Author: tecnavia

  • Le foot féminin istréen doublement labellisé par la FFF

    Le foot féminin istréen doublement labellisé par la FFF

    Au tout début, elles étaient à peine plus nombreuses que les doigts d’une main.

    « Nous avions réussi à créer, péniblement, une équipe. Et maintenant, nous en avons dans chaque catégorie d’âge. » Stéphanie Cochez, pionnière en la matière, est plus que satisfaite quand, lundi, à la tombée de la nuit, malgré un mistral venu tout refroidir, les forces vives du football istréen, dans sa version féminine, se sont retrouvées sur les pelouses du complexe Auguste-Audibert.

    De 6 à 55 ans, il est désormais possible pour les femmes, à Istres, ville désignée à deux reprises la plus sportive de France, de jouer au football. Aussi bien en loisir, qu’en compétition. « Nous avons une centaine de licenciées qui, grâce à l’intelligence collective de deux clubs, la Jeunesse sportive istréenne et le Football club d’Istres, se retrouvent régulièrement pour pratiquer », indique Anthony Ringler.

    En décernant les labels or et bronze à l’Entente féminine istréenne, la FFF vient récompenser un travail de longue haleine, entrepris il y a cinq ans. « C’est une reconnaissance ultime, pour nous éducateurs, pour Romual Baudry et Jean-Paul Faivre, qui en tant que coordinateurs, effectuent un travail exceptionnel », souligne le responsable de l’Entente.

    Lundi, c’était donc la fête. Les joueuses ont répondu à l’invitation. Mais aussi les mamans et les frères qui ont chaussé les crampons pour un tournoi amical.

    Le droit à la lumière

    Si le football féminin a pu prendre son essor à Istres, c’est aussi grâce à l’appui de la Ville. « Elle a cru en notre projet sportif et, de petites victoires en petites victoires, avec un peu d’huile de coude, nous sommes devenus ce que nous sommes », poursuit Anthony Ringler.

    « De voir ce qu’est devenue cette Entente, voir comment ces filles partagent la même passion, jouent avec le même ballon que leurs frères, montre qu’il y a la place pour un football au féminin. Que les femmes ont autant droit à la lumière que les hommes », clame l’adjointe aux sports de la Ville d’Istres, Patricia Santini.

    Cette belle réussite donne des idées à d’autres. « Ce qu’ont réalisé Anthony et ses éducateurs est magnifique et cela nous incite à intégrer cette dynamique », indique David Hamed. L’ancien joueur professionnel (Istres, Sedan, Troyes) a « toujours suivi le football féminin dans les clubs où j’ai évolué ».

    Aujourd’hui dirigeant du club de Rassuen, il a ouvert les portes aux filles. « Elles jouent avec les garçons, ce qui leur permet de progresser plus vite. Nous avons de plus en plus de demandes. Un rapprochement avec l’Entente nous permettrait d’être plus accessibles », estime-t-il.

    Quant aux deux labels, l’or et le bronze, décernés par la FFF et remis par des représentants du District de Provence, ils sont une très belle récompense, mais surtout un encouragement à poursuivre le travail. « C’est toujours gratifiant d’être reconnues », reconnaît Stéphanie Cochez.

  • Près de 4 000 à avoir désormais « La Marseillaise » dans la poche

    Près de 4 000 à avoir désormais « La Marseillaise » dans la poche

    C’était la nouveauté numérique présentée à l’occasion de l’inauguration du siège rénové de notre journal à Marseille. En quelques semaines, elle a déjà été téléchargée de nombreuses fois.

    « Nous avons un taux d’adhésion très important puisqu’en un mois nous avons près de 4 000 téléchargements », se félicite Jean-Jacques Schneider, directeur de La Marseillaise.

    « Nous avons décidé de poursuivre cette phase de découverte mais aussi de rodage qui nous a permis d’améliorer l’outil afin de permettre à un nombre encore plus important de nouveaux lecteurs de faire la découverte de nos contenus gratuitement », poursuit-il.

