Author: tecnavia

  • À Puyricard, premier Souvenir Jacky et Bruno Anginoni

    À Puyricard, premier Souvenir Jacky et Bruno Anginoni

    Ils sont tous venus, les proches, amis de Jacky et Bruno « Roger » Anginoni, figures emblématiques du monde des boules disparus à quelques mois d’intervalles en 2024. Jacky incarnait l’esprit d’une autre époque. Celle où la pratique de la pétanque et du Jeu provençal, dont il était un spécialiste, rimait avec joie et fête.

    Durant les années bonheurs (1980), ce personnage haut en couleur a sillonné Marseille en tenant les établissements où les boulistes aimaient se retrouver. Du Bar Central à la Viste à l’Artistic, situé près des Réformés, les Anginoni ont su fédérer, rassembler et être aimés. Il a transmis sa passion à ses enfants Bruno, que l’on appelait Roger, et Franck également joueurs de haut niveau

    Franck voulait que cette première édition soit un rassemblement qui leur ressemble.

    Il ne pouvait choisir meilleur endroit que Puyricard pour honorer la mémoire de Jacky, le papa, et Bruno, le frangin parti trop tôt. Un lieu qui sied à merveille à leur état d’esprit.

    Sous la houlette de Jean-Pierre Bossy et son équipe, la Boule Puyricardenne a su donner à ce souvenir la valeur qu’il mérite.

    Après deux jours de lutte, la victoire est revenue à l’équipe de la Boule Sieyenne, Michel Lombard, Jean-Pierre Aubert et Alain Rose.

    C’est à la fois la convivialité, l’émotion et le souvenir qui ont dominé ces deux journées. Rendez-vous est pris en 2027 pour la deuxième édition.

  • [Jeu provençal] Cédric Soma et Mickaël Martini entrent dans l’histoire

    [Jeu provençal] Cédric Soma et Mickaël Martini entrent dans l’histoire

    Quel exploit de Cédric Soma et Mickaël Martini. Dans le magnifique cadre de Briançon, ils ont supplanté tout le monde et ont gagné cette tunique tricolore tant convoitée. Ils ont fait preuve d’une régularité et d’un état d’esprit remarquables pour réaliser cet exploit. Dans un jeu particulièrement difficile à l’appoint, Soma a donné un récital, flirtant régulièrement avec le bouchon et Mickaël Martini a su gérer avec maestria tous les moments importants et surtout montrer une efficacité déroutante au tir.

    Dès les premières escarmouches de ce championnat, les tenants du titre Juan Lopez et Smaïn Ferhat ont rendu leur tablier, plutôt leur tunique tricolore. Une surprise suivie par d’autres. Notamment la double élimination de Anthony Kerfah et Alain Vincensini ainsi que celle de Thierry Terreno et Mohamed Benmostefa au stade des 16e de finale. Ces derniers sont tombés face à une vieille connaissance : Brice Marin aujourd’hui sous les couleurs landaises, Brice a été, pendant quelques années, un des meilleurs tireurs lorsqu’il évoluait dans la région marseillaise avec un style élégant aujourd’hui disparu.

    Après la chute des plus grands, le chemin était moins tortueux pour Soma et Martini qui se retrouvaient dans la peau des favoris. Encore fallait-il justifier ce statut.

    Ce qu’ils furent jusqu’au bout. Face à l’inusable Gérard Sigal et le pensionnaire de l’équipe de France Tony Lucchisi, on pensait que la finale pouvait être équilibrée entre deux spécialistes du Jeu provençal. Mais les Varois prenaient l’ascendant sans que toutefois l’adversaire soit étouffé. La fraîcheur était plus du côté de Soma et Martini qui s’imposaient logiquement.

    Un 4e titre pour Mickaël Martini (3 en triplette). et un second pour Cédric Soma. Pas mal pour un homme présent sur le circuit du Jeu provençal depuis cinq ans seulement.

