Author: tecnavia

  • Kick-boxing : une 32e Nuit des Champions qui s’annonce brûlante

    Kick-boxing : une 32e Nuit des Champions qui s’annonce brûlante

    Le pied-poing à l’honneur au Palais des Sports de Marseille. La Nuit des Champions retrouve son antre annuel pour une 32e édition, ce sera le samedi 22 novembre. Au programme, à partir de 19h, pas moins de 11 combats de kick-boxing prévus. Parmi tous ces affrontements, deux ceintures seront décernées. Celle des poids-lourds sera attribuée, pour la première fois de l’histoire de la NDC, à l’issue d’un tournoi à quatre. Des demi-finales se tiendront au cœur de la programmation avant une finale, pénultième combat de la soirée. Le Marseillais Karim Zeghad – « j’ai plus peur du micro que de boxer » dira-t-il en conférence de presse – affrontera l’Ivoirien Fabrice Gnedre alors que l’Italien Yuri Farcas sera face à l’Algérien Naim Hebbar.

    Juste après cette finale se tiendra le main event, l’affrontement phare. Deux jeunes combattants face-à-face avec le local Fabio Loisi, détenteur de la ceinture des -60 kilos, opposé à Remi Parra, étoile montante de la discipline. Ce dernier a récemment remporté le K-1, au Japon, un important tournoi de kick-boxing. Il possède également un bilan de 24 victoires, dont 14 KO, pour 3 défaites. Les deux hommes ont montré beaucoup de respect l’un envers l’autre durant leur passage devant la presse. « C’est un très grand boxeur. La Nuit des Champions m’offre toujours de gros combats. C’était un rêve depuis petit de faire le main event et là je vais le faire, j’en ai des frissons », rapporte Fabio Loisi. Son adversaire confirme : « C’est juste incroyable de faire le main event, parce que c’est la référence en France. On va faire un beau combat. »

    La Nuit des Champions, un « moment incontournable »

    Ce rendez-vous, mardi matin, au Palais des Sports, s’est fait en présence d’Erick Romeas, organisateur et président du Full Contact Academy, de Ludovic Perney, représentant la Région, de Marine Pustorino pour le Département et d’Hedi Ramdane, adjoint au sport dans les 15e et 16e arrondissements. Ce dernier a mis en avant le fait que « la Nuit des Champions est l’étoile qui fait scintiller Marseille. Marseille a besoin de ce genre d’événements ». Ludovic Perney a lui parlé d’un « moment incontournable pour tous les amoureux des sports de combat ». Les organisateurs ont ensuite présenté un à un les 11 combats de la soirée, où des locaux comme Alessandro Piemonte, Jean-Daniel Wolny ou encore Dawson Delys entreront sur le ring, devant une foule de 5 000 personnes.

  • Match de la dernière chance pour les U19, contre l’Atalanta Bergame

    Match de la dernière chance pour les U19, contre l’Atalanta Bergame

    Un match de tous les dangers pour les moins de 19 ans de l’Olympique de Marseille. Ce mercredi (14h30), à Martigues, ils reçoivent l’Atalanta Bergame pour le compte de la 4e journée de la Ligue des Champions de la jeunesse. Cette équipe n’a désormais plus le droit à l’erreur après trois revers en trois rencontres dans cette compétition. Sans démériter, les Minots n’ont pas réussi à prendre un point face au Real Madrid, l’Ajax et au Sporting. Des courtes défaites, rageantes, où ces jeunes joueurs ont été punis de leurs quelques errements malgré un bon comportement offensif.

    Le nombre de points est donc bloqué à zéro avant d’accueillir la Primavera de l’Atalanta et une nouvelle contre-performance éliminerait quasiment l’OM de la course aux phases finales. Après six matches (et non huit, comme en C1), le top 22 rejoint un tournoi à élimination directe qui se bouclera par le Final Four, à Nyon, en Suisse. En face, les Nerazzurri sont également mal placés avant cette quatrième rencontre. Leur 28e place provisoire les condamnerait à l’élimination. Le dernier huitième de finaliste de la Youth League s’est lourdement incliné contre Paris (1-5) avant de tomber contre Bruges (0-2) et finalement de vaincre le Slavia Prague dans leur stade lombard (2-0).

