Author: tecnavia

  • Pépites et coups de cœur du festival de Cannes

    Pépites et coups de cœur du festival de Cannes

    Le festival qui se poursuit jusqu’à samedi offre son lot de pépites au gré des sélections.

    Fatherland de Pawel Pawlikowski

    L’écrivain allemand Thomas Mann, a très vite compris le danger des régimes fascistes. C’est ce qui lui a fait quitter l’Allemagne où s’installe le nazisme. Lorsqu’il revient, après la guerre, son pays natal est divisé. À l’Ouest comme à l’Est on se dispute ce Prix Nobel de littérature. L’auteur de La Montagne magique se rend alors à Francfort puis à Weimar pour le bicentenaire de Goethe.

    Le réalisateur polonais Pawel Pawlikowski s’est attaché à cet épisode pour poursuivre sa réflexion entamée avec ses deux premiers opus, Ida et Cold War, dans lesquels il explorait l’histoire européenne. Avec Fatherland (la patrie), il évoque les prémisses de la Guerre froide. L’écrivain (Hanns Zischler en Mann plus vrai que nature), accompagné de sa fille Erika (époustouflante Sandra Hüller), se prête au jeu avec une distance digne du narrateur de ses romans. Se mêlent ainsi les drames familiaux (le fils Klaus se suicide), les contrastes entre les deux Allemagne (États-Unis d’un côté, URSS de l’autre). À travers cet homme c’est la déchirure d’un monde qui apparaît, fait de doutes, de peurs et de solitude. Une fois de plus Pawlikowski utilise le noir et blanc, sublimant le grain de l’histoire. Sous le vernis de l’homme public se cache aussi une nostalgie que seule la musique de Bach lui permet de surmonter comme le montre une magnifique scène finale.

    Marie-Madeleine

    de Géssica Généus

    En Haïti, Jésus se décline sous toutes formes : eau sacrée de Jésus, Jésus divine power… Un univers fait d’évangélistes qui veulent imposer leur vision du monde (surtout celui d’après la mort, le vrai n’étant que souffrance quotidienne). C’est dans ce microcosme qu’évolue Marie-Madeleine (Gessica Généus elle-même), une prostituée. En face du bordel dans lequel elle vit, appelé non sans ironie « Belle Époque », s’érige l’église du Père Jacques. Un homme qui se trompe de colère et déverse son trop-plein de rage, détruisant toute aptitude à aimer. Y compris son propre fils Joseph pourtant évangéliste aussi. La rencontre de Joseph avec Marie-Madeleine réveille des sentiments profonds qui les sortent de leur léthargie. Elle, arrache Joseph à la nocivité des religieux, lui permettant de s’émanciper. Lui, offre à cette femme libre l’attention qu’elle n’avait jamais reçue.

    Ce film haïtien qui échappe à toute narration classique se révèle d’une beauté bouleversante. Les images filmées, retravaillées par la cinéaste, se déploient comme un poème visuel. Gessica Généus mélange fiction, documentaire, chant et danse pour dire une île sinistrée de tous les points de vue. Présenté en Sélection officielle, le film a reçu une très longue ovation lors de sa présentation jeudi à Cannes.

    Tin castle d’Alexander Murphy

    Le réalisateur franco-irlandais Alexander Murphy signe une chronique tendre et joyeuse au sein d’une famille soudée, menacée d’expulsion. On les dit infréquentables parce qu’ils ont une manière d’habiter le monde qui ne correspond pas à la normalité urbaine. Pa’, Lisa et leurs dix enfants vivent dans une vieille caravane en bordure de route. Dans cette « forteresse » de tôle (Tin castle) échouée au milieu des champs, les O’Reilly nous enseignent une conception différente de la vie : une aspiration à la liberté et une cohésion familiale intense. Chacun, petits ou grands se démène pour préserver cet idéal à atteindre, malgré les difficultés financières et administratives.

    La caméra est comme une extension aux relations familiales, partageant les moments de joie et de tristesse, de bonheur et de frustration. Lisa, la mère est le pilier de Pa’, et l’interface avec la société urbaine, s’occupant de toutes les formalités. Le patriarche, lui, est un taiseux qui gère la pénurie. Gardien d’une culture ancestrale, il transmet son amour pour les chevaux, pour la nature et la chasse aux lièvres. Une communauté d’Irlandais vivant dans des mobil-homes et stigmatisés. Le film qui défait les étiquettes collées aux Irish travellers est présenté à la Semaine de la Critique et concourt pour l’Œil d’or.

