Author: tecnavia

  • Revaloriser les retraites reste une exigence de la CGT

    Revaloriser les retraites reste une exigence de la CGT

    Cette année, pour 13,8 millions des 17 millions de retraités, il n’y aura aucune évolution de la valeur du point de service de l’Agirc-Arrco. « La faute à la suspension de la réforme », selon le Medef, qui dénonce « un manque de marge de manœuvre ».

    « La bonne santé financière du régime » permet au contraire « la prise en compte de l’inflation et un rattrapage d’au moins 10% pour compenser les sous-indexation des dernières années », revendique l’UCR CGT.

    Vers une journée nationale le 6 novembre

    Le nouveau coup de massue porté au pouvoir d’achat des retraités a amené le groupe des neuf organisations syndicales à se réunir, en urgence, pour construire une riposte à la hauteur de l’attaque. Et parce que la lutte pour des retraites dignes doit aussi devenir celle des actifs, L’UCR, avec L’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict) et la Fédération des travailleurs de la métallurgie (FTM) « s’orientent vers une journée de mobilisation nationale le 6 novembre », indique Josette Biancheri, secrétaire de l’USR CGT 13.

    Le G8, intersyndicale des retraités du département, se réunit ce mardi pour décider des modalités des actions à mener. « Cette décision est hallucinante, réagit la militante syndicale, alors que les retraités s’enfoncent dans la misère, n’arrivent plus à se soigner, 101,7 milliards d’euros de réserve, ce n’est pas encore assez pour le patronat et le gouvernement pour répondre à notre demande ? »

  • Des ateliers enfant/parent gratuits pour s’imprégner de l’univers du cirque

    Des ateliers enfant/parent gratuits pour s’imprégner de l’univers du cirque

    Avec ses clowns burlesques, ses acrobates vertigineux et ses jongleurs, le monde du cirque n’en finit pas d’émerveiller petits et grands. Cette semaine, la Ville de Martigues propose une immersion dans cet univers coloré, avec trois ateliers gratuits les matinées des mercredi 22, jeudi 23 et vendredi 24 octobre dédiés aux binômes adulte/enfant. « On profite de la venue du cirque Parade de Mickey de la famille Bayard qui nous ouvre son chapiteau situé esplanade Ziem », explique Santillane Sabouret, chargée de mission Arts de rue et du cirque à la Ville. Au début de chaque séance, la troupe expliquera son mode de vie avant que la compagnie Estock fish ne prenne le relais pour guider l’activité.

    Ces ateliers sont l’occasion de « créer un moment de complicité assez rare, puisqu’il faut de la confiance entre le parent et l’enfant pour réaliser des portés, et ça place l’adulte au même niveau que l’enfant parce que lui aussi est débutant », développe l’agente de la municipalité. Le faire sous un chapiteau rend ce temps-là unique, puisque c’est un espace très chaleureux mais aussi très éphémère, qui se crée puis qui repart et disparaît. « Et c’est surtout un lieu de spectacle, de représentation, donc on est vraiment dans la réalité du cirque ! »

    Les ateliers sont gratuits sur inscription au 04.42.10.82.91. Attention, il ne reste que quelques places !

  • Le Secours populaire fête ses 80 ans avec les bénévoles

    Le Secours populaire fête ses 80 ans avec les bénévoles

    Rencontrer les créateurs du comité gréasquéen du Secours Populaire Français, voir un film qui évoque l’histoire du Secours populaire local et permet de retrouver des noms emblématiques du village, trinquer à cette belle histoire : tel est le programme de la soirée concoctée, le vendredi 24 octobre, pour célébrer dignement les 80 ans du Secours populaire.

    « Les chiffres du Baromètre de la pauvreté confirment encore, cette année, qu’un nombre important de personnes éprouvent des difficultés dans l’accès aux produits ou aux services de base. Même la jeunesse, les étudiants, ne sont pas épargnés », campe Guy Verga, responsable du comité de Gréasque

    Il précise : « Le Comité de Gréasque s’adapte pour y répondre au mieux en essayant d’élargir ses propositions : orientation vers les partenaires institutionnels, prise en compte des vacances, des loisirs, de la santé, du soutien alimentaire… De nombreux événements ponctuent l’année des 35 bénévoles, qui mettent leur énergie au service de la solidarité et du lien social ».

