Author: tecnavia

  • Le PCF célèbre les 80 ans de la sécu avec une grande soirée

    Le PCF célèbre les 80 ans de la sécu avec une grande soirée

    Le 80e anniversaire de la Sécurité sociale va être fêté lors d’une soirée organisée par la fédération de Vaucluse du Parti communiste français, ce mercredi dès 18h, en salle des fêtes de Sorgues. « Le PCF ne pouvait pas passer à côté de cet anniversaire », clame Vivian Point, trésorier de la fédération de Vaucluse du PCF.

    « Il faut quand même célébrer ce à quoi on est fortement attachés et pour laquelle on va continuer de se battre », confie avec un grand sourire Patricia Tejas, secrétaire à la vie de la fédération de Vaucluse et membre du comité exécutif national. En effet, une paella et un gâteau d’anniversaire sont prévus pour l’occasion, et ce après un apéritif musical animé par le groupe Tand’M Duo.

    Mais avant la fête, place au sérieux. Une exposition de la fédération CGT de la métallurgie rendra hommage à Ambroise Croizat, ministre communiste du Travail et fondateur de la Sécurité sociale, il y a 80 ans. Un débat débutera à 18 h, animé notamment par Évelyne Ternand, membre du conseil national du PCF, et Nathalie Bazire, membre du bureau confédéral de la CGT. Environ 120 personnes sont attendues. C’est donc aussi un « travail de conscientisation » vis-à-vis du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) déposé le 14 octobre dernier par le gouvernement Lecornu.

    « C’est l’occasion de montrer qu’il y a des solutions alternatives et ce notamment à travers l’intervention d’Évelyne Ternand et de Nathalie Bazire, qui est technicienne à la CPAM. Comme, entre autres, la revalorisation des salaires, ce qui augmente la base cotisable et amène des recettes », précise ainsi la secrétaire à la vie. « Ce n’est pas qu’une affaire de décrets et de lois. C’est la détermination de construire un édifice qui a vu le jour en un temps record et qui a complètement transformé la vie des Français. Et le grand patronat a eu du mal à accepter la participation d’ouvriers à son fonctionnement. Donc, les tentatives de démantèlement sont constantes et se poursuivent de plus belle. Il faut absolument éviter un passage à un système à l’américaine. Une bataille idéologique pour sauver ce que l’on a réussi à construire. Il faut absolument sortir la santé du secteur marchand », poursuit Vivian Point.

    Protéger la grande dame

    Ce moment de rassemblement vise aussi à rappeler que la Sécurité sociale est « est une grande dame qui accompagne et soulage chacun et chacune, mais dont on doit tous prendre grand soin », pousse Vivian Point. Car, aujourd’hui, elle est attaquée de toutes parts. « C’est un pilier de la cohésion sociale, un socle de la fraternité ainsi qu’une expérience pratique du communisme. Il faut rappeler que rien n’est définitivement acquis, avec la menace permanente du patronat, et il faut se battre de partout contre l’offensive destructrice de la droite et de l’extrême droite », poursuit le trésorier, qui rappelle que son budget est de 665 milliards d’euros et qu’elle fonctionne grâce à l’engagement quotidien de 150 000 agents.

    Des chiffres qui font que « tous les grands marchés financiers lorgnent de près dans le but de vampiriser cette masse financière », pousse Patricia Tejas, qui dénonce une « stratégie de la coquille vide ». « Le meilleur moyen d’assécher les comptes de la Sécurité sociale est de faire penser aux gens qu’il n’y a pas d’autres solutions que le privé. Cette stratégie est la même partout. Le privé va cibler des endroits à forts bénéfices. Si on ne comprend pas que ce qui se passe est systémique pour le capital, on passe à côté du sujet. Le capital est en crise, car il ne fait pas autant de profits qu’il le voudrait et est en train de chercher des secteurs pour se refaire la fraise », avance-t-elle.