  • [Parole de maire] Robert Deledda (La Cadière d’Azur) : « On prépare l’avenir et nous avons déjà fait des miracles »

    [Parole de maire] Robert Deledda (La Cadière d’Azur) : « On prépare l’avenir et nous avons déjà fait des miracles »

    Ancien premier adjoint du maire communiste René Jourdan, le nouveau premier magistrat de La Cadière d’Azur Robert Deledda (SE) rappelle ses ambitions pour la commune mais aussi les obstacles et les difficultés que l’équipe va devoir affronter pour les réaliser.

    La Marseillaise : Vous dites que vous vous êtes présenté pour préparer l’avenir…

    Robert Deledda : Oui, absolument, déjà au niveau de l’équipe, avec de nouvelles personnes qui vont apparaître. Et ça c’est très important, parce que j’ai constaté depuis à peu près entre 30 et 40 ans que je suis élu, qu’on ne nous préparait pas. D’un coup, on est là dans le bain et on doit apprendre de ses erreurs. Donc là, il va y avoir tout un travail de formation et d’accompagnement. Et on va mettre en avant toute cette nouvelle génération.

    Eh puis, il y a les projets qui vont marquer la commune. On a des bâtiments municipaux vétustes, on va donc pour commencer faire un audit et à partir de là, on va voir quel entretien, quelle maintenance il faut faire pour les mettre aux normes. Et les restructurer pour donner satisfaction aussi bien aux personnels qui travaillent aujourd’hui dans des locaux qui ne sont pas adaptés aux usagers. On doit pouvoir accueillir tous les publics dans de bonnes conditions, notamment les personnes à mobilité réduite.

    On va également construire une nouvelle mairie dans l’extension de l’actuelle mairie annexe.

    Nous avons besoin de moderniser et donner de bonnes conditions de travail au personnel et aux élus. Un lieu où les adjoints et les conseillers municipaux vont pouvoir se réunir, discuter de projets, d’activités, d’animations… de travailler. Aujourd’hui les adjoints parfois n’ont pas de bureau. On a besoin aussi de pouvoir se retrouver entre nous. Et pas seulement pour des réunions de groupes de travail, des réunions de commissions.

    Vous avez également des ambitions touristiques…

    R. D. : Le constat c’est que pour l’instant nous ne sommes pas bons au niveau de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume, puisque lorsqu’on observe que les touristes viennent essentiellement dans une certaine période et au niveau du littoral. Je pense qu’on a des atouts pour travailler sur les quatre saisons tous ensemble, intelligemment, au niveau de l’ensemble du territoire. Or, aujourd’hui nous n’avons que trois offices de tourisme : Bandol, Sanary et Saint-Cyr. Donc tous situés sur le littoral. Il reste à développer l’arrière-pays et les quatre saisons.

    En plus, on a une richesse énorme, nous, c’est le vignoble. On a un territoire qui est béni des dieux grâce à tous nos agriculteurs. Le paysage que l’on a là, c’est grâce à eux qu’il a été protégé. Et on va encore plus protéger nos terres agricoles comme on s’y est engagé au cours de notre campagne électorale. On l’a dit, on le fait, et on va le prouver. C’était déjà d’ailleurs la politique prioritaire de René Jourdan.

    Vous devez faire face en même temps à un désengagement de l’État avec des dotations qui ne cessent de baisser…

    R. D. : Elle a été drastique ! Et ça nous fait vraiment mal. Les communautés rurales se retrouvent très exposées. Mais tant que je pourrais, je n’augmenterais pas les impôts, puisque le pouvoir d’achat des contribuables se réduit, et une partie de la population souffre. Quand on voit à combien s’élève le prix de l’essence…

    Donc nous, on est là pour les aider, pour les accompagner. Mais l’État, petit à petit grignote nos moyens d’agir et augmente ses exigences. Concernant les logements sociaux, par exemple. Nous, bien entendu, on est pour, il n’y a aucun problème. Seulement, on n’a pas de réserve foncière. Alors, on les fait où ? Et même si on arrivait à en trouver, on se retrouverait confronté à d’autres impossibilités, des routes trop petites, un problème de sécurité au niveau des trottoirs, d’assainissement, au niveau des écoles… Nous ne sommes pas, tout seuls, au niveau de la commune, en capacité de répondre à la loi. Ce que l’on vise c’est un développement durable tout en maîtrisant nos dépenses.