    Pour l’occasion, un immense gâteau réalisé par Jacky Pierracci sera partagé et la chorale « Le club de la chanson française » proposera son répertoire avant un « pot solidaire ».

  • L’avenir de la mobilité sur la table des débats à Luynes

    L’avenir de la mobilité sur la table des débats à Luynes

    L’épineuse question des transports et des embouteillages, qui affectent régulièrement le quartier de Luynes, est de nouveau saisie par l’association locale Luynes en Action. En parallèle des ateliers mis en place par la mairie d’Aix-en-Provence, organisés après une réunion publique au printemps dernier, le collectif lance une enquête citoyenne sur le sujet. Ouverte depuis le 7 octobre, en place jusqu’au 4 novembre, cette évaluation permet de « comprendre comment les Luynois utilisent les transports en commun, ce qu’ils en pensent et quelles améliorations ils souhaitent pour mieux répondre aux besoins d’aujourd’hui », précise l’association, dans un contexte ou « la circulation se densifie et que la recherche d’alternatives à la voiture devient urgente ».

    Il suffit pour les usagers de se rendre sur le site de l’association pour remplir un questionnaire en ligne. L’enquête close, les retours seront dépouillés et étudiés sous deux angles. Le premier étant celui de la « satisfaction » (avis et attentes des usagers, améliorations envisagées…), le second une « analyse des usages » (identifier les lignes de transports empruntées, dans quelles directions…).

    « à cet instant, les données récoltées sont largement représentatives. Plusieurs centaines de réponses ont été reçues, estime Rémi Girardin, co-président de l’association. Elles proviennent de Luynois, mais aussi d’usagers qui travaillent, passent ou étudient à Luynes. (…) Ces données seront précieuses pour alimenter nos prochaines rencontres la Métropole Mobilité, mais aussi pour faire un parallèle avec l’étude globale du village pilotée, en ce moment, avec l’Agence d’urbanisme du pays d’aix (AUPA). »

  • Le retour du marché Cours Voltaire a toujours ses partisans

    Le retour du marché Cours Voltaire a toujours ses partisans

    Le marché du Cours Voltaire, déplacé sur l’Esplanade de Gaulle le temps des travaux du Val’Tram, avait promis la Ville, pourrait-il retrouver son emplacement d’origine ? Interrogée à ce sujet, l’ajointe au maire Danielle Menet a répondu : « On a pris note de certaines demandes de commerçants non sédentaires de revenir Cours Voltaire, mais nous ne savons pas quel va être l’impact lorsque le Val’Tram va fonctionner. On reverra cette demande quand le Val’Tram sera livré, si c’est réalisable, compte tenu des éléments de sécurité à prendre en compte. »

    « C’est un double discours ! », réagit lundi par téléphone, Nicolas Gavend, gérant du restaurant La Table de Voltaire, sur le Cours du même nom. « En septembre, quand on a eu le retour de la consultation, la Ville nous a dit : “la concertation est claire. La grosse partie des commerçants et des Aubagnais veulent que le marché reste sur l’Esplanade de Gaulle” », relaie-t-il. Lui fait partie des fervents partisans du retour du marché Cours Voltaire. « J’ai perdu 20 à 30% de mon chiffre d’affaires depuis que le marché n’est plus sur le Cours. Les gens, quand ils viennent au marché, le mardi, le jeudi, le samedi, le dimanche, ils ne nous voient plus. On a perdu en visibilité », déplore-t-il. « Donc, quand la mairie nous répond qu’elle fait tout pour relancer l’attractivité et la visibilité du centre-ville, ça nous fait doucement rire… Au contraire, tout le monde vous dira qu’elle fait tout pour nous tuer. »

    Une foraine propose une piste de réflexion : « Ne serait-il pas pertinent de réaménager le marché Cours Voltaire, et le rendre plus accessible et adapté au changement climatique ? ».

  • L’offre de logements étudiants s’enrichit dans le centre ancien

    L’offre de logements étudiants s’enrichit dans le centre ancien

    Le centre ancien de Toulon continue sa mue. Depuis la signature d’une convention avec l’Anru, en 2003, de 169 millions d’euros, une intervention lourde sur le bâti a permis la rénovation de 600 immeubles, plus de 3 700 logements et chasser nombre de marchands de sommeil. Après la pose de la première pierre de la requalification de l’îlot Besagne en septembre, c’est aujourd’hui la résidence étudiante des Savonnières qui est inaugurée. La réalisation a nécessité la réhabilitation ou la reconstruction de quatre immeubles pour offrir 31 studios meublés.