    « Avec un SMIC à 1 800 euros, le montant des cotisations employeurs est à moins de 80 euros par mois. J’aime bien rappeler ce chiffre, car il y a clairement un manque à gagner. Tandis que le Rassemblement national veut augmenter les salaires par une baisse des cotisations », conclut Vivian Point

    Inscription au repas auprès de PCF84@wanadoo.fr. Prix : 17 euros.

  • En un an, 23 commerces ont ouvert en centre-ville d’Aubagne

    En un an, 23 commerces ont ouvert en centre-ville d’Aubagne

    Les affiches sont prêtes. On y lit « J’aime Aubagne, je consomme dans ses boutiques », accompagné du slogan « Soutenir nos commerces, c’est cultiver notre art de vivre. » « Ces affiches vont être apposées dans les vitrines. La campagne de communication va également se déployer sur les réseaux sociaux et des clips vidéo vont être diffusés, cette semaine, sur BFM TV Marseille », expose Danielle Menet, adjointe au maire déléguée à l’économie.

    Face « à ceux qui disent qu’il n’y a pas de commerces à Aubagne, ce qui est méprisant », lâche-t-elle, l’élue met en avant les atouts du centre-ville, selon elle : « c’est la présence de la culture », avec par exemple le cinéma Le Pagnol, le théâtre Comoedia et les loisirs, comme le manège. « Cela peut attirer le public, pour une expérience de consommation autre que de commander depuis son canapé », pose-t-elle.

    Si elle reconnaît que les travaux « pour le Bus+ en direction des Paluds et pour le Val’Tram* ont gêné les automobilistes, on espère que l’embellissement de la ville va faire oublier tout ça. » Elle poursuit : « Le Val’Tram, qui devrait être opérationnel à la fin du premier semestre 2026, va faire venir à Aubagne la clientèle d’autres communes.»

    100 commerces vacants

    Malgré un contexte économique maussade, « que l’on constate aussi dans la galerie marchande d’Auchan, zone de la Martelle, avec des commerces qui ont fermé », souligne pour sa part Céline Fourcade, directrice du Paci (Initiatives Pays d’Aubagne- La Ciotat), « on compte cette année 23 installations de commerces en centre-ville, contre 11 l’an dernier », se réjouit Danielle Menet. Directrice de l’économie à la Ville, Noria Medjebeur précise qu’il y a eu, cette année, « 39 ouvertures de commerces et 2 accompagnements en cours, et 16 fermetures ou changement de propriétaires. » Les nouveaux commerces, « restauration, esthétique, bien-être, friperie, prêt-à-porter femmes (…) » ont ouvert dans l’hypercentre, dans les rues Rastègue, Martinot, de la République, Cours Voltaire.

    Pour favoriser le commerce, indique Danielle Menet, la Ville a par exemple « doublé la taxe sur les friches commerciales en 2024 ». Cette taxe se paie lorsqu’un local est fermé depuis deux ans. Sur toute la ville, on dénombre « 100 cellules commerciales vacantes » à ce jour. La Ville peut épauler un porteur de projet pour négocier, avec un propriétaire de local commercial, un loyer moindre. Un autre outil « est la préemption. Dès qu’un local se libère, la Ville est informée. Selon le local, le maire statue sur la faisabilité du projet », éclaire l’adjointe. Grâce à ce système, Hélène Joliet, sophrologue, va par exemple pouvoir ouvrir avec sa maman mosaïste un commerce, début 2026. Elle va occuper 26m2 au 17, rue Martinot pour un loyer de 200 euros par mois.

    * Porté par la Métropole, Val’Tram prolonge la ligne de tramway d’Aubagne à La Bouilladisse. 15 000 voyageurs par jour en moyenne devraient l’emprunter.

  • Biomim’expo 2025 explore l’innovation inspirée du vivant

    Biomim’expo 2025 explore l’innovation inspirée du vivant

    Après Paris en 2024, c’est une première dans la cité phocéenne. Cet événement, à la fois salon et showroom, explore le vivant comme source d’inspiration pour l’innovation, la transition écologique, l’adaptation au changement climatique et la restauration de la biodiversité.