    Vous ne souhaitez pas non plus que la commune se développe trop rapidement au niveau de sa démographie…

    R. D. : Oui, ça pourrait nous déstructurer. Vous avez vu lorsqu’on a traversé le village, ce lien social qui nous unit avec les commerçants, avec les habitants. Et vous pouvez nous accompagner en dehors du centre, dans les quartiers périphériques, c’est exactement pareil. On se connaît, les gens viennent vers l’élu de proximité. Alors, non, on ne veut pas grandir trop vite de peur d’y perdre aussi un peu notre âme. Et surtout ne plus pouvoir répondre correctement aux besoins de la population en termes de services publics. Et ça c’est primordial pour nous. Et d’ailleurs à ce niveau, on veut faire de plus en plus, et on fait déjà beaucoup avec moins, malheureusement.

    Heureusement qu’on a des employés municipaux extraordinaires, des gens pleinement engagés au service de la population. Le maire seul ne fait rien. Le maire et les adjoints seuls ne font rien. On est une équipe !

    Êtes-vous optimiste ?

    R. D. : Serein. Parce que je suis quelqu’un de très combatif, et parce qu’autour de moi, je le répète, j’ai des gens qualifiés, compétents. Des gens qui m’entraînent aussi. Parce que des fois, je réfléchis, je me dis, là il faut que je prenne du recul. Et c’est eux qui me disent : « Non, monsieur le maire, il faut aller de l’avant ! » Et donc c’est grâce à eux, cette nouvelle génération qui apparaît, qu’on avance.

    Et il y a ce mélange d’anciens qui ont l’expérience et qui maîtrisent bien les sujets budgétaires, l’organisation, et de jeunes qui apportent un regard neuf et proposent de nouvelles solutions.

    C’est compliqué d’être un élu de la République, le maire d’une petite commune ?

    R. D. : C’est compliqué, mais c’est le plus beau des mandats. Parce que, regardez ce matin, c’est la proximité, le sourire des gens, quelqu’un qui vous dit : « Merci, félicitations pour votre élection, on attend vos projets, c’est bien ! Vous êtes entouré d’une belle équipe… » Et en parlant de l’équipe, je dois dire que si c’est moi qui l’ai choisie, ils m’ont choisi eux aussi, sinon ils ne seraient pas venus sur la liste.

    Alors, oui, c’est pas toujours simple. C’est parfois même comme je l’ai dit très compliqué. Il faut parfois prendre des risques lorsqu’on est maire. Mais dans notre vie personnelle aussi.

    En tout cas, je suis fier de préparer l’avenir.

  • La Coupe de France échappe de peu aux Toulonnais

    La Coupe de France échappe de peu aux Toulonnais

    La dure loi des tirs au but n’a pas eu le bonheur de tourner en la faveur des Varois. Les footballeurs du Toulon Métropole Futsal se sont inclinés au terme de la séance fatidique, samedi à Niort, en finale de la Coupe de France face à l’équipe nantaise (1-1, 5-4 tab). « On a eu beaucoup d’occasions franches mais on n’a pas su être efficaces », regrette Sergueï Padalinski, le coach varois, conscient que ses protégés ont été les plus entreprenants dans la première partie du match. Mais le pressing haut instauré par les Ligériens, par la suite, leur a particulièrement fait défaut. Les Nantais ont ainsi ouvert le score, par l’intermédiaire de l’ailier espagnol Francesco Valdelvira (1-0, 28e).

    Passer à autre chose

    Six minutes plus tard seulement, le capitaine Jérôme Pasquier, seul membre du TMF convoqué lors de la dernière rencontre internationale de l’équipe de France à Aix-en-Provence (victoire 4-1 face à la Pologne), a permis aux siens d’entretenir l’espoir d’un deuxième titre national. Les champions de France 2019 ont poussé leurs adversaires jusqu’aux tirs au but, où l’échec de Ruben Ordonez a offert un deuxième titre de Coupe de France aux Nantais. Une défaite qui laisse un goût amer dans la bouche des Toulonnais, pour qui la saison est encore loin d’être finie.