    Une victoire à Martigues les propulserait dans une position de qualifiés, mais les Olympiens veulent également recoller à leur adversaire du jour. Il ne restera ensuite plus que deux matchs, face à Newcastle puis contre les Belges de l’Union Saint-Gilloise. Neuf points en jeu, pour rêver d’un avenir hivernal dans cette compétition.

  • Les jours se suivent et se ressemblent à Bergame

    Les jours se suivent et se ressemblent à Bergame

    Si l’OM n’a pas été flamboyant ces derniers temps, ce n’est rien comparé à la situation que vit l’Atalanta Bergame. Le club lombard n’a plus remporté le moindre match depuis la deuxième journée de Ligue des Champions face au Club Bruges (2-1, le 30 septembre).

    Les coéquipiers de l’ancien défenseur olympien Sead Kolašinac, qui n’évoluera pas sur le terrain face aux Marseillais, enchaînent les prestations à un point. « L’équipe a très bien fait ces derniers temps mais elle n’a pas récolté les bénéfices », déplore l’entraîneur Ivan Juric, fâché après la dernière journée face à l’Udinese (défaite 1-0, le 1er novembre). Ses joueurs ont réalisé « une très mauvaise première mi-temps ». « Nous avons tout raté, mais nous voulons réagir tout de suite », surenchérit le milieu de terrain croate Mario Pašalic, conscient que des mauvaises passes arrivent même aux meilleures équipes.

    Un parcours européen mitigé

    L’Atalanta Bergame a débuté son aventure en Ligue des Champions par une lourde défaite face au PSG (4-0), avant de se rattraper dès la deuxième journée en allant s’imposer face au Club Bruges (2-1). Malgré leur nette domination, les protégés d’Ivan Juric n’ont pas réussi à décrocher une deuxième victoire européenne contre le Slavia Prague (0-0). Ils pointent ainsi à la 17e place de la phase de Ligue, soit trois rangs devant l’OM.

  • [Entretien] He Youlin : « La Chine et les États-Unis doivent être partenaires et amis »

    [Entretien] He Youlin : « La Chine et les États-Unis doivent être partenaires et amis »

    La Marseillaise : Dans un monde secoué par les conflits, que retenez-vous de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping ?

    He Youlin : La rencontre du Président Xi Jinping avec le Président américain Donald Trump à Busan en Corée du Sud, a attiré l’attention du monde entier, leur dernière rencontre remonte à 6 ans. Ce premier tête-à-tête des deux chefs d’État depuis l’entrée en fonction du nouveau gouvernement américain marque le retour sur la voie du dialogue des dossiers économiques et commerciaux sino-américains. La Chine et les États-Unis doivent être partenaires et amis. C’est un enseignement de l’histoire et une nécessité réelle. Les deux chefs d’État sont convenus de poursuivre des interactions régulières. Le Président Trump a exprimé son souhait de visiter la Chine dans les premiers mois de l’année prochaine et invité le Président Xi Jinping à effectuer une visite aux États-Unis.

    Avant cette rencontre, le PCC a défini les contours du prochain plan quinquennal. Quels en sont les objectifs ?

    H.Y. : Le quatrième plénum du 20e comité central du Parti communiste chinois s’est tenu avec succès à Beijing. Le plénum a défini l’orientation historique du développement de la Chine pour les cinq ans à venir. Pendant la période du 14e plan quinquennal, la Chine a enregistré de nouveaux progrès pionniers, des réformes profondes et des réalisations historiques dans son développement économique et social. Au cours de ces cinq années, la puissance économique, la puissance technologique et la puissance globale de la Chine ont atteint de nouveaux paliers, avec une augmentation attendue du PIB d’environ 4 200 milliards d’euros par rapport à celui de cinq ans auparavant, le volume PIB de l’année 2025 est estimé à 17 000 milliards d’euros. Pour la période du 15e Plan quinquennal, l’économie chinoise, avec ses bases solides, ses nombreux atouts, sa grande résilience et son énorme potentiel, verra ses conditions de soutien et sa tendance fondamentale à long terme rester inchangées. La Chine transformera ses atouts en une efficacité réelle pour un développement de haute qualité.

