Author: tecnavia

  • Une mise en abyme d’« Angèle » à Marseille

    Une mise en abyme d’« Angèle » à Marseille

    Le texte est tiré du film de Pagnol. L’essentiel est gardé. Le public assiste au texte joué et, simultanément, au tournage évoqué, simulé et chorégraphié du film. Six acteurs se partagent la distribution et lorsqu’ils ne jouent pas les scènes, ils deviennent l’équipe technique du tournage », plante Patrick Ponce, fondateur de la compagnie Cartoun Sardines il y a plus de 40 ans, à propos d’Angèle. Un film réalisé par Marcel Pagnol en 1934, lui même adapté du roman de Jean Giono, Un de Baumugnes, qu’il réinvente du 2 décembre au 17 janvier, au Théâtre des Bernardines.

    Hommage(s)

    Fille de paysans, Angèle vit avec ses parents dans une ferme en Provence. Face au dilettantisme d’Albin, qui tarde à lui déclarer sa flamme, elle va se laisser charmer par un garçon qui l’embarque à Marseille pour la prostituer. Jusqu’à ce que Saturnin, valet de la ferme familiale, ne retrouve sa trace avec un enfant « bâtard » et les ramène tous deux au bercail, où le patriarche les fait vivre dans sa cave pour se prémunir d’un déshonneur. Une histoire qui a « provoqué en nous l’envie mature de porter à la scène ce vibrant hommage à la terre, à la vie et à la femme », mentionne Patrick Ponce.

    Et, comme souvent dans le répertoire de Cartoun Sardines, une ode au cinéma ainsi qu’à sa conception et à son univers qui donne corps et voix aux débuts du cinéma parlant dont Angèle a été l’incarnation.

    P.A.
  • Les Marseillaises en pleine préparation du premier Classico de la saison

    Les Marseillaises en pleine préparation du premier Classico de la saison

    C’est l’heure de voir ce que les Marseillaises ont réellement dans le ventre. Victorieuses de Lens lors de la dernière journée (2-0, le 21 novembre), soit leur deuxième succès de la saison après celui acquis face à Saint-Étienne
    (0-4, le 4 octobre), les protégées de Corinne Diacre, invaincues depuis le 18 octobre (6-1, le 18 octobre au Paris FC), s’apprêtent à vivre leur première confrontation avec le grand Paris Saint-Germain, vendredi (19h) au stade Francis-Turcan, à Martigues. « Ça a une saveur particulière », partage Tess Laplacette, la capitaine des Marseillaises, consciente de l’engouement autour du Classico, pour en avoir vécu quelques uns lors de ses six années passées à l’OM entre 2014 et 2020. « On va le prendre avec sérieux, comme tous les autres matches. On est sur une bonne dynamique, donc il faut et profiter de ça pour mettre beaucoup d’impact et pour essayer d’aller chercher un résultat, pourquoi pas », ajoute-t-elle.

    « La rivalité n’existe pas »

    Pour Corinne Diacre, cette confrontation face au PSG n’a rien d’un Classico. « La rivalité n’existe pas. Elles jouent la Ligue des champions. Nous, on est promus et on se bat pour jouer le maintien. Très honnêtement, pour nous, il n’y a pas de Classico. L’écart entre les deux équipes est tellement important aujourd’hui », reconnaît l’entraîneuse marseillaise, consciente de la pléiade d’internationales présentes dans l’effectif francilien.

  • Un match sans grand enjeu pour les poloïstes phocéens

    Un match sans grand enjeu pour les poloïstes phocéens

    Deuxième de la poule D, le Cercle des nageurs de Marseille accueille, ce mardi (20h30) au bassin Pierre-Garsau, les pensionnaires de Barceloneta, leader de ce même groupe, à l’occasion de la cinquième et avant-dernière journée de Ligue des Champions.

    Si les Catalans ont longtemps agis comme les bêtes noires des poloïstes marseillais, ces derniers ont réussi l’exploit de les battre, dans leur propre bassin, en début de campagne européenne (11-12, le 29 octobre).

    « C’est un match très important, même si, au final, ça ne va pas tellement jouer dans la qualification pour la seconde phase », souligne Thomas Vernoux, conscient que la dernière journée à Sabadell (le 11 février 2026) sera cruciale. Même si, théoriquement, Hanovre, également à six points, peut toujours se qualifier, en cas de victoire face à Sabadell, puis contre Barceloneta. Une prouesse qui reste « très peu probable » aux yeux de Milos Scepanovic, l’entraîneur marseillais. « C’est le bon moment pour montrer qu’on joue pour gagner la Ligue des Champions et qu’on n’est pas juste là pour faire de la figuration. On veut prouver qu’on est une grande équipe », ajoute l’attaquant phare du CNM.