    Le championnat de France reprend ses droits dès samedi prochain, où les Varois (cinquièmes, 32 points) recevront (à 16h) le Sporting Paris, deuxième du groupe, avant de retrouver Nantes Métropole Futsal (sixième, 31 points), le 30 mai à l’extérieur, pour une dernière journée de Division 1 décisive dans la course à la phase finale.

  • Trois Provençaux en piste aux qualifs de Roland-Garros

    Trois Provençaux en piste aux qualifs de Roland-Garros

    C’est l’histoire d’un Arlésien, d’un Aixois et d’un Toulonnais qui rêvent depuis leur plus jeune âge de participer à Roland-Garros.

    Clément Chidekh (24 ans, 177e mondial), Sascha Gueymard-Wayenburg (22 ans, 265e) et Sean Cuenin (22 ans, 381e) vont tenter dès lundi d’accéder au tableau principal du Grand Chelem français. Pour cela, ils devront remporter trois matches consécutifs pour obtenir le précieux ticket qualificatif pour la semaine suivante. « D’habitude, je n’aborde pas un tournoi différemment d’un autre. Mais en termes de plaisir, c’est sûr que Roland-Garros est un événement à part, surtout quand on est Français », souligne Chidekh.

    L’Arlésien, licencié au TC Marignanais, débarque à la Porte d’Auteuil dans la forme de sa vie. Il est d’ailleurs le seul des trois Provençaux en lice dans ces qualifications à avoir le classement nécessaire pour être intégré directement dans le tableau, sans avoir besoin d’une wild-card de l’organisation ou de la Fédération. « J’ai su assez tôt dans la saison que j’allais pouvoir être éligible pour les qualifs de Roland-Garros », indique l’ancien universitaire américain. Ce dernier va se présenter pour la deuxième fois de sa carrière au 1er tour des qualifications de Roland-Garros, après sa défaite à ce stade de la compétition face au Belge Zizou Bergs en 2024.

    La surprise Cuenin ?

    En prolongeant sa partie de saison sur dur avec une tournée en Asie, Clément Chidekh s’est offert une préparation écourtée sur terre battue : un petit tour au Challenger d’Aix-en-Provence pour s’échauffer, puis un court déplacement à Francavilla, en Italie, pour être en jambes. « Je ne mets pas trop de pression sur la semaine et je l’aborde comme une autre opportunité de faire progresser mon jeu », confie le nouveau protégé de Julien Gillet, dans une académie à la Grande-Motte. Contrairement à l’Arlésien, Sascha Gueymard-Wayenburg et Sean Cuenin ont, eux, décidé de se consacrer plus longuement à leur préparation sur la surface lente.

    Depuis le mois de mars, les deux pépites de la génération 2003-2004 écument les Challenger aux quatre coins du monde pour trouver leurs marques. Si l’Aixois est plus habitué du circuit secondaire, le Toulonnais, lui, n’a connu qu’une seule victoire. Mais entre-temps, Cuenin a remporté deux titres en M25 à Marrakech et à Santiago. Deux belles performances qui récompensent les efforts qu’il a produits sur terre battue, notamment en 2025 où il est monté en puissance avec trois titres et un bilan de 32 victoires pour 9 défaites. Une progression de près de 150 places au classement ATP qui n’a pas échappé au radar de la Fédération et de l’organisation de Roland-Garros.

    De son côté, Sascha Gueymard-Wayenburg a eu un peu plus de réussite sur le circuit Challenger : une demi-finale à Split en Croatie, puis une sortie de qualification chez lui, à Aix-en-Provence, où il a bataillé au premier tour face à Roberto Bautista Agut, grand spécialiste de la terre battue.

