Author: tecnavia

  • Provence : une dizaine de rassemblements prévus par les travailleurs de l’énergie CGT

    Provence : une dizaine de rassemblements prévus par les travailleurs de l’énergie CGT

    Si les organisations syndicales se réunissent le 1er septembre pour organiser la riposte face au budget du Premier Ministre, François Bayrou, et que des appels au blocage du pays sont au programme pour le 10 septembre, ce sont bien les énergéticiens CGT qui vont officiellement lancer la rentrée sociale de cette année. En effet, la FNME-CGT (Fédération nationale des mines et de l’énergie), qui regroupe les travailleurs des entreprises du secteur de l’énergie, a déposé un préavis de grève pour le 2 septembre.

    Et pour l’occasion, les énergéticiens prévoient de mettre les petits plats dans les grands. À titre d’exemple, plus d’une dizaine de rassemblements sont d’ores et déjà prévus dans les Bouches-du-Rhône, avec 3 seulement à Marseille mais aussi 3 autres sur le pourtour de l’étang de Berre. On en dénombre également à Aix, Cabriès, Aubagne, Salon-de-Provence ou encore Avignon pour le Vaucluse… En bref, le mouvement social dans l’énergie s’annonce suivi selon les prévisions de la CGT. Et pour cause, les agents du secteur mettent au cœur de leurs revendications deux points principaux : Celui des factures des usagers et leurs salaires. « Le gouvernement impose une TVA à 20% sur l’abonnement électricité et gaz depuis le 1er août », pointe la CGT alors qu’elle revendique une taxe à 5,5%. Côté salaires, les agents espèrent arracher une revalorisation au niveau du secteur de 9%.

  • En six ans, l’incroyable success story de l’Été marseillais

    En six ans, l’incroyable success story de l’Été marseillais

    Un tourbillon de concerts, d’activités sportives, de projections en plein air, de repas partagés, le tout toujours gratuit. Désormais affichée à travers toute la ville avec ses nouvelles décorations, cette sixième édition de l’Été marseillais bat tous les records. En dix dates, la scène sur l’eau a attiré jusqu’à 300 000 spectateurs, auxquels s’ajoutent 50 000 participants pour le karaoké géant et le feu d’artifice du 15 août, tandis que les nocturnes au musée et cartes blanches aux artistes affichent complet chaque jeudi.

    Par rapport à l’année précédente, le nombre de spectacles a été multiplié par trois, avec de nouvelles scènes installées à l’Estaque et au stade nautique. Résultat : dans un classement réalisé par la société de paiement SumUp, Marseille arrive cet été largement en tête des « meilleures villes pour une escapade culturelle », dopée par ses 1 600 rendez-vous gratuits.

    Pourtant, ce rendez-vous n’était pas prévu dans la campagne du Printemps marseillais en 2020. « L’idée est venue du collectif culture qui avait travaillé sur le programme », rembobine l’adjoint (PCF) à la culture, Jean-Marc Coppola. « Quand nous avons été élus le 4 juillet, nous avons demandé aux services concernés de réfléchir à des activités tout au long de l’été pour les Marseillais qui ne peuvent pas partir en vacances, qu’ils puissent profiter de la ville », raconte-t-il. Au sortir du Covid, les musées sont alors rendus gratuits, l’opéra et le conservatoire proposent visites et concerts au palais Carli. « Rapidement, on s’est dit qu’il fallait que ça irrigue plus de secteurs, et c’est monté en quantité, en qualité », témoigne l’élu communiste. Il n’y a pas de place sur les quais du Vieux-Port ? En 2023, pour la première fois, une scène flottante est installée face à l’hôtel de ville, qui attire 75 000 spectateurs en quatre dates, avec le ballet national de Marseille en ouverture. « On était trois jours après les violences, et là nous avons vu cet autre visage de Marseille, c’était fantastique », sourit Jean-Marc Coppola. Qui résume : « C’est populaire parce que c’est gratuit, et c’est de qualité. »

