Author: tecnavia

  • Conflit en Ukraine : Trump pousse pour un compromis, Macron doute de Poutine

    Conflit en Ukraine : Trump pousse pour un compromis, Macron doute de Poutine

    La Marseillaise : Le président ukrainien est attendu, ce lundi à Washington, après la réunion de la coalition « des volontaires », organisée dimanche. La rencontre Trump-Poutine a accéléré les choses ?

    Jean de Gliniasty : Très peu d’informations ont filtré sur la teneur des propos échangés entre Donald Trump et Vladimir Poutine. L’invitation à Washington envoyée par Trump à Volodymyr Zelensky, pour lui faire part des résultats de ces entretiens, est notable. Il veut lui mettre le marché en main. Les propositions du président américain sont toujours les mêmes : on s’arrête sur les lignes de front, l’Ukraine n’entre pas dans l’Otan, la Russie garde – sans reconnaissance internationale – les territoires qu’elle occupe déjà, on lève les sanctions et on commence une nouvelle période. Cela s’est un peu affiné depuis, avec l’idée d’échange de territoires. Selon un grand quotidien [New York Times ndlr], les Russes auraient manifesté leur disponibilité pour, en échange de la récupération de l’ensemble du Donetsk, geler les lignes de front à Zaporijjia et Kherson. Ce qui signifie sacrifier leurs ambitions et renoncer à des territoires qui sont formellement annexés à la Russie par la Constitution russe. On voit déjà se profiler une possibilité de compromis. Avant de partir pour Washington, Zelensky a dit qu’il allait là-bas pour négocier les détails. Cela veut dire qu’il y a un semblant d’accord, ou en tout cas qu’il est prêt à des concessions territoriales. Il n’est pas exclu que, comme l’a dit Trump lui-même, les choses aillent plus vite qu’on ne le croit, avec cette idée de réunir un sommet tripartite vendredi. Mais, peut-être n’est-ce pour Trump qu’une façon de prendre ses désirs pour des réalités.

    Pourquoi Trump est-il revenu sur l’exigence d’un cessez-le-feu et parle désormais d’accord de paix ?

    J.d.G. : Trump n’a jamais été très favorable au cessez-le-feu, qui est une demande des Ukrainiens, appuyés par les Européens. Ils ont obtenu de lui, à la veille de la réunion de l’Alaska, qu’il mette le cessez-le-feu au premier rang de ses priorités. La volonté de Trump, c’est plutôt de faire la paix, un cessez-le-feu, c’est une solution transitoire qu’il considère comme insuffisante pour son palmarès. Les Russes eux-mêmes n’ont aucun intérêt au cessez-le-feu, puisqu’ils ont l’avantage sur le terrain. C’est plutôt une demande ukrainienne pour geler une situation qui commence à leur échapper un petit peu, moins qu’on le dit, mais quand même. Les Russes ont toujours dit qu’un cessez-le-feu ne pouvait être concevable que si les Européens surtout, mais aussi les Américains, s’abstenaient pendant cette période de continuer à réarmer l’Ukraine. Ils ne veulent pas que ce cessez-le-feu serve de répit pour les forces ukrainiennes.

    Trump semble vouloir aller vite. Quel est son objectif ?

    J.d.G. : Trump a utilisé la carotte et le bâton. Le bâton, c’était la perspective de sanctions auxquelles il a dit lui-même ne pas croire beaucoup. Pour Trump, ce sont des mesures qui gênent le développement des relations économiques et qui, parfois, font le jeu des concurrents des États-Unis. Si l’on prend, par exemple, les sanctions secondaires imposées à l’Inde et à la Chine s’ils continuent à importer du pétrole russe, c’est une idée dont beaucoup d’experts pensent qu’elle se retournera contre les intérêts des États-Unis. Et pour cause, la Chine envisage des mesures de rétorsion et n’envisage pas de renoncer à l’achat de pétrole russe. La priorité de Trump, c’est de rétablir la relation économique dans tous les domaines avec la Russie, avec l’exploitation de l’Arctique, le développement de la coopération en matière énergétique, notamment l’uranium, le pétrole, ensuite les métaux rares ainsi que la coopération spatiale. Il estime que c’est l’intérêt des États-Unis, qu’ils ne doivent pas se priver d’immenses marchés que représente la Russie.

    Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a été vu en Alaska avec un pull floqué « URSS ». Faut-il y voir un message ?

    J.d.G. : C’est un symbole assez fort. Dans les grands sommets russo-américains qui avaient lieu du temps de l’URSS, c’était une période bénie, si je puis dire, pour la Russie soviétique, qui était l’interlocuteur principal des États-Unis.

    Le président ukrainien est attendu, ce lundi, à Washington. À ses côtés, une flopée de dirigeants feront le déplacement : la présidente de la Commission européenne, le Président français, le chancelier allemand, la Première ministre italienne, le Premier ministre britannique, le président finlandais et le chef de l’Otan. Cette décision a été annoncée la veille, avant une visioconférence de la « coalition des volontaires », visant à examiner ce que pourraient être les contours d’un éventuel accord de paix entre l’Ukraine et la Russie, après le sommet Trump-Poutine, en Alaska, qui n’a débouché sur aucune annonce concrète.

  • La Sécurité sociale, un trésor national né en 1945 et toujours à défendre

    La Sécurité sociale, un trésor national né en 1945 et toujours à défendre

    1945, année de la victoire sur le nazisme, année de la paix, mais aussi année de la reconstruction. Cette année-là, les résistants prennent les rênes du pays à travers le Gouvernement provisoire de la République française, qui restera en place jusqu’à l’instauration de la IVe République. Ils portent un programme rédigé durant les heures sombres de l’Occupation, dont le nom résonne encore aujourd’hui : « Les Jours Heureux ». Les communistes participent à l’application de ce projet ambitieux, dont nous bénéficions encore aujourd’hui, malgré les attaques néo-libérales. Notamment la création de la Sécurité sociale, dès octobre 1945, sous l’égide d’Ambroise Croizat, alors ministre du Travail.

    Confrontée aujourd’hui à l’idée que la cotisation serait une charge, la Sécurité sociale reste pourtant le socle de notre vie quotidienne. Elle n’est pas un vestige du passé, mais bien une conquête qu’il faut à la fois défendre pour que les actifs d’aujourd’hui aient une retraite
    à la hauteur demain et la réinventer pour lui permettre de faire face à de nouveaux enjeux comme celui de la dépendance.

  • Une promesse à renouveler

    Une promesse à renouveler

    Ce n’était pas une utopie, mais une promesse. Le programme du Conseil national de la Résistance, appliqué dès la Libération, révélait une volonté, issue des idéaux de la résistance : restaurer la démocratie et rendre sa dignité au peuple. C’est avec ce souffle que la Sécurité sociale est élaborée, en 1945. Un modèle solidaire au cœur de notre pacte républicain, qui protège sans exclure, accompagne sans distinction, unit sans diviser.

    Une promesse portée par Ambroise Croizat, alors ministre du Travail (PCF). Ouvrier, syndicaliste devenu parlementaire, il incarne cette volonté farouche de mettre l’humain au cœur des politiques publiques. Ambroise Croizat ne théorise pas la solidarité : il l’organise. Cet anniversaire permet de rendre hommage à son action. Pour cela, il faut refuser le démantèlement silencieux de ce qu’il a bâti.

    Transformations

    Depuis 80 ans, la Sécurité sociale est un bien collectif qui s’adapte et accompagne les grandes transformations de la société française : création des caisses d’allocations familiales en 1946, minimum vieillesse en 1956, loi Veil sur l’intégration des personnes handicapées en 1975, RMI (devenu RSA) en 1988 ou encore les premières aides pour les aidants familiaux en 2007.