    Tirage des qualifications :

    C. Chidekh vs J. Schwaerzler (AUT)

    S. Gueymard-Wayenburg vs B. Gojo (CRO)

    S. Cuenin vs H. Dellien (BOL, 21)

  • Le RC Toulon peut officiellement dire adieu aux phases finales

    Le RC Toulon peut officiellement dire adieu aux phases finales

    Ils ont condamné leurs espoirs de rejoindre le top 6 qualificatif pour les phases finales du championnat. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont été défaits par le Racing 92 (43-28), samedi à Paris La Défense Arena, lors de la 24e journée de Top 14. « Il y avait d’infimes chances avant ce match mais on avait à cœur de se livrer, de gagner, de les embêter le plus possible », lance Baptiste Serin, conscient que le scénario produit à la capitale n’était pas celui escompté : les Rouge et Noir ont encaissé pas moins de six essais, dont quatre en première période.

    « Mais c’est un peu à l’image de notre saison, très bien par moments et très très brouillon dans d’autres. Je pense qu’on est à la place que l’on mérite même si ça fait de la peine de le dire. Il faut bien finir la saison car il y a quelque chose à aller chercher pour la Coupe d’Europe. Il faut rester animé par cela. Mais oui, c’est dur », confie le demi-de-mêlée varois, entré en jeu à la 52e minute à la place de l’international écossais Ben White, auteur d’une prestation inquiétante.

    Tout comme le deuxième ligne géorgien Giorgi Javakhia, globalement dominé sur tous les impacts par les avants du Racing 92. « Même constat que les semaines précédentes : on ne met pas la main sur la balle, on ne sort pas de chez nous, encore des touches perdues, quand on est chez eux on fait des fautes de mains. On tente, il y a des intentions mais il faut qu’on garde ce putain de ballon. On ne fait que défendre et c’est tout le temps pareil tous les week-ends », déplore le troisième ligne tricolore Esteban Abadie, persuadé que son équipe va devoir être moins indisciplinée et approximative si elle veut se qualifier pour la Coupe d’Europe la saison prochaine.

    Quere-Karaba touché, Jaminet leader mitigé

    Neuvième à deux journées du terme de la saison, le RCT n’aura pas le droit à l’erreur et devra, en plus, compter a minima sur un faux pas du Stade Rochelais pour leur subtiliser cette huitième place tant importante. Tout cela sans une grande partie de leurs cadres. « Nous avons beaucoup de blessés donc on en paye les pots cassés mais on voulait jouer à fond cette Champions Cup donc il n’y a pas de regret par rapport à cela. Le club a une histoire avec cette compétition, même nous, les joueurs et le staff, on voulait offrir quelque chose de beau à nos supporters mais pas de regret par rapport à cela. Ce qui est dur c’est cet enchaînement de fin de saison avec la défaite en demi-finale puis en Top 14 c’est dur car il y a de gros matches. On a trop d’absents, même si ce n’est pas une excuse, c’est dur car on puise dans l’énergie », souligne Baptiste Serin. Ce dernier a par ailleurs été témoin de la sortie sur blessure de Joe Quere-Karaba. Le troisième ligne toulonnais faisait son grand retour à la compétition après avoir été touché pendant plusieurs mois au genou. Entré en jeu au cours de la seconde période, il a inscrit l’un des quatre essais varois du match. Selon les informations des Causeries de la Rade, il n’y aurait rien de grave pour Quere-Karaba. Plus de peur que de mal finalement.

    Parmi les marqueurs rouge et noir, l’arrière Melvyn Jaminet s’est montré comme à son habitude très précieux grâce à son sens de l’interception et sa maîtrise au pied. Il a d’ailleurs ouvert le score très rapidement face aux Franciliens, avant d’assurer un sans-faute entre les perches.

    Mais à l’image des prestations de ses coéquipiers, son jeu a basculé dans l’irrégularité à cause d’un trop grand nombre de ballons perdus. Des petits détails qui ont trop souvent coûté des victoires tout au long de la saison. Et plus particulièrement ces dernières semaines où le RCT n’a remporté que deux de ses neuf derniers matches de Top 14. Un bilan catastrophique pour une équipe qui visait encore le Top 6 il y a quelques semaines.

  • Une haie d’honneur pour Lana Arnaud

    Une haie d’honneur pour Lana Arnaud

    Une immense émotion régnait mardi soir au dojo du gymnase du Rove où une haie d’honneur composée des judokas, des dirigeants du club et de nombreux parents a accueilli la jeune Lana Arnaud, récemment sacrée championne de France par équipes départementales.