    Finale

    Lucchesi Tony / Sigal Gérard (34) 5–13 Soma Cédric / Martini Mickaël (83)

    Demi-finales

    Sebert Nicolas / Garnier Aurélien (70) 10–13 Lucchesi Tony / Sigal Gérard (34)

    Soma Cédric / Martini Mickaël (83) 13–5 Dedieu Nicolas / Venant Stéphane (09)

    Quarts de finale

    Kirschtetter Dominique / Sotta Michel (12) 0–11 Soma Cédric / Martini Mickaël (83)

    Dedieu Nicolas / Venant Stéphane (09) 11–5 Rypen Jérôme / Riberol Lionel (58)

    Verdelli Pierre / Rissoan Jonathan (07)
    8–11 Sebert Nicolas / Garnier Aurélien (70)

    Chapuis Frédéric / Zizzi Christophe (05) 6–11 Lucchesi Tony / Sigal Gérard (34)

  • Nîmes, ou l’université qui cultive sa différence

    Nîmes, ou l’université qui cultive sa différence

    À Nîmes, pas de campus tentaculaire ni de catalogue destiné à rivaliser ligne par ligne avec Montpellier. La jeune université gardoise, créée en 2007, a choisi une autre voie : faire de sa petite taille une spécialité. Près de 6 000 étudiants, 66 formations aujourd’hui au catalogue et une stratégie assumée de créneaux parfois très pointus. Benoît Roig oppose ainsi une université qui « travaille avec son territoire » à celle qui « travaille pour son territoire ». Nîmes, assure son président, « est dans le deuxième cas ». Une façon aussi de ne pas reproduire l’offre des puissantes voisines montpelliéraines ou avignonnaises.

    Dans le Gard, cela donne un master Risques, environnement et sûreté nucléaire, adossé au bassin industriel de Marcoule et de la vallée du Rhône. Une vingtaine d’étudiants par promotion, de l’alternance en deuxième année et, selon ses responsables, une insertion proche de 100% dès la soutenance. Plus loin du réacteur mais tout aussi ancrées localement, une licence professionnelle mêle œnotourisme et projet culturel, tandis qu’une autre forme à la conception de produits textiles. L’histoire exploite, elle, la richesse patrimoniale environnante, jusqu’à un master d’« histoire vivante  » tourné vers la médiation, la reconstitution et les usages publics du passé.

    Des niches plutôt

    que la concurrence

    Et puis il y a les formations que l’on associe moins spontanément à une faculté publique. À Nîmes, on peut apprendre le métier de détective privé dans une licence professionnelle d’agent de recherches privées, aujourd’hui la seule recensée par l’Onisep en France. Ou étudier les mécanismes de la narration dans un master consacré à la production, aux usages et à l’interprétation des fictions, entre création, économie, droit et industries culturelles. Les diplômes universitaires servent eux aussi de laboratoire : généalogie, éloquence, laïcité et médiation et, à cette rentrée 2026, socio-oncologie, conçue avec l’IFME et présentée comme une première européenne.

    Ce goût du sur-mesure n’empêche pas l’établissement d’étoffer ses cursus plus classiques. Cette rentrée voit arriver une licence sciences de la transition écologique, un master biologie-santé centré sur le vieillissement ou encore un master de mathématiques appliquées. La croissance se voit aussi dans la pierre : les sciences quittent les Carmes pour rejoindre la nouvelle tranche du site Hoche, pensée pour accueillir près de 1 500 étudiants. Depuis janvier 2025, le statut d’établissement public expérimental permet en outre d’associer l’ESBAN et l’IFME à un réseau comprenant notamment le Pont du Gard, la CCI, des lycées et le CHU. Une manière de fabriquer collectivement des cursus qu’une petite université ne pourrait pas toujours porter seule.

    Le revers de la réussite

    La méthode semble produire des résultats. En 2026, L’Étudiant classe Nîmes deuxième sur 68 universités françaises pour la réussite en master : 82,8% des étudiants y obtiennent leur diplôme en deux ans. « Quand j’ai pris mes fonctions il y a six ans, il y avait encore des gens qui ne savaient pas qu’il existait une université à Nîmes », se souvient Benoît Roig. Aujourd’hui, l’établissement dit devoir refuser de plus en plus de candidatures en L2, L3 et surtout en master. La ville elle-même s’installe dans le paysage étudiant : elle arrive deuxième, derrière Vannes, parmi les villes de moins de 200 000 étudiants dans le classement 2026 de L’Étudiant.

