Author: tecnavia

  • Ces millions issus des trafics de drogue transformés en or

    Ces millions issus des trafics de drogue transformés en or

    Fin décembre 2024, l’enquête débute à Milan, autour d’une une importante organisation criminelle spécialisée en blanchiment d’argent. Un vaste réseau international, décrivent les enquêteurs, piloté par des individus kosovars et moyen-orientaux qui centralisaient en Italie des sommes de numéraires très conséquentes, avant de les convertir en or et de les exporter sous cette forme vers le Kosovo puis la Turquie. La récupération du numéraire en France et son transport vers l’Italie étaient assurés par des équipes composées de Syriens et de Maghrébins utilisant des voitures avec des caches aménagées très sophistiquées. Ces collectes, dont le montant total pour la période d’octobre 2024 à août 2025 était estimé à plus de 30 millions d’euros, avaient lieu chaque semaine, principalement à Marseille et ses environs, mais aussi à Lyon, paris et en Italie.

    Une équipe commune d’enquête était créée pour l’occasion entre la France et l’Italie, pour découvrir l’origine des dons. Les investigations menées en France révélaient un réseau de collectes composé de nombreuses personnes, ayant effectué les remises d’argent aux Syriens. Certaines d’entre elles, connues notamment pour trafic de produits stupéfiants apparaissaient comme étant directement liées à la DZ Mafia marseillaise.

    Lors d’un premier coup de filet, le 7 septembre, sept personnes ont été interpellées lors d’une opération déclenchée suite à la détection d’un convoi entre l’Italie et l’Espagne. Les perquisitions effectuées permettaient de saisir 55 kg d’or 24 carats sous la forme de 55 lingots de 1 kilo et de plus de 2 400 000 euros en espèces, pour un montant total de huit millions d’euros. Ces sept personnes étaient mises en examen des chefs de blanchiment aggravé de stupéfiants, association de malfaiteurs en vue de la préparation de délits punis de 10 ans d’emprisonnement et placées en détention provisoire.

    Ce 23 septembre 2025, en lien avec le parquet anti-Mafia de Milan, une seconde opération était lancée à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône (Vitrolles, Marignane, Martigues et Berre-l’Étang), ainsi qu’en Italie. Huit personnes étaient interpellées et placées en garde à vue sur le territoire français, ainsi qu’une neuvième en Italie. Les dix-sept perquisitions réalisées amenaient à la découverte de 219 000 euros en numéraire, de 5 véhicules et de nombreux éléments de maroquinerie et de joaillerie de luxe. Dans le même temps, côté italien, 4 personnes étaient interpellées et de nombreuses saisies réalisées.

  • Gilbert Marcelli reconduit à la présidence de la CCI

    Gilbert Marcelli reconduit à la présidence de la CCI

    Fin de tutelle renforcée à la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84). L’institution consulaire avait vu sa gestion des affaires être provisoirement confiée par la préfecture de région aux bons soins des services de l’État (notre édition du 21/08), suite à une vague de démissions au sein du bureau. Et ce, le temps qu’une nouvelle assemblée générale se réunisse pour élire un nouveau bureau et président. Celle-ci s’est tenue ce mardi soir et a confirmé Gilbert Marcelli dans ses fonctions, à l’issue d’un vote qui l’opposait au secrétaire démissionnaire, Bruno Delorme.

    Le président sortant a été confortablement réélu à main levée par les 33 élus, récoltant plus du double des suffrages de son concurrent, à la tête d’un groupe de BTP (21 à 9 pour Gilbert Marcelli et 2 abstentions). Sébastien Maggi, secrétaire général adjoint de la préfecture, était notamment présent pour procéder ensuite à l’installation du nouveau bureau. Qui est profondément renouvelé. Des sept membres initiaux, seuls demeurent Gilbert Marcelli et Dominique Damiano, qui reste vice-président. Les nouveaux entrants sont : Florence Duprat (vice-présidente), à la tête d’un cabinet d’ingénierie sociale et qui fut éphémère présidente de Nextech avant son rachat par la CCI ; François Granjon de Lépiney (trésorier), du cabinet d’audit KPMG ; Roselyne Macario (trésorière adjointe), dirigeante d’une société de fabrication de portes et fenêtres ; Eugène Hermitte (secrétaire), fleuriste à Pertuis ; Thierry Clota (secrétaire adjoint), directeur de Provence taxis.