    La Sécurité sociale est une révolution sociale. Elle protège chacun, quel qu’il soit. Une vision comptable présente la cotisation comme une charge. On cherche à privatiser, rogner, affaiblir ce qui a été conquis de haute lutte. C’est commettre l’erreur d’oublier que la Sécurité sociale n’est pas un luxe, mais un droit fondamental. Elle n’est pas un coût, mais un investissement dans la dignité. Une promesse à renouveler.

  • La Sécurité sociale, pilier des conquêtes sociales du XXe siècle

    La Sécurité sociale, pilier des conquêtes sociales du XXe siècle

    Il était surnommé « le ministre des travailleurs » : élu PCF, Ambroise Croizat est le créateur de la Sécurité sociale et des retraites, avec des effets immédiats sur l’espérance de vie et la mortalité infantile. Alors que ces conquêtes ouvrières sont aujourd’hui remises en cause, retour sur un parcours exceptionnel.

    La Marseillaise : Qui est Ambroise Croizat avant de devenir, à La Libération, ministre du Travail ?

    Pierre Caillaud-Croizat : Pour un homme qui sera amené à occuper des fonctions d’état, son parcours est plutôt atypique. Il a connu la misère ouvrière du début du XXe siècle. Quand son père est mobilisé en 1914, il n’a que 13 ans et va travailler à l’usine. Sans avoir le temps de passer son certificat d’études. Il suit l’exemple du père, métallurgiste très engagé syndicalement et politiquement.

    Quelques années plus tard, ayant pris des responsabilités dans le combat social, il est repéré, mis sur la liste noire des patrons de la Métallurgie et ne trouve plus à se faire embaucher. Il devient permanent pour le syndicat et s’ouvre alors une vie de réunions, organisation des luttes, prises de parole, multiples déplacements… Les très faibles moyens dont il dispose le maintiennent dans une situation de grande précarité. Quand viendra le temps du Front Populaire, il sera présenté aux élections législatives de 1936 par le Parti communiste et élu à Paris, dans le 14e arrondissement actuel. Une éclaircie de courte durée. Arrêté début octobre 1939 avec 26 autres députés communistes, ils croupiront d’abord dans diverses prisons et seront ensuite envoyés au bagne de Maison-Carrée, dans la banlieue d’Alger. Ils en sortiront en février 1943 dans un triste état physique, dû aux conditions de détention inhumaines, aux restrictions alimentaires qu’ils ont subies et à l’état de vétusté et d’insalubrité des lieux dans lesquels ils organisent leur survie.

    Par la suite, Ambroise Croizat participe à l’Assemblée consultative d’Alger, puis aux deux Assemblées constituantes. À l’issue des élections législatives d’octobre 1945, il est nommé ministre du Travail.

    Comment se passent les années
    de guerre pour lui
     ?

    P. C-C. : Comme je viens de l’expliquer, il fut mis en prison dès octobre 1939. Les courriers qu’il a adressés à ma grand-mère ont été précieusement conservés dans les archives familiales. Les dures conditions de détention y sont décrites. Ce qui revient constamment, c’est l’état de sous-alimentation dans lequel lui et ses camarades sont maintenus. Quand Croizat sortira du bagne, il aura perdu 30 kg. Certains contractent des maladies, ils sont attaqués par les vermines, les douches sont rares… Pour autant, pendant toute cette période de détention, ils resteront soudés, les bien-portants s’occupant des plus affaiblis, partageant scrupuleusement de rares colis qu’ils recevaient de l’extérieur. Et, malgré toutes les turpitudes de leur situation, ils gardent confiance dans un avenir meilleur, s’ils s’en sortent. à leur sortie du bagne, Croizat et les autres reprendront les activités politiques et syndicales. Croizat reviendra sur le territoire métropolitain en septembre 1944, par le port de Marseille.

    Quelles sont ses ambitions quand il devient ministre ?