    De nouveaux lecteurs

    À partir du 1er décembre, date anniversaire de La Marseillaise, nos abonnés auront simplement à entrer leurs identifiants de connexion pour continuer à utiliser pleinement l’application mobile comme ils le font déjà avec le site internet. « Nous espérons bien sûr que les nouveaux lecteurs, convaincus par la qualité de nos contenus, deviendront, quant à eux, de nouveaux abonnés à partir de cette date. »

    Avant cela, le vendredi 28 novembre à 18h, La Marseillaise inaugurera le siège de son hebdo d’Occitanie à Montpellier, 56, rue de l’Industrie. Encore une belle occasion pour faire connaître, télécharger cette application mobile et mettre La Marseillaise dans toutes les poches.

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  • Sébastien Cottier change de braquet avec l’AVC Aix

    Sébastien Cottier change de braquet avec l’AVC Aix

    Sébastien Cottier a pris une sacrée décision concernant son avenir.

    « Cela fait dix-huit ans que je tourne en terres bretonnes, originaire de Châteaubriant, j’ai fait toute ma carrière de coureur en région nantaise. Mais je pense que le moment était venu de passer à autre chose. » Il y a eu un premier contact avec Jean-Michel Bourgouin. Le président de l’AVC Aix a su trouver les mots pour le convaincre.

    « J’avoue avoir un peu hésité », reconnaît-il. « Il y avait la perspective de changer de région, de perdre mes repères et de plonger un peu dans l’inconnu. » Au-delà du fait d’avoir été flatté que ce soit Jean-Michel Bourgouin qui a fait le premier pas, « ma femme a su trouver les bons mots. Elle m’a ouvert les yeux sur l’opportunité d’une belle remise en question sportive, dans un club réputé, un club qui est une référence avec de très bonnes structures ».

    Franchir le Rubicon

    C’est donc sans regrets, et avec une belle envie, que Sébastien Cottier va franchir le Rubicon. Partir « à la découverte d’une nouvelle terre de cyclisme et explorer une autre manière d’en voir la pratique ».

    Il se prépare donc à découvrir son nouvel environnement. Prendre le relais d’Evaldas Siskevicius « qui a su établir une relation de confiance forte avec son groupe durant ses trois années de management ».

    Sa première mission : « m’intégrer en douceur dans un groupe qui est déjà constitué ». Le club vient d’officialiser les arrivées de dix recrues que Sébastien Cottier va découvrir, en même temps que le noyau d’un groupe qui, la saison dernière, a su mettre en avant le maillot vert et noir de l’AVC Aix.

    « Mon objectif est d’apporter ma touche personnelle, en m’adaptant au club aixois. Établir une relation de confiance », annonce-t-il. Tout en modérant toute idée d’aller trop vite. « Je sais que cela peut prendre un peu de temps avant que la mayonnaise ne prenne. Mais je ne suis pas inquiet car j’ai déjà beaucoup échangé avec les coureurs et je sens leur motivation. »

    Sébastien Cottier prendra physiquement les rênes début décembre. D’ici là, le calendrier est encore en cours de finalisation. « Nous avons défini les grandes dates. Nous avons déjà la certitude d’être sur l’Essor basque et, pourquoi pas, d’être au départ du Grand Prix de Marseille-La Marseillaise. » Quant aux objectifs sportifs, ils sont forcément ambitieux.

    « Nous visons des performances en coupe de France, mais aussi sur les courses de classe 2 », commence-t-il. Avant d’évoquer un souhait, « pouvoir aller sur quelques courses de Classe 1. Ce serait important pour accompagner la progression de nos coureurs qui visent de passer en professionnel », précise Sébastien Cottier.

    Que de nouveaux Aixois intègrent le peloton professionnel est un de ses leitmotivs. Dans le sillage d’un Christophe Laporte, Clément Izquierdo ou Jamie Meehan, passés par la case AVCA. « Leur réussite est une motivation pour ceux qui prennent le relais. Et si je peux assurer la continuité, c’est valorisant. »

    Edvaldas Siskevicius prend du galon

    Après près de trois saisons à la tête de la formation aixoise, Edvaldas Siskevicius change d’air.