    « Les échanges ont été très corrects, il faut être attentif aux gens qui ont élevé la voix, on vient tous de milieux très différents, il y a eu un creux de vague, à nous de trouver des rééquilibrages et aboutir à un consensus de travail », expose Dominique Damiano. Malgré des griefs sur des orientations prises et un fonctionnement trop vertical, la gouvernance de la CCI est donc confirmée a priori jusqu’à la fin du mandat en 2027. La chambre s’évite une nouvelle crise, après de longues tutelles en 2018 ou 2021.

  • Déserts cherchent médecins moyennant 200 euros par jour

    Déserts cherchent médecins moyennant 200 euros par jour

    La situation est trop sérieuse pour être tournée à la dérision. Mais voir l’Agence régionale de santé (ARS) lancer un appel à l’aide, presque désespéré, pour trouver des médecins généralistes, et « compter sur la presse régionale », en dit long sur la faillite de notre système de santé. Comme dans de nombreux coins de France, le Vaucluse est particulièrement touché par une démographie médicale en net repli (lire ci-contre).

    En avril, le Premier ministre annonçait le lancement d’un Pacte de lutte contre les déserts médicaux, dont le dispositif « Un médecin près de chez vous ». L’idée ? Instaurer une mission de solidarité en incitant les praticiens libéraux à consulter dans les zones les plus tendues, moyennant une indemnité de 200 euros par jour. Trois territoires vauclusiens ont été retenus parmi les 151 au niveau national : le plateau de Sault, l’enclave des Papes et Rhône Lez Provence (Bollène). Prévue pour démarrer en septembre, la mesure s’affiche désormais à partir du 6 octobre. « On est dans le flou, je ne vois pas trop comment ça peut fonctionner dès octobre, d’autant plus que le formulaire de volontariat ne nous est pas encore parvenu », doute Bernard Arbomont, président du conseil de l’ordre des médecins de Vaucluse. N’importe quel médecin en activité ou à la retraite depuis moins de 3 ans est éligible. « Les volontaires pourront se faire remplacer dans leur propre cabinet, car si c’est pour qu’ils le ferment pendant ce temps-là, cela revient à déplacer le désert médical », précise le Dr Arbomont.

    Des concertations ont eu lieu avec la Préfecture, les différentes communautés professionnelles de santé ou les collectivités. Pour l’heure, aucun médecin volontaire à l’horizon. « On est prêts à en accueillir dans nos centres de santé, quand il y a de bonnes initiatives d’où qu’elles viennent, il faut qu’elles voient le jour », appuie Dominique Santoni. La présidente LR du Département réfute toute concurrence avec son plan santé qui, depuis trois ans, vise à recruter et salarier des médecins généralistes. Rappelons qu’il y a un an et demi, acteurs politiques et sanitaires, ont lancé Vaucluse santé attractivité, visant à draguer les médecins et faciliter leurs démarches.

    Encore 5 ans de pénurie ?

    Max Raspail, maire (DVG) de Blauvac et président de la communauté de communes Ventoux sud, fait partie des trois territoires retenus. Depuis le début de l’année, il peine pourtant à attirer un médecin dans la nouvelle maison médicale construite sur le hameau de Saint-Estève. « Lors du dernier conseil municipal, on a voté une délibération pour faire appel à un chasseur de têtes et attirer un docteur », expose-t-il. Le cabinet dispose déjà « d’un kiné, d’un ostéopathe et il y a un appartement de 90m2 avec terrasse pour se loger », insiste Max Raspail. Si Blauvac n’a jamais eu de médecin, les habitants se tournaient jusque-là vers les villages voisins de Mazan ou Malemort. « Mais il y a eu des départs à la retraite, il faut aller à Carpentras, c’est compliqué. On aura beau faire 1 000 efforts, on ne va pas inventer l’eau chaude : la réalité, c’est qu’on manque de médecins », diagnostique le maire. Avant que la fin du numerus clausus se fasse sentir, « on a encore bien 5 années difficiles devant nous », conclut Bernard Arbomont.