    Quelles implications pour le reste du monde ?

    H.Y. : Le plénum a envoyé un signal positif selon lequel la Chine est prête à continuer à partager les opportunités et à promouvoir le développement avec tous les pays. Nous avons clairement indiqué qu’il fallait élargir régulièrement l’ouverture institutionnelle, sauvegarder le système commercial multilatéral et étendre la circulation internationale ; élargir activement l’ouverture autonome, promouvoir l’innovation et le développement du commerce, étendre l’espace de coopération en matière d’investissements dans les deux sens, et construire ensemble une initiative « la ceinture et la route » de qualité [les nouvelles routes de la soie, Ndlr]. Ces dispositions démontrent pleinement la ferme détermination et la confiance de la Chine à élargir son ouverture de haut niveau. Le développement de la Chine injectera inévitablement plus de certitude et d’énergie positive dans le monde.

    Elle fournira plus de sagesse et de solutions chinoises au monde, partagera les opportunités et se développera ensemble avec tous les pays du monde, y compris la France, promouvra une multipolarisation mondiale égalitaire et ordonnée et une mondialisation économique inclusive et bénéfique pour tous, et contribuera à la construction d’une communauté de destin pour l’humanité.

    Comment, dans ce contexte, envisagez-vous votre mission dans le Sud de la France ?

    H.Y. : Cette année marque le 40e anniversaire de l’établissement du Consulat général de Chine à Marseille. Notre Consulat s’est toujours engagé à développer les relations de coopération amicale entre le Sud de la France et la Chine. Nous continuerons à forger l’amitié, à promouvoir activement les coopérations gagnant-gagnant dans divers domaines tels que le commerce et l’investissement bilatéraux, les sciences et technologies, l’éducation, la culture, le tourisme, la connectivité et le développement durable, et à accorder une attention particulière au rôle de la finance dans le renforcement de la coopération bilatérale, afin d’accompagner le Sud de la France à mieux profiter des nouvelles opportunités offertes par le nouveau développement de la Chine et à apporter de nouvelles contributions à l’édification d’un partenariat global stratégique sino-français plus solide et plus dynamique.

  • Brescia, Bergame et Roberto De Zerbi, récit d’une rivalité historique

    Brescia, Bergame et Roberto De Zerbi, récit d’une rivalité historique

    Brescia-Atalanta Bergame, un derby rare mais une adversité et une hostilité réciproques importantes. À l’heure où l’Olympique de Marseille accueille les Bergamasques au Vélodrome, retour sur la rivalité de ces deux clubs de Lombardie. Tout d’abord, Brescia est bien la ville de Roberto De Zerbi. C’est ici qu’il a grandi, qu’il a vu ses premiers matches de football. Interrogé en conférence de presse, le coach italien confirmait que ce match est un peu plus spécial. « Ça m’est arrivé de jouer des équipes italiennes avec mes anciens clubs, mais là c’est un match différent. Je suis né à Brescia, je suis un tifoso de Brescia. Je suis né à 100 mètres du stade, lorsqu’il y avait un match nous en parlions du lundi au dimanche. »

    Deux régions s’opposent

    Mais alors d’où vient ce désamour entre les deux villes voisines ? Au-delà du football, ces cités s’opposent depuis des siècles. Neuf pour être précis. Déjà au XIIe siècle, les historiens ont conté qu’il y a eu des mésententes autour de terres dans la région de Brescia. Nicolas est suiveur de l’Atalanta depuis 12 ans. Il explique que « ces deux provinces sont différentes, avec un vécu différent. Comme souvent, ce sont des histoires de clochers. Historiquement, Brescia est aussi plus bourgeois ». En effet, Bergame est aussi connu pour être une grande vallée industrielle d’Europe.