    Succès inspirant

    Certes, cela ne va pas sans orage. En février 2024, certains acteurs locaux protestent dans les colonnes du Monde en voyant la programmation confiée à la société lyonnaise B-PM, qui a de nouveau remporté la mise cette année malgré une première candidature commune des structures marseillaises. « Il y a un marché public, ils connaissent la règle du jeu », répond Jean-Marc Coppola, confiant néanmoins en leur capacité à le remporter à l’avenir. À droite, le succès fait grincer des dents. La présidente (LR) de l’opposition Catherine Pila s’interrogeait en juillet « sur le coût réel de ces festivités », et jugeait le choix de programmer des artistes algériens « maladroit et provocateur ». « Ils n’osent pas trop le remettre en cause, cela montre surtout qu’ils ne sont pas ouverts à la diversité de la ville », réplique l’adjoint PCF. Se félicitant de voir ce succès nourrir des projets locaux associatifs.

  • Cuges-les-Pins : une braderie solidaire spéciale rentrée organisée par le Secours populaire

    Cuges-les-Pins : une braderie solidaire spéciale rentrée organisée par le Secours populaire

    Ce mercredi, les bénévoles du secours populaire sont sur le pont pour proposer « une mini-braderie spéciale rentrée scolaire » dans son magasin solidaire.

    Des bénéfices, moteurs des actions locales

    Ce magasin, actif depuis quatre ans, est ouvert à tous, sans condition de ressources, dans les locaux de l’ancienne école Chouquet, prêtés par la municipalité. Des articles neufs, issus principalement de dons faits par de grandes enseignes de distribution, y sont proposés : vêtements, jouets, livres, le tout à petits prix. « On essaye de diviser le prix par 4 ou 6 », confie Dominique Desalons, secrétaire général du Secours Populaire de Cuges.

    « On ne perçoit aucune subvention, donc l’argent récolté nous permet de financer les actions du Secours populaire de Cuges-les-Pins », affirme Dominique Desalons. Des recettes qui leur permettent de mener à bien les distributions alimentaires du mardi et vendredi, les sorties et activités organisées pour les familles (Ok Corral et Disneyland) ou encore de verser des aides ponctuelles aux étudiants et aux associations.

  • [Les Petits Débrouillards] à Sainte-Musse : fête autour du sport et de la science

    [Les Petits Débrouillards] à Sainte-Musse : fête autour du sport et de la science

    C’est sur le parvis de la Maison des services publics que les associations se sont retrouvées pour un grand moment de fête du quartier de Sainte Musse. Entre le tir à l’arc et le panafoot, le parcours en rollers ou la boxe, les enfants (et les grands !) ont pu se questionner sur le sport et ses effets. Nous leur avons proposé des défis scientifiques mettant en jeu leurs pratiques sportives. Animer avec des partenaires dans un quartier, c’est toujours un beau moment de convivialité !

  • Conseillère en économie sociale et familiale, Lucie Mekerke tisse du lien dans les quartiers nord

    Conseillère en économie sociale et familiale, Lucie Mekerke tisse du lien dans les quartiers nord

    Sur le bureau de Lucie Mekerke, conseillère en économie sociale et familiale chez le bailleur social Erilia, tout est parfaitement rangé. Une organisation qui contraste avec l’incertitude de son emploi du temps : « j’essaye toujours de planifier, mais ça change souvent ». Les journées de Lucie ne se ressemblent jamais et sont toujours bien remplies. Entre les rendez-vous mensuels dans les différents ensembles pour rencontrer les locataires, la gestion d’urgence et le suivi des dossiers, « on ne s’ennuie pas », affirme-t-elle.

    La jeune femme est l’une des 20 conseillères en économie sociale et familiale de l’entreprise sur Marseille. Elle est chargée des 15 et 16e arrondissements où Erilia a environ 1 000 locataires. Depuis son arrivée dans l’agence en novembre 2024, elle tente d’apporter des solutions à ceux qui en ont besoin. « Mon rôle c’est de les accompagner dans la recherche, l’accès et le maintien au logement. Je les accompagne parfois dans leur demande d’aides ».