    Perturbés par Sabadell

    Si les champions de France en titre ont connu des débuts européens en fanfare, avec deux victoires lors des deux premières journées, l’engouement autour d’eux est légèrement retombé suite aux défaites qu’ils ont enchaînés contre Sabadell (11-12, le 12 novembre) et à Hanovre (14-13, le 18 novembre). « On a tous été touchés par les deux dernières défaites », reconnaît Ugo Crousillat. « On essaie de retrouver les bases de ce qui nous a fait réussir ces cinq dernières années. On a fait le maximum toute la semaine », poursuit le capitaine, suspendu pour le match à venir.

    De son côté, l’adversaire phare du CNM a vécu l’aventure inverse. Depuis leur défaite face aux Phocéens, les champions d’Europe 2014 se sont montrés intraitables face aux deux autres écuries. Mais les Catalans viennent de tomber de haut en championnat, victimes d’une grande prestation de Sabadell. « J’espère qu’ils vont être chamboulés », croise les doigts Ugo Crousillat, conscient que tout est possible.

    5e journée – Ligue des champions

    À 20h, au bassin Pierre-Garsau.

    MARSEILLE (groupe) : Tesanovic, Hovhannisyan – Larumbe, Danovsky, De Nardi, Nagy, Vernoux, Drasovic, Bouet, Marion-Vernoux, Spaic, Vanpeperstraete, Kalogeropoulos, Gbadamassi.

  • L’OM à Bourg-en-Bresse (N1), Istres à Mérignac (R1)

    L’OM à Bourg-en-Bresse (N1), Istres à Mérignac (R1)

    C’est souvent ici que les grandes histoires débutent. Ces 32e de finale sont d’ordinaire un moment où la Coupe de France se retrouve saupoudrée de magie. Où les équipes professionnelles rencontrent des amateurs aux dents longues, se sentant capables de battre les géants sur 90 minutes. Le tirage au sort de ce tour a eu lieu ce lundi soir, au Parc des Princes. Les équipes de Ligue 1 font leur entrée, deux matches après leurs homologues de deuxième division. Les rencontres auront lieu juste avant la trêve de Noël, le week-end des 20 et 21 décembre.

    Retrouvailles

    L’ancienne gardienne de l’équipe de France de handball, Cléopâtre Darleux, a eu la lourde tâche de tirer les 32 affiches, en compagnie de l’athlète Jimmy Gressier. Boule bleue après boule bleue, les équipes sortaient, dévoilant les confrontations. En Provence, seuls l’Olympique de Marseille et Istres, pensionnaire de National 2, prenaient part à ce tirage au sort. Placés dans le groupe A, les deux formations ont rapidement été tirées.

    Ce sera Bourg-en-Bresse (FBBP) pour l’OM, qui se déplacera donc dans l’Ain face à l’actuel avant-dernier de National 1. Un voyage qui s’annonce frisquet, mais abordable, face à un adversaire bien mal en point dans son championnat. Le FBBP 01 est entré en lice au 5e tour et a dû remporter quatre matches pour se hisser à ce stade de la compétition. Tout à commencer par une victoire 4 buts à 1 contre le club grenoblois du FC 2A. Ensuite, les Aindinois ont eu chaud avec un succès aux tirs au but face au leader de sa poule de N2, le GFA Rumilly-Vallières, demi-finaliste de la Coupe de France en 2022 (3-3, 4-3 après t.a.b.). Pour boucler leur parcours jusqu’à présent, les anciens pensionnaires de Ligue 2 ont battu deux clubs de Régional 1, la 6e division : Selongey et Montpellier Atlas Paillade. L’OM est donc la première équipe professionnelle que va affronter Bourg-en-Bresse lors de cette 109e édition de cette compétition. Cette équipe n’est pas inconnue à Marseille. Lors des 8e de finale, en 2018, l’OM avait atomisé les locaux 9-0 au Stade Marcel-Verchère. Kostas Mitroglou avait inscrit un triplé, ce jour-là.

