Author: tecnavia

  • Top 14 : Brex et Gros, les deux locomotives du RC Toulon

    Top 14 : Brex et Gros, les deux locomotives du RC Toulon

    Retombé dans ses travers à Marcel-Michelin face à l’ASM samedi dernier (27-10), le RCT veut repartir de l’avant. Et vite oublier : « J’ai très mal digéré le match. Mais ce qui est important, c’est qu’on reparte. On l’a analysé. Place au prochain. Je n’ai pas envie de revenir dessus », balaye d’un revers de main Pierre Mignoni, qui a visiblement peu goûté à la prestation de ses joueurs. « On est vite passé à autre chose mais la première réunion a été costaude », confirme Jean-Baptiste Gros. « Mais on a fait une bonne semaine avec beaucoup d’énergie, d’enthousiasme. On veut laisser ce match derrière, ça arrive de passer à côté. »

    Gros le « leader », Brex le « régulateur »

    Pour se relancer, la recette est simple : « Il faudra mettre ce qui nous a manqué. Mais pas uniquement ce week end. Si on est en difficulté en conquête, si on manque d’agressivité, c’est pareil tous les week-ends », affirme le pilier international, conscient que le RCT, à l’image de la saison dernière, a aussi pêché (3 cartons jaunes) par son « indiscipline. Ça me dérange un peu. »

    Présent, une fois n’est pas coutume, pour la préparation estivale, le joueur de 26 ans, peu habitué à cette période car habituellement en tournée avec les Bleus « a un peu souffert car la reprise a été dure. Mais c’est en train de payer et de lui faire du bien », décrit Pierre Mignoni. L’Arlésien de naissance, de nature discrète, a aussi pris de l’épaisseur au sein du vestiaire, poussé par son entraîneur : « Il est dans le groupe des leaders. Je me disais que c’était une bonne idée. Il a des choses à dire même si ce n’est pas un gros communicant. Il parle peu, mais il fait », décrit-il, conscient de la chance d’avoir à sa disposition « un pilier international avec ce vécu. »

    Autre joueur d’importance, le centre italo-argentin Ignacio Brex, laissé au repos samedi dernier, recrue estivale qui a déjà conquis la Rade. « C’est un bon relai sur le terrain, avec beaucoup d’expérience, très aimé du groupe. Il communique bien, aide beaucoup les trois quarts. C’est celui qui a été le plus aligné. À lui de continuer, car il n’est pas trop habitué au rythme du Top 14, donc il faut faire attention, avant de partir en sélection. C’est un régulateur en attaque mais aussi et surtout en défense. Il prend de bonnes décisions, il arrive à rattraper des coups à 50-50. Il ne va pas hyper vite mais a un bon sens de l’anticipation », vante Pierre Mignoni. L’intéressé, qui commence déjà à maîtriser le français, dit « se sentir très bien à Toulon ». Jusqu’ici aligné aux côtés de Cowie ou d’Antoine Frisch (lire par ailleurs), l’international italien (46 sélections) connaîtra un nouveau partenaire (Nonu, Sinzelle ou Smaïli) dimanche, ce qui ne le perturbe pas : « Je n’ai aucun problème car j’ai joué avec différents centres en Italie. Je suis ici depuis 3 mois, je peux jouer avec n’importe qui. Ma’a ? C’est mon idole, le meilleur centre de l’histoire, donc j’apprends beaucoup de lui. »

    La tuile pour Frisch
    Gros coup dur pour Antoine Frisch. Indisponible pendant de longs mois la saison dernière à cause d’une fracture du pied, le centre international français (deux sélections), revenu à la compétition en septembre, a rechuté et sera indisponible quatre à cinq mois. « Il va subir une opération du pied la semaine prochaine, le même que la saison dernière. Il est très déçu, car ça arrive lors de sa deuxième saison chez nous, après avoir été poursuivi par les blessures, l’an dernier. On avait fait un choix à l’époque. Ça n’a pas tenu. Il reviendra en mars », indique Pierre Mignoni, qui a annoncé qu’il ne ferait pas appel à un joker, mais qu’il était en revanche toujours en recherche d’un élément supplémentaire pour remplumer sa ligne d’avants.
  • A Marseille, découvrez la nature et les sols vivants

    A Marseille, découvrez la nature et les sols vivants

    La fête du sol vivant est un événement organisé par le Réseau compost citoyen. Elle a pour but de promouvoir et partager les techniques de compostage, paillage et jardinage au naturel.