    Avec 130 exposants et 80 intervenants, le Biomim’expo s’adresse à un large public : chercheurs, scientifiques, équipes en recherche & développement, dirigeants, managers, représentants d’organismes publics, économistes, sociologues, universitaires et étudiants.

    Agriculture, biomimétisme, climat, eau ou encore intelligence artificielle font partie des thèmes abordés tout au long de la journée. Natural Solution, entreprise marseillaise, participera à une conférence-débat sur le rôle de l’intelligence artificielle (IA) dans la préservation de la biodiversité. « Notre ambition, c’est de donner aux écologues des outils d’IA qui parlent leur langue et respectent la nature », explique Olivier Rovellotti, directeur général de Natural Solution et fondateur du projet nommé All Life Intelligence (ALI). Il poursuit : « Concrètement, ALI repose sur des agents intelligents capables d’analyser automatiquement des rapports écologiques, de cartographier des habitats ou de générer des recommandations de restauration. »

    Pour la première fois, la question d’une mode durable s’invite au salon. Un défilé est proposé par Biomim’expo pour stimuler la réflexion et la créativité autour d’une mode plus résiliente et régénérative, avec la nature comme directrice artistique.

    La science invite la mode

    Longtemps centrée sur le modèle de la fast fashion, l’industrie de la mode commence à repenser ses méthodes de conception et de production. En juin dernier, Marseille a accueilli la slow fashion week, semaine de la mode responsable et engagée. Une initiative du collectif Baga. Le thème central : le kimono, décliné en cinq concepts, vernaculaire, symbiotique, circulaire, bio-architecturé multifonctionnel et vivant non humain.

    « à ce jour, 12 kimonos venus d’un peu partout en France nous sont parvenus. Ce n’est pas juste un défilé, mais un parcours réflexif sur ce que la nature nous apprend », relate Jocelyn Meire, membre du comité du pilotage du défilé, fondateur de FASK et président du syndicat Mode in Sud.

    Le 28 octobre au Palais du Pharo. Programme sur le site biomimexpo.com

  • Un référé pour la carrière antique de la Corderie

    Un référé pour la carrière antique de la Corderie

    Louis Alesandrini, président de l’association ART 13, a plaidé, lundi, en l’absence de son avocat pour demander au tribunal administratif l’arrêt en urgence des travaux en cours de requalification du jardin municipal Saint-Nicolas, présumant leur impact sur la conservation des vestiges antiques réensevelis au printemps.

    « Les travaux d’aménagement du jardin vont rajouter de l’eau qui va descendre par percolation et dégrader les vestiges. L’exhaussement de 4 m de terre n’était déjà pas autorisé au PLUi. Le mur de l’immeuble de la résidence des Loges fait barrage à l’eau et ils ont rajouté en avril une bâche en plastique », a-t-il expliqué tout en pointant la caducité du permis initial. « La ville s’était engagée à valoriser ce site historique, mais sa visibilité est réduite à un bloc abrité sous quelques bouts de bois posé à la va-vite. On est loin de la promesse d’une ombrière de 160m2. Le plus vieux monument de Marseille est en train de pourrir car ils étaient tous pressés de l’enfouir. »

    Des cadres municipaux sont venus réfuter cette analyse. « Aucun élément n’est produit sur un éventuel risque qu’aurait ce projet sur la conservation du monument, a dit une directrice de l’urbanisme. La commune produit des avis favorables de la Métropole sur la gestion des eaux pluviales. Tout a été pensé avec les Affaires culturelles (DRAC) et l’Architecte des bâtiments de France pour conserver et valoriser ce site. » De son côté, le directeur de la construction a souligné que « l’impluvium [système de captage des eaux de pluie] est total sur le jardin public. On ne rejette pas d’eau de pluie. La terre absorbe, le sol fait son œuvre. C’est un jardin fermé depuis trop longtemps. C’est sa vocation de service public d’y accueillir les enfants et leurs parents ». Délibéré mercredi.