    Reste un paradoxe : cet essor se fait avec un portefeuille serré. En décembre 2025, le conseil d’administration a voté à l’unanimité une motion d’alerte  : les moyens accordés à Nîmes seraient environ 50% inférieurs à ceux des universités de même catégorie, alors que ses effectifs étudiants ont augmenté de 30% en quatre ans. L’agilité qui a fait la force de la petite université risque donc aussi d’atteindre ses limites. Le pari est désormais de continuer à grandir sans perdre ce qui a construit sa réputation : des formations singulières, un pied dans le territoire et des étudiants que l’on veut encore pouvoir appeler par leur nom.

  • À Gap, les habitants invités à s’exprimer sur la rocade

    À Gap, les habitants invités à s’exprimer sur la rocade

    Pensé dès les années 1970 pour désengorger le centre-ville, le projet d’aménagement de la rocade de Gap avance. L’enquête publique sur la section Sud de la rocade a débuté le 7 septembre et s’étend jusqu’au 9 octobre. Elle a pour but d’informer le public sur le projet, mais aussi d’assurer sa participation en lui permettant de donner son avis.

    Avec un coût total estimé à 28,3 millions d’euros, il est prévu pour la section Sud un aménagement de 2,4 km entre le carrefour du Sénateur et la route de Marseille (RN85). Une piste cyclable longera tout le long de cette rocade. Un pont sera aussi construit au-dessus de la voie de chemin de fer, ainsi qu’une passerelle piétons-cycles.

    « Ne pas perdre

    une minute de plus »

    « En dépit des difficultés techniques qui affectent la section centrale de la rocade, portée par l’état, la suite du projet, dont la Ville de Gap a obtenu la maîtrise d’ouvrage unique, avance », a indiqué la Ville de Gap dans un communiqué, en début de semaine.

    « L’objectif est de ne pas perdre une minute de plus dans ce dossier », explique le maire de Gap, Roger Didier. Il rappelle que parallèlement à cette enquête publique, les services techniques travaillent sur la section Nord. « Notre volonté est de lancer la concertation publique d’ici la fin de l’année ou au tout début de l’année prochaine. La priorité reste de mettre en service la section Nord le plus rapidement possible après l’ouverture de la section centrale, que l’état annonce pour la fin de l’année prochaine. » À la suite d’un glissement de terrain en septembre 2025, les travaux de la partie centrale ont été interrompus. Ils ont repris depuis le 20 juillet 2026.

    Le dossier d’enquête publique est consultable à la mairie ou sur le site de la préfecture. Le public peut porter ses observations en mairie ou via pref-rocadesudgap@hautes-alpes.gouv.fr

    Agathe Di Lenardo

  • [AMP Métropole] Jean-Pierre Squillari : « Il ne faut pas choisir entre la peste et le choléra »

    [AMP Métropole] Jean-Pierre Squillari : « Il ne faut pas choisir entre la peste et le choléra »

    « J’espère que nous allons reporter ce conseil d’une dizaine de jours, pour que l’on puisse se retourner et faire des propositions », explique-t-il. Après la réunion lundi soir des édiles de la gauche métropolitaine, il refuse lui aussi d’arbitrer des coupes entre les différentes ressources versées aux différentes communes. « Il ne faut pas choisir entre la peste et le choléra », résume-t-il, alertant sur « le piège de la division ». « La priorité étant de défendre mes administrés, je préfère que l’on prenne le temps de réfléchir une dizaine de jours, que l’on puisse convaincre le président et son responsable financier de trouver une troisième voie, de voter ce budget en déséquilibre, explicite-t-il. Je comprends qu’il y a une crainte que le préfet reprenne la main, mais il faut avoir le courage de le faire. » Il reprend ainsi l’exemple du conseil départemental de Gironde : «C’est le préfet et la chambre régionale des comptes qui ont pris leurs responsabilités, il y a eu un lissage et ils ont épongé toutes leurs dettes sur trois ans. »

