Author: tecnavia

  • À Marseille, l’espoir d’une paix mondiale

    À Marseille, l’espoir d’une paix mondiale

    « C’est dans le crépitement des armes que notre gouvernement, autoritaire et illégitime, prend des décisions coupables, même s’il tente de se racheter en reconnaissant tardivement l’État de Palestine. » Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône donne le ton du rassemblement marseillais à l’occasion de la Journée internationale de la paix.

    « Du Congo au Yémen, de la Birmanie au Soudan, de l’Ukraine à la Palestine, des millions d’êtres humains sont massacrés. Rien ne peut justifier de telles atrocités », tonne le pacifiste. Il est entouré par de nombreux militants du mouvement social et d’associations diverses : CGT, FSU, Libre Pensée et organisations politiques. Les élus communistes étaient d’ailleurs présents en nombre : Nathalie Tessier et Jean-Marc Coppola, adjoints PCF au maire de Marseille, ou encore la conseillère municipale Marie-José Cermolacce et l’élue martégale Camille Di Folco. « Solidarité avec le peuple palestinien et sa lutte contre la colonisation et pour un État reconnu internationalement », a plaidé Florian Le Pape pour le PCF. Quand Jessica Jadé, pour l’UD CGT 13, a insisté : « La reconnaissance de l’État palestinien est une étape mais nous devons exiger la fin du génocide, du blocus et de la famine à Gaza. »

    Même raisonnement pour la FSU 13. « La paix ne doit plus être vue comme la “non-guerre mais, pour reprendre Bertrand Badie, comme l’art de la coexistence. Ainsi, en Palestine, il n’y aura pas de paix sans la reconnaissance du droit des Palestiniens à construire un État, sans la coexistence des peuples palestinien et israélien », analyse Franck Balliot, co-secrétaire départemental. En bref, une matinée d’échanges et de prises de position résolument en faveur de la paix pour ce rassemblement solidaire.

  • Répondre à l’urgence

    Répondre à l’urgence

    C’est un cap historique que s’apprête à franchir la France en reconnaissant officiellement l’État de Palestine, à l’ONU. Ce geste, longtemps espéré, représente certes un symbole. Mais pas seulement. Il manifeste la volonté de relancer un processus de paix agonisant et d’affirmer le droit du peuple palestinien à l’autodétermination.

    Malgré les vives critiques, venues d’Israël et de son allié inconditionnel américain notamment, la France n’est pas isolée : neuf autres pays, dont le Royaume-Uni ou la Belgique, reconnaîtront aussi l’État de Palestine. Cette démarche « s’inscrit dans un plan de paix complet pour la région », a considéré Emmanuel Macron.

    Face à l’impasse diplomatique, à la violence qui ravage Gaza et à l’enlisement du conflit, la France rappelle que la solution à deux États reste la voie crédible vers une paix juste et durable.

    Une position constante

    Cette initiative s’inscrit dans une tradition diplomatique constante. Dès les années 1960, le général de Gaulle posait les bases d’une politique française indépendante, appelant à la coexistence de deux États, israélien et palestinien, vivant côte à côté dans des frontières sûres et reconnues. Comme le prévoit le plan de partage de l’ONU, voté en 1947, avec la voix de la France.

    Reconnaître la Palestine, c’est rejeter l’amalgame entre un peuple et le Hamas. C’est aussi répondre à l’urgence. Chaque jour qui passe rend la perspective d’un État palestinien plus lointaine. Cette reconnaissance n’est, cependant, pas une finalité. Alors que la Journée internationale
    de la paix vient d’être célébrée, la communauté internationale doit se mobiliser pour que le droit prime sur la force.

  • Reconnaître la Palestine, un chemin de paix

    Reconnaître la Palestine, un chemin de paix

    Enterré depuis près de 30 ans et laissant les Palestiniens au désespoir de voir leur droit à l’autodétermination s’accomplir, le processus de paix est rendu de plus en plus incertain depuis l’attaque terroriste du Hamas, le 7 octobre 2023, contre des civils israéliens, et la vengeance sanglante qui s’en est suivie, orchestrée par le gouvernement de Benjamin Netanyahu contre les Palestiniens, dans la bande de Gaza, mais aussi en Cisjordanie occupée. Un peuple génocidé sous les yeux du monde avec la complicité des États-Unis.