  • Des armes intellectuelles pour continuer la lutte sur le terrain

    Des armes intellectuelles pour continuer la lutte sur le terrain

    « La force d’un syndicat ne réside pas seulement dans la capacité à se mobiliser, à négocier ou à résister. Mais aussi dans sa capacité à analyser la société, à comprendre les mécanismes qui structurent les rapports de domination et à proposer, bien entendu, des alternatives crédibles », commence l’essayiste militant André Prone. Il vient d’écrire, pour la collection de l’Institut d’histoire sociale de la CGT, deux nouveaux livres : Introduction à la théorie marxiste – un outil syndical et Recomposition capitaliste, nouveau fascisme et lutte de classe*. L’objectif étant de « sensibiliser les travailleurs à cette approche théorique pour servir d’outil dans l’activité syndicale d’aujourd’hui », précise le président de l’IHS, Jean-Pierre Kaspereck.

    « Ces concepts ne sont pas des idées figées du XIXe siècle, mais éclairent encore avec une grande force les réalités contemporaines du monde du travail », explique l’auteur. À travers l’étude des grèves, des mobilisations et des expériences collectives, il s’agit de faire le lien entre la théorie et les pratiques syndicales, et de montrer, à travers des exemples concrets comme les coopératives ouvrières ou les entreprises reprises en Scop, que « les travailleurs ne sont pas condamnés à subir le patronat et la logique du profit, mais qu’ils peuvent inventer et expérimenter des modèles économiques alternatifs, démocratiques et solidaires ».

    Lutter contre les résurgences fascistes

    Le deuxième ouvrage, poursuit André Prone, « montre comment, face à l’instabilité et la colère sociale, des forces politiques autoritaires et réactionnaires tentent de capter le mécontentement populaire en le détournant contre les migrants, contre les syndicats, contre la démocratie elle-même ».

    L’objectif étant d’apprendre à mieux se positionner dans la lutte contre ces résurgences fascistes, tout en appelant à reconstruire des convergences de lutte et à faire vivre des alternatives démocratiques face aux dérives autoritaires. « La bataille des idées est centrale. Nous avons besoin d’armes intellectuelles aussi bien que d’outils de mobilisation », conclut André Prone.

    Yves Pellegrino tient, lui, à souligner « la complémentarité des deux livres ». Ils sont le fruit d’une attente et c’est ce qui explique leur grand succès, confirme Jean-Pierre Kaspereck.

    Jean-José De Ubeda a réaffirmé, pour terminer, que la mise à disposition de ces nouveaux outils répond à la mission première de l’IHS : « Nous ne faisons pas de la commémoration, mais plutôt de la mise en application de ce qu’on peut apprendre de l’Histoire. Ce qui a été d’ailleurs une démarche marxiste. »

    * Pour se les procurer : ihs.cgt@gmail.com Tél. 04.94.18.94.55

  • Fête le mur célèbre le tennis à Istres

    Fête le mur célèbre le tennis à Istres

    Le tennis comme outil pour briser certaines frontières. À l’initiative de l’association Fête le mur, créée en 1996 par Yannick Noah, 25 jeunes venant d’Istres, Salon-de-Provence, Arles et Aix-en-Provence se sont réunis, ce lundi, à Istres, pour une journée découverte. Au programme, des matchs de tennis adaptés aux niveaux de chacun, de la découverture culturelle et des moments de rencontre entre jeunes. “Sur un même court, on ne voit plus les différences : on se parle, on joue, on rit. Ce sont des moments qui marquent les enfants et qui ouvrent des portes bien au-delà du sport” raconte Aymen, responsable de l’antenne istréenne.

    Ces journées “Matchs, culture et mixité” sont soutenues par BNP Paribas et la Fondation Engie et se veulent être “un tremplin pour l’inclusion et l’égalité des chances”. En effet, le tennis peut souvent être jugé peu accessible et réserver à une certaine élite. Un sport où les dépenses en matériel, voyage et entraînements peuvent devenir mirobolantes après seulement quelques années de pratique.