    P. C-C. : C’est une période où il faut considérer le poids du Parti communiste et de la CGT, auréolés par le prestige du rôle majeur joué dans la Résistance. Les résultats des élections législatives d’octobre 1945 en sont le témoignage. Plus de 27% pour le PC, premier parti de France. La CGT compte entre 5 et 6 millions d’adhérents. La participation au gouvernement devient incontournable au vu du rapport de force qui se pose et permet de nourrir de grandes ambitions dans les mesures les plus urgentes à prendre.

    Comment va-t-il appliquer
    le programme du Conseil National de la Résistance
    dans son domaine
     ?

    P. C-C. : L’origine ouvrière de Croizat a eu pour effet un intérêt certain pour le domaine de la revendication sociale, liée aussi à son activité syndicale. Dès son élection comme député en 1936, il fait partie d’une délégation de négociateurs pour la CGT et sera rapporteur d’un projet concernant les conventions collectives. Il choisit également de participer à la Commission de discussion des lois sociales de l’Assemblée nationale.

    Cette fibre lui donne toute légitimité quand apparaît dans le programme du CNR le projet de mise en place d’un système complet de Sécurité sociale à appliquer dans les plus brefs délais possibles, après la libération du pays. Il aura le temps de mûrir sa réflexion sur les bancs de l’Assemblée consultative provisoire, dans laquelle il occupera déjà le poste de président de la commission du Travail et des Affaires sociales.

    Comment va-t-il imposer Sécurité sociale publique et retraites financées par des cotisations, dans un pays qui est pourtant en ruine ?

    P. C-C. : Quand il arrive au ministère, il existe les ordonnances de mise en place de la Sécurité sociale et un plan de Sécurité sociale rédigé par le haut fonctionnaire Pierre Laroque, sur lequel il va s’appuyer. Il s’agit pour lui, maintenant, de mettre en route la construction de l’édifice qui va donner une existence réelle et conforme aux exigences du CNR. Pour ce faire, partir des besoins et trouver le financement. Le choix se porte sur un prélèvement effectué sur les richesses générées par le travail, la cotisation sociale mise en commun à l’échelle nationale. Ceci va occasionner des budgets qui vont s’accroître très rapidement, celui de la Sécu venant à dépasser celui de l’état dans les années qui suivent.

    Il va aussi jouer sur l’effet de surprise par la rapidité de la mise en place du projet. Le syndicaliste Croizat sait établir la confiance avec le monde du travail. Les militants de la CGT et du PC seront nombreux à s’investir dans la construction et le fonctionnement du système. Grâce à cet engagement, tout commence à fonctionner en moins d’un an.

    Plus d’un million de personnes assistent à ses obsèques, en 1951. Que disait cet engouement ?

    P. C-C. : Celui qui fut surnommé le « ministre des travailleurs » avait déclaré : « Je ne mériterais plus votre confiance si j’oubliais vos souffrances, vos difficultés, en un mot vos intérêts, qui se confondent trop avec ceux de la nation ».

    Quand Croizat disparaît brutalement, le 11 février 1951, le souvenir des améliorations sociales auxquelles il avait contribué est encore très présent dans les esprits de la population. Avec la Sécu, les effets se sont fait rapidement sentir. La courbe de l’espérance de vie augmente en flèche et celle de la mortalité infantile diminue très sensiblement. Les Français se sentent libérés d’un poids, celui qui a pesé depuis toujours sur leurs épaules, l’angoisse de la maladie et des accidents du travail qui conduisaient inéluctablement à la déchéance, à court ou moyen terme.

    Il y avait aussi les plus anciens, ceux qui avaient vu leurs pensions fortement revalorisées, ce qui leur avait permis de passer de l’indigence à la dignité.

    De ce monde ouvrier, il émanait de la reconnaissance pour celui qui avait changé leur vie en les conduisant sur les chemins de l’émancipation. Il était l’un des leurs.

