Author: tecnavia

  • Menace sur la Poste à la Rouvière

    Menace sur la Poste à la Rouvière

    Tandis que les facteurs se mobilisent, ce vendredi matin, devant le centre financier de la Poste contre la réorganisation des tournées sur le site des Docks, l’annonce d’une possible fermeture du bureau de la Rouvière (9e) suscite à son tour une levée de boucliers. Ce mardi 15 septembre, une pétition a été lancée pour protester contre cette décision, s’alarmant de voir disparaître « un service public de proximité, un lieu d’accueil, d’information, de lien social ». D’ores et déjà, le syndicat Sud PTT appelle à un rassemblement devant le bureau de Poste, le 26 septembre à 10h face à une fermeture qu’ils craignent avant la fin de l’année.

    « C’est une décision que nous ne comprenons pas, répète Paul-Maurice Aldebert, délégué chez Sud PTT. C’est quand même un bureau où l’on n’a pas réduit l’offre, un bureau de plein exercice, qui tourne ! » La décision, annoncée aux organisations syndicales en comité social et économique fin août, surprend d’autant plus que le bureau, implanté dans la plus grande copropriété d’Europe et dans un centre commercial dynamique, reçoit plus de 150 personnes par jour, selon le syndicat. Surtout, elle intervient après les fermetures successives des bureaux de Luminy, du Cabot, de Mazargues. « Les bureaux de Sainte-Marguerite et du Rouet n’ont pas la même capacité d’accueil », s’inquiète-t-il.

    « Aucune décision définitive n’a été arrêtée à ce stade », déclare la Poste de son côté, en indiquant que « des échanges avec les élus et les parties prenantes locales doivent encore se poursuivre afin d’étudier les solutions les plus adaptées ».

    Pétition en ligne sur change.org

  • À Marseille, le Couvent Levat doit s’ouvrir sur le quartier

    À Marseille, le Couvent Levat doit s’ouvrir sur le quartier

    Avant même la publication de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI), le renouvellement de la gestion du Couvent Levat, à la Belle de Mai (3e), a fait couler beaucoup d’encre au fil de l’été. Le 6 août, l’association Juxtapoz, qui gère aujourd’hui les lieux, annonçait ainsi qu’elle ne candidaterait pas pour y rester, après que sa directrice a expliqué à nos confrères de Marsactu qu’elle n’allait pas « s’excuser d’être des blancs » face aux critiques du collectif L.E.V.A.T., qui réclame un lieu « davantage tourné vers les besoins du quartier » (notre édition du 08/08).

    Un mois plus tard, le lundi 7 septembre, la municipalité marseillaise a finalement ouvert officiellement l’appel à manifestation d’intérêt, qui court jusqu’au 19 octobre, pour un bail de trois ans renouvelable deux fois. Fondés en 1843 et occupé jusqu’en 2016 par les sœurs Victimes du Sacré-Cœur de Jésus, les lieux sont dédiés, depuis le départ des religieuses et le rachat par la municipalité, à la création artistique, la gestion des 1,7 hectare de jardins étant dédiés depuis 2023 aux paysagistes de l’association l’Hydre.

    Désormais, la municipalité et la mairie de secteur veulent en faire « un lieu consacré à la nature en ville, au développement de projets citoyens et aux enjeux liés à l’environnement, au soutien à la création artistique, ancré sur son territoire », décrit le document. Dès le 1er janvier prochain pourraient ainsi être proposées « des animations pédagogiques en faveur de la sensibilisation écologique », tandis que des études de sols seront menées pour implanter des jardins partagés. La « cité d’artistes » doit être aussi pérennisée.

    Mais surtout, la municipalité insiste sur l’ouverture au quartier et réclame « une programmation socioculturelle spécifiquement à destination des ménages du quartier, notamment des plus fragiles ». Les locaux du rez-de-chaussée, que la Ville va rénover pour les rendre accessibles aux publics, pourront ainsi accueillir les associations du quartier. Quant aux jardins, ils vont être repris en régie pour devenir un parc public, avec des espaces de détente, de balade et de jeux.