    à Marseille, c’est une journée « Trame ouverte » qui vous est proposée par le Collectif Trames Vertes, dont les associations Donut et Germ’ sont à l’initiative, à l’instar de nombreux collectifs d’habitants inquiets par l’ouverture à l’urbanisation d’une partie de ces terres et espaces de nature.

    Un événement grand public auquel vous pourrez participer en famille à partir de 9h30 au départ de l’arrêt de tram La Grognarde sur la ligne 2 avec une balade qui ouvre la possibilité de sillonner la trame, d’en valoriser les pratiques passées ou existantes mais aussi de penser à celles à venir. Une autre balade est également organisée un peu plus tard dans la matinée, à partir de 11h15 au départ de l’entrée du parc de la Mirabelle.

    25 hectares d’espaces naturels en ville

    Pour information, les milieux naturels et sols vivants dont il est question à l’occasion de cet événement se situent dans les 11e et 12e arrondissements de la ville et s’étendent sur presque 25 hectares, de La Grognarde jusqu’à la Ferme du Collet des Comtes – lieu où se poursuivra la journée – en passant par la butte de Butris, le parc de la Mirabelle ou encore la friche du Collet des Comtes. Un territoire urbanisé qui abrite cependant une trame verte continue où la biodiversité y est riche.

    Dès 10h donc vous pourrez vous rendre au sein de la ferme du Collet des Comptes où de nombreux stands vous donnent rendez-vous. Au programme une exposition, des ateliers et animations autour de la biodiversité mais aussi des temps forts autour de la sensibilisation au risque inondation, l’apprentissage des bases du compostage et sol vivant…

    La nature comme bien commun

    Un grand temps d’échange est aussi au programme au cœur de l’après-midi et l’événement se terminera par un moment convivial et un goûter partagé.

    Ces espaces qui jouent un rôle clé dans l’équilibre écologique de la ville sont à la fois des lieux de respiration pour les habitants, ils favorisent la circulation douce et sont des refuges pour de nombreux êtres vivants. Ce qui en fait un atout majeur pour la préservation de la biodiversité dans le contexte du réchauffement climatique.

    Au-delà d’un moment convivial à vivre en famille pour s’informer et en apprendre davantage sur l’importance d’avoir un espace de nature en ville, ce sont des enjeux majeurs qui se jouent selon les organisateurs pour laisser vivre la nature et la biodiversité, répondre aux enjeux de santé publique et de confort urbain mais aussi conjuguer agriculture urbaine et agroécologie.

    Des valeurs que les collectifs et habitants ne manqueront pas de rappeler tout au long de la journée.

    Samedi de 9h30 à 17h.

    Gratuit.

  • Le grand JT du territoire du 18 octobre

    Le grand JT du territoire du 18 octobre

    Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de Cyril Viguier sur TV5Monde.

    L’intelligence artificielle est toujours plus puissante, et désormais même les plus grands groupes l’utilise. C’est le cas du groupe LVMH. Reportage exclusif dans cette édition au cœur de la fabrication du champagne de la maison Moët et Chandon, qui utilise l’IA lors du tri optique des raisins.

    Qui dit chantier d’envergure, dit moyen d’envergure ! La plus haute nacelle de France a fait escale en Bretagne pour nettoyer le plus haut clocher de la région. Après plus de 50 ans sans être nettoyé, l’édifice avait bien besoin de faire peau neuve.

    Un potiron de 472,5 kg ! Vous ne rêvez pas. Un agriculteur Béarnais a cultivé cette courge géante. Entre minutie lors de la culture et absurdité, ce légume devrait être transformé en citrouille géante, à l’approche de la fête d’halloween.

  • Les agents municipaux mobilisés pour plus de sécurité dans les écoles

    Les agents municipaux mobilisés pour plus de sécurité dans les écoles

    Reçus en mairie, ils ont obtenu l’assurance de travaux engagés pour sécuriser les établissements scolaires. Une série de travaux a été listée et un calendrier doit leur être fourni lors d’un prochain rendez-vous à fixer après les vacances. Par ailleurs les questions de la reconnaissance professionnelle et de la pénibilité avaient été soulevées par le syndicat, ainsi que le besoin de renfort en personnels pour la surveillance des cantines. « Nous avons obtenu que ces points soient étudiés » a indiqué leur représentante syndicale Françoise Risterucci.