    Istres était donc également concerné et a rapidement vu son nom sortir. Les Istréens ne pouvaient pas tirer une formation d’un échelon plus bas avec le SA Mérignac (Régional 1). C’est donc un déplacement dans la région bordelaise pour les Mauves et une occasion en or de rejoindre les 16e de finales de cette Coupe de France. Ce serait même un record historique égalé, pour réaliser la même aventure que lors des années 2012 et 2013. Istres est entré au 4e tour et a bien failli être directement éjecté par l’AS de l’Esterel (R2). Une victoire 9 tirs au buts à 8 pour passer une étape supplémentaire. Une autre séance au 6e tour, une victoire de justesse à Allinges (Départemental 1), Petit poucet du 7e et, finalement, un parcours qui a beaucoup tenu sur un fil. Aux Istréens de continuer leur magie pour figurer parmi les 32 équipes survivantes.

  • Quelque 300 plants mis en terre sur l’ancien site de la décharge

    Quelque 300 plants mis en terre sur l’ancien site de la décharge

    Ce samedi matin, une cinquantaine de bénévoles se sont mobilisés dans les collines du Rove pour planter 300 jeunes plants, dans le cadre d’une opération de reboisement organisée par les associations Rove Environnement et Planète Zéro Déchet, avec le soutien actif de la municipalité.

    Le chantier s’est déroulé sur l’ancien site de la décharge du plateau du Médecin, un secteur sélectionné en accord avec le Conservatoire du Littoral, propriétaire des parcelles et l’ONF. Parmi les participants figuraient le maire, plusieurs élus municipaux ainsi que des membres du comité Feux et Forêts, tous venus prêter main-forte. Les plants mis en terre appartenaient à une grande diversité d’espèces : chêne pubescent, chêne vert, frêne à fleurs, érable de Montpellier, érable à feuille d’obier, arbousier, myrte commune, laurier-tin, cerisier Sainte-Lucie et sureau noir.

    Un moment de convivialité a également marqué la matinée : l’un des huit apiculteurs installés dans le massif, M. Aumelas, est venu bénévolement offrir aux volontaires des tartines de miel « du Rove », une attention chaleureusement saluée par les participants.

    Les associations Rove Environnement et Planète Zéro Déchet donnent déjà rendez-vous à la population le samedi 13 décembre à 9h30 pour une nouvelle action consacrée au nettoyage des abords de la déchèterie, toujours avec le soutien de la municipalité. Tous les habitants sont invités à participer.

  • « Tous Courts », le grand écran des films miniatures

    « Tous Courts », le grand écran des films miniatures

    Il s’est imposé comme l’un des rendez-vous incontournables des cinéphiles. Pour sa 42e édition, le Festival Tous Courts, porté par l’Association des Rencontres Cinématographiques d’Aix-en-Provence, propose une programmation aussi dense que pluridisciplinaire, du 2 au 6 décembre.

    « International », riche de productions issues des quatre coins du monde, le festival « se déploie sur cinq jours et se tient dans cinq lieux : les cinémas aixois – Mazarin et Cézanne – l’Institut de l’image à l’École supérieure d’Art d’Aix-en-Provence, mais également à la Manufacture et au Onepoint », indiquent les organisateurs.

    L’ouverture des festivités, « porte d’entrée » du festival, est d’ailleurs prévue ce mardi. Les projections seront lancées dès 19h30 avec Timoura de Azedine Kasri, mais aussi An Irish Goodbye de Tom Berkeley et Ross White, ou Clean with Me (After Dark) de Gabrielle Stemmer, en présence des réalisateurs.

    Au total, 75 courts-métrages seront présentés : expérimentaux, internationaux, animés, documentaires et fictions. L’équipe met en avant trois grands axes. à commencer par une programmation « riche, variée et exigeante », jalonnée par deux compétitions, dont une internationale, des séquences cartes blanche, « coups de cœur », jeunes publics ou films en région. Deuxième priorité, la promotion européenne et la contribution à la « vitalité » du court-métrage par l’ouverture de « perspectives d’achat, de distribution et de diffusion pour les films inscrits en compétition ». Enfin, le dernier, et pas des moindres, la volonté d’une diffusion élargie, avec des séances dans le milieu scolaire et un panel d’actions tournées vers le public dit éloigné de la culture.

    Les réservations, sont à retrouver sur le site du festival. E.B.-G.