  • Mobilisation nationale contre le « permis de tuer »

    Mobilisation nationale contre le « permis de tuer »

    « Marche ou crève ». C’est le slogan des manifestations qui doivent s’organiser ce week-end dans toute la France pour protester contre la proposition de loi (PPL) sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, avec, pour Marseille, un départ prévu dimanche à 14h du Vieux-Port (2e). C’est aussi le slogan que porte sur son tee-shirt Issam El Khalfaoui, père de Souheil
    – 
    jeune homme tué par la police lors d’un contrôle routier à la Belle de Mai (3e) en 2021 – jeudi, au pied de la préfecture des Bouches-du-Rhône, à l’occasion d’une conférence de presse pour annoncer les marches prévues en fin de semaine. Il est le cofondateur de Stop aux violences d’État (Save), association à l’origine de l’appel national à la mobilisation. « À peu près 100 marches sont prévues ce week-end en France contre le Permis de tuer XXL, rappelle-t-il. C’est une version de la loi qui dit qu’à chaque fois que les policiers feront usage de leurs armes, ils seront considérés comme étant dans leur bon droit. Il n’y aura donc pas d’enquête automatique, pas de garde à vue. (…) Ce week-end des 19-20 est le début d’un mouvement qui a décidé d’en finir avec ces lois qui nous stigmatisent tous ». Et d’ajouter : « Je demande aussi, à Marseille comme ailleurs, aux premiers concernés par cette loi, les jeunes racisés et des quartiers populaires, de rejoindre cette marche », avant d’interpeller Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille, pour qu’il prenne position. Un temps d’échange sur la loi est prévu dès 12h sur le Vieux-Port, avant le départ de la marche.

    Une loi approuvée

    par l’Assemblée

    Inspirée par une proposition de Jean-Marie Le Pen pour la présidentielle de 2007, la PPL, portée par un député LR des Alpes-Maritimes, a été approuvée à l’Assemblée nationale le 7 juillet, avec le soutien du gouvernement et grâce aux votes de la droite et du centre. Concrètement, elle stipule que les agents qui font usage de leur arme sont « présumés avoir agi » dans un cadre légal. Cette présomption peut théoriquement être « renversée », si une preuve contraire est apportée. La PPL doit désormais être examinée par le Sénat.

    ET AUSSI

    Aix-en-Provence

    Rassemblement prévu dimanche à 11h à la place des Prêcheurs.

    Avignon

    Manifestation dimanche à 17h au départ du 14 boulevard Saint-Roch.

    Digne

    Manifestation samedi à 10h30, au départ du rond-point du 11-novembre.

    Toulon

    Manifestation dimanche à 10h30 au départ de la place Louis-Blanc.

    Gap

    Manifestation samedi à 10h au départ de l’esplanade de la Paix.

  • La Bourse du travail d’Arles « zone à défendre »

    La Bourse du travail d’Arles « zone à défendre »

    « Ici, c’est notre zone à défendre », lance Sophie Binet au début de la conférence de presse donnée à la Bourse du travail d’Arles, jeudi après midi. La formule n’a rien d’étonnant à l’heure où le maire (Horizons), Patrick de Carolis, a refusé « deux médiations que nous lui avons proposées », rappelle la secrétaire générale de la CGT, dans le conflit qui oppose l’Union locale à l’édile arlésien depuis trois ans.

    Sophie Binet rappelle qu’« en général, les maires qui veulent nous expulser sont d’extrême droite, comme à Carcassonne, Bagnols-sur-Cèze, Tarascon ou Liévin ». D’où son appel à Patrick de Carolis : « Soyez républicain et respectez les libertés syndicales fondamentales, car on ne déloge pas une organisation syndicale en raison de désaccords. » Elle pointe une contradiction : « Nous avons signé des courriers ensemble pour Fibre Excellence. Il ne peut pas nier le rôle d’intérêt général de la CGT, grâce à elle, les ouvriers sont en train de reprendre la main et stopper une pollution du Rhône. »

    Quant au moratoire sur les autres procédures d’expulsion en cours en France, la secrétaire générale de la CGT indique que le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, « va contacter directement Patrick de Carolis car il n’est pas acceptable, m’a-t-il dit, qu’un maire expulse les syndicats sans relogement à la hauteur. Il n’a pas visité la Bourse du travail d’Arles, mais il sait que 400 m² contre deux fois 14 m² est un problème majeur », conclut la responsable.