    Pour cela, elle est en contact régulier avec différentes structures, comme la Caf, des assistantes sociales ou encore l’hôpital Édouard Toulouse. C’est également à la conseillère de faire les signalements lorsque des personnes peuvent être dangereuses pour elles ou pour autrui. « Mais le but de ces signalements c’est que ces personnes soient suivies, de trouver la meilleure solution pour elles. »

    Le lien social à cœur

    Un travail qui tient à cœur à Lucie Mekerke qui aime particulièrement le lien social qu’elle peut tisser avec les locataires. « J’ai toujours su que je voulais travailler dans le social, parce que j’aime aider les gens ». Dès le bac, son appétence l’oriente vers la filière ST2S (sciences et technologies de la santé et du social). Puis elle poursuit avec un BTS en économie sociale et familiale à Marseille et une licence dans le même domaine. C’est au cours de ces études qu’elle découvre ce métier « je me suis dit que c’était ce que je voulais faire parce que c’est tellement riche et on peut y faire tellement de postes différents ».

    Âgée de 23 ans, elle n’est pas à sa première expérience. « J’étais dans une association à Istres pendant à peu près un an ». Mais, elle veut se spécialiser sur la question du logement et travailler à Marseille « parce que le public y est particulièrement fragilisé. » et décide donc de venir travailler chez Erilia. Elle avoue toutefois : « J’avais un peu peur d’aller travailler dans les quartiers nord. Mais en fait ça se passe super bien ». Ce nouveau travail lui donne également le sentiment d’être utile : « Ici, on a des lignes directes avec la Caf, le Département ou la Ville, donc je peux apporter des vraies réponses. »

    Il est 9h30, un matin d’août, et après un court passage à l’agence d’Erilia, située dans le boulevard National (3e), direction les logements du 38 avenue de la Viste (15e) pour rencontrer les locataires. « Je préfère les rencontrer sur place, dans un lieu qui leur est familier. Parce qu’on a des locaux pour les recevoir à l’agence, mais c’est loin pour eux et c’est impersonnel. ça peut être plus compliqué de se confier sur des sujets difficiles », développe la conseillère.

    Un travail d’équipe

    Sur place, c’est une équipe complète qu’elle retrouve avec les gestionnaires d’immeubles et la gestionnaire de contentieux. « Ils sont tout le temps sur place, donc ils connaissent mieux les habitants et leurs problématiques. Ce sont un peu nos yeux et nos oreilles. Sans eux, je ne pourrais rien faire ». Après chaque rendez-vous, elle échange avec eux sur les solutions possibles, car ils ont souvent plus d’informations sur la situation. « Notre but c’est de trouver les meilleures solutions et d’éviter les expulsions », insiste Lucie.

    Très impliquée et appliquée, la jeune femme sait pour autant qu’il est important de prendre du recul sur certaines situations. Mais elle est reconnaissante : « Depuis que je suis arrivée, on a réussi en équipe à trouver des solutions. Quand tout se débloque pour les locataires, c’est incroyable, et on reçoit beaucoup de gratitude. »

    Eva Janus

  • Cassis : le violoniste Nicolas Dautricourt fait vibrer Les Accords face à la mer

    Cassis : le violoniste Nicolas Dautricourt fait vibrer Les Accords face à la mer

    « C’est un événement qui me tient très à cœur », assure Nicolas Dautricourt. Reconnu par ses pairs « comme l’un des violonistes français les plus brillants et les plus attachants de sa génération », le musicien, qui se produit régulièrement dans les grandes salles internationales a choisi, pour la deuxième année consécutive, d’ancrer son festival à Cassis.