  • [Cancer du sein, toutes concernées] « Le cancer du sein a doublé chez les femmes de moins de 40 ans, ce qui est très inquiétant. »

    [Cancer du sein, toutes concernées] « Le cancer du sein a doublé chez les femmes de moins de 40 ans, ce qui est très inquiétant. »

    C’est un constat, froid. Le cancer du sein est le cancer qui touche le plus de femmes en France et dans le monde. Un cancer qui, s’il est dépisté rapidement, se soigne très bien avec des traitements spécialisés. Au sein de l’Institut Paoli-Calmettes, le docteur Isabelle Oddou exerce depuis quatre ans. Du haut de ses 36 ans, cela fait déjà 6 ans qu’elle a décidé de ne travailler que dans des centres de lutte contre le cancer. « C’est une profession qui me parle, j’aime être présente pour les patients qui en ont le plus besoin », confie la radiologue.

    La mammographie, indispensable tous les deux ans

    à partir de 50 ans et jusqu’à 74 ans, chaque femme reçoit tous les deux ans, à son domicile, une convocation pour ce que l’on appelle un dépistage organisé et gratuit. « En plus du dépistage organisé qui se fait dans un centre agréé et qui sera suivi par une deuxième lecture faite par un radiologue, il existe le dépistage individuel, qui est fait sur ordonnance de la part de votre médecin traitant ou gynécologue », explique Isabelle Oddou. « Le but même du dépistage, c’est de détecter les cancers asymptomatiques, c’est-à-dire sans aucun signe clinique chez la femme. C’est ce qui permet une augmentation de l’efficacité thérapeutique », poursuit la professionnelle.

    Attention aux facteurs
    risques modifiables

    Un examen conseillé officiellement par les autorités de santé publique à partir de 40 ans. Pourtant, la spécialiste note, depuis quelques années, une hausse des cas de cancer du sein chez des femmes de plus en plus jeunes. « Une étude menée entre 1990 et 2023 a montré que ce cancer a doublé chez la femme de moins de 40 ans, ce qui est inquiétant. » Ce qui l’est encore plus, c’est la patientèle de moins de 30 ans davantage présente dans les centres d’imagerie de la femme. D’où l’importance de la palpation « chez soi, sous la douche avec du savon, pour plus de facilité », conseille Isabelle Oddou, ou auprès d’un professionnel de santé.

    « Nous constatons à notre échelle que ces femmes qui se présentent n’ont, pour la plupart, aucun antécédent familial. Ce qui prouve bien qu’il y a un facteur externe qui entre en jeu. » C’est ce que le docteur appelle les facteurs risques modifiables. Ils sont en opposition avec les non modifiables que sont l’âge, les antécédents familiaux, les mutations génétiques ou encore les pubertés précoces et ménopauses tardives. « Il y a un facteur modifiable qui, selon moi, est encore trop sous-estimé et qui risque de prendre encore plus d’ampleur dans les années à venir. C’est l’exposition aux polluants environnementaux que sont les perturbateurs endocriniens », poursuit-elle. « Il faut éviter l’eau en bouteille, car présents en grande quantité dans les plastiques. Seulement, pour réduire cette présence dans l’environnement il faudrait un changement de politique, donc on se sent impuissant. »

  • Raymond Depardon superstar du 47e Cinemed

    Raymond Depardon superstar du 47e Cinemed

    Une édition qui s’annonce haute en couleurs. Pour ses 47 bougies, le festival du cinéma méditerranéen de Montpellier Cinemed met la barre très haut. Il démarre sur les chapeaux de roues puisque dès la soirée d’ouverture, le 17 octobre, sera projeté L’Étranger, très attendu film de François Ozon (20h30, au Corum). « Je pense que les gens ne seront pas déçus car François Ozon réussit là où Luchino Visconti a échoué, c’est-à-dire adapter un monument de la littérature française en restant fidèle à Albert Camus mais en apportant une touche de modernité. C’est une réussite avec un formidable Benjamin Voisin dans le rôle de Meursault », sourit Christophe Leparc, directeur du Cinemed.