    Le but est aussi d’emmener ces enfants hors de leur quartier et tisser de nouveaux liens, en dehors de leur cercle habituel. Tous ont pu découvrir ce sport qu’est le tennis, sur la terre battue intérieure du club local, à Istres. Divers jeux étaient organisés pour qu’ils s’habituent à la discipline et puissent apprendre de manière ludique. Un moment qui est amené à se répéter pour permettre à un plus grand nombre d’enfants de participer à cet événement.

    Un sujet faisant écho à celui réalisé par notre journal le 2 septembre 2025, sur l’initiative de Guy Pinna. Cet homme a créé un circuit des quartiers, à Marseille, pour permettre à des jeunes défavorisés de jouer au tennis.

  • Marseille-Cassis à la pointe sur le volet environnemental

    Marseille-Cassis à la pointe sur le volet environnemental

    Marseille-Cassis, c’est une course emblématique au niveau national, avec un parcours difficile, un véritable défi pour les quelque 20 000 participants au départ. Mais c’est aussi un décor naturel unique, au cœur du Parc national des Calanques. Une carte postale que les organisateurs prennent soin de préserver depuis plusieurs décennies. Encore cette année, des mesures écoresponsables ont été mises en place. Cette 46e édition est placée sous le signe de l’expérimentation.

    Christiane Giraud, vice-présidente de la SCO Sainte-Marguerite, détaille le dispositif : « Nous avons choisi d’innover sur la distribution de l’eau, en accord avec le Parc national, car il n’y a pas d’eau dans la Gineste. On va installer une citerne au 15e kilomètre, avec des ecocups, et voir si cela fonctionne. L’installation de rampes d’eau est aussi prévue sur le parcours et à l’arrivée, à Cassis. Ce sera en collaboration avec la Société des eaux de Marseille et la Métropole. »

    Les bouteilles d’eau en plastique ont donc disparu des radars et c’est aussi le cas pour les bénévoles. Sur le village, tous seront munis d’une gourde durant le week-end de compétition. L’organisation a également mandaté une société pour réaliser un audit environnemental durant l’épreuve. Une observation qui servira, dans le futur, à améliorer le dispositif 2025. Récemment, le marathon de Lyon s’est couru sans qu’aucun gobelet ne soit utilisé et distribué. Ce sera aussi le cas pour celui de Paris, dès 2026. Mais les retours laissent encore à désirer et, à Marseille, cette alternative n’a pas été choisie. « J’ai eu des échos des juges arbitres lyonnais et c’est catastrophique pour les coureurs au niveau médical. Sur le principe, ça peut paraître bien mais il y a la réalité humaine qui doit être prise en compte. La réalité écologique, nous sommes les premiers à en être conscients », justifie la vice-présidente de la SCO Sainte-Marguerite.

    Un sujet majeur depuis longtemps

    Christiane Giraud appuie aussi sur le fait que l’épreuve appelle également à la mobilité douce. « Nous incitons à ne pas prendre la voiture. Des cars sont à disposition pour amener au départ les coureurs et les retourner sur Marseille ensuite. Nous avons aussi un partenariat avec la SNCF pour des trains spéciaux. En course, la majorité des voitures sont électriques, même si toutes ne le sont pas. »

    La question environnementale n’est pas nouvelle – « c’est notre dada » – pour les organisateurs du Marseille-Cassis. La SCO Sainte-Marguerite avait participé, en 1990, au nettoyage de la Gineste suite à de vastes incendies qui avaient terrorisé la population. 23 000 hectares étaient partis en fumée. Le club d’athlétisme a également participé à la plantation de nouveaux arbres, dont un olivier, aujourd’hui visible depuis le parcours. L’évolution majeure de l’édition 2025 porte donc sur l’accès à l’eau pour les coureurs. Ces dernières années, t-shirts et dossards offerts aux participants étaient déjà recyclables. L’épreuve continue de se réinventer et apporte aussi une nouvelle initiative avec les Cleanup dossards (voir ci-dessous), pour sensibiliser au ramassage des déchets. Un autre volet clé pour une course qui se veut précurseure sur le côté environnemental.