    Concernant le football, comme dit précédemment, Brescia-Atalanta est un derby rare. 66 matches en 105 ans, une goutte d’eau par rapport à leurs homologues de Milan et leurs 241 oppositions. « La rivalité s’est même un peu estompée au fil du temps car les deux équipes s’affrontaient moins souvent. Brescia a été en Serie B puis est remonté mais l’Atalanta était descendu entre-temps », rapporte Nicolas. « Lors du retour de Brescia en Serie A, en 2019, j’avais bien coché le derby pour ne pas le manquer », continue-t-il.

    Une preuve de cette rivalité moins forte qu’auparavant, cette banderole de soutien des deux clubs, lors d’une crise Covid qui avait très durement touché la région. Depuis cet été, Brescia n’est plus. Sans licence professionnelle, l’équipe a finalement été dissoute après plus d’un siècle d’histoire. Le derby est mort, vive le derby.

  • La liste de gauche Union étudiante bien exclue des élections universitaires à Avignon

    La liste de gauche Union étudiante bien exclue des élections universitaires à Avignon

    Pas de liste de gauche aux élections des représentants des usagers de ce mercredi 5 et jeudi 6 novembre à l’Université d’Avignon.

    La direction de l’établissement a effectivement confirmé, ce lundi 3 novembre, la non-recevabilité en raison « du caractère incomplet des dossiers de candidatures déposés à la date limite fixée par l’arrêté électoral et de l’absence de régularisation dans les délais réglementaires », précisant que « le respect des règles électorales constitue la condition indispensable d’un exercice équitable et transparent de la démocratie universitaire », peut-on lire dans un communiqué de presse.

    Du côté des membres de l’Union étudiante, c’est toujours l’incompréhension qui règne. « Il parle de son attachement aux règles. Mais il a donné un délai pour la commission de recherche, donc cela montre qu’une adaptation est possible. Si cette décision-là n’avait pas été prise, cela aurait été plus cohérent, on aurait accepté. Mais là, il y a une règle pour deux décisions, il se contredit lui-même », confie avec amertume Théo Carette, membre actif de la liste, en s’adressant au président de l’Université, Georges Linarès, décisionnaire final. Un recours devrait être présenté dès la publication des résultats.

    Droite et extrême droite

    La direction de l’Université affirme également regretter que « l’ensemble des sensibilités étudiantes ne puisse être représenté lors de ces élections ». Car c’est en effet la seule liste se réclamant de gauche parmi les quatre en lice, avec notamment la présence de l’UNI et de la Cocarde, proches de l’extrême droite, comprenant notamment des attachés parlementaires du RN en leur sein.

  • Grand Avignon : le collectif de l’eau pointe un manque d’anticipation

    Grand Avignon : le collectif de l’eau pointe un manque d’anticipation

    « Quand on a entendu qu’il n’y avait pas assez d’argent pour des investissements à cause de la baisse de la consommation d’eau, on est tombés des nues. Tout le monde sait que l’on consomme moins d’eau », lance, en ouverture d’une conférence du collectif de l’eau ce mardi 4 novembre, la présidente de l’association, Mireille Dapon.

    Et ce, en référence aux « choix » à faire, évoqués par Xavier Belleville, vice-président (LR) du Grand Avignon en charge des finances, lors du conseil communautaire du 6 octobre : à savoir celui d’augmenter la part de fiscalité dans la facture d’eau et d’investir dans des travaux sur un réseau qui en a grandement besoin, ou bien de ne pas l’augmenter et de réduire fortement ces projets.