    À son arrivée, le maire Paul Sabatino (PCF), accompagné de son adjoint aux sports et à la jeunesse David Guevara, a tenu à féliciter chaleureusement la jeune sportive pour son parcours exceptionnel.

    « Le sacre de Lana est exceptionnel. Cette victoire fait rayonner Le Rove Judo et toute notre commune. Elle récompense le travail remarquable des entraîneurs, des bénévoles, des dirigeants et de tous ceux qui accompagnent nos jeunes sportifs au quotidien. La municipalité est fière de soutenir activement le club dans son développement », a déclaré le maire en marge de l’événement. Le 10 mai 2026, Lana Arnaud a brillamment représenté les couleurs des Bouches-du-Rhône lors des Championnats de France par équipes départementales organisés à Ceyrat (63). Sélectionnée comme titulaire dans la catégorie des -40 kg, elle a confirmé tout son potentiel après une saison remarquable.

    Licenciée au club Le Rove Judo présidé par François Saravelli et entraînée depuis plusieurs années par Antoine et Olivier, Lana a multiplié les belles performances cette saison.

  • Cnil et Défenseur des droits saisis pour le ciblage des lycéens

    Cnil et Défenseur des droits saisis pour le ciblage des lycéens

    La mobilisation dans les lycées marseillais engagés depuis cet hiver pour dénoncer le manque de moyens et la baisse des dotations horaires dans les établissements scolaires du second degré, prend une étrange tournure depuis la mobilisation le 26 mars d’élèves, enseignants et personnels devant les locaux de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN).

    Intimidations

    Après un appel à la grève et aux rassemblements le 30 avril, porté par plusieurs organisations syndicales et lycéennes, pour dénoncer à la fois les conditions d’enseignement et des pratiques d’identification jugées inquiétantes, la CGT Educ’action a annoncé vendredi avoir officiellement saisi la Commission nationale de l’informatique et des libertés et le Défenseur des droits.

    Une double saisine pour collecte, traitement et transmission de données personnelles d’un côté, et atteintes aux libertés fondamentales et aux droits des élèves, de l’autre.

    Au cœur de l’affaire, des courriers adressés à certaines familles et indiquant que leur enfant avait été « reconnu » lors de la mobilisation du 26 mars, sans aucune précision sur les méthodes utilisées. Ces lettres, que La Marseillaise (30 avril) avait pu consulter, invitaient notamment les familles à rappeler à leurs enfants « leurs obligations scolaires » et à veiller à leur assiduité.

    « Ce courrier constitue une tentative d’intimidation injustifiée avec pour objectif de réprimer le mouvement de contestation organisé par de nombreux lycéen·nes et organisations lycéennes. La méthode employée est scandaleuse », déplorait alors Marion, cosecrétaire académique du Snes-FSU.

    Le 24 avril, nos confrères de La Provence avaient révélé que des lycéens qui manifestaient devant la DSDEN avaient été photographiés par un inspecteur puis identifiés par leurs établissements, à la demande du directeur académique. Pour les organisations, dont des syndicats enseignants et des associations de parents, ces pratiques s’apparentent à « une forme de surveillance et de fichage de mineurs » fondée sur leur engagement dans un mouvement social.

    Face à ces éléments, la CGT Educ’action 13, y voit un possible traitement illégal de données personnelles de mineurs, des pratiques assimilables à du fichage et des atteintes aux libertés d’expression et de manifestation. Le syndicat pointe aussi des pressions exercées sur les familles et un risque pour le droit à l’éducation.

    « Nous le disons clairement : on ne peut pas, d’un côté, prétendre former des citoyen·nes éclairé·es et engagé·es, et de l’autre surveiller, identifier et intimider des lycéen·nes qui exercent leurs droits. L’Éducation nationale n’a pas vocation à ficher les élèves, ni à réprimer leur engagement », précise la CGT Educ’action.

    La double saisine vise désormais à faire la lumière sur les conditions de collecte et d’utilisation des données, et d’éventuelles atteintes aux libertés fondamentales. La CGT réclame « toute la transparence » et appelle élèves, parents et personnels à signaler toute situation comparable.