    CHIFFRES

    815

    C’est le nombre de bénévoles qui participeront à Marseille-Cassis en 2025. Ils seront mobilisés sur plus de 1 000 missions pour assurer le bon déroulement de la course. 200 bénévoles se consacreront au ravitaillement et à l’environnement.

    95 520

    La performance collective des 19 604 coureurs finishers du Marseille-Cassis en 2024, sur la distance de 20 kilomètres, représente environ 28 656 000 de calories dépensées dans l’effort, soit l’équivalent de 95 520 croissants.

  • Samir Belloumou, un cœur de Martégal

    Samir Belloumou, un cœur de Martégal

    La distance n’atténue pas l’amour que l’on garde éternellement pour son club de cœur. À 1 000 km de son Martigues natal, Samir Belloumou (31 ans), pensionnaire de Valenciennes depuis l’intersaison, a vécu la descente aux enfers du club de la Venise provençale, vers la Division 3 départementale, comme un déchirement. « C’est malheureux de voir une fin aussi tragique », déplore le milieu de terrain aux 151 rencontres entre 2017 et 2025. « Je pense sincèrement que même les gens qui voulaient du mal de Martigues, n’en voulaient pas autant », poursuit celui qui était prêt à rester pour honorer sa dernière année de contrat.

    C’était un 18 mai 2024

    Samir Belloumou était plus qu’un simple joueur, il fut le capitaine de l’équipe qui est parvenue à retrouver la Ligue 2, 23 ans après sa dernière apparition. « Je m’en rappellerai toute ma vie de ce 18 mai 2024 », martèle-t-il. « Après ce match-là [victoire face au Nîmes Olympique (1-0), Ndlr.], c’est une libération. Tout le monde était présent sur le terrain pour faire la fête. C’était un match incroyable. J’en ai encore les frissons. Je n’oublierai jamais ce match. J’ai vu la fierté dans le regard des supporters, et ça n’a pas de prix », ajoute l’ex-homme providentiel de Grégory Poirier.

    Désormais, son aventure martégale est derrière lui. Même si Valenciennes n’était pas « son premier choix », il a été séduit par le projet nordiste. « Ça m’a vraiment plu le fait qu’ils me font confiance », souligne celui qui a le malheur de rater le premier mois-et-demi de compétition suite à une blessure à l’ischio et au mollet. Le Martégal a enfin pu disputer ses premières minutes de jeu sous le maillot des Athéniens, lors de la réception de Villefranche (le 26 septembre, 2-0). Il espère désormais pouvoir connaître sa première titularisation de la saison, sous les yeux de sa famille, ce mardi au stade De-Lattre-de-Tassigny, face au Sporting club Aubagne Air-Bel.

    AUBAGNE – VALENCIENNES

    11e journée de National

    À 19h30, au stade De-Lattre-de-Tassigny

    Arbitre : Thomas Vincent

  • L’OM n’apprécie que modérément le Portugal

    L’OM n’apprécie que modérément le Portugal

    Entre l’OM et le Portugal, l’histoire n’est pas un long fleuve tranquille.

    Avant de retrouver le Sporting, mercredi pour le compte de la troisième journée de la Ligue des Champions, le club marseillais s’est rendu à dix reprises au pays de Cristiano Ronaldo. Et son solde est loin d’être positif.

    Ces dix précédentes confrontations l’ont été face à cinq clubs. Il y en a eu trois face à Benfica et contre Porto, deux face à Braga, et une face à Guimaræs et le Sporting. L’OM a dû attendre son huitième voyage au Portugal pour connaître les joies d’une victoire. C’était le 12 octobre 2022, avec Igor Tudor sur le banc pour affronter le Sporting du Portugal.

    C’était déjà en Ligue des Champions. À cette occasion, après avoir battu les Lisboètes au Vélodrome (4-1), les Olympiens avaient confirmé leur succès, avec une victoire
    2-0 et des buts signés Mattéo Guendouzi et Alexis Sanchez. Cette double confrontation avait été marquée par une avalanche de cartons rouges, 3 sur les deux matches, dont avaient été victimes les Lions de Lisbonne.

