Author: tecnavia

  • Jusqu’à 350 000 visiteurs attendus pour cette nouvelle édition

    Jusqu’à 350 000 visiteurs attendus pour cette nouvelle édition

    Une année de plus pour fêter son centenaire. La 100e édition de la foire internationale de Marseille s’est ouverte ce vendredi 26 septembre au Parc Chanot (8e), en présence du maire de Marseille Benoît Payan. Jusqu’à 350 000 visiteurs sont attendus d’ici le 6 octobre.

    La foire, une « institution » à Marseille

    Depuis sa création en 1925, la foire de Marseille est devenue un rendez-vous incontournable pour tous les habitants de la ville et bien au-delà. Un événement qui rassemble, et que l’on partage souvent entre les générations. « Je viens à la foire depuis que je suis petite, je venais avec mes parents, et maintenant j’y amène mes petits-enfants », raconte notamment Jeanne, 66 ans, alors qu’elle se dirige vers le Hall 8, dédié à la décoration et l’artisanat.

    Benoît Payan, qui vient à la foire depuis maintenant « 42 ans », considère l’événement comme une « institution » pour la ville de Marseille. « C’est un lieu où l’on découvre des choses extraordinaires », souligne le maire avec fierté, après avoir traversé le hall des produits du terroir, riche de spécialités culinaires du monde entier.

    Un label pour mettre en avant la production locale

    Si la foire de Marseille accueille chaque année des exposants venus de tous les pays, la nouveauté, pour cette centième édition, un nouveau label est mis en avant : « Fabriqué à Marseille. » Dès l’entrée du parc, au niveau de l’esplanade 1, le parvis 100% marseillais accueille les visiteurs pour promouvoir la richesse et la diversité de la production locale. Confiseries, boissons artisanales, produits cosmétiques et d’entretien, mais aussi objets décoratifs et accessoires de mode : une quinzaine de stands sont présents pour illustrer le nouveau label, détenu à ce jour par 107 entreprises.

    Parmi les exposants marseillais, Nathalie Cornec est vigneronne depuis 2016. À l’occasion de l’acquisition du label, « je me suis associée avec deux autres entreprises de fabrication de boissons pour proposer des vins naturels, du cidre BIO, ainsi que des bières artisanales », toutes produites dans le périmètre de la gare Saint-Charles ! Car l’objectif de ce nouveau label est de mettre en avant ce que l’on est capable de faire, « et à Marseille, on est capables de faire de grandes choses », estime le maire de la ville.

    La foire de Marseille, jusqu’au 6 octobre au Parc Chanot.

    Infos sur foiredemarseille.com.

  • L’ultra droite dans le viseur du procureur après des violences

    L’ultra droite dans le viseur du procureur après des violences

    Les faits se sont déroulés en marge de la manifestation à l’appel de l’intersyndicale, jeudi 18 septembre. Selon plusieurs témoins et des images de vidéo surveillance, des individus s’en sont pris physiquement et très violemment à plusieurs habitants de Montpellier, place des Beaux-Arts. « Un groupe d’individus, manifestement issu de l’ultra droite, a violemment agressé plusieurs personnes sur la place des Beaux-Arts », a dénoncé dès le lendemain le maire de Montpellier Michaël Delafosse (PS). « En ma qualité de maire de Montpellier, j’ai immédiatement saisi le procureur de la République en application de l’article 40 du Code de procédure pénale. »

    Le procureur de Montpellier, Thierry Lescouarc’h a déclaré mardi soir : « Après analyse, je vous indique saisir les services de la DIPN (Direction interdépartementale de la police nationale) de ces faits afin de mener les investigations pour en établir les circonstances précises et le mobile. » L’affaire, grave, fait également fortement réagir le syndicat SNES-FSU du lycée Joffre. Dans un communiqué, les professeurs s’interrogent sur la passivité supposée des forces de l’ordre : « Comment justifier que la police, dûment informée du lieu où se trouvaient ces individus, les laisse errer longuement aux abords d’un établissement scolaire ? Pourquoi les laisser libres de leurs agissements alors qu’ils menacent des lycéens et des lycéennes, et qu’ils les injurient, ciblant de manière privilégiée des jeunes filles ? (…) Nous demandons à la préfecture de l’Hérault de clarifier ces points, d’autant que cette totale liberté d’agir semble avoir conduit à une grave agression physique dans le quartier des Beaux-Arts dans les heures qui ont suivi », écrit la section syndicale.