  • Des origamis pour rendre hommage aux victimes d’Hiroshima

    Des origamis pour rendre hommage aux victimes d’Hiroshima

    « Nous avons envoyé 1 000 grues à Hiroshima en juillet pour le 80e anniversaire de l’explosion des bombes nucléaires au Japon », explique Françoise Caubin, présidente du comité du pays d’Apt du mouvement de la paix. Ce samedi 27 septembre, de 12h30 à 14h, place Jean Jaurès à Apt, des grues en origami investiront l’espace pour clôturer cet événement. Musiques et lectures sont également prévues. « Au Japon, une légende veut que si l’on plie 1 000 grues, alors les souhaits peuvent être exaucés », raconte la présidente du mouvement de la paix. De ce mythe, une campagne internationale est née pour commémorer les 80 ans de l’explosion des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki. « Pour que nos vœux de paix se réalisent », affirme Françoise Caubin. C’est à ce projet que s’est allié le mouvement de la paix du pays d’Apt.

    Depuis le mois de mai, une quinzaine d’associations ou médiathèques ont participé, en organisant des ateliers d’origami. « De nombreux acteurs d’éducation populaire ont été très contents de participer à cette campagne. Parce que par les ateliers d’origami qui se sont déroulés partout dans le pays d’Apt, ils ont pu faire de l’éducation à la paix », développe la présidente. Ce samedi, pour accompagner les grues, de nombreux textes seront lus pour rappeler l’importance de la paix en présence de tous les partenaires et les associations qui ont participé.

  • La nouvelle aire d’accueil des gens du voyage fédère

    La nouvelle aire d’accueil des gens du voyage fédère

    Quelques centaines de mètres après la déchèterie de Courtine, à Avignon, le goudron neuf de la nouvelle aire d’accueil témoigne de sa toute récente réhabilitation. Et celle-ci est également plébiscitée par ses résidents.

    En effet, une enquête du Grand Avignon, menée auprès des 12 premières familles installées sur place après son ouverture le 1er juillet, montre un taux de 100% de satisfaction pour les équipements et la superficie des emplacements. « Les résultats sont unanimes : l’équipement répond aux attentes et conforte son rôle d’aire de passage », se réjouit ainsi l’intercommunalité dans un communiqué de presse.

    Et sur place, les résidents confirment la qualité de vie qu’offre ce nouvel équipement. « Avant, ce n’était pas du tout comme ça. C’était sale, tout était cassé. On n’a pas à se plaindre », glisse par exemple Raynard Lacroix, retraité, avec sa femme, et installé à nouveau depuis une dizaine de jours sur place. « Tout va bien », embraye Manon Santiago, qui est sur l’aire pour la deuxième fois en deux mois, pendant que son fils d’une dizaine d’années gambade entre les caravanes pour rejoindre ses copains. « Lorsque l’on fait remonter un problème, les équipes sont très réactives, que ce soit sur l’eau ou sur la propreté, par exemple. Et malgré la proximité avec la déchèterie, ce qui peut faire peur, il n’y a aucune odeur qui remonte. Mais surtout, les assistantes sociales sont très réactives, ce qui n’est pas du tout le cas partout », ajoute la mère de famille. La gestion et l’accompagnement social font en effet partie des éléments les plus appréciés, d’après le même questionnaire, avec les équipements, la superficie des emplacements ainsi que le sentiment de sécurité dans l’aire.

    Améliorations possibles

    Les familles avaient également la possibilité d’exprimer librement quelles améliorations elles souhaitaient voir sur l’aire. Il en est ressorti une liste de souhaits : la pose de dalles en béton sous les étendoirs à linge, l’ajout de prises électriques, des robinets en extérieur, la création d’un terrain de pétanque et d’une aire de jeux pour enfants, ou encore l’installation de bloque portes, ce qui est déjà programmé par le Grand Avignon. Les autres suggestions, axées sur le confort, « seront étudiées dans le cadre d’éventuels ajustements », confirme le Grand Avignon.

    Début septembre, l’aire avait accueilli 31 familles, soit 101 personnes au total. Le taux d’occupation est de 62,5% et la durée moyenne de séjour est d’un mois. « Cette forte fréquentation confirme la qualité et l’utilité de l’aire d’accueil de Courtine, qui répond pleinement à sa mission d’accueil temporaire dans des conditions dignes et sécurisées », conclut l’intercommunalité.

  • L’OM commence à montrer son vrai visage conquérant

    L’OM commence à montrer son vrai visage conquérant

    Si Roberto De Zerbi estime qu’il ne s’agit que « d’une simple victoire qui vaut trois points », cette victoire
    (1-0) face au Paris Saint-Germain, lundi soir au stade Vélodrome, apporte davantage de légitimité à cette équipe olympienne.