  • L’intelligence artificielle à la portée des citoyens

    L’intelligence artificielle à la portée des citoyens

    Ateliers de formation, conférences, des « cafés IA » et même un escape game seront proposés au fil de cette semaine dans tous les départements de la région dans le cadre de cette Semaine de l’IA pour tous. Un événement d’envergure nationale destiné à mettre à la portée de chacun cette technologie car « l’intelligence artificielle n’est pas réservée aux experts. Elle transforme déjà notre quotidien et nos métiers, et il est essentiel que chaque citoyen puisse la comprendre et l’expérimenter » considère Anne Le Hénanff, la ministre déléguée en charge de l’IA et du numérique. Bref, « une formidable occasion de démocratiser ces connaissances, de stimuler l’innovation responsable et de renforcer notre culture numérique collective ». Et il y a du boulot. Selon le baromètre du numérique (2025), près d’un Français sur deux utilise l’intelligence artificielle au quotidien, mais plus de 51% des citoyens n’auraient pas confiance en l’IA et 76% ne seraient pas assez formés et en ressentent le besoin. Parmi les différents rendez-vous, l’espace Ludik’action propose une conférence ce lundi à 18h, donnée par Nouredine Azzouz, le président de l’association éponyme et expert en numérique. L’IA n’est pas à proprement parler une « révolution », selon lui, mais « une évolution. On améliore les outils, l’IA en fait partie, on en crée qui sont de plus en plus performants dans le but de gagner du temps », résume-t-il, en démystifiant tout une imagerie miraculeuse au passage. Reste que cette avancée majeure est souvent opposée à l’emploi, dont il sera d’ailleurs fortement question cette semaine au regard du nombre d’ateliers portés par France Travail et ses partenaires. « Une opposition due à un capitalisme exacerbé, lorsqu’il n’y a pas de redistribution équitable », pose l’expert. « L’essor de l’intelligence artificielle révèle les limites de ce capitalisme », estime-t-il. Et nombre de professions et de métiers, des ingénieurs aux graphistes, qui avaient été jusque-là épargnés par les précédentes se retrouvent aujourd’hui directement « menacés ».

    Reste que l’événement avec ces dizaines de rendez-vous dans toute la région entend rendre accessible à tous, particuliers comme professionnels, l’utilisation de l’IA.

    Retrouvez les événements près de chez vous sur la carte interactive de la Semaine de l’IA: https://semaine-ia.fr/

  • Face à des narcotrafiquants puissants, l’État tente de s’organiser

    Face à des narcotrafiquants puissants, l’État tente de s’organiser

    Un électrochoc. C’est ce que souhaitait Amine Kessaci, aujourd’hui adjoint au maire de Marseille, au lendemain de l’assassinat de son frère Mehdi le 13 novembre dernier, dénonçant inlassablement l’emprise d’un narcotrafic de plus en plus puissant et violent. Un meurtre « d’intimidation » qui marquait un « point de bascule » avait analysé à chaud le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez (alors que l’hypothèse d’une erreur sur la cible est plus que probable selon Le Monde de ce 12 mai), ce dernier promettant de se rendre régulièrement à Marseille.

    Depuis, il y a annoncé le 9 avril la reprise en main par la police judiciaire (PJ) des opérations et surtout une meilleure coopération entre les services. Il a aussi lancé un plan « Investigation » pour renforcer les capacités de la PJ pour faire face à l’évolution du crime organisé mais surtout remédier à la crise de la filière après la réforme de la police nationale. D’après une mission d’information menée en 2025 pour en faire le bilan, 82% des fonctionnaires se disaient insatisfaits de leurs conditions de travail et 77% en sous-effectif.

    Concrètement, la préfète de police déléguée n’a de cesse de relayer le message de l’État assurant de sa « mobilisation déterminée contre le narcotrafic, avec un recours rapide et ferme à tous les leviers disponibles », au fil des annonces de saisies de cannabis ou de cocaïne.

    Des policiers mobilisés

    Fin avril, elle affichait un bilan positif de « +18% de mise en cause au premier trimestre 2026 » soit un total de 1 044 personnes. Outre l’enquête, la doctrine, c’est aussi de s’attaquer aux petites mains avec les interdictions administratives de paraître, le cap des 200 ayant été franchi fin avril dans les Bouches-du-Rhône, sans oublier les consommateurs avec 8% d’augmentation des amendes forfaitaires délictuelles pour stupéfiants au premier trimestre 2026.