    Les parlementaires

    de gauche réagissent

    Le préfet de l’Hérault François-Xavier Lauch est aussi directement interrogé, par courrier daté du 24 septembre, par la députée et le sénateur socialistes de l’Hérault, Fanny Dombre-Coste et Hussein Bourgi : « Pourquoi alors qu’ils multipliaient les escarmouches (notamment à la hauteur du Lycée Joffre) et que les agents de la BAC étaient présents, les forces de l’ordre n’ont pas réajusté les moyens pour contrôler ces individus, les arrêter ou les interpeller ? » demandent les deux parlementaires au représentant de l’État. La députée de l’Hérault Nathalie Oziol (LFI) a également saisi le procureur de Montpellier : « A l’heure où nous assistons à une multiplication des crimes racistes, et à la libération des violences de l’extrême droite, de tels événements ne sauraient rester impunis », écrit la députée.

    Au soir du 18 septembre, la préfecture de l’Hérault dressait le bilan de la journée en faisant état « de 22 interpellations dont 21 à Montpellier (ports de masques et fumigènes, ports d’armes prohibées, dégradations et outrages). 18 personnes en garde à vue. » Sans préciser le profil des personnes concernées.

  • La foire de Marseille souffle ses cent bougies

    La foire de Marseille souffle ses cent bougies

    À l’initiative d’une coopérative des représentants et voyageurs de commerce, la première édition de la foire voit le jour en septembre 1925. Elle se déroule dans les 5 000m2 du Grand Palais du parc Chanot et accueille 350 exposants et 75 000 visiteurs. Intitulée « quinzaine industrielle et commerciale des représentants et commerçants », la mention marché méditerranéen donne l’orientation que Marseille a su garder au fil des ans : l’international.

    L’année suivante, elle réunit deux fois plus d’exposants et quatre à cinq fois plus de visiteurs. En 1929, forte de son succès, la manifestation est admise au sein de l’Union des foires internationales et prend le titre de Foire internationale de Marseille. Interrompue que deux fois en 100 ans, soit à cause de la guerre (1943-1945) car les locaux à Chanot étaient très endommagés, ou par la pandémie du Covid en 2020, cet événement est un incontournable pour les Marseillais. Le Grand Palais a été reconstruit en 1951, plus grand et plus moderne. Cette année, pour la première fois, son 1er étage se transforme en espace immersif retraçant 100 ans de jeux de la partie de carte à l’e-sport.

    D’abord essentiellement agricole, la foire, véritable reflet de la société, évolue et les premiers appareils électroménagers font leur apparition après la Guerre. Elle devient ensuite un rendez-vous immanquable pour découvrir la pointe de la technologie. Les générations s’y succèdent et transmettent pour le moins un récit, si ce n’est un frigidaire, un poêle à bois à moins que ce ne soit une marmite si possible magique, vendue par un bonimenteur à un prix forcément avantageux. Aujourd’hui sur ses 130 000m², la foire internationale de Marseille réunit plus d’un millier d’exposants et accueille plusieurs centaines de milliers de visiteurs.