    Un enrichissement de l’offre afin de répondre, même si ce n’est qu’en toute petite partie, à la forte demande de logements étudiants dans le Port du Levant, où la population étudiante, notamment boursière, est en constante augmentation. Cette augmentation de la capacité d’accueil dans de bonnes conditions s’inscrit dans la dynamique de développement du campus du centre-ville de Toulon. À noter que cette requalification a également permis l’ouverture de trois commerces de proximité – le Café Couture, la Laverie des Savonnières et le salon de coiffure Imaginatif’s – qui contribuent à la vitalité du quartier.

    Cette nouvelle résidence étudiante des Savonnières est située à deux pas de la très animée place de l’Équerre, prisée par la jeunesse toulonnaise.

    « Cela s’inscrit pleinement dans notre stratégie de long terme pour le centre-ville, qui est de réintroduire une population jeune et active, soutenir le commerce local et préserver notre patrimoine par des usages contemporains », confie la maire de Toulon (sans étiquette), Josée Massi. Elle conclut : « Toulon avance et c’est toute notre jeunesse qui y trouve sa place. »

  • Le dépistage du cancer du sein de retour à Cavaillon

    Le dépistage du cancer du sein de retour à Cavaillon

    Les chiffres sont assez éloquents : avec plus de 15% en Vaucluse, le taux de mortalité lié au cancer du sein est le plus important de la région. Chaque année, près de 500 nouveaux cas sont déclarés dans le département. Ceci expliquant peut-être cela, le Vaucluse fait partie des dix départements français participant le moins (39%) à la campagne annuelle de prévention. Faute notamment de structures permettant de réaliser les dépistages. Pendant 4 ans, cela a été le cas à Cavaillon, pourtant 4e commune la plus peuplée du département. Depuis 2021, les femmes devaient se faire dépister dans d’autres villes « avec des délais qui pouvaient être très longs », reconnaît l’hôpital.

    Une anomalie réparée depuis ce lundi. Le centre hospitalier vient d’ouvrir les consultations au sein d’un nouveau centre de mammographie. « Le dispositif va progressivement monter en charge pour atteindre 8 demi-journées hebdomadaires courant 2026, l’organisation est calibrée pour faire face rapidement à un besoin de 3 500 dépistages par an, indique l’hôpital. C’est statistiquement 25 cancers du sein qui pourront être précocement diagnostiqués annuellement. » Plus de 70 femmes par semaine pourront ainsi être dépistées. « Grâce au partenariat avec l’assurance maladie de Vaucluse, les examens seront réalisés sans avance de frais », assure l’hôpital, qui a recruté quatre personnes dans le service d’imagerie.

    Un projet qui a nécessité un investissement de 345 000 euros (290 000 euros de matériel et 55 000 euros de travaux) financé par la Région (150 000 euros), la Ville (90 000 euros), l’ARS (55 000 euros) et l’hôpital (50 000 euros).

  • Au Mucem, Don Quichotte extravagant et crépusculaire

    Au Mucem, Don Quichotte extravagant et crépusculaire

    Finement imaginée par deux responsables scientifiques du Mucem, Aude Fanlo et Helia Paukner, cette exposition requiert un singulier alliage de vigilance et de fantaisie. Sans souci de hiérarchie, elles ont réuni plus de 200 pièces : des farces, des turbulences et des pirouettes, une abondante iconographie à la fois « élitiste » et « populaire ». Des citations de Michel Foucault, Salman Rushdie et Monique Wittig sont juxtaposées avec des éditions originales du XVIIe siècle. En dérapage contrôlé, des coupures de presse, des photos de carnaval, un jeu vidéo et une vignette publicitaire de Tricosteril cohabitent avec des gravures de Dürer et Velasquez.

    Cette déferlante rencontra ses rebondissements, le récit de Miguel de Cervantès fut un best-seller, traduit en plusieurs langues. Sa tragicomédie et ses causes perdues furent interprétées et piratées, avec ironie, démesure et passion, par des gens de théâtre et des militants, ou bien par des incontournables comme Daumier, Gustave Doré, Picasso, Dali, Julio Gonzalès et Gérard Garouste. À côté de ces figures attendues, on découvrira les enluminures d’un « artiste brut », Reinhold Metz, autrefois repéré par Dubuffet et Thévoz.