    « Cette alerte subite nous a un peu séchés. Pourquoi une espèce de prise de conscience si soudaine et un désir de faire rentrer plus d’argent si on connaît les besoins ? », pousse la présidente. Une problématique qui n’avait pas été abordée lors de la commission consultative des services publics locaux (CCSPL) du Grand Avignon, qui s’est tenue le mardi 23 septembre, soit quelques jours avant ces déclarations. « Avec la raréfaction de la ressource et l’augmentation des pollutions, l’eau va devenir plus chère et la population en a de plus en plus conscience. Mais elle sait moins qu’elle doit payer pour ce qui n’a pas été fait pour l’entretien des infrastructures par les délégataires successifs », pousse le collectif dans un communiqué émis pour l’occasion. « Suez nous dit qu’ils sont en déficit. Mais, en regardant dans des documents que l’on s’est procurés, on peut voir qu’en 2023, par exemple, plus de 600 000 euros de dividendes ont été versés », argumente Mireille Dapon, tout en épluchant les comptes de résultats successifs de l’Eau du Grand Avignon, détenue par Suez France.

    Pour le débat

    « Les usagers payent. Ils doivent participer aux décisions », lance par la suite la présidente, qui regrette « l’opacité » de l’intercommunalité sur le sujet. Et ce, en plaidant, comme depuis plusieurs années, pour une régie publique de l’eau. « Une augmentation du prix de l’eau socialement acceptable, c’est possible. Mais si elle est concertée et contrôlée en régie », poussent-ils. Et d’appeler à ce que le Grand Avignon « organise un débat avec la population, sous peine d’être accusé de mauvaise gestion ».

  • Le candidat Joël Peyre défend l’arrêté anti poids lourds

    Le candidat Joël Peyre défend l’arrêté anti poids lourds

    Fin de matinée, ce mardi. Après plusieurs heures de déambulation sur le thème des mobilités, entre la rocade et Saint-Ruf, Joël Peyre reçoit la presse à proximité de l’arrêt de tram des Sources aux Grands-Cyprès à Avignon. « On entend bien le bruit des poids lourds », prend à témoin l’actuel élu aux finances et candidat (PRG) aux municipales. Manière de défendre le projet de limitation de trafic des 38 tonnes (entre 7h et 19h) sur la rocade, porté avec force par la maire Cécile Helle (PS) et dans les mains de la préfecture. « Je ferai toujours primer l’intérêt des enfants et des préoccupations sanitaires par rapport à ceux des poids lourds », revendique ce médecin, rappelant que l’arrêté ne vise que les plus gros camions et ne bloque pas les dessertes de Courtine et du MIN.

    Autre position sur laquelle Joël Peyre est aligné avec l’actuelle maire : la LEO, dont les crédits pour la phase 2 sont tombés aux oubliettes. Le conseiller municipal plaide pour un tracé reconfiguré le long de la Durance, « beaucoup moins cher et aussi efficace ». Il rejoint également le point de vue de la maire de Villeneuve-les-Avignon pour amorcer d’abord la phase 3 de la LEO avec un nouveau pont sur le Rhône vers le Gard. Des prérogatives transports qui relèvent aussi du Grand Avignon. « Un Avignonnais doit en être le président mais on ne peut pas être maire et président à la fois », clame Joël Peyre. De la mandature qui s’achève à l’agglo, « on ne peut pas dire qu’elle ait été très proactive sur les mobilités ». Il prône la poursuite du tramway vers l’hôpital, quand « un bus à haut niveau de service » suffirait vers Agroparc.

    Enfin, sur la circulation, la matinée a permis d’échanger avec les habitants, commerçants ou associations directement concernés par le plan faubourgs, instauré début 2022. « Il ne s’agit pas de remettre en cause le principe et notamment les 20 000 habitants concernés et satisfaits dans l’ensemble, mais d’identifier certains nœuds qui pourraient être corrigés, comme des sens de circulation, du stationnement ou des ronds-points plutôt que des feux tricolores », esquisse Joël Peyre. Des abris sécurisés pour les vélos et un meilleur entretien des pistes cyclables sont aussi annoncés.

  • Pourquoi l’unité à gauche, souhaitée par tous, coince encore à Avignon

    Pourquoi l’unité à gauche, souhaitée par tous, coince encore à Avignon

    Dans à peine plus de quatre mois (15-22 mars), les Avignonnais éliront un nouveau maire. À gauche, ils sont trois parmi les élus de la majorité à vouloir reprendre le flambeau de Cécile Helle (PS) : David Fournier (PS), Joël Peyre (PRG) et Paul-Roger Gontard (La Convention). Le néophyte de Place publique, Benoît Belvalette, concourt aussi. Tous martèlent que le rassemblement est indispensable pour gagner. Dans une moindre mesure, Mathilde Louvain, tête de liste LFI, est aussi ouverte à élargir le socle mais en revendiquant le leadership. Pourquoi l’union coince alors ?