    Convergence des luttes

    L’Union locale d’Aix a apporté 1 500 euros à l’UL d’Arles ce jeudi, soit un mois d’astreinte administrative, en solidarité. Solidarité exprimée aussi aux Unions locales CGT de Tarascon et Bagnols-sur-Cèze, à proximité. Occupée en permanence, la Bourse du travail d’Arles accueillera samedi à 17h une conférence consacrée à son histoire. Le communiste Nicolas Koukas, qui était présent au titre des élus de l’Union pour Arles, animera cette conférence en qualité d’historien.

  • Le Marathon Jules-Bianchi dans la dernière ligne droite

    Le Marathon Jules-Bianchi dans la dernière ligne droite

    L’épreuve, imaginée par Jules Bianchi et Charles Leclerc, revient au Paul-Ricard.

    « Cette course, Jules l’aimait tout particulièrement, c’était pour lui une belle bouffée d’oxygène », explique Philippe Bianchi. Le père du champion de Formule 1 a souhaité reprendre le flambeau, toujours avec le Monégasque Charles Leclerc. Le premier week-end d’octobre, ce sera la onzième édition d’une épreuve unique au monde.

    « Imaginez une course de kart, par équipe, où chaque véhicule va tourner durant 42 heures, 19 minutes et 50 secondes sur un circuit prestigieux », détaille-t-il. Au fil des éditions, la manifestation a gagné en notoriété. Après avoir débuté sur la boucle de Brignoles, elle a investi le Castellet, où les conditions d’accueil sont mieux adaptées.

    Plus de 120 demandes

    Les organisateurs ont limité à 35 le nombre d’équipages. « Mais nous avons eu beaucoup plus de demandes. Nous aurions pu engager plus de 120 candidatures », souligne Philippe Bianchi. Des équipages dans lesquels se retrouveront des pilotes, chevronnés ou non, ainsi que des artistes. Notamment Benjamin Biolay, devenu un inconditionnel du Marathon.

    « À chaque nouvelle édition, nous voyons de nouvelles têtes, mais il y a le noyau des fidèles qui ne raterait pour rien au monde ce rendez-vous. Un rendez-vous qui est à l’image de Jules Bianchi », note-t-il.

    Même si elle est basée sur l’amitié, l’épreuve reste une course, avec un règlement auquel les engagés se doivent d’adhérer. Les relais sont d’une heure maximum, le nombre d’arrêts obligatoires à compter du départ est fixé à 54 (le dernier 15 minutes avant l’arrivée), la vitesse est limitée à 20 km/h dans la voie des stands et l’âge minimum est de 14 ans.

  • Andrea Pontanier, un nouveau guerrier pour Provence

    Andrea Pontanier, un nouveau guerrier pour Provence

    Il est l’un des nouveaux visages de Provence Rugby et le stade Maurice-David va devoir apprendre à le connaître. Andrea Pontanier a débarqué à Aix, au cœur de l’été, et s’affirme déjà comme un maillon important de la rotation provençale. Transfuge de Valence Romans Drôme Rugby (VRDR), le pilier gauche retrouve déjà son ancien club à l’occasion de la 4e journée de Pro D2. Des retrouvailles express et des émotions à gérer au moment de revenir dans la Drôme.

    « Excité. Excité de montrer qu’aujourd’hui, j’appartiens à Provence, excité de rejouer, puisque c’est toujours sympa de retourner là-bas. C’est un club qui a beaucoup compté pour moi. Mais j’essaie de faire un peu abstraction de tout ça, il faut rester lucide, rester concentré sur son job », confie le joueur de 24 ans.

    Lui-même se méfie de son ancienne équipe, qui avait terminé à une surprenante 5e place, la saison dernière. Une formation bien structurée, qui semble sur le bon chemin. « J’ai essayé de donner quelques infos que je connais par rapport à cette équipe. Après ils ne sont pas bêtes, ils ont dû se douter de ça, donc ils ont dû s’adapter, changer quelques tactiques on va dire. C‘est un club qui est ambitieux, qui travaille bien, qui se structure bien, avec des présidents qui mettent tout en œuvre. »

    « Un vrai professionnel »