    Cette reconnaissance intervient alors que l’armée israélienne est en train de raser la ville de Gaza en dépit des condamnations internationales, essentiellement verbales.

    Le président de la République, Emmanuel Macron, prendra la parole à la tribune des Nations Unies à New York à 15h30 heures locales, 21h30 en France. Il s’exprimera devant les représentants de tous les pays de l’ONU rassemblés pour l’Assemblée générale de l’organisation qui célèbre cette année son 80e anniversaire dans un contexte international sanglant.

    Jeudi 17 septembre, Emmanuel Macron a défendu, sur la chaîne de télévision israélienne N12, sa décision de reconnaître un État palestinien, « meilleure manière d’isoler le Hamas » tout en condamnant une fois de plus vivement l’offensive à Gaza qui « détruit totalement » la « crédibilité d’Israël ». Pour lui, « reconnaître un État palestinien, c’est simplement décider de dire “la perspective légitime du peuple palestinien et ce qu’il endure aujourd’hui, n’a rien à voir avec le Hamas” ». Il a plaidé la cause de son plan, qui accompagnera son annonce formelle ce lundi à l’ONU, estimant qu’il s’agissait d’un « processus » censé « déclencher une série de nouveaux comportements et de nouveaux engagements ». Le président français, lors de l’entretien accordé à la télévision israélienne, a aussi estimé que « l’approche de votre gouvernement, de quelques ministres particulièrement, est de détruire la possibilité d’une solution à deux états ». Or « il y avait urgence », notamment en raison des menaces d’annexion de la Cisjordanie occupée. « C’était la dernière occasion avant que proposer la solution à deux états ne devienne totalement impossible », a-t-il insisté.

    Mahmoud Abbas interdit de visa par Donald Trump

    L’assemblée générale de l’ONU a déjà adopté à une large majorité, le 12 septembre, ce plan franco-saoudien qui exclut clairement le mouvement islamiste palestinien de toute gouvernance future. Ce geste « symbolique » pourrait avoir une vraie portée « si les pays qui reconnaissent la Palestine enchaînent avec d’autres mesures pour tenter de faire pression sur Israël pour mettre fin à sa campagne à Gaza », commente Richard Gowan, de l’International Crisis Group. Mais l’analyste craint dans le même temps des représailles israéliennes, évoquant un risque d’« escalade » de la part du Premier ministre Benjamin Netanuyhu, qui doit s’exprimer à la tribune de l’assemblée générale, dans les prochains jours, et a clairement dit qu’« il n’y aurait pas d’État palestinien ».

    Les États-Unis, principal allié d’Israël, se sont eux aussi publiquement opposés à ce processus et ont annoncé qu’ils n’accorderaient pas de visa à la délégation palestinienne, dont le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Il pourrait s’exprimer par vidéo mais ne pourra se rendre à New York.

    Donald Trump a aussi usé une nouvelle fois du veto américain au conseil de sécurité de l’ONU, le 17 septembre, pour empêcher l’adoption d’un texte réclamant un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et l’accès humanitaire au territoire palestinien. Depuis le début des représailles israéliennes, près de 65 000 Gazaouis ont été tués sur quelque 2,2 millions d’habitants, soit plus de 10% de la population initiale de la bande de Gaza.

    148 pays sur 193 pays membres de l’ONU reconnaissent l’État palestinien. Si le Royaume-Uni rejoint la France, quatre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies auront reconnu ce nouvel état, puisque la Chine et la Russie l’ont fait dès novembre 1988, dans la foulée de la déclaration d’indépendance de la Palestine, le 15 novembre 1988 par le conseil national palestinien, présidé à l’époque par Yasser Arafat.

  • Toulon. Un village pour informeret débattre

    Toulon. Un village pour informeret débattre

    La CGT a toujours été pour la paix entre les peuples », rappelle Richard Roméo-Giberti, le secrétaire général de l’UD varoise. Un engagement sans faille contre la guerre qui prend encore hélas cette année une importance capitale au regard de « la situation génocidaire en Palestine », insiste-t-il. Le village pour la paix dressé ce dimanche matin sur la place d’Armes à Toulon est là pour mettre en avant l’urgence de « s’occuper des questions qui sont en rapport à la chose militaire ». Ce qui rejoint les revendications de la CGT avec le Pôle public national de Défense. C’est-à-dire du contrôle de la vente des armes par les représentants de la nation.