    Le Lituanien rejoint la Team française de Cofidis (20e mondial au classement World Tour) pour la saison 2026. Il officiera comme directeur sportif aux côtés de Sébastien Hinault en provenance de l’équipe Arkéa, liquidée en octobre dernier. Il laissera une belle trace de son passage à l’AVC A (59 podiums 32 victoires, une 2e place en coupe de France en 2024 et une année record avec 6 coureurs passés professionnels) ne sera pas dépaysé puisqu’il retrouvera dans l’affectif de la world Tour, les Aixois Simon Carr, Clément Izquierdo, Oliver Knight et Jamie Meehan.

  • Conte, riffs et légendes new yorkaises au Lollipop

    Conte, riffs et légendes new yorkaises au Lollipop

    Rencontre et concert. C’est une « release party » originale qui se tient ce vendredi (19h) au Lollipop où se produit New York Toys, le groupe fictif de Tom, le héros de One way or another, premier roman de Stéphane Signoret. Activiste rock, guitariste des fiévreux Pleasures et Neurotic Swingers, et co-gérant de ce mythique magasin de disques et label marseillais, ce dernier nous plonge dans un récit entre fiction et hommage à la scène rock new-yorkaise des années 1970.

    Brut et punk

    Publié chez Melmac dans la collection Urban Vibes, le livre s’inspire de son univers musical et de sa passion pour le punk-rock. Autour de Tom, disquaire marseillais obsédé par la Big Apple, ce conte mêle présent et passé. Sa vie ordinaire à Bruxelles bascule après une dispute. Tom se retrouve alors mystérieusement projeté en 1974 au cœur d’une ville sale, électrique, en pleine ébullition culturelle où tout semble possible. CBGB, Chelsea Hotel, graffitis naissants, et figures mythiques (Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol, Richard Hell, Jerry Nolan, Debbie Harry) composent un décor brut où punk, poésie et survie s’entremêlent.

    Signoret y croise souvenirs, culture rock et imaginaire pour composer un texte vibrant, entre roman initiatique et documentaire, sur fond de films cultes, playlists et anecdotes ressuscitant une époque. Une déclaration d’amour à New York, à la musique et à l’utopie rock, traversée par la mélancolie d’un homme en quête de sens et de liberté.

  • [Exposition] Un voyage dans le temps entre Aden et Marseille

    [Exposition] Un voyage dans le temps entre Aden et Marseille

    En pénétrant dans la première salle d’exposition du musée de la Vieille Charité, le visiteur plonge dans l’Antiquité. « À la genèse de ce projet, on a un ensemble de pièces archéologiques originaires du Yémen qui ont été offertes aux musées de Marseille par la Compagnie des Messageries maritimes et par la famille Riès, présente Ann Blanchet, conservatrice en chef du patrimoine au sein des Musées de Marseille, dont cette magnifique dalle en albâtre, fragment d’un trône du VIIe siècle avant JC, venue d’un temple au sein du royaume de Saba », ajoute-t-elle. « Pour la première fois à Marseille, c’est l’occasion de présenter cette civilisation qui s’est épanouie au Sud de la péninsule arabique et avec laquelle il n’y a cessé d’y avoir des interactions. » Les prêts ont été consentis par le Louvre et par des grands musées européens tel que le British Museum.

    Quatre salles d’envergure, quatre espaces-temps qui remontent le fil de l’histoire. Les œuvres exposées témoignent des influences culturelles, sociales, économiques qui se sont tissées entre Marseille et la ville portuaire d’Aden. Dès le premier millénaire avant notre ère, les routes caravanières reliaient le sud de l’Arabie au monde méditerranéen et mésopotamien. L’écriture, centrale, y revêtait des formes originales et artistiques, au point que des marchands découpaient et revendaient les inscriptions esthétiques. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, ces territoires deviennent projections de fantasmes exotiques. Le développement de la consommation de café, d’encens, les rend attractifs. L’Alcazar de Marseille a fait le prêt de manuscrits retraçant les expéditions d’explorateurs sur ces terres de plus en plus cosmopolites. Le Yémen deviendra société coloniale, notamment sous l’influence d’Antonin Besse, homme d’affaires français au XIXe siècle.