    En 2025, suite à un nouvel appel d’offres, la Ville devient propriétaire de la marque et délègue à GL events (75%) et la CCI (25%) la gestion du parc Chanot tout entier soit les 17 hectares avec ses espaces d’exposition fermées. « Pour ce 100e anniversaire, on a voulu mettre en avant, les talents locaux. On s’est dit, c’est la fierté d’être Marseillais qu’il faut mettre en avant », explique Pierre Arvis direction général de Marseille Events (organisateur de la foire). Et de poursuivre : « Ici, plus qu’ailleurs, c’est un événement. Dès l’entrée un très grand village Fabriqué à Marseille accueille les visiteurs. Mais aussi un autre intitulé Innova qui permet aux start-ups locales de proposer leurs produits, leurs inventions. » Sans oublier le hall 3 dédié au cinéma où Provence studio peut montrer l’étendue des métiers.

    « La foire de Marseille est la deuxième foire de France, mais si on la ramène à la population, probablement, c’est la plus importante », positionne Pierre Arvis. Argumentant : « GL envents dirige 9 foires, mais comme dit notre responsable : “C’est la plus foire, des foires !” » Proximité avec le centre-ville, festive et populaire, c’est aussi l’essence du commerce, celui que l’on peut toucher. Du côté des réservations, là encore Pierre Arvis s’affiche optimiste : « Sur les pré-réservations, on est sur des tendances de 20% d’augmentation. »

    Foire internationale de Marseille jusqu’au 6 octobre au Parc Chanot

    « La foire
    de Marseille
    est la deuxième foire
    de France »

  • Aubagne réalise un gros coup en s’imposant sur la pelouse de Fleury

    Aubagne réalise un gros coup en s’imposant sur la pelouse de Fleury

    Aubagne a frappé en seconde période pour s’assurer un 3e succès cette saison. Une victoire 2-0 sur la pelouse de Fleury, pour se rapprocher du podium de National 1.

    Il ne fallait pas manquer les 20 premières minutes de match. Les deux formations se sont rendues coup pour coup avec des occasions nettes pour Aubagne et Fleury. Le Scaab s’est montré le plus dangereux avec plusieurs situations, dégagées ou stoppées dans la précipitation par les locaux. Ce dispositif en 3-4-3 installé par le coach Gabriel Santos permet aux bucco-rhôdaniens d’utiliser les ailes efficacement avec Rocchia et Abdallah. Ensuite, un long temps faible s’est installé avec tout de même quelques ballons dangereux envoyés dans la surface aubagnaise, sans qu’il n’y ait de but. Le score est nul et vierge après 45 minutes.

    Il a fallu 45 secondes en deuxième période pour finalement voir un but. D’entrée de jeu, un centre venu de la gauche termine dans les pieds d’El Kaddouri, qui ouvre le score. Un quart d’heure plus tard, suite à un coup franc adverse mal joué, un contre est réalisé en vitesse. En supériorité numérique, le Scaab a également conclu, par Chaban, pour sceller le sort de la rencontre. Même si Fleury a repris le contrôle du ballon par la suite, Mohamed Nehari et ses coéquipiers ont conservé leur solidité défensive et quittent l’Île-de-France sans avoir concédé un seul but. Au soir de la 8e journée, Aubagne est 6e à un point de la 2e place.

  • Gard : un mois pour dire merci aux aidants

    Gard : un mois pour dire merci aux aidants

    On les appelle volontiers « les super-héros du quotidien ». Dans le Gard, on en dénombre près de 63 500 : 40 000 adultes et 23 500 enfants qui, chaque jour, accompagnent un parent, un conjoint, un frère ou une sœur en perte d’autonomie en raison de l’âge, d’une maladie chronique ou d’un handicap. Souvent invisibles, parfois isolés, ces aidants jouent pourtant un rôle essentiel pour la société. Leur présence permet le maintien à domicile, le réconfort et le soutien permanent de milliers de Gardois.