    En souvenir de Vata

    Les voyages olympiens au Portugal ont d’ailleurs été souvent marqués par des faits de match importants. À commencer par le tout premier, à Lisbonne, face au Benfica. C’était le 18 avril, en demi-finale retour de ce qui allait devenir la Ligue des Champions.

    L’OM avait surclassé les Lisboètes au Vélodrome, emmenés par un Enzo Francescoli des grands soirs. Mais le score, 2-1, n’était pas suffisant pour garantir un retour tranquille. Et malgré une prestation solide au stade de la Luz, les Olympiens avaient dû s’avouer vaincus, sur le fameux but de la main de Vata.

    Dix ans plus tard, les retrouvailles au stade de la Luz, en Ligue Europa, s’étaient soldées d’un triste 1-1. Et en 2024, l’OM s’est incliné 2-1 en quart de finale.

    Les trois voyages à Porto ont été marqués du sceau de la malchance pour des Phocéens qui, à chaque fois, avaient la possibilité de créer l’exploit. Mais il leur a manqué un brin de réussite. Notamment en 2003, lors que Vitor Baïa a sorti le grand jeu face à Didier Drogba et Mido.

    L’OM qui a aussi été malchanceux dans ses deux déplacements au stade municipal de Braga. Dans l’enceinte aillée dans une colline, la première visite, avec Michel sur le banc, s’est soldée d’une défaite 3-2, concédée à la 90e minute, le 22 octobre 2022. Trois ans plus tard, en 16e de finale retour de la Coupe UEFA, l’échec 1-0 n’avait pas empêché l’OM de Rudi Garcia d’aller en finale.

    Dans la phase de groupes de l’épreuve, il y avait également eu un déplacement à Guimaræs,marqué par le coup de folie de Patrice Evra, qui avait reçu un carton rouge lors de l’échauffement. L’OM s’était incliné 1-0.

    Les supporters Olympiens seront 2 000

    Pour leur match à Lisbonne, mercredi, les Olympiens pourront compter une nouvelle fois sur un important contingent de supporters à l’occasion de ce deuxième déplacement européen.

    En effet, le Sporting Lisbonne a annoncé avoir vendu 2 000 billets à des supporters de l’OM. La plupart devraient effectuer le voyage en avion. Les arrivées se feront au rythme des liaisons aériennes entre Marseille et la capitale portugaise.