    Contrairement aux habitudes, où certaines individualités font la différence, le collectif marseillais s’est sublimé. « Le mérite revient aux joueurs », reconnaît l’entraîneur italien. « Certains sont très intelligents : Emerson Palmieri, Pavard, O’Riley, Højbjerg, etc. On dirait qu’ils sont là depuis longtemps. J’ai aimé notre esprit : les un contre un, les pressings, la volonté d’être protagonistes face à cette équipe. À la maison, personne ne doit éteindre notre stade », poursuit-il, en estimant que son équipe a fait « une grosse première mi-temps, avec intensité, pression et intelligence ».

    Cinq nominés sur le gril

    « En deuxième [période], il y a eu un petit creux d’énergie et, avec le 1-0, on a peut-être attendu la fin. On a quand même su repartir proprement, notamment avec Aubameyang et Gouiri. La victoire est méritée contre une équipe qui marque une époque, comme l’AC Milan de [Arrigo] Sacchi ou le Barça de [Pep] Guardiola. Ça donne encore plus de valeur à la prestation des joueurs », ajoute De Zerbi, conscient que ses protégés se sont surpassés pour battre un PSG, certes affaibli, mais qui comptait des joueurs de renom. D’ailleurs, cinq joueurs de la Capitale ont figuré dans le top 30 du Ballon d’Or 2025 : Vitinha (3e), Achraf Hakimi (6e), Nuno Mendes (10e), Khvicha Kvaratskhelia (12e), Fabien Ruiz (24e). Toutes ces vedettes parisiennes ont été stoppées dans leur élan par une défense marseillaise solide. À commencer par Nayef Aguerd.

    L’international marocain, auteur du seul but de la partie, s’affirme de plus en plus comme le patron de la charnière. Sa complémentarité avec Pavard permet de libérer d’un poids le capitaine Balerdi, encore sujet parfois à quelques maladresses. Mais au-delà des trois centraux, l’apport des pistons Weah et Palmieri a été crucial. Ils ont à la fois limité les assauts offensifs dans leurs couloirs respectifs, tout en participant à l’animation offensive, orchestrée par un Mason Greenwood des grands soirs. « Je pense que ça peut encore se perfectionner », estime à juste titre Pierre-Emerick Aubameyang, persuadé que ce valeureux succès va « renforcer le groupe ».

    Paixão, seul au monde

    Parmi les points positifs à retenir, le tandem danois Hojbjerg-O’Riley semble avoir trouvé son rythme de croisière. L’expérience du premier, associé à la fraîcheur du second, forme un milieu de terrain difficile à franchir. Finalement, seul Igor Paixão n’a pas été à la hauteur du Classique. L’ailier brésilien a eu plusieurs occasions de faire la différence dans le couloir gauche, mais il n’est pas encore fin prêt. Comme Timothy Weah et d’autres recrues avant lui, l’ancien chouchou de Feyenoord a besoin d’un temps d’adaptation pour retrouver son rendement d’antan. Histoire de prouver que la recrue la plus chère de l’histoire du club n’est pas un flop.

  • Plan-de-Cuques prêt à un grand affrontement contre l’équipe de Paris 92

    Plan-de-Cuques prêt à un grand affrontement contre l’équipe de Paris 92

    Après un match « costaud dans tous les secteurs de jeu » contre Besançon et une rencontre où « nous avons manqué de fraîcheur » à Nice, Plan-de-Cuques affronte Paris 92, ce mercredi (20h). Une confrontation au cœur d’une riche semaine pour le HBPC, qui se déplace dès vendredi à Strasbourg, pour le compte de la 4e journée de championnat. Les Franciliennes se rendent dans les Bouches-du-Rhône et vont retrouver une tête bien connue : Angélique Spincer.

    En effet, la coach des Plan-de-Cuquoises a joué durant 10 ans au club basé à Issy-les-Moulineaux. « Je connais très bien le club, parce que j’y ai fait une grande partie de ma carrière. Les joueuses et les dirigeants ont changé, mais je le porte dans mon cœur évidemment », confie l’entraîneur en chef.