    Pour leur rendre hommage, mais aussi pour leur offrir un espace d’écoute et de répit, le Conseil départemental et ses partenaires organisent du 23 septembre au 15 octobre 2025 les Journées gardoises des aidants. Sept villes accueilleront ces temps forts : Rochefort-du-Gard, Le Grau-du-Roi, Bagnols-sur-Cèze, Le Vigan, Uzès, Nîmes et Alès. Ces rendez-vous co-construits avec des aidants eux-mêmes et des professionnels de l’accompagnement entendent briser l’isolement et mieux faire connaître les dispositifs disponibles. « Par leur abnégation et leur dévouement, les aidants apportent une contribution majeure à notre société », rappelle la présidente du Conseil départemental, qui souligne la nécessité de leur apporter reconnaissance et soutien. Au programme, une large palette d’animations : conférences, ateliers pratiques, moments conviviaux et événements culturels gratuits. À Bagnols-sur-Cèze, le 1er octobre, stands d’information, apéritif dînatoire et concert du groupe Les Uns Différents – composé de musiciens en situation de handicap – mettront à l’honneur l’alliance entre solidarité et inclusion. À Nîmes, le 9 octobre, puis à Alès, le 15 octobre, des rendez-vous culturels offriront des parenthèses festives.

    « Prendre soin de soi »

    Au-delà des festivités, ces journées veulent transmettre un message central : prendre soin des autres passe aussi par la capacité à prendre soin de soi. Beaucoup d’aidants ne se reconnaissent pas comme tels et ignorent les soutiens existants. Pour les interpeller, de nouveaux outils seront présentés : l’« aidantomètre », inspiré du « violentomètre », aide à mesurer sa situation et à identifier un besoin de répit ; une carte d’urgence permettra d’indiquer, en cas d’imprévu, qui prendra le relais auprès de la personne aidée ; enfin, un annuaire territorial recensera les ressources disponibles dans chaque bassin de vie.

    L’événement est également l’occasion de mettre en lumière les Espaces ressources aidants, désormais ouverts à Vauvert, Calvisson, Alès, Nîmes, Uzès, Rochefort-du-Gard, Bagnols-sur-Cèze et Le Vigan. Véritables guichets uniques, ces lieux proposent écoute, soutien psychologique et social, permanences de professionnels, mais aussi formations et moments de convivialité. Ils s’inscrivent dans une dynamique forte : en 2025, le Département a consacré plus de 400 000 euros au soutien des aidants, contre 250 000 euros en 2024 et 105 000 euros en 2023. Le Comité départemental d’éducation pour la santé du Gard (Codes 30), partenaire historique, joue un rôle clé dans l’animation de ces dispositifs et dans la coordination des actions. L’association porte notamment la plateforme numérique « Aidants Gard », conçue pour faciliter l’accès à l’information et centraliser les services disponibles. Car si les aidants donnent sans compter, ils en paient parfois le prix : anxiété, fatigue, douleurs chroniques, isolement. Cette parenthèse est une manière de rappeler que derrière chaque « super-héros », il y a aussi une femme, un homme, un enfant, qui mérite écoute et réconfort.

  • Percez tous les secrets du criquet de Crau

    Percez tous les secrets du criquet de Crau

    L’écomusée de la Maison de la Crau, fondé en 1987 sous l’impulsion du Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur (CEN Paca), en partenariat avec la mairie, accueille petits et grands entre ses murs pour participer à un jeu de piste à vivre et à découvrir en famille. Une activité qui s’inscrit dans la mission de sensibilisation du public à la protection de la plaine de la Crau de l’établissement. Et plus particulièrement du criquet de Crau pour ce jeu de piste.

    Dès votre arrivée, un livret vous sera délivré pour que votre recherche débute.

    L’objectif, résoudre en une heure, une dizaine d’énigmes cachées dans les différentes salles du musée pour trouver les coordonnées secrètes X et Y qui vous permettront ainsi de trouver l’emplacement exact de Monsieur criquet, Un criquet de résine plus vrai que nature afin d’en apprendre davantage sur cette espèce endémique du territoire protégée en France depuis 2007 et classée « en danger critique d’extinction » sur toutes les listes rouges (mondiales, européennes, nationales et régionales).