    Aujourd’hui, comment définiriez-vous son héritage ?

    P. C-C. : Un pays qui prend en considération la santé de sa population est un pays qui élève son niveau de civilisation. La Sécu, c’est la plus belle conquête sociale du XXe siècle.

    C’est aussi, dans ses premières années de fonctionnement, un formidable exemple de gestion ouvrière et démocratique. Le financement se faisant sur une partie des salaires des travailleurs, rien de plus normal que ce soit eux qui gèrent et prennent les décisions.

    Pour les possédants, c’est un affront qui ne correspond pas à leur conception des enjeux de pouvoir. Ils n’auront de cesse de renverser la vapeur pour reprendre le contrôle de la situation.

    Les discours et l’exemple de votre grand-père sont-ils des réponses face aux offensives libérales ?

    Dès sa création, la sécu a subi des attaques et a été vouée aux gémonies des décideurs financiers. Dans la représentation de la pensée unique, capitalisme et supériorité de la pensée libérale, c’est un caillou dans la chaussure. Ce budget énorme qui échappe aux règles prédatrices du marché aiguise les appétits.

    Les choix qui ont été faits par Croizat et tous ceux qui sont à l’origine de la Sécu répondaient à des valeurs de solidarité et de justice sociale.

    Ceux qui sont réalisés aujourd’hui vont dans un tout autre sens, celui d’un capitalisme débridé où tout se transforme en marchandise, même quand il s’agit de la santé de tous. Privilégier l’intérêt général ne semble pas faire partie des préoccupations des gouvernements, depuis des décennies. Le président des riches en est la caricature la plus aboutie.

    Cet entretien est extrait du numéro spécial « 80 ans de la victoire » édité par La Marseillaise disponible au prix de 8 euros sur : laboutique.lamarseillaise.fr

  • Emploi : pourquoi les ruptures conventionnelles explosent en Provence-Alpes-Côte d’Azur

    Emploi : pourquoi les ruptures conventionnelles explosent en Provence-Alpes-Côte d’Azur

    Les ruptures conventionnelles plus plébiscitées que jamais en Provence. C’est ce qui ressort des derniers chiffres de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de la Région Paca. Sur le seul 1er trimestre de cette année, on ne décompte pas moins de 26 484 ruptures. À titre de comparaison, 55 498 demandes étaient homologuées, au total, sur l’année 2023… Une progression fulgurante qui fait écho aux chiffres nationaux, puisqu’elles passent de 440 000 en 2019 à 514 000 en 2024. Et qui explique, peut-être, pourquoi patronat et gouvernement tendent à s’attaquer à ce dispositif, instauré sous la présidence de Nicolas Sarkozy, en 2008, et qui permet la rupture d’un contrat de travail, d’un commun accord entre le salarié et le patron.

    Pour rappel, ces ruptures conventionnelles donnent accès aux allocations chômage et à une indemnité. Les organisations syndicales ont longtemps pointé ce dispositif comme un moyen de procéder à des licenciements déguisés pour l’employeur. Mais Astrid Panosyan-Bouvet, la ministre du Travail, a dénoncé, dans les colonnes de Capital, à la mi-juillet, des « démissions déguisées en rupture conventionnelle » et pointe des « abus ou dévoiement du principe ». Des propos à mettre en parallèle de ceux du président du Medef, Patrick Martin, quelques jours plus tard. Ce dernier dénonce « des comportements déviants » et appelle à « corriger le dispositif sans fondamentalement le remettre en cause ».

    En tout cas, les Provençaux sont friands de la rupture conventionnelle. Depuis 2014, la région est constamment au-dessus de la moyenne nationale. Et pour cause : on en décompte plus de 12 000 dans les Bouches-du-Rhône au 1er trimestre, 4 700 dans le Var et 2 645 dans le Vaucluse. Dans le détail, c’est le secteur du tourisme qui concentre le gros des ruptures conventionnelles, avec plus de 4 000 ruptures sur la même période, puis vient le BTP, avec plus de 2 500. Une tendance qui se confirme si l’on se penche du côté des entrées à France Travail dans la région. Au 2e trimestre 2025, les ruptures conventionnelles représentent une part importante des inscriptions d’ex-salariés en tant que demandeur d’emploi (catégorie A, B et C).

