Les protégés de Luc Tardif ont ouvert le score au début du deuxième tiers-temps par l’intermédiaire de l’attaquant suédois Albin Nilsson (25’, 0-1), avant que les Franciliens ne recollent au score dix minutes plus tard seulement (35’, 1-1). L’expérience des recrues estivales a fait la différence dans le dernier tiers-temps, où Adel Koudri a permis aux Spartiates de reprendre l’avantage au score (1-2, 44’), puis de conclure en beauté avec Emil Tavernier (1-3, 60’).
Author: tecnavia
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Voile : un tandem 100% marseillais défie l’élite mondiale à la maison
Le tandem formé par Christopher Pratt et Maïlys Radulic-Ferrat incarne une nouvelle version de l’art de la transmission.
D’un côté, il y a Christopher, le skipper marseillais habitué des grandes traversées. De l’autre, Maïlys, qui se prépare pour les Jeux olympiques 2028 au Pôle France de Marseille sur son 49 FX. Ensemble, ils vont défier l’élite dans le Mondial de course au large.
« J’ai eu cette opportunité de rejoindre Christopher Pratt, qui a navigué avec ma maman. Pour moi, c’est un saut dans l’inconnue », reconnaît Maïlys Radulic-Ferrat. « Maïlys m’a été recommandée, nos premières courses et sorties se sont bien passées et je trouve que nous formons un duo complémentaire plutôt chouette », note Christopher Pratt.
Pour faire connaissance, ils ont disputé une course et multiplié les sorties d’entraînement. « Chacun a pu apprendre à se connaître, se répartir les tâches à bord afin que le jour J, nous puissions être au top », poursuit le pensionnaire de la Pelle.
L’idée de ce Mondial de course au large est de placer tous les équipages sur un pied d’égalité. Les 18 équipages, dont deux Français, auront tous le même bateau, un Sun Fast 30 OD. Il y aura un tirage au sort pour l’attribution des embarcations la veille de la course.
À égalité« Ce sera la surprise car nous aurons à naviguer sur le voilier tel qu’il sera, sans rien pouvoir modifier », précise Christopher Pratt. Car, même si le tandem s’est entraîné sur un Sun Fast, ce ne sera pas celui qu’il aura à barrer le jour J. « Nous devrons faire de la régate pure, où la stratégie et la vitesse seront primordiales », insiste-t-il.
Pour Maïlys, se retrouver aux côtés de Christopher Pratt, « est tout simplement magnifique. En plus pour une course chez moi, à Marseille. Je suis une aventurière et je me retrouve dans un univers où j’ai tout à découvrir. J’ai bénéficié d’un apprentissage optimisé avec un tel maître. Et comme je suis une compétitrice, maintenant, j’y vais pour gagner ».
Par rapport aux compétitions sur dériveur, elle va devoir appréhender une autre approche. « D’habitude, nos courses se déroulent sur plusieurs manches. Nous avons le droit à l’erreur. Mais sur ce Mondial, ce sera ça passe ou ça casse », retient-elle. En effet, l’épreuve se déroulera en deux temps. Deux demi-finales, avec dix équipages qui livreront une course de 24 heures, à l’issue desquelles les cinq premiers de chaque flottille iront en finale. Finale dont celui qui arrivera premier sera sacré champion.
« Ce sera plus long que mes régates olympiques, avec ces manches de 30 à 40 minutes. Là, c’est du 24 heures, avec une navigation de nuit, la gestion des efforts sera donc différente, il faudra aussi gérer le sommeil », détaille Maïlys.
Naviguer dans la rade de Marseille, que les deux connaissent bien, est-il un avantage ? « Je ne le pense pas. Il y a certes quelques recoins que je connais bien, mais il y a toujours des pièges. Nous allons nous concentrer sur nous-mêmes et prendre du plaisir dans une compétition chez nous », confie Christopher Pratt.