  • La magie de Noël ouverte à tous durant trois semaines

    La magie de Noël ouverte à tous durant trois semaines

    Il a déjà commencé à s’inviter. Dans les vitrines des commerces de la ville, qui ont troqué le code couleur orange et vert pour le rouge, or et sapin. Dans les cuisines, d’où émane le doux parfum de cannelle. Dans une dizaine de jours, l’esprit de Noël, tout en générosité et en partage, aura fini d’envahir tous les quartiers de Martigues. Comme chaque année, la Ville et ses partenaires ont concocté un programme d’animations riche et gratuit.

    « Tous les événements sont pris en charge par la municipalité pour qu’ils soient accessibles à tout le monde, quel que soit son revenu », explique Marceline Zephir, conseillère municipale déléguée à l’événementiel et à la culture, particulièrement au festival des Fadas du monde et au carnaval. Tous, y compris les manèges, la roue de 9 mètres de haut qui sera installée au bout de la pointe San Crist, ou la luge gonflable qui sera installée place Gérard Tenque, le 17 décembre puis du 20 au 28.

    « Aucun quartier ni aucun public n’est oublié, avec des manifestations dans les quatre coins de la ville, pour les familles, mais aussi avec des activités dédiées aux séniors », affirme l’élue.

    De nombreux moments festifs

    À Jonquières, le marché de Noël ouvrira ses portes Esplanade des Belges, le 11 décembre, avec 22 exposants. Les illuminations seront officiellement lancées le vendredi 12 décembre à 18h, place de la Libération, avec un spectacles d’effets pyrotechniques et des parades. Le Père Noël fera son arrivée en barque sur le quai Maurice-Tessé, à Ferrières, le 13 décembre à 15h30. Le tant attendu mapping se déroulera quant à lui les 20 et 21 décembre, sur les bâtiments du quai Brescon et de la place Mirabeau.

    Côté spectacles, samedi 13 décembre, rendez-vous à 18h devant le cinéma La Cascade pour un conte moderne mêlant feu et musique, dans un univers féerique où la technologie sublime l’émotion. Un feu d’artifice sera tiré le 20 décembre, à 18h, du Théâtre de Verdure. Deux jours plus tard, au même endroit, des jongleurs de feu enflammeront la scène. Enfin, samedi 27 décembre, des drones illumineront la nuit et seront visibles depuis Sainte-Anne, à 18h. De nombreux défilés sont également programmés, les 13, 20 et 21 décembre, avec des personnages de dessins animés, le 23 décembre avec le groupe de musique Macadam qui déambulera à Jonquières et le 14 décembre pour la grande parade de Noël, avec la star de la période qui sera présente : le Père Noël.

    « Les centres sociaux organisent aussi de nombreuses activités créatives, ludiques, et des animations sportives en partenariat avec les clubs de la ville », précise Carole Gouiran, directrice à Jacques Méli, qui se réjouit : « Les gens qui ne partent pas en vacances peuvent profiter de trois semaines festives et familiales. »

    Programme complet sur le site de la Ville

  • Un lauréat pour la coulée verte du Petit séminaire

    Un lauréat pour la coulée verte du Petit séminaire

    Pour l’heure, la seule nouveauté visible sur le site est le centre d’incendie et secours de Saint-Julien, qui s’est érigé rue de la Crédence, opérationnel depuis le 31 mars 2025. En face, le terrain vacant depuis la destruction des quatre bâtiments du Petit Séminaire, entre 2021 et 2023, doit accueillir une coulée verte en 2027.

    « Vous êtes venu il y a deux ans. On vit toujours avec les mêmes difficultés. » Le 26 juin 2023, un Marseillais avait ainsi interpellé Emmanuel Macron devant près de 350 associatifs et habitants réunis dans le stade de la cité de la Busserine. C’est dire combien les attentes en termes d’amélioration du cadre de vie sont grandes dans les quartiers populaires. Le président de la République était venu annoncer la grande consultation « Quartiers de demain », où parmi dix projets, l’avenir du Petit Séminaire doit se redessiner.

    Trente équipes (trois par site) composées d’architectes, urbanistes et paysagistes, soumettent, ce lundi, leur projet destinés à répondre aux enjeux complexes et singuliers de chacun des dix territoires pilotes à Caen, Colmar, Coulommiers, Corbeil-Essonnes, Le Mans, Lodève, Manosque, Marseille, Pessac et Sedan.