    Loin devant les démissions

    Au nombre de 3 990, elles sont bien loin devant les 1 740 démissions, mais aussi 740 licenciements économiques et les 2 870 autres types de licenciements qu’on dénombre en Paca. En revanche, les ruptures conventionnelles sont moitié moins que les fins de contrats classiques, au nombre de 8 170. De là à dire qu’elles remplacent les démissions comme le sous-entend la ministre ? Pas vraiment. Si la tendance récente est forte dans la région, elle ne se retrouve pas au niveau national. Au 1er trimestre 2025, 128 000 ruptures conventionnelles ont été signées, en France métropolitaine, selon les calculs de la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques). Loin derrière les 239 700 licenciements recensés sur la même période et les 492 900 démissions. Ce qu’on constate, par contre, c’est que l’évolution des licenciements économiques et des ruptures conventionnelles se croisent depuis l’apparition de ces dernières. En avril 2009, un an après la mise en place du dispositif, on décomptait plus de 71 000 licenciements économiques par trimestre, quand les ruptures conventionnelles ne concernaient que 43 000 salariés. Trois ans plus tard, en avril 2011, les chiffres s’inversent presque : le nombre de ruptures atteint presque les 70 000, quand les licenciements économiques avoisinent les 27 000. L’inversion des écarts est frappante si l’on revient au 1er trimestre de cette année, où les licenciements économiques s’élèvent à 18 000 face aux 128 000 ruptures…

    D’après des chiffres de France Travail révélés par Les Échos, le dispositif a coûté dix milliards d’euros en 2024, soit plus d’un quart des dépenses de l’assurance-chômage. D’où la petite musique patronale contre l’indemnisation de ces ruptures, toujours à l’affût d’une opportunité de dépecer le modèle social français.

  • Ferme aux Crocodiles : des varans à queue bleue rejoignent le parc de Pierrelatte

    Ferme aux Crocodiles : des varans à queue bleue rejoignent le parc de Pierrelatte

    Une nouvelle espèce a fait son entrée à la Ferme aux Crocodiles, un grand parc zoologique à Pierrelatte (Drôme), localité proche du Vaucluse. Un couple de varans à queue bleue, lézards originaires de Nouvelle-Guinée, est arrivé jeudi 7 août dans son nouveau domicile. « Cette espèce est absente des parcs zoologiques et elle revêt un certain mystère parce qu’on ne sait pas trop encore comment la faire reproduire en captivité », s’enthousiasme le directeur de la ferme, Samuel Martin.

    Les animaux ont été placés dans un vivarium au sein de la réserve tropicale. « Pour l’instant, ils sont encore trop timides pour sortir, donc ils sont visibles quand ils se laissent voir, assure le propriétaire du parc. C’est plutôt en début ou en fin de journée ». Un des objectifs du parc est, qu’à terme, les deux varans se reproduisent. Pour l’instant, le couple vit ensemble, mais ne semble pas encore être tombé sous le charme l’un et de l’autre. Si une vie commune finit par apparaître impossible aux yeux des responsables animaliers, les reptiles devront faire chambre à part. « Ça demande pas mal d’observations et d’expériences pour pouvoir déceler en journée ce qui a pu se passer la nuit, explique Samuel Martin. Quand ils se croisent, on ne sait pas trop comment ça se passe. Ce qu’on a observé pour l’instant, c’est qu’il n’y a pas d’animosité ».