Avec néanmoins une petite idée en tête. Faire aussi bien, sinon mieux, que Théa Khelif et Thomas André. L’équipage tricolore est allé chercher le titre mondial en 2025, au nez et à la barbe des Anglais, dans les eaux de l’Ile de Wight. Le duo remettra en jeu son titre, il y aura donc deux équipages français sur la ligne de départ. Il faudra surveiller également les Anglais, qui auront soif de revanche, l’Espagne, la Suède ou encore la Belgique « car ils ont des personnes à l’aise sur les Sun Fast », précise Christopher Pratt.
De son côté Maïlys Radulic-Ferrat est impatiente de se jeter à l’eau. « Il y a les Jeux en approche, mais j’ai là une belle entrée en matière pour éventuellement prolonger dans la course au large », notant que « l’eau et le vent sont les mêmes ».
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![[Entretien] Gilles Cherdieu : « Les championnats d’Europe de karaté à Marseille, un événement ! »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/2b4d1b1f40771b2e06afb2e002e4ac1d.jpg)
[Entretien] Gilles Cherdieu : « Les championnats d’Europe de karaté à Marseille, un événement ! »
La Marseillaise : À l’occasion de la Fête du sport, lundi, vous avez pu rencontrer la ministre des Sports Marina Ferrari. Sur quoi avez-vous pu échanger ?
Gilles Cherdieu : Nous avons échangé, avec la ministre, sur la situation globale du sport, mais particulièrement celle du karaté. Nous souhaitons nous développer au niveau de la France et des Outre-mer. Pour cela, nous avons besoin des moyens financiers de l’État, qui sont de moins en moins importants, mais qui existent toujours. Et surtout, de faire coïncider ces moyens avec des moyens propres. C’est un projet de développement de notre fédération à travers toutes ces disciplines, particulièrement le karaté.
Comment s’est déroulée la phase de candidature pour ces championnats d’Europe ? Il y avait plusieurs candidats je suppose.
G.C. : La phase de candidature remonte à plusieurs années. Je suis élu depuis novembre 2025, donc jeune président, et j’ai dû me mettre au travail par rapport à la situation financière de la fédération, pour remettre en place notre projet d’organisation. Ce projet avait déjà été accepté par l’EKF, la fédération européenne, et derrière, nous devions avoir les moyens matériels, humains et techniques pour l’organiser. Depuis ma prise de fonction, j’ai rencontré le président mondial et européen, qui est venu à Paris, et sur lequel je me suis engagé au bon déroulé de cette belle manifestation. Depuis lors, nous n’avons cessé de nous attacher. On a un rendez-vous avec le Palais des Sports de Marseille pour toute l’organisation, tout ce qui touche à l’organisation de ce championnat est en cours de préparation.
Quelle a été votre réaction au moment de la désignation ?
G.C. : C’est toujours un honneur pour moi, c’est un honneur que la fédération organise ce championnat. Pourquoi ? Parce que nous avons cette volonté de représenter la France, donner une belle image de la France, et particulièrement du karaté français.
Pourquoi le choix de Marseille comme vile hôte et pas un autre lieu en France ?
G.C. : La logique aurait voulu que ce soit Paris, mais nous voulions une autre grande ville et Marseille était le meilleur choix. Nous souhaitons que ce soit l’événement clé de l’année 2027 à Marseille. Mais sans l’appui des organisations territoriales, comme le département, la Ville, la région, la métropole, nous ne pouvons pas mener à bien cette organisation. Donc je les remercie.
Pour aller au-delà de ces championnats, est-ce que le karaté mondial a l’envie de retrouver les Jeux olympiques ?
G.C. : Après la réussite de Tokyo, en 2021, Paris nous a échappé. L’idée est de se servir de l’événement qui aura lieu à Marseille pour montrer qu’on a notre place aux Jeux olympiques. Notre discipline est complète, belle et elle mérite de retrouver cette place. Je regarde tous nos champions et je suis triste de ne pas les voir au niveau olympique. Il le mérite.