    Les enjeux sont d’autant plus forts que les problèmes de l’intercommunalité doivent toujours être réglés. « Beaucoup de personnes se plaignent de la Métropole et il va falloir y réfléchir, avec des priorités : la collecte des déchets laisse à désirer », partage l’édile. Surtout, ils sont aggravés par les coupes imposées par le budget arrêté par le préfet au mois de juin, sur les préconisations de la chambre régionale des comptes. « Nous nous posons des questions avec les missions locales, alerte Jean-Pierre Squillari. Je les ai rencontrés à Aubagne, ils se font un sang d’encre, cela risque d’avoir pour conséquence des licenciements, des jeunes que l’on ne prend plus en compte. »

    Cette situation est d’autant plus difficile à accepter que la majorité aubagnaise n’a pas été suffisamment prise en compte dans la construction de cette « Métropole des maires » promise par son nouveau président, Nicolas Isnard. « Dès le premier vote, nous étions partis sur une position bancale, déplore-t-il. On nous a refusé des vice-présidents alors que nous y avions droit : le protocole d’accord, c’est qu’il y en avait pour les quatre premières villes. Nous avons été shuntés, et nous l’avons aussi été dans les différentes commissions. » Alors il tape du poing sur la table : « Aubagne n’est pas satisfaite de la Métropole, Aubagne a été galvaudée, il faut que cela change d’une manière ou d’une autre. »

  • [AMP Métropole] Georges Cristiani : « Nous devons voter un budget métropolitain »

    [AMP Métropole] Georges Cristiani : « Nous devons voter un budget métropolitain »

    Face à cette nouvelle crise qui secoue l’hémicycle, il euphémise : «La situation de la métropole Aix-Marseille-Provence n’est pas des plus simples. »

    Pour celui qui est désormais cinquième vice-président de l’institution, délégué à la proximité et au projet métropolitain, il faut en revenir au sujet de sa structuration, alors que le gouvernement a lancé fin juillet une mission d’analyse confiée à l’ancien ministre Dominique Bussereau et au président du comité des finances locales Jean-François Débat. « Au-delà du problème financier conjoncturel, il existe un problème structurel que le gouvernement ne peut plus évacuer, appuie l’édile. La métropole est enfermée dans un carcan législatif depuis 2016, à cause de la loi d’exception qui l’a créée pendant le gouvernement Valls, avec la complicité et l’engagement de Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, premier vice-président du Sénat. L’inventaire de cette erreur originelle ne peut plus être passé sous silence. » Et d’insister : «À défaut de diagnostic sur ce péché originel, la Métropole ne sera pas viable dans les années futures. Il faudrait que l’État reconnaisse ses erreurs d’avoir créé la trop grande métropole d’Aix-Marseille. » Lui souhaite donc une modification de ce cadre législatif « dans les plus brefs délais », de ses périmètres de compétences « à défaut de ses périmètres géographiques ».

    Plus de quatre mois après le refus de l’institution de voter son budget pour protester face aux coupes gouvernementales, il réitère : «Il faudrait que les États cessent définitivement de ponctionner des finances sur le dos de la métropole et des communes qui la composent. »

    Ce mercredi matin, il faisait partie des plus de soixante-dix maires qui ont échangé avec le président de l’intercommunalité, au lendemain de la proposition du maire (DVG) de Marseille de voter une modification du budget en déséquilibre, et donc de le renvoyer dans les mains de la chambre régionale des comptes. « Pour les maires des Bouches-du-Rhône, que j’ai l’honneur de représenter, nous savons que Marseille et la locomotive du département et à ce titre, nous l’avons très souvent soutenue, assure-t-il. Mais aujourd’hui nous ne pouvons plus ne plus être responsables devant nos habitants. » Alors il défend : «Nous devons donc voter un budget métropolitain, nous avons choisi un budget qui soit le moins mauvais possible. »