    « J’ai été embauché à l’arsenal dans les années 80 par le ministère de la Défense. Je travaillais pour la défense de mon pays », intervient à ses côtés Didier Quattropani (CGT Arsenal). Or, ajoute-t-il c’est devenu depuis quelque temps, le ministère des Armées. Un changement d’intitulé pas si anodin que ça parce que ça se traduit dans les faits par une tout autre logique, déplore le syndicaliste, « avec un budget basé sur l’export ». « Et ça, pour nous, c’est contre-nature, parce que quand on fait de l’export d’armes, on sait très bien que malheureusement, un jour ou l’autre, ceux à qui on importe, ils vont s’en servir », conclut-il.

    « La paix, ce n’est pas un état qui se définirait par l’absence de guerre mais un objectif qui passe forcément par la justice », rappelle Éric Brune pour la Fédération nationale des Travailleurs de l’État.

    Parmi les stands présents, celui aussi de Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa), un combat qui s’inscrit tout naturellement, explique Pascal Brun, dans la Journée internationale pour la paix dans le monde. « L’antifascisme, c’est lutter contre les différences, contre la haine, contre les nationalismes qui sont la plupart du temps à l’origine des guerres », rappelle-t-il

  • Jour et nuit, la CGT énergie maintient la pression

    Jour et nuit, la CGT énergie maintient la pression

    « On revendique 9% d’augmentation. Le niveau 1 est sous le Smic, c’est pas légal », rappelle Géraldine. Ingénieure nucléaire, la jeune femme ne compte plus ses nuits et ses jours passés à tourner sur le piquet. Si elle est aussi déterminée, c’est que la lutte des travailleurs de l’énergie est incontestablement juste : « La masse salariale ne pèse que 14% dans la facture. Ce qu’on demande ça l’amènerait à 17%. À titre indicatif, dans le privé pour la production de produits finis, la moyenne est de 37%. »

    L’organisation sur le site est parfaitement rodée, dans la joie. Christelle, gazière, s’attelle à la préparation d’un « mille feuilles de lutte ». Elle a prévu de passer la nuit sur un des lits de camp, samedi soir. Pour permettre aux uns de recharger les batteries, d’autres prennent le relais en s’inscrivant sur le planning affiché sur le frigo. Elle est accompagnée de son fils. L’adolescent file la main à deux retraités en débitant des palettes pour alimenter le feu. « Les nuits sont courtes et les jours sont longs », plaisante Charly, cheminote, qui figure aussi au tableau des astreintes nocturnes. L’activité est permanente et chaque nouvel arrivant se trouve une mission. Pour agrémenter le tout, « on met des ateliers en place, toujours autour du thème de la lutte sociale », précise Christelle en désignant des peintures et des poteries.

    Les méthaniers à l’arrêt

    Mais les parties de cartes ou les soirées-concerts n’empêchent pas les discussions de fond. Gérard, retraité de GRDF, fait part de ses inquiétudes : « L’abandon du service public a conduit à des stratégies comptables. à force de tirer sur les ficelles, formations, effectifs, on multiplie le risque d’accident, on court à la catastrophe. Le danger est réel pour les techniciens et pour les usagers. »

    Serge, électricien en poste au Merlan (14e), est arrivé les bras chargés d’un énorme plat de poivrons. Pas plus que les autres, il n’entend lâcher la pression. « Ce qui les fait plier, c’est la baisse de production. » Sans réponse depuis trois semaines, les travailleurs sont passés au cran supérieur. Du Tonkin à Fos, les terminaux méthaniers sont à l’arrêt. De même pour le site de stockage à Manosque. Serge détaille la stratégie : « Les bateaux sont immobilisés. Comme on ne peut pas y conserver le gaz, ils sont obligés de le brûler à la torchère et ça leur coûte des millions par jour. »

    Autour du brasero où les militants font griller des chamallows, Bacri, habitant du 3e au RSA, s’est proposé pour renforcer la permanence de nuit. « C’est normal d’être ici, estime-t-il, parce que quand j’ai payé le loyer et la facture d’électricité, il ne reste plus grand-chose. » Face à ses difficultés financières, son fournisseur « a basculé le compteur en mode restreint depuis un an. Je dois choisir entre la machine à laver ou le chauffage sinon ça disjoncte. » En France, plus de 12 millions de personnes sont déjà en situation de précarité énergétique. Le retour au taux réduit de TVA à 5,5% sur la facture des usagers est une autre revendication forte de la Fédération CGT de l’énergie (FNME). Avec la loi de finances pour 2025, la TVA flambe à 20% depuis le 1er août. Si la pétition en ligne* atteint 100 000 signatures la proposition de loi portée par le groupe communiste devra être soumise au Sénat.