    « Je n’ai pas de sang cassiden, mais mon oncle et ma tante vivent à Cassis depuis vingt ans, je suis venu souvent », explique le concertiste qui a fait ses débuts en 2019 à la Philharmonie de Paris. S’il a connu cette année des déboires dans la préparation du festival, « ce qui m’a donné la force de continuer, c’est mon amitié avec la maire Dany Milon qui me fait confiance, et l’accueil du public. L’an dernier, les concerts faisaient le plein chaque soir », livre-t-il. Cette année, les Accords de Cassis s’étoffent d’un concert nocturne supplémentaire. « L’endroit est magique », salue le musicien. Les concerts* sont en effet donnés sur la Promenade Aristide-Briand, entre quai et mer avec, au loin, la silhouette ocre de la falaise du Cap Canaille… Une toile protège les musiciens et le public au cas où la pluie s’inviterait sans y être conviée…

    « Mon objectif avec ce festival, c’est de réunir le public autour de la musique, avec des concerts de grande qualité, où tout le monde se sente bien », déclare le violoniste. Le 20 août, Family Business ouvrira le bal. Dans « un programme surprise entre concert et jazz », évoque Nicolas Dautricourt, la cantatrice Natalie Dessay (soprano), se produira avec son époux baryton Laurent Naouri et leurs enfants Tom et Neïma. Ils seront accompagnés par celui qui fut « pianiste de Johnny Hallyday », Yvan Cassar. Le lendemain, le violoniste a invité deux lauréats de la fondation Gautier Capuçon, Luka Ispir (violon), et la japonaise Karen Kuronuma (piano), avec lesquels il interprétera le trio de Brahms. Le 22 août, le duo de piano à 4 mains explorera le répertoire, « de Rachmaninov à Gershwin ».

    À l’image de Nicolas Dautricourt, qui aime l’éclectisme en musique, le concert de clôture, le 23 août, réunira sur scène un pianiste, un contrebassiste et deux violonistes, pour donner aux « Quatre saisons de Vivaldi et à la Fantaisie des airs de Carmen des couleurs tsiganes ». Si Les Accords de Cassis enchantent les nuits, ils ne délaissent pas pour autant le jour. Du 20 au 23 août**, des concerts gratuits seront donnés dans la ville, par « de bons musiciens amateurs ».

    * À 20h30. Tarifs : 25 euros adulte, réduit 13, enfant : 10. Billetterie Office de tourisme. Tél. : 04. 28. 01. 01. 03
    ** À 11h et 17h30.

  • L’épopée des Beatles revisitée à Maison Blanche pour la tournée d’été de La Marseillaise

    L’épopée des Beatles revisitée à Maison Blanche pour la tournée d’été de La Marseillaise

    Des garçons dans le vent attendent le public, jeudi soir, dans le cadre enchanteur de Maison Blanche, berceau de la mairie des 9e et 10e arrondissements de Marseille pour l’avant-dernière date de la tournée d’été de La Marseillaise. Pour enflammer la piste de danse, le groupe « Get The Beatles Back », composé de quatre musiciens et chanteurs, vont faire revivre la révolutionnaire épopée musicale des Beatles à travers plus de 2h de concert.

    Grands standards

    De « Twist and Shout » à « Help ! », en passant par « Yesterday » et « Ticket to Ride », les grands standards des quatre garçons de Liverpool vont résonner à Marseille.

    Maison Blanche, 150 Boulevard Paul Claudel, Marseille 9e, à partir de 19h30, gratuit.

  • Trump pousse à un sommet entre Zelensky et Poutine, en dépit des désaccords

    Trump pousse à un sommet entre Zelensky et Poutine, en dépit des désaccords

    Le président américain, Donald Trump, qui veut trouver une issue à la guerre au plus vite, a rencontré vendredi son homologue russe, Vladimir Poutine, puis lundi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, accompagné par des dirigeants européens à la Maison Blanche. La perspective d’une paix en Ukraine reste néanmoins incertaine, et les désaccords sont nombreux. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a affirmé dans une interview à la télévision russe qu’un accord devrait impérativement « respecter les intérêts de sécurité de la Russie » ainsi que « les droits des Russes et des russophones qui vivent en Ukraine ». Ces arguments avaient été utilisés par la Russie pour justifier son invasion de février 2022. Vladimir Poutine avait alors expliqué avoir pour but de « démilitariser » et « dénazifier » l’Ukraine, mais aussi de protéger l’est russophone d’un « génocide », une accusation infondée.