    Rimbaud au Yémen

    Il y a des pièces inattendues. « Rimbaud a porté cette montre à gousset. Et nous avons ici l’un des rares portraits de l’artiste », explique Juliette Honvault, chargée de recherche à l’Institut de recherche et d’études sur les Mondes arabes. « Rimbaud a atteint le port d’Aden en août 1880 avant de s’associer avec de puissants hommes d’affaires européens sur place », développe-t-elle. L’exposition se poursuit avec la période industrielle. « La main-d’œuvre yéménite bon marché était embauchée dans les cales de navires marseillais, poursuit Juliette Honvault, ce qui a donné des destinées rares comme celle du yéménite Hayel Saees An’am qui finira par construire un groupe industriel avec ses compétences accumulées. » Il rentrera au Yémen et continuera de nourrir le lien en faisant connaître Marseille.

  • Collège Schoelcher : des élèves sans prof de français

    Collège Schoelcher : des élèves sans prof de français

    Les parents d’élèves du collège Schoelcher de Sainte-Cécile-les-Vignes, dans le nord de Vaucluse, organisent un rassemblement devant l’établissement pour protester contre l’absence de cours de français depuis la rentrée pour quatre classes.

    En cause, le non-remplacement d’un professeur, en arrêt maladie de longue durée. « Cette carence grave compromet directement la réussite scolaire de nos enfants, leur préparation aux examens et leur accès à un enseignement fondamental. Le français n’est pas une matière secondaire : c’est le socle de toute formation, de toute expression, de toute compréhension », s’indignent les représentants de parents d’élèves dans un courrier envoyé au Dasen de Vaucluse début novembre.

    Soutien de la CGT

    Ils demandent un remplacement immédiat du professeur pour les classes concernées, mais également un « plan d’action pérenne pour éviter la répétition de ces carences, incluant des mesures d’attractivité pour les postes vacants » et une « communication transparente sur les mesures prises et les délais de résolution ».

    Sur place, des professeurs tentent de proposer quelques heures à droite à gauche lorsque leur emploi du temps le permet. Tandis que la réponse apportée par le DSDEN de Vaucluse est de proposer des cours en visioconférence aux élèves. Ce que refusent les parents d’élèves mais aussi le syndicat CGT Éduc’action 84, qui estime que « la visioconférence ne saurait remplacer un enseignement en présentiel dans des classes qui ont déjà accumulé un retard considérable. Elle ne répond ni aux besoins pédagogiques des élèves, ni aux exigences de qualité du service public. »

  • Relancer la vaccination pour les personnes à risque en Vaucluse

    Relancer la vaccination pour les personnes à risque en Vaucluse

    Le retour du froid est synonyme de retour des pathologies hivernales telles que la grippe ou la bronchiolite. Face à ça, comme le rappelle l’ARS de Vaucluse, la vaccination permet de protéger les plus fragiles. Mais le message ne passe pas forcément.

    « Il y a eu une baisse de 49% de vaccinations pour la population à risque », déplore ainsi Loïc Souriau, directeur départemental de l’ARS Vaucluse, ce mercredi 19 novembre depuis ses bureaux à Avignon. Le taux étant descendu en dessous des 50% en 2024 pour les catégories à risque, à savoir les plus de 65 ans, les femmes enceintes et les personnes atteintes d’affections de longue durée et de maladies graves. Tout en précisant que l’idéal pour réellement freiner serait un taux de 75% pour ces populations. Un geste qui a toute son importance en termes d’impact sur la santé publique. En effet, toujours d’après l’organisme de santé, deux tiers des personnes admises en réanimation à cause de ces maladies hivernales n’étaient pas vaccinées. Tout en rappelant que le spectre du Covid plane toujours au-dessus de nos têtes et qu’il est possible de se vacciner simultanément pour les deux maladies, et d’ainsi éviter de surcharger le personnel de santé.