    Une succession surprise non préparée

    Début février, Cécile Helle a déclenché une déflagration en annonçant ne pas briguer un 3e mandat. Un choix qui a surpris et pris de court l’ensemble de la gauche. Depuis, la maire PS regarde la situation s’enliser sans prendre parti pour tel ou tel candidat. Le fait de ne pas avoir préparé de succession a laissé le champ libre aux ambitions de David Fournier, Paul-Roger Gontard ou Joël Peyre. Si au sein de la majorité, certains ont affiché leur préférence, aucun des candidats n’a naturellement créé un enthousiasme partagé. À cela s’est ajoutée la candidature de Benoît Belvalette (Place publique), soutenue par le premier adjoint (DVG) Claude Nahoum.

    Ce qu’ils disent sur l’union

    « L’union est un combat, quand on n’est pas uni, on ne gagne pas », martelait David Fournier dans les premières heures suivant l’annonce de Cécile Helle. Désigné premier des socialistes début avril, l’adjoint à l’administration municipale s’attelle d’abord à réunir le soutien des partis de gauche de la majorité pour ensuite arriver en position de force auprès de Joël Peyre, Benoît Belvalette et Paul-Roger Gontard. David Fournier a déjà l’appui de Génération écologie et des Écologistes qui, ont opté la semaine dernière, pour mener une alliance avec le PS plutôt qu’avec LFI. Il promet d’autres annonces « prochainement » sans en dire davantage. « On se mesurera à ce moment-là », glisse Joël Peyre ce mardi (lire ci-dessous) qui juge le rassemblement « indispensable », à aboutir « d’ici à la fin du mois ». Même tonalité chez Paul-Roger Gontard : « Il y aura un rassemblement, personne n’est capable de gagner seul », estime l’adjoint à l’urbanisme. Benoît Belvalette l’assure aussi : « Il y a un dialogue permanent avec les forces de gauche [hors LFI], il faut absolument qu’on arrive à s’entendre, c’est fort probable qu’on puisse avoir une liste commune au 1er tour », veut croire le candidat de Place publique.

    L’incertitude nationale et le poids des partis

    « La dynamique de discussions a été ralentie par le national », estime Paul-Roger Gontard. La possibilité d’une nouvelle dissolution a longtemps occupé les esprits, reléguant donc les municipales après de potentielles législatives. Une hypothèse qui n’est pas encore totalement exclue. Dans la même veine, chaque parti politique a son propre calendrier interne pour les soutiens et investitures. Le PS national a fait d’Avignon une ville prioritaire à préserver, David Fournier revendiquant sa légitimité en s’appuyant sur le fait que la ville soit détenue par le PS. Ce qui pèse aussi dans les discussions entre états-majors nationaux sur des soutiens réciproques d’une ville à l’autre selon les sortants.

    Un spectre d’alliances variable

    Actuellement, la majorité sortante va du PCF au centre gauche (sans les écologistes) voire encore un peu plus avec Bernard Autheman, « soutien critique » d’Emmanuel Macron, qui s’est rangé derrière Joël Peyre. Côté PCF, qui a désigné en juin les élus Julien De Benito et Anne-Catherine Lepage comme chefs de file, on milite toujours pour un large rassemblement des « forces de gauche, écologistes et citoyennes » en faisant d’abord passer les projets avant les personnes. Génération. s et l’Après s’inscrivent dans la même logique. David Fournier se pose, lui, en poids central de l’union, pensant être le seul à pouvoir rassembler aussi bien le PCF (les ponts ne sont pas coupés avec LFI mais ce n’est pas l’option prioritaire) que le centre gauche. Mais « sans faire de macronisme », déclarait-il dans La Provence, mi-octobre. Le trio Belvalette-Gontard-Peyre récuse toute alliance avec les insoumis. « Il faut une majorité plus large qu’aujourd’hui », plaide Paul-Roger Gontard. Traduction, viser un peu plus à droite. Cependant, le champ s’est considérablement réduit depuis que le collectif Voix d’Avignon (bloc macroniste) se tourne ou va se tourner vers le DVD, Olivier Galzi (notre édition d’hier). « Il n’est pas ma tasse de thé », prévient Joël Peyre à propos de l’ex-journaliste TV.