    Un criquet unique
    au monde

    Le criquet de Crau, Prionotropis rhodanica Uvarov, qui n’existe que sur ce territoire est parfaitement adapté à son milieu et s’y camoufle très bien puisqu’il est très difficile de l’observer dans son habitat naturel.

    Contrairement à la plupart des espèces de criquets, il ne chante presque jamais. Plutôt grand il mesure entre 3,5 et 4,5 cm, il est muni d’ailes courtes ce qui le rend incapable de voler, sans compter qu’il se déplace peu. Ce qui en fait un insecte encore plus vulnérable au morcellement et à la dégradation de son habitat : le « coussoul » de Crau, écosystème de pelouses sèches de la plaine de la Crau.

    L’espèce à d’ailleurs connu un déclin spectaculaire au XXe siècle dont un des principaux facteurs est la destruction de son habitat où une grande partie de la steppe originelle a été convertie en terres agricoles et sites industriels. Sans compter que le changement climatique, la prédation par les oiseaux et les maladies ou pollutions jouent un rôle dans ce déclin.

    Plan de sauvegarde
    et sensibilisation

    Dans une démarche de sauvegarde et de préservation, le projet « Life SOS Criquet de Crau » a vu le jour en 2021 et a œuvré pendant quatre années autour de plusieurs points clés allant de l’amélioration de la reproduction en captivité du criquet à l’augmentation des surfaces d’habitat favorable par la réouverture du coussoul et l’adaptation de la gestion pastorale. En passant par la réduction des menaces comme la prédaction ou encore le développement de la communication et des actions de sensibilisation et de prévention dont fait partie ce jeu de piste.

    L’écomusée est ouvert tous les jours de 9h à 17h sauf le lundi. Le dimanche de 9h à 12h et de 12h45 à 17h.

    Entrée au musée entre 3,50 et 5 euros. Gratuit – 6ans.

  • Une soirée corse au cœur de Marseille

    Une soirée corse au cœur de Marseille

    La soirée débutera à 17h avec une conférence de Marie Françoise Attard-Maraninchi, auteure de l’ouvrage « Le Panier, village corse à Marseille ». Elle viendra évoquer l’histoire et la mémoire de ce quartier emblématique où se sont installées de nombreuses familles corses, rappelant ainsi les liens profonds entre l’île et la cité phocéenne.

    À 19h30, place à la musique avec un concert qui réunira Éric & Jeff Mattei puis Saveriu Bellini en seconde partie pour un moment d’émotion et de fête qui viendra conclure cette belle rencontre.

    Un buffet de spécialités corses, préparé par l’épicerie corse « U Mio Paese », permettra aux participants de partager un moment convivial autour des saveurs de l’île.

    À travers cette initiative, notre association entend mettre en lumière la richesse de la culture corse et la vitalité de sa présence à Marseille, en créant un espace de rencontre, de mémoire et de fraternité.

  • Nos corps, nos choix, notre Histoire

    Nos corps, nos choix, notre Histoire

    L’année 2025 marque le cinquantième anniversaire de la Loi Veil. Afin de célébrer la lutte pour le droit à l’avortement, le collectif Une caméra à soi, créé par trois réalisatrices de documentaires indépendants, a lancé le projet « Nos corps, nos choix, notre Histoire ». Ce dernier rassemble un podcast, une exposition dans la ville de Montpellier et une journée d’échange et de restitution le 27 septembre.