    Pourquoi ce recul ? « Il y a malheureusement des croyances erronées à ce propos. Les fake news ont la vie dure. Alors qu’on se pose beaucoup moins de questions lorsque l’on prend un Doliprane et des antibiotiques, alors qu’il y a un risque hépatique pour l’un et que cela crée des bactéries résistantes pour l’autre », embraye le directeur de l’ARS. Pour y remédier, la campagne a démarré plus tôt, soit avant le 14 octobre cette année. Tout en insistant sur les gestes barrières, notamment à l’approche des fêtes et l’inévitable brassage de la population.

    Papillomavirus

    Autre vaccin pour lequel l’ARS est mobilisée : celui contre le papillomavirus, en particulier dans les collèges du territoire. Depuis trois ans désormais, l’organisation s’associe avec le centre hospitalier d’Avignon afin d’organiser une campagne dans les établissements pour les élèves de 5e, avec deux doses nécessaires données à plusieurs mois d’écart. Mais souvent, très peu de jeunes sont vaccinés « alors que c’est une question de santé majeure », regrette Loïc Souriau, le virus pouvant dégénérer en cancer de l’utérus, de la gorge, des testicules ou encore de l’anus. Et surtout pour les jeunes hommes, pour lesquels le taux de vaccination ne dépasse pas encore les 20%. Le directeur de l’ARS prend exemple sur l’Australie et la Nouvelle-Zélande où « la dynamique très engagée a permis une disparition des lésions précancéreuses pouvant dégénérer », assure le responsable. Pour rappel, d’après une étude publiée en 2023, près d’un tiers (31%) des hommes de plus de 15 ans serait atteint par au moins l’un des variants du virus.

    Hôpital d’Apt et médecins volontaires

    Loïc Souriau a également confirmé l’arrêt de la chirurgie à Apt, assurant que l’hôpital a besoin « d’un nouvel élan » et que les équipes de Cavaillon « sont prêtes depuis des années » à accueillir l’activité. Concernant l’accueil de médecins volontaires sur les zones en manque, les débuts « restent timides », mais confie que de nouvelles permanences ont été ou vont être assurées à Lapalud, Sault et Valréas ces prochaines semaines.

  • Un ciné-débat sur le harcèlement scolaire organisé à Toulon

    Un ciné-débat sur le harcèlement scolaire organisé à Toulon

    Sensibiliser les jeunes au harcèlement scolaire, un défi de taille tant ce phénomène, pourtant subi par plus d’un élève sur trois en 2025 selon l’association E-Enfance, est parfois sous-estimé ou mal compris. « J’ai l’impression qu’il y a moins de harcèlement après la seconde, et beaucoup plus au collège », livre par exemple Théa, élève de première et référente harcèlement au lycée Beaussier. Pourtant, ces mêmes chiffres affirment que 37% des lycéens, pour 35% des collégiens et élèves de primaire, en ont été victimes cette année.

    Eu égard à cela, à l’initiative d’Orange et d’E-Enfance, 90 lycéens de l’aire toulonnaise ont assisté mercredi à la projection du film Tkt, sorti en 2024 en Belgique et cette année en France, qui traite du harcèlement scolaire et virtuel subi par une lycéenne pourtant intégrée socialement. Les élèves ont ensuite débattu autour de ce film aux thématiques lourdes, qui ont mis en valeur leur propre vécu. « On a pu confronter notre définition du harcèlement. Et en images, voir qu’on peut en mourir, la détresse des parents, c’est encore plus parlant », affirme Théa. « Il est devenu normal de harceler, via des blagues pas drôles et répétitives. Ça commence plus tôt qu’on ne le pense », commente Amandine, elle aussi référente harcèlement, comme Dorian, pour qui ce genre de projets « reste en tête et va faire réduire le problème ».

    Un numéro : le 3018

    « Cette opération est une première, explique Pascale Beynet CPE et coordinatrice ressources du programme Phare, qui lutte contre le harcèlement, au lycée Beaussier. C’est intéressant de faire toucher du doigt ce qui peut se passer. » Un intérêt pour les professeurs également, pas toujours formés à ces problématiques : « C‘était une bonne opportunité. Le débat et la vidéo finale montrent qu’on peut endiguer le problème avec des solutions simples », ajoute Claire Duhamel, professeure de français du même lycée.