    Un avenir brutal

    ou bien la mélancolie ?

    Une place de choix est accordée au performer Abraham Poincheval. On aperçoit, relatée par un film de Matthieu Verdeil, son errance parmi les éoliennes et les terrains vagues de la Bretagne, ainsi que la transformation de son armure d’hidalgo : sa doublure intègre sur la photo de cet article les algues, les coquillages et les feuillages d’un paysage marin.

    La démarche de Poincheval pose la question de l’héritage de Don Quichotte, entamé par les sombres connotations du XXe siècle : peut-on encore croire, comme l’écrit affectueusement Erri de Luca, que « Quichotte est tout le temps par terre, mais qu’il se relève et qu’il reste invaincu » ?

    Puisque cette exposition à la fois savoureuse et complexe est visible jusqu’au 30 mars, on conseillera de visiter deux ou trois fois le rez-de-chaussée du Mucem : le temps pour revoir l’effrayante tentative filmique d’Orson Welles qui campe le chevalier à la triste figure au milieu de processions de pénitents cagoulés issus du franquisme. Par « sauts et gambades », on pratiquera une révision libre, grâce aux multiples entrées de son catalogue (Gallimard, 264 pages, 130 illustrations). Dans la programmation du Mucem, on signalera la journée du 28 janvier, pour laquelle Roger Chartier et William Marx sont pressentis.

  • Méditerranéennes engagées devant et derrière l’objectif

    Méditerranéennes engagées devant et derrière l’objectif

    À l’occasion de ses 20 ans, Films femmes Méditerranée a choisi comme invitée d’honneur Anna Mouglalis. « Une actrice singulière, libre, engagée, avec une voix qui dérange, transforme », résume la présidente de ce festival, Marcelle Callier. « Elle sera présente à Marseille pour célébrer avec nous les valeurs d’inclusion, de partage, de sonorité qui nous animent », évoquent les organisateurs à propos de cette femme de cinéma dont l’engagement dépasse l’écran, comme a pu le prouver, au printemps dernier, son audition par les députés lors d’une commission d’enquête autour des violences sexuelles dans le monde de la culture.

    « Elle a souhaité intervenir publiquement », souligne Valérie Boudoire, coordinatrice de la programmation, qui s’étendra du 7 au 14 novembre. « Il est temps de renouveler les formes de représentations et de récits, une démarche au cœur de notre réflexion », explique-t-elle. Illustration dès le film d’ouverture à l’Artplexe avec Promis le ciel. « Le premier long-métrage de fiction d’Erige Sehiri, dans lequel elle dresse le portrait de trois femmes originaires d’Afrique subsaharienne, en quête d’une seconde chance à Tunis. Cette réalisatrice tunisienne rend visible les invisibles. »

    Dix-huit pays représentés par 44 films

    Parmi les « 44 films, dont six avant-premières, représentant 18 pays », situe la déléguée générale du festival, Camilla Trombi, un « focus » autour de la Grèce avec une section dédiée à la « pionnière » Frieda Liappa (1948-94) aux Variétés. « Elle s’est élevée contre la dictature des colonels », complète Marcelle Callier, au sujet de cette réalisatrice « d’œuvres majeures comme Je me souviens de toi, toujours sur le départ ». La création actuelle sera aussi mise en lumière avec l’avant-première de Gorgona, le 13 novembre à la Baleine, dans lequel Evi Kalogiropoulou « offre une relecture contemporaine du mythe de Gorgone ». La réalisatrice libanaise Dima El-Horr viendra, elle, présenter And the fish Fly above our heads, drame qui témoigne d’un pays en ruines et de la « désillusion » d’habitants de Beyrouth portant « le poids de leur mélancolie, peuplée des fantômes de la guerre civile ». Autant de films des deux rives de la Méditerranée, auxquels Marseille ne fait pas exception avec la projection de Roikin 3, issu des ateliers du collectif Film flamme du Polygone étoilé. « L’histoire d’un minot qui prend la tangente, alors que ses éducatrices s’interrogent sur leur rôle et son avenir. Une errance géographique parcourue de poésie », décrit Valérie Boudoire.