    « Nous avions envie de transmettre la mémoire des luttes locales pour le droit à l’avortement, raconte Laure Hennequin, bénévole et co-fondatrice de l’association. Dans un premier temps, on a donc enregistré un podcast avec les élèves de troisième du collège Simone Veil à Montpellier. Nous sommes partis d’une photo d’archive, sur laquelle on voit une manifestation montpelliéraine pour le droit à l’avortement dans les années 1970. Les élèves ont mené l’enquête pour retrouver les femmes de la photo. Elles nous ont ensuite raconté leur histoire. » Le 27 septembre, à la Maison pour Tous Joseph Ricôme, une écoute collective du podcast aura lieu à 14h. Elle sera suivie par la projection de quatre courts-métrages réalisés lors d’ateliers menés par Une caméra à soi sur le thème « Mon corps, mon choix ». Des stands tenus par différents collectifs seront également présents tout au long de la journée, notamment celui du planning familial, partenaire de l’événement.

    La deuxième partie du projet prend la forme d’une exposition de cinq fresques, visibles dans la ville jusqu’au 4 octobre. Ce sont des collages réalisés en collaboration avec le Planning Familial à partir d’archives datant d’avant la loi Veil, au début des années 1970. Laure Hennequin explique : « La première se situe symboliquement aux Arceaux, à l’endroit où les femmes qui partaient avorter à l’étranger prenaient le bus. La dernière est visible au 10, rue Chaptal. À l’époque, c’est ici que se trouvait un local du Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception (MLAC), où se pratiquaient des avortements illégaux. »

    Au lendemain de la restitution du projet, le 28 septembre, les membres d’Une caméra à soi seront présentes aux côtés de plusieurs organisations féministes sur la Place de la Comédie, pour un rassemblement (12h) à l’occasion de la journée mondiale pour l’avortement.

    Le 27 septembre, de 14h à 22h30, à la Maison pour Tous Joseph Ricôme. Instagram : @unecameraasoi

  • Les élèves du lycée Diderot de Marseille découvrent notre journal

    Les élèves du lycée Diderot de Marseille découvrent notre journal

    Si vous aviez le choix entre journaliste et anthropologue ? » La question lancée aux élèves de Première du lycée Diderot semble surprenante. Mais, vendredi matin, l’anthropologue Monique Matni la pose après avoir expliqué les techniques de terrain du chercheur en anthropologie qui font écho à un autre métier, celui de journaliste. S’emparer d’un sujet, d’un fait et apprendre à en savoir plus grâce à des questions et une méthode, « les deux démarches ont des similitudes » ont expliqué Monique Matni et sa collègue Jeanne Pin, toutes deux doctorantes au sein du Laboratoire CeRCLEs de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

    Cette sensibilisation s’est déroulée vendredi au siège de La Marseillaise au cours d’un atelier proposé dans le cadre du festival des sciences sociales organisé jusqu’à dimanche à Marseille par l’EHESS. Accompagnés de leur professeure d’histoire-géographie et de la documentaliste de l’établissement, les élèves du lycée Diderot ont découvert l’histoire du journal, né dans la Résistance, appris ce qu’était une ligne éditoriale. « Il faut savoir faire la différence entre une information vérifiée et les contenus qui circulent sur les réseaux sociaux. C’est fondamental. La clé, c’est d’apprendre à chercher la source de l’information », a expliqué Françoise Verna, rédactrice en cheffe de La Marseillaise qui a coanimé l’atelier. Plusieurs titres de journaux étaient mis disposition pour permettre de comprendre l’importance du pluralisme de la presse.

    Cette immersion a été aussi l’occasion pour les lycéens de travailler en ateliers sur des sujets d’actualité de leur choix. Guerre à Gaza, agression d’une professeure à Strasbourg par un élève de 14 ans, victoire de l’OM sur le PSG et Ballon d’or 2025 : les informations sélectionnées à partir de la lecture du journal ont révélé combien ces adolescents saisissent l’actualité pour peu que l’on prenne la peine de leur proposer une éducation aux médias. Pour preuve leurs questions pertinentes qui ont conclu la matinée sur l’indépendance des journalistes et les pressions subies.

    programme du festival sur le site allez-savoir.fr