    La « coalition des volontaires », une trentaine de pays essentiellement européens soutenant l’Ukraine, s’est réunie mardi pour parler également de garanties de sécurité, mais pour Kiev. L’Ukraine considère que, même si une issue est trouvée à cette guerre, la Russie tentera encore de l’envahir. Le président français, Emmanuel Macron, a annoncé la tenue de consultations des « 30 pays qui travaillent sur des garanties de sécurité, pour les tenir au courant de ce qui a été décidé » à l’issue du sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska vendredi. Donald Trump a assuré lundi, sans entrer dans les détails, que les États-Unis « seraient impliqués » dans la sécurité future de l’Ukraine, promettant une « très bonne protection ».

    Donald Trump doit commencer les préparatifs d’une rencontre entre Zelensky et Poutine. Le président russe a finalement accepté le principe de cette rencontre, qui devrait se tenir dans les deux semaines. Zelensky a confirmé y être prêt lui aussi. Les éventuelles concessions territoriales exigées par la Russie à l’Ukraine pour mettre fin au conflit sont « une question que nous laisserons entre moi et Poutine », a-t-il ajouté.

    Genève ou Moscou ?

    Donald Trump a précisé sur son réseau Truth Social que celle-ci serait suivie d’une réunion tripartite avec lui-même. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a néanmoins affirmé mardi qu’une telle réunion devrait être préparée « très minutieusement ». Lors de son appel téléphonique avec Trump lundi, « Poutine a mentionné Moscou », comme lieu de rencontre bilatérale avec son homologue ukrainien qui « a répondu “non” », selon deux sources présentes sur place. Macron a lui estimé qu’elle devrait avoir lieu en Europe, par exemple en Suisse, à Genève, où se trouve le siège de l’Onu. Le pays offrira « l’immunité » au président russe malgré son inculpation devant la Cour pénale internationale, à condition qu’il vienne « pour une conférence de paix », a assuré mardi le ministre suisse des Affaires étrangères, Ignazio Cassis.

    Dans un autre entretien à la chaîne américaine NBC News, Emmanuel Macron n’a pas caché qu’il ne partageait pas l’optimisme de Donald Trump sur la possibilité d’arriver à un accord de paix en Ukraine et a mis en garde contre toute « naïveté ». Vladimir Poutine est « un prédateur, un ogre à nos portes » a-t-il dit.

  • Très chère rentrée

    Très chère rentrée

    La rentrée scolaire est synonyme de dépenses de plus en plus lourdes pour les familles.

    Pour celles aux revenus faibles, – près de 100 000 (97 036 précisément) dans le seul département des Bouches-du-Rhône – l’allocation de rentrée scolaire, versée à partir de ce mardi, est une bouée qui permet de ne pas complètement couler. Plus de trois millions de ménages sont concernés en France. Mais malgré
    la crise économique et sociale, cette année sa revalorisation est scandaleusement minime, de l’ordre de 1,7 %.

    Cette hausse très modeste (entre 7 et 8 euros par enfant) est en deçà des prévisions de l’inflation, c’est-à-dire de l’augmentation générale des prix. Une inflation qui frappe en priorité les citoyens pauvres et les travailleurs aux revenus au plancher.

    Réduction des inégalités

    Cette décision du gouvernement est d’autant plus condamnable qu’une récente étude (2023) de
    la Caisse d’allocations familiales, met en relief
    la faible proportion de cette aide dans le coût annuel de la scolarité des enfants et adolescents. L’allocation représente seulement un tiers des dépenses réelles des familles. Créée il y a 51 ans, cette allocation participe certes à la réduction des inégalités sociales à l’école mais sans les gommer. Elle est aujourd’hui insuffisante. Au-delà d’une politique de l’emploi et de l’augmentation des salaires qui nécessitent radicalement d’autres choix, il y a l’action immédiate des collectivités locales. Elles viennent épauler les familles en agissant pour assurer, par différents dispositifs, une rentrée la plus égalitaire et solidaire possible. Loin des économies coupables du gouvernement.