  • Deux jeunes calaos papous sortent du nid dans le Var

    Deux jeunes calaos papous sortent du nid dans le Var

    Si le parc accueille régulièrement des naissances de calaos, mener deux jeunes à l’âge de l’envol lors d’une même reproduction est plutôt rare. Avec une particularité cette année, une aide inattendue : leur grande sœur, née au parc en 2025, a participé au nourrissage aux côtés de son père, apportant de la nourriture à la femelle et aux oisillons. Une véritable histoire familiale sur deux générations. Le parc
    varois accueille aujourd’hui sept espèces de calaos et plusieurs couples qui se reproduisent régulièrement. Le résultat d’un suivi attentif des couples et d’installations adaptées. Originaire de Nouvelle-Guinée, le calao papou joue également un rôle essentiel dans la dispersion des graines et le renouvellement des forêts tropicales.

  • Le communiste André De Ubeda étrille le RN Amaury Navarranne

    Le communiste André De Ubeda étrille le RN Amaury Navarranne

    Sous ses dehors de gendre idéal, drôle et brillant, Amaury Navarranne parvient parfois à dissimuler à l’observateur peu vigilant l’idéologie mortifère qui guide sa réflexion, ses prises de position… et ses amitiés. Ainsi, le fait de s’afficher aux côtés d’Yvan Benedetti lors de l’hommage rendu au général factieux Raoul Salan en dit très long.

    Pour mémoire, l’ancien cadre du Front national, dirigeant de l’Œuvre française puis des Nationalistes, Yvan Benedetti représente l’une des figures de l’ultradroite française. Condamné à plusieurs reprises, notamment pour provocation à la haine envers les Juifs et contestation de crimes contre l’humanité, le militant continue de diffuser ses idées de haine, notamment dans le Var, où ses proches organisent régulièrement des actions et rassemblements.

    Le conseiller municipal d’opposition RN joue au sot, ce qu’il n’est certainement pas, et répond à notre confrère de Var Matin qu’il ne voit pas vraiment le problème, puisqu’il lui arrive de saluer l’ancien conseiller municipal communiste André De Ubeda. Furieux, celui-ci tient à apporter une sévère correction à l’élu d’extrême droite. « M. Navarrane a osé me comparer à un néo nazi multicondamné pour des faits de diffamation, de rébellion, d’outrage ou de violence. C’est une grave insulte », commence-t-il. Et de rappeler dans la foulée que « ce dangereux extrémiste invité par le RN est un négationniste de la Shoah et revendique être pétainiste, poutiniste et antisémite ».

    André De Ubeda ajoute : « C’est avec eux qu’il rend hommage à un général factieux, coupable d’attentats notamment contre de Gaulle, et à Jean-Marie Le Pen ».

    Drôle de dédiabolisation

    Puis, encore plus incisif encore : « On sait avec ses amitiés ce qu’il aurait fait dès 1939 lorsque les communistes étaient fusillés… » Et de conclure : « Ses mensonges et ses insultes, fussent-elles indirectes, m’honorent donc. Mais je ne le salue pas ».

    En tout cas, en guise de dédiabolisation, on assiste davantage à une démystification de l’extrême droite française, en la montrant telle qu’elle est et restera. Si cela pouvait aider à ouvrir les yeux !

  • Emmanuel Macron le 15 septembre à la base aérienne d’Orange

    Emmanuel Macron le 15 septembre à la base aérienne d’Orange

    Il viendra à la rencontre de la première promotion des appelés au Service national. 100 jeunes volontaires ont été accueillis depuis ce début du mois de septembre pour une formation militaire de 10 mois (lire notre édition du 8 décembre 2025). Selon la qualification de chacun, trois types de postes seront accessibles à ces personnes. De l’opérationnel, comme des patrouilles Sentinelle. Des postes en escadron, à savoir la maintenance ou la logistique. Puis enfin des tâches plus expertisées et spécifiques, tel que de l’ingénierie, de la cybernétique ou même l’aérospatial. Un service national qui, d’après la générale Valérie Dodin, a pour but de renforcer « la cohésion nationale » et « apporter sa pierre à quelque chose de plus grand ».