    Sur le piquet, un quiz musical a clôturé la soirée. David remet une bûche dans le feu avant de prendre congé des quatre volontaires qui se glissent dans les duvets. Au petit matin, Martine, retraitée CGT des IEG, débarque avec des viennoiseries à partager, avant de filer sur le rassemblement du Mouvement de la paix. D’autres bras solidaires affluent pour une remise en propreté du piquet… et pour parer aux pluies annoncées.

    * https://petitions.sénat.fr

    « Aujourd’hui, techniciens
    et usagers sont en danger »

  • À la Margeray, deux familles au milieu des travaux

    À la Margeray, deux familles au milieu des travaux

    De sérieuses fissures zèbrent la façade arrière de l’immeuble Lambert-Meï sur toute sa hauteur. Des capteurs y ont été apposés pour en mesurer l’évolution. « Elles sont profondes, ça traverse jusque dans le salon, précise Manuel Rodriguez, locataire d’un des logements les plus impactés, on a alerté il y a plus de trois ans. Il a fallu qu’on signale le problème sur Histologe pour avoir une réaction du bailleur. »

    Des travaux ont démarré le 15 septembre. Mais dans le bloc de huit appartements, deux familles sont encore dans leur logement, en proie aux vibrations, aux poussières, au bruit et à l’angoisse. Devant les engins qui ont commencé à creuser une tranchée en pied d’immeuble, elles ont accroché une banderole « pour être relogées le temps des travaux, conformément à nos demandes », explique Brahim Kherraz.

    « On ne sait pas combien de temps ça va durer… quatre mois, croit savoir un ouvrier. Mais vu comme les murs ont bougé, c’est du lourd », craint Manuel Rodriguez. Le retraité qui souffre d’une santé très fragile, sous respirateur avec difficultés à se déplacer, suite à une rupture d’anévrisme et qui nécessite des soins réguliers, déplore la situation de blocage : « J’ai demandé un logement à proximité pour assurer le suivi médical avec mon médecin traitant et mon infirmière, mais j’ai obtenu trois propositions pour le même logement dans l’immeuble plus bas qui était squatté, une à Saint-André, dans le 15e et une au 5e étage vers la Timone. » Pour la seconde famille, les propositions n’ont pas paru plus acceptables : « On a demandé le 13e ou le 14e. On a eu une proposition aux Oliviers A. Or il n’est pas question que mes enfants soient exposés aux tensions de la cité », regrette également Brahim Kherraz.

    Sur le site, aucun affichage en lien avec le chantier. En soutien aux locataires, Rachida Tir, membre de la CSF, confirme : « Ils ne disposent d’aucune information officielle. Une seule des propositions a fait l’objet d’un recommandé, le reste ce sont des mails. Nous interpellons HMP, mais nous n’obtenons rien en retour. Le sentiment de mépris de leur bailleur à leur égard est réellement justifié. » La militante associative a tenté d’autres voies sans succès. « Je suis remontée jusqu’à l’élue de la mairie de secteur Hayat Atia, qui n’a rien trouvé dans les documents d’urbanisme. »

    Il faut en effet aller piocher dans un extrait du registre des délibérations du bureau de la Métropole Aix-Marseille-Provence pour dénicher un document administratif du 22 février 2024, relatif à cette « opération d’un montant de 1 853 760 euros financée par un emprunt d’un montant total de 1 483 000 euros proposé par la Caisse des dépôts et consignations » qui est destiné « à financer une opération de réhabilitation de 85 logements locatifs sociaux » de la Margeray. Elle porte « sur la rénovation du bâti et la rénovation énergétique. Les travaux prévus sur cette résidence concernent le renforcement des fondations par micropieux, la reprise des fissures, la rénovation de la façade et des appartements ».