    Construite en 1959 par Georges Candilis pour résorber les bidonvilles, la cité a été la première expérience de réhabilitation urbaine de 1976 à 1986, mais son abandon et sa dégradation avancée ont conduit à la démolition des 240 logements sociaux entre 2021 et 2023. Sur ses 3,7 ha de terrain laissés vides, le long de la rue de la Maurelle, les travaux de réagencement ont déjà été estimés à 3,75 millions d’euros. Plusieurs ateliers, qui associent habitants, CIQ et associations à la réflexion, ont déjà fixé les grandes lignes du projet urbain.

    De la cité au laboratoire

    En s’appuyant sur les qualités paysagères du site, le premier axe impose la gestion des eaux pluviales et de ruissellement, tout en développant des usages à l’attention des habitants. Cette trame verte doit « favoriser l’émergence d’activités intergénérationnelles ». Est aussi prévue « une rénovation énergétique des logements subsistants et la création d’une offre résidentielle qualitative, sociale ou en accession ».

    Enfin, le projet prévoit de retravailler l’offre en équipements scolaires et socio-éducatifs, en transports en commun et en mobilités douces. L’agence Folléa-Gautier a imaginé un « vallon fertile capable d’évoluer avec celles et ceux qui l’habitent, le traversent ». Le Petit-Séminaire se fait « havre climatique », « aire de solidarité » et « port d’attache » avec l’Atelier Marion Talagrand. « Cœur de nature active et attractive au service du redéploiement urbain. Puisant dans les logiques pastorales », pour Ilex.

    Les trente projets sont dévoilés, ce lundi, à la Cité de l’architecture et du patrimoine, ainsi que les dix lauréats, par les maires des sites concernés. Ouverte au public du 3 décembre au 3 mars 2026, l’exposition des maquettes et photos de « Quartiers de demain » sera par la suite présentée sur site.

  • Les passants sensibilisés à la prévention du VIH

    Les passants sensibilisés à la prévention du VIH

    Au bout du cour Belsunce, une petite foule s’est massée devant le stand dressé par la mairie. Les passants peuvent se servir dans la documentation disposée sur les tables. En plus de multiples flyers sur le VIH, les visiteurs peuvent trouver différents dépliants dédié à plusieurs thèmes : vaccinations (calendriers simplifiés pour les 65 ans et plus, pour les femmes enceintes…) ou encore les préservatifs. Ici, tout a été pensé pour fournir un maximum de conseils a l’ensemble des publics.

    Michèle Rubirola, première adjointe au maire, explique la vocation de cette initiative : « Notre objectif c’est zéro transmission d’ici 2030, mais il y a encore des populations qui ne viennent pas vers le dépistage, par peur, par stigmatisation ou par méconnaissance, c’est donc capital d’être sur le terrain ! »

    De son côté, Élisabeth Créance, responsable du centre de vaccination installé pour l’occasion, explique dans le détail le fonctionnement du stand : « Les personnes qui ont des questionnements sur leur santé virologique ou sérologique sont orientées dans notre local médical par le stand. » Après un questionnaire administratif, puis un autre axé sur le médical, les personnes rencontrent un médecin : « On vérifie déjà si tous les vaccins sont à jour. »

    Le centre de vaccination peut aussi échanger avec les passants sur les pratiques à risque : « Cela peut aller des conditions de vie à la consommation de drogues. Quand on est consommateur, on est quand même beaucoup plus à risque. Un premier Test rapide d’orientation diagnostique (TROD) est alors effectué, avec possibilité d’être orienté et accompagné en fonction des résultats. »

    « Acteurs de leur propre prévention »

    Enfin, pour celles et ceux qui aurait des hésitations ou n’oseraient pas franchir le pas du dépistage, la docteure se veut rassurante : « Quand on parle de santé, il n’y a pas d’obligation. Pour le VIH, je dirais que le meilleur moyen de lutter contre le virus, c’est de savoir. » En France, on estime à 10 000 le nombre de personnes qui vivent avec le VIH sans le savoir.