  • Alpes-de-Haute-Provence : sapeurs volontaires recherchés d’urgence

    Alpes-de-Haute-Provence : sapeurs volontaires recherchés d’urgence

    « Les pompiers de Manosque recrutent » : pompiers et mairie ont lancé, mardi, la campagne de recrutement de sapeurs-pompiers volontaires, essentiels pour faire fonctionner les casernes. « On a absolument besoin des pompiers volontaires. Souvent, ce sont eux qui prennent le relais le soir, le week-end, quand les pompiers pro sont au repos, a expliqué Jean-Claude Castel, président du Sdis 04. Quand on a des feux qui durent, c’est la relève qui est compliquée. »

    Pour réussir à recruter de jeunes volontaires, une classe jeunes sapeurs-pompiers a notamment été créée à La Motte-du-Caire, pour donner « une seconde chance à des jeunes qui viennent de partout », a précisé le président du Sdis. « À une époque, les places étaient chères, c’était souvent une histoire de famille. Aujourd’hui, on est sur un paradigme totalement inverse : on recherche beaucoup de monde pour diluer la sollicitation », a souligné le capitaine Clément Ortega, chef du centre de Manosque, regrettant de « perdre » de plus en plus de jeunes pompiers volontaires qui partent à l’étranger.

    « Pas normal de poser des congés pour partir au feu »

    Le maire et les pompiers ont insisté sur l’importance de signer des conventions avec les entreprises du territoire pour qu’elles libèrent les sapeurs-pompiers volontaires lorsque cela est nécessaire. C’est déjà le cas de l’Occitane, qui a signé récemment une convention, a expliqué le maire de Manosque, Camille Galtier (DVD).

    Enedis, qui a également signé une convention avec le Sdis 04, a libéré un agent sapeur-pompier volontaire de Manosque, cet été, « pour aller faire un renfort de dernière minute en Gironde », s’est réjoui le capitaine Clément Ortega. « Il n’est pas normal que des sapeurs-pompiers volontaires posent des congés pour partir au feu. Il faut vraiment qu’il y ait une mobilisation des entreprises publiques et privées, en signant un maximum de conventions avec, on l’espère, dans le cadre de la loi de modernisation de la sécurité civile, des moyens financiers de compensation », a lancé Jean-Christophe Julien, président de l’Union départementale des sapeurs-pompiers.

    Les pompiers et le maire ont également regretté le manque de « représentativité sociétale dans les casernes de pompiers », encourageant les habitants des quartiers prioritaires de la ville à s’engager auprès des soldats du feu. Pour y remédier, le maire de Manosque a évoqué le souhait de créer une « classe engagement » dans l’école du quartier prioritaire des Plantiers, à la rentrée 2027, où les pompiers interviendraient pour susciter « des vocations » chez la jeunesse.

    « Aujourd’hui, on a 90 sapeurs-pompiers volontaires à Manosque. Pour que ça fonctionne bien, il faudrait être à 100 ou 110, en plus des 16 professionnels. Donc il faudrait 10 voire 20 personnes supplémentaires », a détaillé le chef de centre. Pour recruter, il a mis en place une cellule de développement volontariat au sein de la caserne de Manosque. Cette année a notamment été créée l’action « vis ma vie de pompier ». Trente salariés de l’Occitane ont par exemple été accueillis au sein de la caserne pour découvrir son fonctionnement et potentiellement s’engager aux côtés des soldats du feu. Les pompiers espèrent faire la même chose, cette année, avec les habitants des quartiers prioritaires de Manosque pour avoir plus de « mixité sociale », avance l’adjudant Jonathan Matha, en charge de cette cellule de développement volontariat. « C’est une manière de dépasser certaines idées reçues et de montrer que l’on peut devenir sapeur-pompier quel que soit son parcours, son milieu social, où l’on vit. »