    Angélique Spincer s’attend à un défi physique, un grand affrontement, ce mercredi soir, aux Ambrosis. « Elles vont mettre de l’impact défensif, imposer leur physique. J’attends une réponse de la part de nos joueuses par rapport au combat que l’on doit livrer. L’équipe qui rendra la meilleure copie remportera le match. » Dans un championnat aussi ouvert que la ligue française, tous les matchs comptent et toutes les équipes ont leurs ambitions. Gagner deux fois en 48 heures serait une belle avancée pour le HBPC. Une semaine charnière où Laurie Puleri va retrouver la feuille de match après son absence à Nice. Laureen Dembélé est encore incertaine, sa présence (ou non) sera décidée au dernier moment.

    3e journée de Ligue Butagaz Energie

    À 20h au gymnase des Ambrosis

  • Le premier « Glassico » tourne à l’avantage des Spartiates

    Le premier « Glassico » tourne à l’avantage des Spartiates

    L’excellente prestation de leurs voisins du stade Vélodrome, lundi soir lors du Classique contre le Paris Saint-Germain, semble avoir inspiré les Spartiates. Les hockeyeurs de la cité phocéenne ont remporté le premier acte du « Glassico » face à Cergy-Pontoise (5-3), mardi soir au Palais omnisports, à l’occasion de la quatrième journée de Ligue Magnus. Avec cette troisième victoire de la saison, les Marseillais grimpent à la quatrième place au classement.

    Comme les footballeurs marseillais, les hommes de Luc Tardif ont d’entrée de jeu fait la différence : une belle action collective a permis au jeune finlandais Kalle Myllymaa, meilleur pointeur de Cergy-Pontoise la saison passée, d’ouvrir le score pour les Spartiates. Dominant la première moitié du premier tiers-temps, l’attaque phocéenne a redoublé d’efficacité devant la cage francilienne. Le Canadien Alexandre Lavoie, déjà auteur de deux buts et deux passes décisives avant cette rencontre, a creusé l’écart quatre minutes plus tard.

    Myllymaa puissance 3

    Avec une telle entame, les supporters bleu et blanc croyaient dur comme fer à un succès évident. Mais les Jokers, reconnus pour leur pugnacité sur la glace, ont trouvé les ressources pour réduire le score, puis égaliser juste avant la première sirène. En montant progressivement en puissance dans tous les domaines, notamment celui de l’intensité, ils ont même fini par prendre l’avantage dès le début de la deuxième période. Sous les « Aux Armes » entonnés par le public, les Spartiates ont tenté de revenir dans la partie. Le défenseur français Yohan Coulaud, puis de nouveau Kalle Myllymaa par deux fois, qui est auteur d’un triplé dans ce Glassico, ont renversé la tendance pour, ainsi, filer vers la victoire. Une bonne opération avant de se rendre, vendredi (20h), chez leurs voisins niçois.

    4e journée – Ligue Magnus

    Au Pomge, à Marseille (4 634 spectateurs)

    Tiers-temps : 2-2, 2-1, 1-0

    Buts : Myllymaa (2, 40, 60), Lavoie (6), Coulaud (39) pour Marseille ; Philip (16), Perrenoud (20), Delatour (23) pour Cergy-Pontoise

    Pénalités : Joubert (11), Tavernier (19), Dair (43) pour Marseille ; Hostein.P (19) pour Cergy-Pontoise

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Ruusu, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (A), Lindgren – Thompson, Joubert, Bouvet, Colotti (C), Lavoie, Myllymaa, Dair, Tavernier, Dufek (A), Welsh, Stromberg, Nsonsa Kitala.

    Entraîneur : Luc Tardif

    CERGY-PONTOISE : Ylonen, Richard – Coulombe (C), Melin, Palocsik, Shalei, Hostein.P, Muller – Petit (A), Gustafsson, Perrenoud, Le Lem, Philip, Addamo, Stella (A), Lee, Hostein.A, Delatour, Sokay, Limtong.

    Entraîneur : Kevin Da Costa

  • L’Urban Bowl Fest célèbre les cultures urbaines

    L’Urban Bowl Fest célèbre les cultures urbaines

    Plus qu’un simple événement sportif, l’Urban Bowl Fest, célèbre festival des cultures urbaines, occupe le mythique Bowl du Prado, du 24 au 28 septembre, à l’occasion de sa 16e édition. Au programme : roller, trottinette, skateboard, BMX et breakdance, des disciplines qui mettent en avant « un espace d’expression, de création et de rencontre ». « C’était important à nos yeux d’élargir l’horizon des cultures urbaines », souligne Mike Bonassi, co-fondateur de l’association AMSCAS, organisateur de l’événement qui se nommait à l’origine « Pro Bowl Contest », avant de devenir « Pro Bowl Fest ».