    Andrea Pontanier est connu pour être un bourreau de travail et poursuit sa progression pour atteindre le but qu’il s’est fixé. Formé dans le Gard, aux Angles, le néo-Aixois ne se pose pas vraiment de limites et apprécie la forte concurrence sur son poste. « C’est ce que je recherchais, j’ai un peu quitté Valence, parce que, moi, mon rêve est de jouer en Top 14, donc pour moi, Provence était le projet le plus structuré, le meilleur projet pour atteindre cet objectif et monter avec eux, explique Pontanier. Je me demande même si, en Top 14, certains clubs sont aussi bien structurés que Provence. »

    Rémy Ladauge a appris à connaître son pilier gauche depuis son arrivée il y a deux mois. L’entraîneur de la défense évoque « un garçon plein d’énergie, un taiseux, qui ne parle pas pour rien dire ». Jamais dans la demi-mesure, l’ex-joueur du VRDR est donc quelqu’un sur qui on peut compter dans une équipe, avec un projet ambitieux. Sa place paraît toute trouvée à Provence Rugby. « C’est un vrai professionnel. Il bosse dur, on est content de l’avoir, de pouvoir compter sur lui et sur son énergie », poursuit Rémy Ladauge. Ce vendredi, face à une vieille connaissance, Andrea Pontanier ne compte pas faire de sentiments.

    VALENCE – PROVENCE

    4e journée de Pro D2

    Stade Georges-Pompidou (19h30)

    Arbitre : Benoît Rousselet

    VALENCE : Roziere – Marsan, Dupont, Guillomot, Randle – Meret, Rodor – Real, Spanderashvili, Bruchet – Fabregue, Suaud – Milasinovich, Marco-Pena, Trauth

    PROVENCE : Vareiro – Tui, Bituniyata, Finau, Drouet – Trouilloud, Coville – Jalagonia, Gambini, Youyoutte – Rodda, Zafra – Cotet, Giudicelli, Pontanier

  • Les premiers choix de Zidane à la tête des Bleus scrutés de près

    Les premiers choix de Zidane à la tête des Bleus scrutés de près

    Il va falloir s’habituer à évoquer la liste de ZZ après celle de DD. C’est le jour J pour Zinédine Zidane, qui s’apprête à présenter son premier groupe en tant que sélectionneur de l’équipe de France (18h). Quatre matches sont au programme de cette première trêve de la saison, tous en Ligue des Nations pour les Bleus. Turquie, Italie et Belgique deux fois, de sérieux adversaires feront face au champion du monde 1998 et sa sélection.

    Qu’attendre de l’ancien numéro 5 du Real Madrid après 14 ans où Didier Deschamps a replacé la France en haut de l’échiquier mondial ? Le principal intéressé a tout refusé pour occuper le siège de sélectionneur et se retrouve attendu par les fans. Une véritable ferveur s’est logiquement créée, tant ses succès avec les Madrilènes, comme entraîneur, ont été grands (trois Ligues des Champions consécutives notamment). Aujourd’hui, ces succès paraissent lointains et le Marseillais n’a plus coaché depuis 2021. Mais la méthode et les préceptes de l’ex-milieu de terrain sont encore bien ancrés dans les esprits de chacun.

    La recette du chef Zidane au Real était finalement simple. Plaisir, travail, cohésion, l’homme de 54 ans faisait en sorte que chaque joueur se sente important dans le groupe. Il a placé les ingrédients nécessaires pour créer une équipe saine et aller chercher de grandes victoires, avec de grands joueurs. Un point qu’avait confirmé Gareth Bale lors d’une interview à la fin de sa carrière. Le Gallois, élément fort du dispositif du Français, évoquait des séances d’entraînement assez minimalistes et une tactique peu complexe, sauf face aux plus grosses écuries européennes, où la préparation était plus poussée. D’où les succès continentaux à la chaîne pour son Real Madrid.

    Diriger un club et une équipe nationale, ce n’est de toute évidence pas la même chose, mais est-ce si différent de gérer le groupe France et celui de la capitale espagnole ? Qui plus est, avoir de l’autorité sur son vestiaire paraît déjà acquis tant l’aura de Zinédine Zidane et le respect de sa personne sont importants dans le football et au-delà. Non pas que Didier Deschamps ne soit pas dans la même catégorie, au contraire, mais Zidane reste Zidane.

    De nouvelles têtes invitées à Clairefontaine ?