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Agathe Quiniou, un dernier rempart déjà expérimenté
Parfois, le chemin n’est pas celui attendu, mais ce dernier est essentiel pour la suite. Après un début de carrière assez traditionnel entre Brest et Chambray, Agathe Quiniou a connu un côté plus sombre du sport professionnel. Lors de son dernier match en Touraine avant de signer à Nantes, elle se blesse gravement au genou… face à Nantes. Une période noire débute. « Je suis très bien prise en charge par le staff médical, quand j’arrive à Nantes. On commence la préparation début juillet et au bout de 3 semaines on nous annonce que c’est terminé. Le club a coulé financièrement alors qu’on nous avait assuré le contraire. Ça a été un gros choc. » Une plongée dans l’inconnu a suivi puisque trouver un nouveau club en étant blessée relève de l’impossible. La gardienne de 25 ans était sur le point de se relancer à Mérignac, mais les Bordelaises ont subi le même sort avec une rétrogradation à cause d’un état financier désastreux.
La Roumanie comme point de chuteSon rebond va s’effectuer très loin de sa Bretagne natale, en Roumanie, dans un excellent championnat. Agathe Quiniou débarque à Valcea, à l’ouest de Bucarest. Son amie Alicia Toublanc, ex-ailière du club, l’a conseillée dans ce choix. « Je suis arrivée fin août et on jouait le premier match de championnat 3 jours après. Ce n’était pas des conditions idéales, mais mes parents ont été au top pour que je puisse déménager au plus vite, prendre 3 valises et aller en Roumanie. Ça a été hyper enrichissant, maintenant je parle très bien anglais, j’ai appris un peu le roumain car le coach des gardiennes ne parlait pas anglais et français. C’était une belle expérience », détaillait la native de Brest. Désormais, la gardienne de but souhaite s’installer dans la durée à Plan-de-Cuques. Son contrat court pour les deux années à venir.
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Après la crise, la Métropole face à son mur financier
Cinq jours après le blocage métropolitain sur les coupes dans la dotation de solidarité aux communes et l’adoption d’une modification budgétaire insincère (notre édition du 11/09), les élus se retrouvaient ce mardi matin, à Aix-en-Provence, en plus petit comité, pour un état des lieux des perspectives financières de l’intercommunalité. En plein flou avant la saisine annoncée de la Chambre régionale des comptes, l’institution doit en effet toujours s’accorder sur un pacte financier et fiscal pour les six prochaines années. En clair, tracer une trajectoire sur les dépenses, les recettes, les investissements de la Métropole, ainsi que ses relations financières avec les communes qui la composent.
Le précédent pacte, déjà, avait été adopté aux forceps le 15 décembre 2022, sous la menace du veto marseillais, et avait alors abouti à la création de cette dotation de solidarité communautaire avec, aujourd’hui, 45 millions d’euros pour Marseille. Un compromis que le dérapage financier de la Métropole fait aujourd’hui voler en éclats. La réunion de ce mardi posait le défi de ce nouveau pacte, présenté par le cabinet de conseil Michel Klopfer. « Ils nous ont montré le mur que nous avons devant nous, raconte l’adjoint marseillais aux finances, Joël Canicave (PS). Dans tous les cas de figure, il y a 500 millions d’euros à trouver sur le mandat. »
Les débats pour octobrePlusieurs grands scénarios sont posés sur la table pour un retour à une trajectoire financière « la plus vertueuse possible » dès 2027 ou davantage vers la fin du mandat, présente l’argentier de la Métropole, David Ytier (LR). De quoi influencer les besoins budgétaires pour l’année à venir, avec une fourchette qui va de 140 millions à 300 millions d’euros à trouver. « Mais il y a encore des inconnues et l’année 2027 est complexe, nous attendons des décisions pas réjouissantes de la loi de finances », pointe David Ytier. Si 26 millions d’impôts sur les entreprises (dont 7 millions d’exonérations supprimées) ont été votés pour l’année à venir par l’hémicycle métropolitain, l’échec du vote sur des coupes de 53 millions d’euros dans les dotations aux communes risque encore de peser, selon les préconisations encore incertaines des magistrats financiers. Ce qui pourrait « rendre une augmentation d’impôts inévitable », reconnaît le vice-président.