    Du côté de l’office public HLM, que nous avons contacté, on précise : « Il n’y a pas d’obligation d’affichage pour ce type de travaux. Des études géotechniques ont montré que l’extrémité du bâtiment s’est affaissée. » La durée totale de l’opération est estimée à « trois mois pour un sol porteur sain et trois mois pour le traitement des façades et des intérieurs ». Quant à la nécessité d’évacuer les locataires sauf deux : « Des propositions ont été faites, dont certaines sur site. Toutes ont été refusées. Nous n’avons pour l’heure rien qui corresponde à leurs desiderata », tranche l’office.

    « Il y a du mépris à l’égard de ces locataires »

  • Une vague orageuse intense provoque des perturbations dans la région

    Une vague orageuse intense provoque des perturbations dans la région

    Comme annoncé, une vague orageuse intense a touché la région, dimanche soir. Les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et du Vaucluse étaient placés par Météo France en vigilance orange pluies-inondations, mais aussi orage, jusqu’à ce lundi matin.

    Dès l’après-midi, plusieurs quartiers de Marseille ont vu leurs rues inondées, comme au niveau du Vieux-Port ou dans le 13e arrondissement, par exemple. Des scènes similaires ont été observées à Cassis, où des trombes d’eau se sont également abattues. Des inondations ont touché Plan-de-Campagne ou encore Salon. Une dizaine de vols en direction et en provenance de l’aéroport Marseille-Provence, à Marignane, ont été perturbés. « 99 mm d’eau ont été relevés en trois heures à Eyragues », a précisé Météo-France.

    Dans le Vaucluse, la circulation des trains a été interrompue de Miramas vers Avignon, Avignon-Tarascon et dans les deux sens entre Avignon et Avignon TGV. Sur les communes d’Avignon, Morières et de Vedène, 115 mm de cumuls de pluie ont été relevés avec des chutes d’arbres recensées. Plusieurs foyers ont été privés d’électricité à Avignon, Carpentras, Sarrians, a précisé la préfecture de Vaucluse.

    Les pompiers de ces deux départements sont aussi fortement mobilisés, principalement sur des missions de reconnaissance et de pompage d’habitations inondées.

  • Joël Yerpez mise sur la proximité pour sa campagne

    Joël Yerpez mise sur la proximité pour sa campagne

    Près d’une centaine de personnes étaient réunies cours Aristide-Briand. « C’est important pour nous d’avoir ce local afin de recevoir les gens, mais aussi se regrouper pour travailler. Cette inauguration est également l’occasion de présenter l’ensemble de la liste aux habitants de La Fare et d’échanger », confie Joël Yerpez.

    Candidat depuis janvier dernier, il s’appuie sur une liste constituée de 29 personnalités issues d’horizons divers : « Il y a des personnes d’expérience, démissionnaires, il y a un an, du conseil municipal, mais aussi de jeunes recrues volontaires. »

    Joël Yerpez ajoute : « On se présente sans étiquette. Il y a des gens plutôt de gauche, d’autres plutôt de droite. Chacun a ses idées. Le but est de rassembler autour d’un projet citoyen, démocratique et de proximité. »

    « Héritage d’Olivier Guirou »

    Le candidat a été le premier adjoint à l’urbanisme d’Olivier Guirou, maire (PS puis divers gauche) de 2008 jusqu’à son décès, en janvier 2024 : « Je me revendique tout à fait de l’héritage d’Olivier Guirou. Une personne qui aimait les gens, attentif à la population et qui adorait le village. Un ami d’enfance. »

    Joël Yerpez s’oppose à Jérôme Marcillac, actuel maire qui a pris la suite d’Olivier Guirou et ex-adjoint au développement durable. Deux autres candidats se sont déclarés dans cette commune de 9 000 habitants : Gérard Cruz et Richard Campanelli. « Nous sommes à l’écoute des habitants », conclut Joël Yerpez.

  • Un film indépendant, fruit d’un élan citoyen et porté par la jeunesse

    Un film indépendant, fruit d’un élan citoyen et porté par la jeunesse

    « Nous avons tourné ce film de manière totalement indépendante, sans financement public. Parmi celles et ceux qui connaissent l’industrie audiovisuelle, certains diront que cela relève peut-être du courage, d’autres diraient de la folie », introduit Ichraf Aboudi, cofondatrice de Sina Films. La jeune équipe de Sina Films s’est lancé le défi de réaliser son court-métrage sans l’appui des mastodontes de l’industrie. Des partenaires locaux, tels que Sunsetcam, Arts Sud, Méta Pictures et Provence Studio ont contribué à la réalisation du film.