    L’autre grande question soulevée par l’arrivée du nouveau sélectionneur concerne l’effectif. Va-t-il opérer une véritable rupture avec les habitudes de son prédécesseur ? Faut-il s’attendre à une revue d’effectif dès ce vendredi ? DD avait ses cadres et avait construit un groupe sur plusieurs années. Celui-ci ne bougeait pas énormément, sauf blessures. Nul ne sait aujourd’hui si Zidane va se tourner vers une stratégie similaire ou non.

    Ces dernières semaines, alors que la saison connaissait ses balbutiements, les premiers présélectionnés ont commencé à fuiter dans la presse. Ismaelo Ganiou, Jérémy Jacquet, Enzo Le Fée, Pablo Pagis, Andy Diouf… Beaucoup de joueurs n’ayant jamais vu la couleur du maillot bleu et qui pourraient représenter de nouvelles alternatives à court et moyen termes.

    Plus concrètement, la blessure de William Saliba libère un spot en défense centrale et les méformes des latéraux pourraient profiter à Diouf, mais aussi à Adrien Truffert, son pendant à gauche. À l’heure actuelle, le mandat de ZZ est une plongée dans l’inconnu pour les fans et suiveurs des Bleus. Premier éclaircissement prévu à 18h.

    Vendredi 25 septembre (20h45) : Turquie – France

    Lundi 28 septembre (20h45) : Belgique – France

    Vendredi 2 octobre (20h45) : France – Italie

    Lundi 5 octobre (20h45) : France- Belgique

  • Des aides financières dans les filets des pêcheurs

    Des aides financières dans les filets des pêcheurs

    Le port de Fos-sur-Mer mardi, les ports de Nice et de Frontignan ce jeudi, et une nouvelle menace qui se profilait ce vendredi sur celui de Marseille. Les pêcheurs du littoral méditerranéen avaient décidé de passer à l’action pour faire entendre leur voix – et leur détresse – à l’heure où les prix des carburants s’envolent. Étranglant, de fait, leurs très faibles marges.

    Les pêcheurs « se sont engagés à débloquer les barrages », a annoncé jeudi la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, à l’issue d’une rencontre de plus de six heures au ministère. Des aides indexées, la ministre a promis que lesdites aides « suivr(aient) la variation des cours des carburants ». Elle a aussi évoqué « la possibilité d’ouvrir, pour ceux qui ont des problématiques de trésorerie, un prêt à taux zéro ». « Bien évidemment, c’est surtout pour permettre de faire la transition d’ici le versement des aides », a-t-elle souligné.

    « On peut pas dire que nous avons tout eu. Des négociations sont encore en cours sur certains points mais la monnaie d’échange, c’est qu’on lève les barrages », a réagi auprès de l’AFP Vincent Scotto, pêcheur à Sète (Hérault), à la sortie de la réunion. Catherine Chabaud a également évoqué les aides promises mais non encore reçues par les pêcheurs pour les mois précédents : « Nous avons mis du temps à mettre en place le dispositif d’enregistrement des dossiers, mais aussi de paiement. Et à l’heure qu’il est, on a quasiment, pour les mois d’avril et mai, versé toutes les aides en carburant à tout le monde, on est à 90%. »

    Actions dans les ports

    « Il y avait du retard, et on a regardé avec le service de paiement des aides comment accélérer la procédure. Comme on a cumulé les deux premiers mois, plus les trois mois derrière, les pêcheurs ont rencontré des difficultés de trésorerie », a-t-elle expliqué. « Les pêcheurs sont très dépendants du prix du carburant. C’est, pour certains d’entre eux, jusqu’à 50% de leur chiffre d’affaires », a noté la ministre.

    Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé mercredi soir le relèvement de 25 à 35 centimes par litre du montant de l’aide accordée aux pêcheurs français. Ce montant retrouvait ainsi le niveau maximal autorisé par l’Union européenne, et qui fluctue selon le cours du pétrole.

    Les pêcheurs mobilisés ont levé jeudi à la mi-journée les blocages organisés au port de Nice et à un dépôt pétrolier de Frontignan, dans l’attente de l’issue du rendez-vous entre leurs représentants et la ministre de la Pêche.

    Après un blocage mis en place avant l’aube à Frontignan (Hérault), les quelques dizaines de pêcheurs qui empêchaient l’accès des camions-citernes à un dépôt pétrolier se sont repliées sur la capitainerie de Sète, à l’ouest de Montpellier.