Alors, logiquement, le psychodrame de la séance du 10 septembre s’est discrètement invité dans le huis clos aixois. « Il y avait un peu, dans nos échanges, une séance de psy post-traumatisme », reconnaît David Ytier, avec « une incompréhension forte de part et d’autre ». Des interventions « à fleurets mouchetés », complète Joël Canicave. Mais de chaque côté, on réitère surtout l’envie de travailler ensemble après cette séance essentiellement technique et « austère ». Les débats auront le temps de monter : dix autres rencontres sont prévues avant la présentation du futur pacte au début de l’année. Avec dans deux semaines la question des flux financiers vers les communes, et dans un mois, celle des transports métropolitains.
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Comment les mégafeux révèlent les contradictions de notre époque
Auteur prolifique et infatigable militant de l’Institut d’histoire sociale de la CGT, l’ancien vice-président de l’Université de Provence interviendra jeudi, sous sa casquette d’environnementaliste, au Forum national du conseil scientifique du MNLE, accessible en visioconférence. Il résume ici pour nous la teneur de son analyse, qui sera développée dans sa contribution.
Pour commencer, il s’appuie sur un constat simple dont chacun a pu mesurer la portée cet été à travers l’actualité : des milliers d’hectares de forêts partis en fumée, des villages évacués, des habitants perdant leur maison, des entreprises contraintes de cesser provisoirement ou définitivement leur activité et « des agriculteurs qui voient disparaître en quelques heures le travail de toute une vie ».
« La France est désormais touchée, comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne, le Canada, la Californie, l’Amazonie ou encore l’Australie, par des mégafeux », souligne-t-il.
Pourtant, prévient-il, « il serait réducteur de n’y voir qu’une conséquence spectaculaire du dérèglement climatique ». La hausse des températures, les sécheresses prolongées et la multiplication des épisodes météorologiques extrêmes créent indiscutablement des conditions favorables à ces incendies, « mais cette explication, insiste-t-il, si nécessaire soit-elle, demeure insuffisante ». Il met également en avant l’organisation de la société, ses priorités ainsi que ses choix économiques et politiques comme facteurs aggravants de ces catastrophes.
Analyse politiqueIl poursuit : « Les mégafeux détruisent des écosystèmes entiers, fragilisent la biodiversité, appauvrissent les sols, perturbent les cycles de l’eau et relâchent dans l’atmosphère d’immenses quantités de dioxyde de carbone, alimentant ainsi le réchauffement climatique. » Dans le même temps, ils « interrompent des activités économiques, désorganisent les territoires et aggravent les inégalités sociales », insiste André Prone.
Sont notamment en cause « l’abandon de certaines pratiques agricoles, la réduction des espaces entretenus, l’urbanisation diffuse, le recul des politiques de prévention, mais aussi certaines formes de gestion forestière privilégiant des plantations monospécifiques destinées à maximiser la production de bois ». Selon lui, l’ensemble de ces évolutions a accru la vulnérabilité de nombreux massifs forestiers.
Il invite donc « à dépasser la seule approche climatique » par une analyse marxienne qu’il juge tout aussi éclairante, puisqu’elle interroge « les rapports entre les modes de production et les conditions matérielles de la vie ».
Il montre ainsi comment « la recherche permanente de l’accumulation, l’exploitation intensive des ressources, la marchandisation croissante des espaces naturels et la priorité donnée à la rentabilité à court terme ont progressivement rompu ce que certains auteurs appellent aujourd’hui le métabolisme entre les sociétés humaines et leur environnement ». Pour Alain Prone, les mégafeux illustrent parfaitement tout cela, en pointant qu’« un système économique fondé sur l’expansion permanente rencontre désormais les limites physiques de la planète ».
Cette analyse permet d’envisager les mégafeux non plus comme une catastrophe parmi d’autres, mais comme le « symptôme d’une rupture historique ».
Et de conclure : « Cette rupture appelle à repenser nos politiques forestières, nos modes d’aménagement du territoire, la place des services publics de prévention, mais aussi les finalités mêmes de notre modèle de développement. » Ce qui relève bien d’un projet de société. Puisque « ce qui brûle aujourd’hui, ce ne sont pas seulement des forêts, mais l’illusion qu’une humanité pourrait poursuivre indéfiniment son développement en ignorant les limites écologiques dont dépend sa propre existence ».