    Mais l’acmé du festival sera à n’en pas douter la présence de Raymond Depardon et de son épouse, la cinéaste Claudine Nougaret. Si le photographe est mondialement connu pour ses photographies, il l’est moins pour son œuvre cinématographique réalisée avec sa femme. Le Cinemed y remédie et programme une grande partie de sa filmographie (21 projections) avec notamment Journal de France, que le couple présentera au Corum (19/10, 14h). « Claudine Nougaret revient sur l’histoire du cinéma chez Depardon, elle retrouve des chutes de films non montés et brosse un portrait de lui absolument passionnant », précise Christophe Leparc. L’œuvre du photographe témoigne des bouleversements sociétaux depuis les années 70. « C’est un cinéaste à part entière qui a inventé son propre langage comme pour la photographie. C’est une œuvre assez foisonnante et éclectique. »

    Fidèle à son ADN, le Cinemed élargit sa focale sur le bassin méditerranéen et met à l’honneur l’Espagne, notamment, avec la venue du réalisateur Fernando León de Aranoa (rencontre le 24/10, 17h). « C’est un cinéaste plutôt intéressé par les petites gens, les conflits de classe. Son dernier film, El buen patrón, reflète la lutte sociale tout en étant caractérisé par l’humour et la tendresse des gens », souligne le directeur du Cinemed.

    Focus sur le cinéma syrien

    Mais le Cinemed ne s’emploie pas uniquement à mettre sur le devant de la scène des pointures de renommée nationale ou internationale. En ce sens, le festival met en lumière le jeune cinéma syrien, victime depuis dix ans de la guerre et aujourd’hui à un moment charnière de son histoire, depuis la chute du régime de Bachar al-Assad. « On se demandait quel était l’état de la production cinématographique syrienne. On s’est aperçu qu’il y avait beaucoup de choses intéressantes, une créativité foisonnante que ce soit en Syrie ou de la part des cinéastes en exil », précise Christophe Leparc. Une sélection de courts et longs métrages sera proposée – coconstruite avec le collectif d’artistes syriens Al-Ayoun – ainsi que plusieurs tables rondes pour dresser un état des lieux du cinéma syrien (22/10). « Il est important de leur donner la parole, de la visibilité. On leur permet de se rencontrer, de montrer leurs projets à des producteurs. »

    En somme, pléthore de films présentés dont la diversité est représentée sous toutes ses formes. « On a une volonté d’être un festival populaire puisqu’on n’aime pas une seule forme de cinéma, mais toutes les formes, les cinémas. »

    *Programme complet à retrouver sur cinemed.tm.fr

  • Le bureau de poste ferme, l’engagement se poursuit

    Le bureau de poste ferme, l’engagement se poursuit

    Il est 11h ce vendredi. Le bureau de poste de Biver ferme définitivement ses portes, sous les yeux d’une petite foule venue faire entendre son mécontentement. Il y a deux semaines, après une uestion du groupe d’opposition Collectif Gardanne Biver (CCGB), le maire, Hervé Granier (LR), annonce la fermeture du bureau de poste de Biver. Décision conclue après plusieurs années de négociations, débutées en 2023, selon l’édile. Depuis cette date de fermeture annoncée, les élus d’opposition – issus de la liste de Jean-Marc La Piana (DVG) et de Claude Jorda (CCGB) – les syndicats, l’antenne locale du Parti communiste, et les habitants de la commune ont organisé plusieurs manifestations. Le sénateur Jérémy Bacchi (PCF) et la députée européenne Marina Mesure (LFI) se sont également investis dans la mobilisation, en saisissant la direction nationale de la Poste. Sans réponse, jusqu’ici.

    « On a été mis au courant de ces discussions que cet été. Il n’avait jamais été question de fermeture au mois d’octobre », rappelle Pascal Rosette, élu CGT au CSE pour le service postal. Pour le syndicaliste, le délai entre l’annonce de la fermeture et le début les mobilisations aura été trop court pour que la date du 17 octobre soit au moins repoussée. Dès ce vendredi soir, les usagers devront se rendre au Vival, à 200 m, pour les démarches de service postal. S’il n’y a pas de licenciement, l’unique salariée du bureau sera délocalisée sur un autre poste dans le secteur de Gardanne.