  • Marseille : vers une mobilisation façon Gilets jaunes contre le budget Bayrou le 10 septembre

    Marseille : vers une mobilisation façon Gilets jaunes contre le budget Bayrou le 10 septembre

    La première fois, ils étaient une trentaine, près de la gare Saint-Charles. Cette fois, ils sont plus d’une soixantaine, assis sur le goudron de la place Providence, à Belsunce (1er arr.), près des minots qui tapent la balle. Quelques semaines après les premiers appels « pour un arrêt total et illimité du pays » à partir du 10 septembre contre le projet de budget du gouvernement Bayrou, une deuxième assemblée générale était organisée mercredi soir à Marseille. De nombreux débats avaient déjà eu lieu sur la messagerie cryptée Telegram, avec un groupe qui compte plus d’un millier de participants pour la région, contre 6 000 au niveau national. Mais la plupart de ceux qui sont là ce soir ont entendu parler du rendez-vous par le bouche-à-oreille.

    L’appel initial, qui venait d’un compte souverainiste d’extrême droite, a depuis largement débordé, et la France insoumise à travers un texte publié ce dimanche dans La Tribune appelle désormais à le rejoindre. Quelques cadres du mouvement insoumis, déjà, avaient rejoint le groupe Telegram de la région, en observateurs. Mais les premiers qui prennent la parole ce mercredi clarifient d’emblée les choses. « Nous sommes un mouvement horizontal, apartisan, antifasciste et antiraciste, explique l’un d’entre eux. Peu importe que nous soyons de gauche ou de droite, nous sommes tous contre le plan Bayrou, contre les 1% qui prennent toutes les richesses. » Parmi les personnes présentes, un ancien Gilet jaune partage son indignation des « deux jours volés », après les annonces du Premier ministre qui ont fait monter le mouvement au cœur de l’été. « C’est un projet de casse globale », dénonce un autre participant, salarié de l’Assurance-maladie.

    Envies de blocages

    Si les premières prises de paroles veulent élargir le mouvement, les débats rapidement portent sur le rejet des syndicats. « Lisez la publication sur Facebook de Laurent Brun [administrateur de la CGT, Ndlr], il explique comment ils veulent récupérer le mouvement pour le canaliser », veut croire un homme, la cinquantaine. Au micro, les participants dénoncent « les têtes des syndicats » qui voudraient discuter avec le gouvernement, les parcours syndicaux trop pacifiques, « toujours les mêmes ». La mobilisation contre la réforme des retraites a beau avoir rassemblé plusieurs millions de personnes dans les rues, elle agit comme un repoussoir. Certains intervenants se présentent pourtant comme syndiqués « de la base », et appellent au débordement des organisations. Le préavis de grève déposé par FO, les appels des fédérations CGT de la chimie ou de l’éducation sont aussi évoqués. « Si les syndicats viennent avec leurs camions et leurs mégaphones, il faut qu’ils les donnent au mouvement citoyen, nous décidons ici », insiste un participant. D’autres veulent des cortèges distincts. On compte malgré tout sur les organisations syndicales pour « bloquer la production », mais pour ceux qui sont présents, l’enjeu reste surtout d’organiser des blocages, des opérations péages gratuits, de cibler des lieux symboliques, de la tour CMA à la préfecture. À chaque fois, c’est le mouvement des Gilets jaunes qui sert de référence, d’expérience commune. Un militant prend aussi pour exemple les émeutes de juillet 2023 pour déborder la police, un autre, en ligne, revendiquait son engagement « anti-vax ». « On parle de bloquer la production, mais il faut agir sur nos conditions de vie », défend un militant des « cortèges autonomes » qui propose des opérations d’« autoréduction » afin de se servir dans les grandes surfaces et redistribuer la nourriture volée. « Je n’ai pas envie de bloquer les personnes qui vont au travail », évoque de son côté une femme, qui demande « un boycott des grandes marques » La proposition avait fait florès dans les discussions en ligne au début du mois d’août, avec les appels à retirer son argent, se fournir auprès de producteurs locaux pour « arrêter de gaver les industriels ». Trop cher, regrettaient d’autres. Place Providence, le soleil décline. Peu importe, on se reverra chaque mercredi. Une participante alerte : « Il n’en reste que trois, avant le 10 septembre. »