire apparaître une présence humaine à travers la minéralité de ces objets antiques ».

    Plus d’informations sur musees.marseille.fr

  • Premier bilan après l’incendie du Bois Noir

    Premier bilan après l’incendie du Bois Noir

    « La montagne n’est plus épargnée du risque incendie », a déclaré le Colonel Alain Juge, directeur du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) des Hautes-Alpes. Lundi 7 septembre, il organisait, conjointement avec Philippe Bailbé, préfet du département, et Marcel Cannat, président du conseil d’administration du Sdis, une conférence de presse pour évoquer les premiers enseignements tirés de la lutte contre l’incendie du Bois Noir, qui a touché 482 hectares dans le territoire des communes du Pays des écrins cet été.

    Quelques heures avant, l’ensemble des acteurs de la lutte de cet incendie, dont les maires des trois communes concernées, se sont rassemblés pour comprendre les faits et écouter les « colères légitimes » et les interrogations des élus locaux sur la gestion de cet « évènement extrêmement complexe ». Pour contextualiser le déroulé des évènements, Nicolas Roux de Météo France a rappelé les conditions météorologiques exceptionnelles rencontrées par le département. « L’été 2026 est le plus chaud jamais enregistré dans les Hautes-Alpes, a-t-il expliqué, avec 30 à 50% de déficit des précipitations ». Résultat : « Un niveau d’humidité des sols très bas et une végétation particulièrement sensible ». « Avec les brises de vallées en plus, on est dans un contexte qui laisse le feu se développer rapidement », a ajouté Alain Juge.

    « Impossible de chercher le feu »

    La lutte contre l’incendie a été inédite, marquée par un départ de feu « sournois et invisible », provoqué par un impact de foudre le 11 juillet. Les premières fumées ont été détectées le 15. « Il n’y avait aucun signe de feu, mais pourtant il progressait dans les racines », a précisé le directeur du Sdis. Les pompiers ont reçu les premiers appels et ont effectué une reconnaissance. « Mais il était impossible de chercher le feu, assure-t-il. C’est plus qu’un feu de montagne, c’est un feu dans une bande rocheuse de la taille de la Tour Eiffel, 330 mètres. C’est un contexte opérationnel extrêmement difficile ». L’incendie était inaccessible au sol, à cause du terrain très escarpé et des risques de chute de pierres. Après une phase de surveillance jusqu’au 18 juillet, le feu s’est développé et la lutte intensifiée. Jusqu’à 250 pompiers étaient mobilisés par jour. Les premiers moyens aériens ont mis plusieurs jours à arriver, faute de disponibilité. Des habitations et un camping sont évacués au vu des risques de chute de pierres. Le feu a finalement été déclaré éteint le 13 août, soit 33 jours avant son départ. Au total, sept pompiers ont été blessés dans la lutte contre cet incendie, principalement suite à des coups de chaleur. Aucun blessé chez la population et aucune habitation touchée n’a été déploré, et une étude de restauration post-incendie suivie d’un plan d’action va être réalisée, a expliqué Marie-pierre Michaud, cheffe du service Restauration des terrains en montagne de l’Office national des forêts.

    Malgré une « grosse mobilisation et une stratégie de lutte respectée », Alain Juge a évoqué les pistes d’améliorations. « Il faut réfléchir au niveau national : compte tenu du changement climatique, comment fait-on pour travailler avec des feux de plus en plus hauts en altitude et inaccessibles ? Comment projeter du monde sur place et assurer la continuité en eau ? ».

    Comme première réponse, le président du conseil d’administration du Sdis a déclaré réfléchir à du matériel à acheter, notamment pour limiter les risques pour les pompiers.

    Un second retour d’expérience, plus complet, sera établi à la fin de la saison des feux.