    Au-delà du soutien du Camp des Milles, dont le site mémoriel a servi de studios pendant les sept jours de tournage, des associations ont soutenu la production. Parmi elles, le centre Edmond-Fleg de Marseille, le Crif Marseille-Provence, le Fonds social juif unifié (FSJU), mais aussi la Licra. La projection du court-métrage dans les écoles se fera notamment grâce au tissu associatif partenaire. Le projet, primé par la Chair Unesco Mémoire et Citoyenneté, a aussi bénéficié d’un financement participatif à hauteur de 48 contributeurs. « On a coché toutes les cases de nos objectifs, Sina Films a porté le projet de l’intérieur, rapporte Sébastien Nourian. Nous avons fait ce film avec à peu près 15% du budget prévu, lorsque nous envisagions de candidater aux financements publics usuels. » Pour le prochain projet de SinaFilms, Noor, qui traite du génocide arménien toujours par le regard d’enfant, « de nombreux partenaires sont venus demander de quelle façon ils pouvaient nous soutenir », confie Sébastien Nourian.

  • Un court-métrage conjugue art et mémoire du Camp des Milles

    Un court-métrage conjugue art et mémoire du Camp des Milles

    Vingt minutes. Si peu de temps pour raconter le lourd passé du Camp des Milles, d’où 2 000 juifs ont été déportés, dont des enfants, sous l’autorité de Pétain. Pour la première fois, un court-métrage, réalisé par Sébastien Nourian, 28 ans, et produit par les équipes de Sina Films dont il est cofondateur, a été tourné sur les lieux. Dévoilé en avant-première lundi 15 septembre à la Manufacture en présence d’élus locaux et de représentants d’associations, l’œuvre capture ce qui a pu être la terreur d’enfants déportés au travers du jeu de Léo et Max Garcia, jeunes acteurs choisis pour incarner Isaac et Joseph.

    Au travers d’un genre bien spécifique, celui de l’épouvante-horreur, Sébastien Nourian livre une fiction qui a pour vocation de stimuler la conscience du public sur les conséquences extrêmes des mécanismes de haine qui gangrènent une société. Un sujet mêlé au scénario fictif dans lequel deux jeunes frères, en visite au Camp des Milles, explorent les lieux en s’adonnant à une partie de cache-cache. Lorsque Joseph disparaît, Isaac se retrouve propulsé en 1942. Rapidement, les images en noir et blanc de déportation, de biens dépouillés, de cris jalonnent une scène de course-poursuite entre le jeune garçon et un SS.

    « Capter l’attention »

    « Le genre ici n’est pas une supercherie esthétique : on cherche à faire sursauter le spectateur. Ce n’est pas un sursaut purement d’effroi, mais éthique. Ce genre semblait être la forme cinématographique la plus adaptée à cela, explique Sébastien Nourian. D’autant plus que le film a vocation à être diffusé dans les établissements scolaires. Il faut pouvoir capter l’attention des jeunes générations en leur offrant un spectacle qui va les saisir au niveau des émotions. C’est peut-être par l’émotion qu’on va les ramener au discours sur la citoyenneté, le vivre-ensemble. Plus par la théorie. »

    L’idée du court-métrage a, elle aussi, été pensée pour s’adapter au jeune public, au-delà de sa diffusion prochaine dans des festivals « nationaux et internationaux », promet le réalisateur. Derrière la façade culturelle du projet se dresse surtout l’enjeu « d’éveiller » le spectateur. Un travail de recherche en lien avec le Camp des Milles a permis de respecter, plan par plan, une réalité historique. Doublé de rencontres régulières avec Denise Toros-Marter, résistante et ancienne déportée, qui prête sa voix en ouverture et clôture du court-métrage. Invitée pour l’avant-première, elle n’a pu se déplacer pour des raisons de santé.

    « L’art permet de toucher quelques personnes et de les éveiller à des thématiques auxquelles ils n’auraient pas pensé avant », estime Sébastien Nourian. Mêler « Art et mémoire » est un thème qui a d’ailleurs été débattu en fin de projection.