    « Par expérience, lorsque des commerçants reprennent les activités postales, ça ne dure jamais très longtemps », se désole Pascal Rosette. « Nous allons relancer, avec la CGT, la direction de la poste à ce sujet, nous ne les lâcherons pas. Par ailleurs, nous avons une réflexion collective, avec les acteurs intéressés, en cours pour mettre en place un Comité de vigilance des Services publics. La lutte n’est pas finie », annonce Claude Jorda.

    E.B.-G.
  • La Fête des alternatives prône d’autres modèles

    La Fête des alternatives prône d’autres modèles

    C’est à nous de créer la société et non dépendre de directives gouvernementales sur le modèle d’une économie libérale débridée », donne le ton Erwan Bouisseren, de l’Union locale CGT d’Aubagne. « Avec cette fête, nous voulons montrer que des alternatives existent pour créer un autre monde non pas régressif, mais qui respecte l’humain et la planète », déclare-t-il. « Sensibles à l’impact de l’activité humaine sur notre environnement, soucieuses de la santé des travailleurs dans leur entreprise, inquiètes de l’évolution productiviste et capitaliste de notre économie et des restrictions de nos libertés que cela engendre, 25 associations se sont mobilisées pour organiser cet événement autour des alternatives possibles et nécessaires pour répondre à l’urgence écologique, économique et sociale », présente-t-il. La fête se déroule de 9h à 17h au boulodrome, sur le cours Négrel-Féraud, prêtés par la municipalité. L’expo Durance 360 degrés est à voir à la salle l’Univers du cigalon.

    De 9h à 13h, un marché paysan sera installé cours Négrel-Féraud. Le matin et l’après-midi, des tables rondes nourriront, elles, les réflexions. De 10h à 12h, Christian Ollivier, élu à Roquevaire et spécialiste de l’eau, participera, avec Marina Mesure (FI), élue au Parlement européen, un ex-cadre de la SPL Eau des collines, la référente biodiversité France Nature Environnement, à celle intitulée « Eau, bien commun ». De 14h à 16h, conférence et débat autour de « alimentation, production, consommation », avec par exemple le secrétaire de la Confédération paysanne 13. Sur place, le public retrouvera les stands des assos, un bar et une restauration engagés, et de la musique, avec les groupes Los Fralibos et le collectif Kalapech.

  • Hervé Granier candidat pour un nouveau mandat en 2026

    Hervé Granier candidat pour un nouveau mandat en 2026

    Un mandat, ce n’est pas suffisant », justifie Hervé Granier, maire (LR) de la commune depuis 2020. Succédant à Roger Meï (PCF), qui a exercé sept mandats, Hervé Granier, ancien policier municipal, se félicite d’un premier mandat qu’il juge positif : « On a réussi à réaliser 80 % des projets annoncés. Il y a des actions réalisées, d’autres en cours, mais on se dit que ce n’est pas mal, pour un maire néophyte. Je pense humblement, que nous méritons d’être réélus. »

    En matière de sécurité, le maire estime que la ville est devenue « plus sûre, plus apaisée », passant notamment de 12 à 21 policiers municipaux et de 44 à 108 installations de vidéosurveillance. Sont également mis en avant des moyens supplémentaires mis à disposition de « la réussite éducative » pour les près de 2 000 écoliers de la ville. « On a dit : on met une Atsem par classe, on a recréé les Coups de Pouce, on a instauré les études du mercredi, on a lancé la Ville Unicef, fait le Conseil municipal des jeunes… On a donné aux écoliers les moyens d’avoir les bons codes et repères », tient à préciser Hervé Granier. « À la fin du mandat de Monsieur Meï, les parents étaient agacés, le personnel éducatif était en grève toutes les semaines. On a donné les moyens de travailler, en remettant à plat une administration qui était bancale. »

    Ni fusions ni alliances

    Le maire met aussi en avant une culture « redynamisée », un service public « développé et efficient », ainsi qu’un « investissement » dans la transition écologique et énergétique. Il rappelle que la ville compte « 25 % de logements sociaux (…), mais il faut qu’il y ait une mixité dans le logement ».

    « Depuis six ans, j’ai toujours été au plus près, à l’écoute des habitants, la proximité a sans cesse été ma priorité. Humaniste, je saurais tendre la main à tous, mais je ne mènerai en aucun cas une politique d’assistanat », martèle Hervé Granier, qui précise : « Trop de social tue le social. Un jeune qui vous demande du travail, on lui tend la main. S’il revient vous le demander une deuxième, c’est terminé. J’aurais eu l’occasion de lui donner sa chance. Il y en a du travail à Gardanne », estime l’élu.