    Les maires tentent aussi d’agir. Une fiche pratique élaborée par la gendarmerie nationale, avec l’Association des maires de France (AMF), a été publiée cette semaine sur la plateforme Gend’élus évoquant notamment la prévention.

    Reste que la tâche est immense. Dans son rapport rendu le 10 avril sur l’état de la menace, le Sirasco (Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée) pointe un « niveau de violence sans précédent », des « profits criminels [qui] s’accroissent », et des réseaux qui « ont su mettre à leur profit toutes les avancées technologiques » indiquait sa cheffe, Annabelle Vandendriessche.

    De la technocratie pour la CGT

    Réagissant à l’annonce du plan « Investigation » et de ses 125 mesures, la CGT Intérieur estime que le gouvernement « empile les mesures techniques sans jamais affronter la réalité : la police judiciaire traverse une crise structurelle ». Le syndicat rappelle « le manque d’effectifs, l’absence de reconnaissance des enquêteurs et une organisation déjà fragilisée » et appelle à « un changement de cap ». Le syndicat propose de revaloriser le métier, de « garantir des effectifs » ou encore de « maintenir un lien fort avec l’autorité judiciaire ».

  • Une association citoyenne pour le Camembert Cousteau

    Une association citoyenne pour le Camembert Cousteau

    Après avoir sauvé le Camembert Cousteau de la disparition, le collectif Faites le Grand Estaque avec nous ! (Faites GEAN !), passe à l’étape supérieure en se constituant en association. Une phase qui préfigure la mise en place d’une Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) associant les collectivités locales et partenaires privés. À savoir ici, la Ville et le Grand Port maritime de Marseille (GPMM). L’idée est de faire de ce bâtiment d’exception « un tiers-lieu entre terre et mer, entre port et ville », résumé Michel Teule de la Fédération des comités de quartiers (CIQ) du 16e arrondissement de Marseille.

    Le but est d’intégrer au sein du conseil d’administration le maximum d’acteurs du territoire mobilisés sur les sujets « d’artisanat, éducation populaire, la culture, le lien social », détaille Ludovic Laurens de l’association Thala. Lui et Samantha Berardo de la coopérative Hôtel du Nord insistent sur l’emplacement de l’édifice idéal pour mener des projets par et pour les habitants. « Nous voulons profiter de cet espace pour faire émerger des débats, des envies des citoyens, des projets. C’est une revendication que l’on porte : que nos quartiers Nord soient traités au même titre que le reste de toute la superficie que le port possède chez nous », appuient-ils.

    La fédération des CIQ du 16e, Thala et Hôtel du Nord formeront ainsi le trio de membres fondateurs de la future association.

    Négociations autour

    du futur loyer

    Le « Camembert Cousteau », est le nom donné à ce bâtiment où le célèbre explorateur marin au bonnet rouge aurait imaginé en 1966 le Saga, un sous-marin qui sera réalisé en 1981 par la Comex et Ifremer. Puis, l’édifice a abrité pendant près de 20 ans un centre de balnéo et de thalassothérapie ayant fait faillite à la suite de la pandémie de Covid-19. Le GPMM est propriétaire du foncier de ce bâtiment circulaire, désamianté et voué à la démolition avant que des habitants et associatifs se mobilisent alors l’an dernier pour le préserver et l’exploiter.

    Une fois l’assemblée constituante réunie ce lundi soir, ses membres entendent entrer en négociations avec le Port pour louer le lieu. Et ce, avec le concours de la mairie des 15e et 16e arrondissements – qui leur a déjà apporté son soutien – et la maire centrale. « Nous sommes une structure associative, avons une économie qui est différente, notre objectif est d’avoir un impact social sur le territoire », pousse Ludovic Laurens.

    Et d’ici là, de continuer à organiser des événements festifs comme le 25 avril où quelque 500 personnes étaient réunies. Un moment festif et revendicatif, qui tend à un objectif assumé : s’opposer à la privatisation du littoral Nord. « C’est un peu une révolution culturelle pour le port mais on y arrive petit à petit », veut croire Michel Teule.