  • La grève continue au lycée du Golfe de Saint-Tropez

    La grève continue au lycée du Golfe de Saint-Tropez

    En grève dès le premier jour de cette rentrée pour s’opposer à la réintégration de leur chef d’équipe dont les agissements, disent-ils, portent atteinte à leur santé, les personnels techniques du lycée du Golfe de Saint-Tropez étaient à nouveau mobilisés mardi. Pour mémoire, ce cadre mis en cause avait été suspendu de ses fonctions à titre conservatoire en novembre 2024 par le proviseur du lycée. Or, la Région a décidé de le réintégrer dans ce même établissement.

    « La vice-présidente s’est déplacée hier, nous a écoutés mais apparemment ne nous a pas entendus, puisque la collectivité reste sur ses positions », lâche Éric Moretti pour le syndicat CGT des personnels du conseil régional.

    Visiblement donc, le mouvement est parti pour être reconduit si rien ne bouge. Pas ce mercredi puisque les personnels sont reçus par la Région pour leur demande de protection fonctionnelle. Mais sans avancée… « La demi-pension a été fermée jusqu’à ce qu’une décision favorable pour les agents soit prise », confirme Florence Capello, en expliquant que « des alertes, au niveau du syndicat, ont été faites auprès des instances sur la protection des agents concernant la maltraitance ».

    « On vit ça au quotidien avec eux et on les soutient à 100%. Comme d’ailleurs toute la communauté scolaire, parce que tout le monde sait ce qui se passe au sein d’un établissement scolaire, les choses sont connues de tous », déclare une secrétaire sortie devant l’établissement pour accrocher une banderole.

    Elle ajoute : « Quand on voit les agents en pleurs, dépités, dans l’incompréhension… ça laisse peu place au doute ! Ce qu’ils vivent, c’est abominable ! »

    « En tout cas lorsque ce monsieur est absent, ils viennent au lycée avec le sourire », confirme Carine, agent administratif également. Et de poursuivre : « On ne peut pas aller au travail en ayant peur, en ayant une boule au ventre. »

    Des élèves de BTS venus exprimer leur solidarité sont visiblement choqués par ce que vivent leurs aînés. « Ça, c’est du harcèlement psychologique », tranche Ambre. « Et vous imaginez un harceleur qu’on remettrait à côté de la victime… »

    « Il faut soutenir tout le monde. Élèves comme profs ou agents du lycée. Pour moi tout le monde est au même niveau », insiste Lisa approuvée par Léa et Émile.

    La CGT rappelle que dans leurs revendications adressées à la collectivité, les agents ne demandent pas de sanction mais se contentent de demander la mutation de ce chef de service pour pouvoir exercer leurs missions sereinement.

    « Si le proviseur a pris cette décision l’année passée, c’est qu’il y avait des raisons sérieuses ou un dysfonctionnement grave », insiste Florence Capello.

    La vice-présidente Florence Bulteau-Rambaud, contactée hier par téléphone, a confirmé que le retour de ce cadre aux méthodes peu conventionnelles a bien été acté au sein de l’établissement. « Mais avec une fiche de poste adaptée, c’est-à-dire qu’il n’aura plus de fonction d’encadrement auprès des agents », précise-t-elle. Et de concéder également qu’« il est apparu au cours de l’enquête administrative qu’il y avait certains points sur lesquels cet agent devait être accompagné ». Visiblement, oui. Pour le moins.

    Pas sûr que cette position soit acceptable par les agents d’entretien.

    À suivre, donc.