    La campagne sera menée par une liste sans étiquette, bien que le maire lui, reste encarté LR : « Je suis d’une droite républicaine : je veux que tout se passe bien. Sur ma liste, j’accepterais des gens qui auront dans l’esprit de faire avancer la ville, qu’ils soient de gauche, de droite, ou syndicalistes. Les seuls que je n’accepte pas, ce sont les extrêmes.  ». Aucune alliance ne sera faite dans cette campagne. « Depuis le premier jour de mon engagement en 2020, j’ai décidé de faire de la politique autrement, sans petits arrangements entre amis, sans alliances contre nature (…), ils [à gauche, Ndlr.] ne sont pas d’accord, mais ils s’allient quand même. Je demande à ce que ce soit une campagne propre », justifie Hervé Granier. Un bilan plus détaillé sera présenté « dans les prochaines semaines », ainsi que le « projet pour le prochain mandat » et l’équipe « qui m’accompagnera ».

  • Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Dans l’une des deux salles consacrées à l’exposition des 80 ans du Secours populaire français (SPF), Olivier Masini, membre de la direction de la fédération varoise et bénévole depuis plus de 20 ans, rappelle avec passion le parcours de cette association nationale d’utilité publique.

    Il rappelle sa création officielle le 15 novembre 1945, mais aussi les événements qui ont précédé cette date : « Il faut revenir à 1936, l’année du Front populaire et des congés payés. L’ancêtre du SPF s’appelait alors le Secours populaire de France et des colonies. » Et de préciser : « Il œuvrait déjà pour la solidarité, notamment en 1937 à la frontière espagnole, pour venir en aide aux Républicains fuyant le régime fasciste de Franco. » Dissoute en 1939, l’organisation voit ses responsables entrer en résistance. « Ça a été aussi le cas de notre président du secours populaire, Julien Loprêtre, qui s’était retrouvé – et il ne le savait pas au départ car il ne connaissait pas cette personne-là – dans la même cellule que Missak Manoukian, qui a été panthéonisé l’année dernière. »

    Une riche histoire sur laquelle le SPF continue de s’appuyer « pour faire tomber les barrières de l’enfermement social, de l’indifférence aussi, et lutter contre le rejet de l’autre ». « Avec les actes de racisme et de xénophobie auxquels on assiste aujourd’hui, il est important pour nous de rappeler les valeurs que nous véhiculons », tient à réaffirmer Olivier Masini.

    Parmi les dates importantes mises en avant dans cette exposition, parce qu’elle est fédératrice pour le Secours populaire, 1959 avec la rupture dramatique du barrage de Malpasset, à Fréjus. C’est en effet la première action du Secours populaire français sur le terrain pour porter assistance à des victimes d’une catastrophe naturelle, alors même que la fédération varoise n’était pas encore constituée. Elle le sera en 1968.

    Aujourd’hui, l’association continue de se battre sur tous les fronts et à faire face à l’urgence sociale. Le nombre de personnes accueillies dans ses permanences a presque doublé en quinze ans.

    Une structure engagée sur tous les fronts

    Présent à ce vernissage, l’adjoint à la culture, Yann Tanguy, a évoqué « un acteur incontournable de toute l’aide apportée aux gens qui sont dans le besoin, quelles que soient leurs difficultés. Ça fait partie de l’histoire française et de l’histoire du Var ! ».

    Et de poursuivre : « Par ces temps où les associations sont parfois un peu menacées par les problèmes budgétaires globaux, il est important de les soutenir. Et puis 80 ans, c’est un bel anniversaire ! »

    Plus loin, Magali Brunel, conseillère municipale et tête de liste pour 2026 de Toulon en Commun, souligne l’importance de ce moment de reconnaissance des problématiques sociales qui, loin de se résoudre, s’aggravent. « Nous avons de plus en plus besoin d’avoir des associations comme ça, engagées au service des plus fragiles et impliquées sur des problématiques qui nous touchent aussi territorialement : logement, alimentation et droit de vivre dignement. » Elle déplore toutefois leur mise en péril croissante, liée au désengagement de l’État.

    En somme, une exposition qui revisite dans le temps et dans l’espace les 80 ans mouvementés d’une solidarité plus que jamais essentielle et inspirante.