    à deux pas du stand de la Ville, le centre LGBTQIA+ de la rue du Chevalier-Roze s’active lui aussi. Carole Blanchard, directrice adjointe au planning familial 13, explique : « On fait de l’info, de la sensibilisation et du dépistage. On va des pratiques sexuelles à risque aux différents traitement autour du VIH en passant par les préservatifs, qu’on distribue gratuitement. » Elle poursuit : « Les étudiants infirmiers vont au contact des gens dans la rue pour évoquer toutes ces questions. On outille les gens pour qu’ils soient acteurs de leur propre prévention ! »

  • Vassal clarifie son refus d’une alliance avec le RN

    Vassal clarifie son refus d’une alliance avec le RN

    Cette fois, la candidate de la droite et du centre pour les municipales à Marseille, Martine Vassal, a été contrainte de clarifier, noir sur blanc, sa position. « Aucune alliance n’est envisageable avec les extrêmes », énonce son équipe de campagne à travers un communiqué transmis à la presse ce lundi, en début d’après-midi. Et d’insister : « Au second tour, il y aura bien Martine Vassal, face à Benoît Payan. »

    C’est que son refus en début de matinée, sur les ondes de Sud Radio, de répondre sur la question d’une potentielle alliance avec le RN au second tour, avait suscité un tollé. « On verra à ce moment-là », évacuait-elle, préférant jeter l’opprobre sur une très hypothétique alliance du maire sortant avec les insoumis. Et de renvoyer dos à dos les candidats lepénistes « qui n’en ont rien à faire des problématiques locales » avec la majorité municipale de gauche : « On a d’un côté l’amateurisme et d’un autre côté l’incompétence. »

    Indignation jusqu’au centre

    « J’espère vraiment que ses mots ont dépassé sa pensée », s’inquiétait à chaud le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan. Avant de hausser le ton sur les réseaux sociaux. « J’ai honte pour Marseille et les Marseillais, écrivait-il. La candidate de la droite et de Renaissance est prête à s’allier au Rassemblement national pour espérer exister et garder sa place. »

    Une indignation abondamment relayée à gauche. « Prête à sacrifier l’avenir de notre ville et de ses habitants à l’extrême droite pour conserver leurs postes, la droite marseillaise est à la dérive », dénonçait l’adjointe (PCF) aux Solidarités, Audrey Garino, quand le Parti radical de gauche, par la voix de son président Hugo Roche Poggi, assurait que « le camp des modérés marseillais ne peut pas l’accepter ». « Ils font la même campagne bas de plafond, ils finiront ensemble sous le même plafond », taclait de son côté la maire (GRS) des 1-7, Sophie Camard.

    Mais jusqu’aux macronistes la sortie a fait des vagues. « Une fois de plus… une fois de trop », déplorait ainsi l’ex-maire (Ren.) des 9-10, Lionel Royer-Perreaut. « J’avais demandé le non-franchissement des lignes écarlates, le parti présidentiel doit prendre ses responsabilités », explosait de son côté l’ex-secrétaire d’État Sabrina Agresti-Roubache. Avant de lâcher : « Pour le plan B, les regards vont se tourner mécaniquement vers moi, je vais choisir mon moment. »

    Face à l’ampleur des réactions, la présidente de la Métropole a dû corriger le tir. « En aucun cas il n’a été question d’une alliance avec les extrêmes, que j’ai combattus pendant toute ma vie politique », écrivait-elle sur le réseau social X, soutenue par le président (Ren.) du conseil régional, Renaud Muselier, pour qui « on veut se débarrasser » d’elle. Et le parti de Gabriel Attal de rappeler que le refus d’une alliance avec le RN « est une condition absolue du soutien de Renaissance à tous nos candidats ».

    Le RN applaudit

    « La première clarification qu’il y a eu, c’est quand elle a signé notre charte », rappelle le porte-parole de Renaissance à Marseille, Maxime Boudet. Le texte, qu’elle avait approuvé le 1er octobre dernier, écartait déjà toute alliance avec le RN (notre édition du 02/10). « Là, ça permet de remettre une couche, au moins c’est clair », relativise le militant. « Tout le monde veut parler du second tour avant le premier, certains par calcul politique », déplore pour sa part le porte-parole de la candidate, Romain Simmarano, ciblant « les beuglements de certains qui ont fait du cynisme leur seule boussole » et sommant le maire de prendre position vis-à-vis des insoumis.

    Depuis sa rentrée politique, la candidate n’en avait pas moins joué sur le flou, moins pour se rapprocher des dirigeants du RN que pour espérer rallier le tiers de Marseillais votant pour l’extrême droite. Allant jusqu’aux outrances lorsqu’elle qualifie le centre-ville de « crackopolis ». Quant au RN lui-même, il reste le seul à applaudir cette séquence.

    « J’espère
    que ses mots ont dépassé
    sa pensée »