  • Le PCF célèbre les 80 ans de la sécu avec une grande soirée

    Le PCF célèbre les 80 ans de la sécu avec une grande soirée

    Le 80e anniversaire de la Sécurité sociale va être fêté lors d’une soirée organisée par la fédération de Vaucluse du Parti communiste français, ce mercredi dès 18h, en salle des fêtes de Sorgues. « Le PCF ne pouvait pas passer à côté de cet anniversaire », clame Vivian Point, trésorier de la fédération de Vaucluse du PCF.

    « Il faut quand même célébrer ce à quoi on est fortement attachés et pour laquelle on va continuer de se battre », confie avec un grand sourire Patricia Tejas, secrétaire à la vie de la fédération de Vaucluse et membre du comité exécutif national. En effet, une paella et un gâteau d’anniversaire sont prévus pour l’occasion, et ce après un apéritif musical animé par le groupe Tand’M Duo.

    Mais avant la fête, place au sérieux. Une exposition de la fédération CGT de la métallurgie rendra hommage à Ambroise Croizat, ministre communiste du Travail et fondateur de la Sécurité sociale, il y a 80 ans. Un débat débutera à 18 h, animé notamment par Évelyne Ternand, membre du conseil national du PCF, et Nathalie Bazire, membre du bureau confédéral de la CGT. Environ 120 personnes sont attendues. C’est donc aussi un « travail de conscientisation » vis-à-vis du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) déposé le 14 octobre dernier par le gouvernement Lecornu.

    « C’est l’occasion de montrer qu’il y a des solutions alternatives et ce notamment à travers l’intervention d’Évelyne Ternand et de Nathalie Bazire, qui est technicienne à la CPAM. Comme, entre autres, la revalorisation des salaires, ce qui augmente la base cotisable et amène des recettes », précise ainsi la secrétaire à la vie. « Ce n’est pas qu’une affaire de décrets et de lois. C’est la détermination de construire un édifice qui a vu le jour en un temps record et qui a complètement transformé la vie des Français. Et le grand patronat a eu du mal à accepter la participation d’ouvriers à son fonctionnement. Donc, les tentatives de démantèlement sont constantes et se poursuivent de plus belle. Il faut absolument éviter un passage à un système à l’américaine. Une bataille idéologique pour sauver ce que l’on a réussi à construire. Il faut absolument sortir la santé du secteur marchand », poursuit Vivian Point.

    Protéger la grande dame

    Ce moment de rassemblement vise aussi à rappeler que la Sécurité sociale est « est une grande dame qui accompagne et soulage chacun et chacune, mais dont on doit tous prendre grand soin », pousse Vivian Point. Car, aujourd’hui, elle est attaquée de toutes parts. « C’est un pilier de la cohésion sociale, un socle de la fraternité ainsi qu’une expérience pratique du communisme. Il faut rappeler que rien n’est définitivement acquis, avec la menace permanente du patronat, et il faut se battre de partout contre l’offensive destructrice de la droite et de l’extrême droite », poursuit le trésorier, qui rappelle que son budget est de 665 milliards d’euros et qu’elle fonctionne grâce à l’engagement quotidien de 150 000 agents.

    Des chiffres qui font que « tous les grands marchés financiers lorgnent de près dans le but de vampiriser cette masse financière », pousse Patricia Tejas, qui dénonce une « stratégie de la coquille vide ». « Le meilleur moyen d’assécher les comptes de la Sécurité sociale est de faire penser aux gens qu’il n’y a pas d’autres solutions que le privé. Cette stratégie est la même partout. Le privé va cibler des endroits à forts bénéfices. Si on ne comprend pas que ce qui se passe est systémique pour le capital, on passe à côté du sujet. Le capital est en crise, car il ne fait pas autant de profits qu’il le voudrait et est en train de chercher des secteurs pour se refaire la fraise », avance-t-elle.

    « Avec un SMIC à 1 800 euros, le montant des cotisations employeurs est à moins de 80 euros par mois. J’aime bien rappeler ce chiffre, car il y a clairement un manque à gagner. Tandis que le Rassemblement national veut augmenter les salaires par une baisse des cotisations », conclut Vivian Point

    Inscription au repas auprès de PCF84@wanadoo.fr. Prix : 17 euros.