    « On intervient partout en France pour sensibiliser les jeunes », détaille Yasmine Hamoum, chargée de projet pour E-Enfance. « On veut dire aux jeunes qu’on les écoute, qu’il faut s’exprimer, à travers des mots ou autre » explique la jeune femme, qui invite tout jeune en ayant besoin, ou ayant repéré un camarade en détresse, à contacter le 3018, numéro spécial anti-harcèlement mis en place par l’association, et qui reçoit chaque jour près de 500 appels.

  • La CGT fête ses 130 ans et les 80 ans de la Sécu à La Seyne-sur-Mer

    La CGT fête ses 130 ans et les 80 ans de la Sécu à La Seyne-sur-Mer

    L’année 2025 marque les 130 ans de la CGT et les 80 ans de la Sécurité sociale. Pour l’occasion, l’UD CGT 83 organise un événement (ouvert uniquement à ses adhérents) vendredi, au Circoscène, pour célébrer ces avancées sociales et « rappeler ce qu’est la Sécu, son rôle fondamental et comment on la veut au XXIe siècle », précise Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’UD CGT 83, « mains ouvrières de la création des caisses de la Sécu partout en France ».

    Un événement d’autant plus important à l’heure où la Sécu est remise en cause dans son ensemble, sous l’effet du « libéralisme, du techno féodalisme, du néo fascisme et de l’alliance des droites. C’est un modèle de société servi par l’extrême droite au service du capital, une attaque finale qui veut faire passer tout ce qui est de la sphère collective et solidaire à la sphère individuelle. Une partie de la haute bourgeoisie veut un retour du misérable. On est plus que jamais dans la lutte des classes. Il faut des réponses globales », martèle Richard Roméo-Giberti, qui souhaite mobiliser le mouvement social, car « à l’heure où on nous mène une bataille sévère depuis l’Assemblée nationale, le monde du travail continue de se réunir et de réunir ceux qui souffrent. On continuera notre action dans ce moment de mélasse politique ».

  • Alinea fixée sur son sort ce jeudi

    Alinea fixée sur son sort ce jeudi

    Nouvelle zone de turbulences pour Alinea. Jeudi 14 novembre, a relayé le quotidien La Provence, l’enseigne aux 36 magasins en France, dont deux dans les Bouches-du-Rhône (Aubagne et Cabriès), un à Avignon Vedène (Vaucluse) et un à Toulon (Var) a déposé auprès du tribunal de commerce de Marseille une déclaration de cessation de paiements. Ce qui signifie que la trésorerie dont elle dispose n’est plus suffisante pour régler ses dettes. Alinea, spécialisée dans le mobilier et la décoration, a été créée en 1988, et le 1er magasin a été ouvert à Avignon Le Pontet en 1989. Elle compte aujourd’hui plus de 1 000 salariés en France. La précédente grosse crise pour l’enseigne, dont Alexis Mulliez (de la famille Mulliez, propriétaire de Leroy Merlin, Decathlon…) a repris les rênes en 2017, date de 2020.

    « Un peu cher mais beau ! »

    À cette date, rapporte Libération, Alinea ferme 17 magasins et licencie près de 1 000 collaborateurs.

    Mardi, dans les allées de l’enseigne à Aubagne, aucun salarié n’a souhaité s’exprimer sur la situation : « On ne sait rien. On n’a pas d’informations. » Ni de la direction du magasin, ni de l’enseigne. Patricia, 68 ans, sort de chez Alinea. « Il y a vingt ans, on pouvait y trouver des rideaux en organdi pas cher. Aujourd’hui, l’offre est devenue plus lambda. L’enseigne cible des produits d’appel pour attirer les clients, mais globalement c’est pas donné… ». Camille, 28 ans, estime que ce qu’on y trouve « est peut-être un peu cher, mais c’est beau ! C’est pas de la camelote ».