    De même, le port de Nice a été rouvert en début d’après-midi, a indiqué sa direction, après un blocage de plusieurs heures mené par une dizaine de bateaux déployés en mer à l’entrée du port. Les protestataires avaient laissé passer quelques bateaux, notamment un navire de recherches océanographiques, mais un ferry en provenance de Corse a été dérouté vers Savone en Italie, selon une source portuaire.

    Au Grau-du-Roi, des manifestants ont pendu deux mannequins représentant des pêcheurs en ciré jaune du haut d’un phare, avec ces banderoles : « la pêche se meurt », « l’Europe tue ». La mise en scène macabre était aussi déployée sur des bateaux à quai, avec des messages similaires et d’autres faux cadavres.

  • L’Arkema Première Ligue se modernise cette saison

    L’Arkema Première Ligue se modernise cette saison

    Inspirer, rassembler et agir. Voici le mantra de la Ligue féminine de football professionnel (LFFP) pour l’avenir du football féminin français. À un an de la coupe du monde qui se déroulera au Brésil, la Ligue a décidé d’accélérer pour faire grandir l’Arkema Première Ligue. Paul-Hervé Douillard, directeur de l’organisation, explique : « Avec la généralisation de la VAR sur l’entièreté des matches, le nombre de caméras a doublé cette saison. La venue de la MGEN et de Butagaz Eco-énergie en tant que sponsors permet de mieux accompagner les clubs et de développer le championnat. »

    Il a notamment glissé un petit mot sur la présence des Marseillaises depuis deux ans dans l’élite : « Marseille est une ville importante, une marque impactante, avec une dynamique très positive qui est porteuse pour la Ligue. »

    Viser plus grand

    Une hausse de 41% des affluences de l’Arkema Première Ligue a été enregistrée, la saison dernière, avec en prévision une hausse de 15% cette saison, selon le directeur de la LFFP : « C’est le troisième rang des championnats européens cette saison, devant l’Espagne et derrière l’Allemagne. »

    De plus, les jeunes talents auront la place de s’exprimer avec le lancement du challenge espoir afin de faciliter la passerelle entre le centre de formation et le club professionnel. Une visibilité en hausse accompagnée d’une autre avancée majeure, la protection des joueuses. La première convention collective du football féminin a vu le jour cet été, avec des mesures fortes, notamment le maintien du salaire en cas d’arrêt lié à la grossesse, l’allaitement rémunéré sur le temps de travail et un suivi médical adapté.

  • Nouvelle formule pour le Grand trail de Serre-Ponçon

    Nouvelle formule pour le Grand trail de Serre-Ponçon

    Depuis février dernier, les inscriptions aux quatre parcours proposés affichent complets. Pour la 5e édition du trail, il y aura 2 165 coureurs répartis sur les 15, 30, 60 et 100 km, soit 800 coureurs de plus que lors de l’édition précédente. Un événement qui a pu se développer notamment « grâce à l’ancienne organisation du trail », souligne Coline Baroux, codirectrice de l’événement. Les nouveaux organisateurs et les 180 bénévoles seront présents au cours du week-end. Un engouement impressionnant qui dépasse leurs attentes.

    Une multitude d’activités

    « On a eu énormément de demandes pour les dossards, beaucoup de personnes auraient aimé participer, mais on veut se concentrer sur la qualité et sur le côté festif, souligne Coline Baroux. On a changé les parcours car il y avait un ultra avant qui était intense. On préfère une animation plus festive avec un parcours centralisé qui passe par le village d’Embrun, cela permet d’assurer une bonne sécurité avec un événement qui reste de qualité. »

    Le plan d’eau d’Embrun sera mis en avant avec un village « Trail et Outdoor ». Ce dernier proposera de nombreuses activités gratuites : initiations sportives, artisans et producteurs locaux, jeux en bois ou encore initiation au yoga, accompagné d’un espace bien-être.

    Le but est de s’affirmer comme « un lieu de rencontre et de découverte ». Des massages, un sauna, ainsi qu’une machine de cryothérapie seront également proposés comme services payants. Deux soirées musicales seront organisées avec la présence de deux fanfares et Radio Tutti. Un programme qui promet d’enflammer le lac d’Embrun et ses alentours.