    Ligue des Champions

    3e journée

    Almaty – Paphos 18h45

    Barcelone – Olympiakos 18h45

    S–Gilles – Inter 21h00

    Newcastle – Benfica 21h00

    Leverkusen – PSG 21h00

    Arsenal – Atlético 21h00

    PSV – Naple’s 21h00

    Villaréal – Manchester City 21h00

    Copenhague – Dortmund 21h00

    Bilbao – Qarabag 18h45 mer

    Galatasaray – Bodö 18h45 mer

    Real – Juventus 21h00 mer

    Bayern – Bruges 21h00 mer

    Francfort – Liverpool 21h00 lmer

    Monaco – Tottenham 21h00 mer

    Sporting – OM 21h00 mer

    Atalanta – Slavia 21h00 mer

    Chelsea – Ajax 21h00 mer

    Classement

    pts – g – n – p -dif

    1 Bayern 6 – 2 – 0 – 0 – +6

    2 Real 6 – 2 – 0 – 0 +6

    3 PSG 6 – 2 – 0 – 0 +5

    4 Inter 6 -2 – 0 – 0 +5

    5 Arsenal 6 – 2 – 0 – 0 +4

    6 Qarabag 6 – 2 – 0 – 0 + 3

    7 Dortmund 4 – 1 – 1 – 0 +3

    8 Manchester City 4 – 1 – 1 – 0 + 2

    9 Tottenham 4 – 1 – 1 – 0 +1

    10 Atlético 3 – 1 – 0 – 1 +3

    11 Newcastle 3 – 1 – 0 – 1 +3

    12 OM 3 – 1 – 0 – 1 +3

    13 Bruges 3 – 1 – 0 – 1 +2

    14 Sporting 3 – 1 – 0 – 1 +2

    15 Francfort 3 – 1 – 0 – 1 – 0

    16 Barcelone 3- 1 – 0 – 1 – 0

    17 Liverpool 3 – 1 – 0 – 1 – 0

    18 Chelsea 3 – 1 – 0 – 1 – 1

    19 Naples 3 – 1 – 0 – 1 -1

    20 St-Gilles 3 – 1 – 0 – 1 – 2

    21 Galatasaray 3 – 1 – 0 – 1 – 3

    22 Atalanta 3 – 1 – 0 – 1 – 3

    23 Juventus 2 – 0 – 2 – 0 – 0

    24 Bodö 2 – 0 – 2 – 0 – 0

    25 Leverkusen 2 – 0 – 2 – 0 – 0

    26 Villaréal 1 – 0 – 1 – 1 – 1

    27 PSV 1 – 0 – 1 – 1 –2

    28 Copenhague 1 – 0 – 1 – 1 -2

    29 Olympiakos 1 – 0 – 1 – 1 – 2

    30 Monaco 1 – 0 – 1 – 1 – 3

    31 Slavia 1 – 0 – 1 – 1 – 3

    32 Paphos 1 – 0 – 1 – 1 – 4

    33 Benfica 0 – 0 – 0 – 2 -2

    34 Bilbao 0 – 0 – 0 – 2 -5

    35 Ajax 0 – 0 – 0 – 2 – 6

    36 Almaty 0 – 0 – 0 – 2 – 8

  • Des dossards verts menés par un ambassadeur de luxe

    Des dossards verts menés par un ambassadeur de luxe

    Une tonne de déchets ramassés en une semaine, c’est l’exploit réalisé par un ancien champion des pistes et 214 autres personnes. L’initiative Cleanup dossards fait partie des nouveautés de l’édition 2025 du Marseille-Cassis. L’ambassadeur choisi n’est autre que Pierre-Ambroise Bosse, champion du monde 2017 du 800 mètres et désormais retraité. « Mon nom est venu sur la table et j’ai fini par accepter car les deux sujets me concernent : la course à pied et le ramassage des déchets. » L’ancien athlète s’est rapidement impliqué sur des projets environnementaux et a créé The Clean Project, un festival qui se veut « écocitoyen, sportif et culturel ». Il était d’ailleurs, le week-end dernier, place Bellecour, au centre de Lyon, pour sensibiliser les locaux.

    « PAB » sera donc au départ de ce Marseille-Cassis et explique le concept de ces dossards verts : « Le concept est simple, la course étant complète, l’organisation a fait gagner de nouveaux dossards par l’intermédiaire d’un jeu. Chaque déchet ramassé était compté et les 215 premiers ont donc gagné leur dossard vert. Je trouve ça top. Pour certaines personnes, c’était la première fois de leur vie qu’ils faisaient un ramassage. » Ce dispositif a été installé cette année pour mettre en avant les bonnes pratiques à adopter et montrer aux gens, à travers le sport, qu’il y a un geste simple à faire. « Toutes ces grosses courses ont des sponsors, de la rentabilité, sauf qu’on doit vraiment commencer à faire attention. Le trail, beaucoup de monde s’y est mis et ç’a été une catastrophe écologique car les gens jetaient leurs petits déchets n’importe où. Pour les courses sur route, c’est le même principe », analyse le spécialiste du double tour de piste.

    Pierre-Ambroise Bosse devait faire cette épreuve en compagnie de Jimmy Gressier, frais médaillé d’or mondial du 10 000 m, mais il a finalement renoncé, pour son bien. « On m’a dit que je partirai dans le même sas que Jimmy, mais finalement je ne vais pas le faire à fond. Je le fais surtout avec ma copine. Si je cours avec Jimmy, je ne tiens pas cinq minutes ! » rapportait-il, par téléphone.