    Mission sociale

    Et ce n’est pas le seul changement qui a été opéré. « Historiquement, on l’organisait au début de l’été, mais on a voulu se détacher d’autres événements dans le but d’avoir une identité plus forte », raconte le président du comité départemental de roller et skateboard, en pensant notamment attirer plus de jeunes « à la recherche de nouvelles pratiques » après avoir repris le chemin de l’école.

    Côté compétition, l’Urban Bowl Fest parvient à attirer des athlètes internationaux. « On a des Néerlandais, des Espagnols et même des Australiens qui y participent », se réjouit Mike Bonassi, conscient que maintenir un événement « n’est jamais de tout repos ». « On voit que ce n’est pas évident, mais en tant que président d’une association d’éducateurs sportifs, il y a toujours cette envie de transmettre notre passion. On accueille des jeunes qui peuvent voir ce qui se fait de mieux dans ces disciplines avec des athlètes qui ne sont pas toujours accessibles », ajoute-t-il, convaincu que ses interventions, que ce soit en club ou dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV), créent des passerelles sociales.

  • Au carrefour de la recherche et des performances sportives

    Au carrefour de la recherche et des performances sportives

    Les Rendez-vous Carnot se tenaient, ce mardi, en plein cœur de Marseille. Le but du rassemblement ? Mettre en lien les entrepreneurs et leur donner accès au meilleur de la recherche publique française. Lors de ce salon, de nombreux stands ont présenté des nouvelles technologies liées au sport, des innovations au service de la performance des athlètes, mais aussi de leur santé. Trois d’entre elles retiennent l’attention, de par leur utilité pour l’entraînement personnel ou la prévention de séquelles cérébrales.

    L’entreprise Multi Wave et Amidex – le fonds d’investissement de l’université Aix-Marseille – ont co-financé un projet d’IRM mobile. Cette petite machine d’environ un mètre de haut doit servir à faciliter l’accès au scanner et répondre à des problèmes immédiats, comme lors d’un AVC. « Nous sommes en train de pousser les performances de la machine pour ensuite obtenir une certification », explique Jonathan Bartoli, responsable des projets et subventions pour Micro Wave. Les avantages de cet IRM, agir plus rapidement et permettre un suivi dit « longitudinal ». C’est-à-dire être dans la prévention, intervenir au moment d’une blessure et poursuivre lors du processus de guérison. Cette machine est facile à utiliser mais elle est encore au stade de la recherche. Pourtant, les potentiels clients se présentent déjà. « Des fédérations internationales nous ont déjà contactés , la NBA, le monde de la moto, le ski… », énumère Jonathan Bartoli. Avec l’idée d’étendre les compétences de l’IRM au reste du corps dans les années à venir.

    La réalité virtuelle entre en piste

    Quelques mètres plus loin, le projet Revea est lui aussi bien concret. Né d’un appel à projets de la Fédération française d’athlétisme, il permet d’optimiser les capacités d’anticipation des relayeurs de 4x100m grâce à la réalité virtuelle. L’athlète porte un casque de réalité virtuelle sans fil et doit ajuster en quelques foulées sa course en présence de jumeaux numériques. À la suite de l’entraînement, coach et sportif reçoivent un rapport d’analyse des performances. Ce dispositif 100% tricolore a déjà été utilisé en amont des Jeux olympiques 2024 et servira pour les prochaines échéances internationales. « L’outil est entièrement paramétrable. Le principal risque est que l’environnement soit trop éloigné de la réalité et que l’athlète soit perdu lorsqu’il est en piste. Le paramétrage est donc primordial », détaille Martin Eguiziona, doctorant travaillant sur ce projet. Le salon n’oublie pas non plus d’aider les athlètes handisports. Utilisable en rugby ou en athlétisme, un fauteuil équipé de roues connectées pourrait aider les sportifs à connaître exactement la puissance qu’il développe. Des capteurs sont placés au-dessus de la roue et les données sont envoyées sur une application smartphone. L’objectif, à terme, est de le rendre accessible aux professionnels, pour qu’ils adaptent leur préparation physique en fonction des résultats.

    Des projets à l’état embryonnaire pour certains ou déjà développé pour d’autres, avec le but de placer la performance au centre de l’attention.