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OM : Genesio face à un scénario déjà vécu par Élie Baup
Dur, dur d’être un entraîneur ! Encore plus lorsque l’on s’assoit sur le banc de l’OM, où la pression est permanente et les responsabilités, nombreuses. « C’est un métier sous pression », confie Élie Baup, entraîneur de l’Olympique de Marseille du 4 juillet 2012 au 7 décembre 2013.
À la tête du club phocéen, le technicien haut-garonnais âgé de 71 ans à présent a remporté 34 de ses 74 matches, soit 45,9% de victoires. « Il y a toujours des hauts et des bas, avec une responsabilité conséquente. Mais c’est vrai qu’à Marseille, tout est décuplé, parce qu’il y a une telle passion, une telle ferveur populaire et une telle attente permanente de résultats. Surtout dans le paysage du football français, on a besoin de voir l’OM sur le podium », explique-t-il.
Contraintes économiques déjà bien présentesDerrière les ambitions sportives, les réalités économiques ont rapidement rattrapé le club dès la première saison de Baup sur le banc, lors de l’exercice 2012-2013. « Il y a eu directement des restrictions. Il y avait de bons joueurs et la masse salariale était conséquente », souligne Baup, conscient du poids financier de l’effectif dont il avait hérité. À l’époque, le salaire moyen en Ligue 1 se situait autour de 45 000 euros bruts mensuels. Cinq Olympiens – Lucho González, André-Pierre Gignac, Steve Mandanda, Mathieu Valbuena et Loïc Rémy – percevaient alors plus de 200 000 euros par mois. « L’équipe avait fini dixième la saison passée et il fallait réduire la voilure. Donc, la première des choses, c’était de vendre des joueurs. Et, à l’intersaison déjà, beaucoup étaient partis », poursuit l’ancien entraîneur de Toulouse, Bordeaux, Nantes et Saint-Etienne.
Alou Diarra, César Azpilicueta, Stéphane Mbia, Charles Kaboré ou encore Loïc Rémy avaient ainsi quitté Marseille pour de nouveaux horizons. Une situation qui présente de nombreuses similitudes avec celle vécue par Bruno Genesio cette saison. Et le parallèle ne s’arrête pas aux seules contraintes économiques.
Faire avec moins
et utiliser les jeunes« On n’a pas utilisé beaucoup de joueurs. On a rapidement été dans la gestion limitée de l’effectif. Mais on avait choisi de faire confiance à quelques jeunes qui se sont plus ou moins révélés », raconte Élie Baup, conscient que Bruno Genesio s’appuie sur des joueurs récemment formés au club, comme Keyliane Abdallah, Tadjidine Mmadi, Kelyann Bezahaf ou Kamissoko pour compléter son effectif. À l’époque de Baup, plusieurs joueurs issus de la formation olympienne avaient ainsi intégré la rotation, à l’image de Raffidine Abdullah, Wesley Jobello, Baptiste Aloé, Billel Omrani, Larry Azouni ou encore Najib Ammari. « Je m’étais servi des tours préliminaires pour bâtir une équipe avec un noyau fort de joueurs. Et ça avait marché, puisqu’on avait gagné les six premiers matches en championnat. Mais derrière, comme je savais que j’avais un effectif limité, j’ai choisi de considérer les matches de Ligue Europa comme ceux de Coupe de France. Ces matches me permettaient aussi d’élargir le groupe et de donner leur chance aux jeunes joueurs. L’Europe, quelque part, permet d’évacuer toute cette pression du championnat », estime l’ancien gardien de but du Sud-Ouest.
Une stratégie qui avait finalement porté ses fruits. Malgré les restrictions économiques, les départs de plusieurs cadres et un effectif limité, Élie Baup avait réussi à hisser l’OM jusqu’à la deuxième place du championnat lors de la saison 2012-2013. De quoi nourrir quelques espoirs pour Bruno Genesio et ses Olympiens.


![[Entretien] Frédéric Souillot, FO : « Pour Fibre Excellence, la bataille n’est pas finie »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/d7ce39c0c7fbed8461cc479708bda5ad.jpg)