    Plus de 600 espèces végétales et animales

    Si ces varans ne se dévoilent pas facilement aux yeux du public, il reste néanmoins plus de 600 espèces et variétés de plantes à admirer dans la serre d’un hectare. Plusieurs animations présentées par un guide, comme le nourrissage quotidien des oiseaux ou des tortues, sont également comprises dans le ticket d’entrée. « On fait un vrai travail de transmission pour que cette visite en famille soit aussi ludique et divertissante qu’intéressante et formatrice », se félicite Samuel Martin. Près de 300 000 visiteurs par an viennent à la rencontre des reptiles.

    Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h. Sur place, 3-12 ans : 13 euros. Adulte : 20 euros.

  • Dans les Hautes-Alpes, [Les Petits Débrouillards] du Vaucluse vivent une immersion dans la nature

    Dans les Hautes-Alpes, [Les Petits Débrouillards] du Vaucluse vivent une immersion dans la nature

    Treize ados du Vaucluse ont troqué le bitume pour les montagnes des Hautes-Alpes, le temps d’une semaine à Valdoule. Accueillis par l’association Créa’Sud, ils ont vécu une immersion au grand air imaginée par Les Petits Débrouillards : balades en nature, observation du ciel étoilé, découverte de musiques du monde, visite d’une distillerie locale… Chaque jour, ils ont préparé leurs repas et partagé leurs nuits dans de grands tipis. Ce partenariat avec Créa’Sud a mêlé hébergement atypique et animations locales, offrant à ces jeunes, souvent issus de quartiers prioritaires, une parenthèse inoubliable, riche en découvertes et en rencontres.

  • Festival Un piano sous les arbres : quatre jours de musique à Lunel-Viel

    Festival Un piano sous les arbres : quatre jours de musique à Lunel-Viel

    Alors que la rentrée se profile, c’est un rendez-vous qui, chaque année, prolonge un peu l’été. Du 21 au 24 août, le magnifique parc de l’Orangerie, à Lunel-Viel, va se transformer en scène à ciel ouvert à l’occasion de la 17e édition du festival « Un piano sous les arbres », organisé par la commune.

    Le principe est simple : quatre jours de concerts et spectacles en plein air, gratuits et payants, où le piano, dénominateur commun, visite tous les styles : classique, jazz, rock, musique tzigane, électro… Un festival qui met en avant, outre des artistes confirmés, de jeunes talents et se distingue par sa programmation éclectique.

    Parmi les temps forts de cette nouvelle édition, la chanteuse Jeanne Cherhal (22 août, 21h30), « engagée au service de la liberté, celle des femmes et, par ricochet, celle des hommes qui les accompagnent », interprétera ses chansons « magnifiquement ornées de cuivres et de cordes par Benjamin Biolay », décrit le directeur du festival, Fabrice Fenoy. « Leonid relira l’œuvre de Renaud (21 août, 21h30). L’incroyable “killer on the keys” Peter Cincotti nous rappellera que les États-Unis sont aussi un pays de musique et de culture (23 août, 21h30). Les Swing Cockt’elles nous réjouiront de leur malice et de leurs harmonies vocales impeccables (24 août, 21h30). Charlotte Planchou et Mark Priore feront oublier leur technique exceptionnelle en interprétant avec une stupéfiante spontanéité des chansons de Purcell, de Léo Ferré ou de Carole King (24 août, 16h30) », poursuit-il.

    Un piano sous les arbres, c’est aussi de nouvelles formes d’écoute, comme la sieste musicale (23 août, 15h30) ou un concert sous les étoiles, offert chaque soir à 23h.

    Les musiciens amateurs sont encouragés à jouer eux aussi, avec la mise à disposition d’un piano en libre-service, des scènes ouvertes ou encore un piano crochet organisé le dimanche soir à la buvette. Les enfants, quant à eux, pourront profiter de nombreuses activités qui leur sont dédiées (grimpe aux arbres, manège, contes, atelier musical…) Enfin, des stands de restauration seront proposés en continu, manière de contenter à la fois les oreilles et les papilles !

    * Tout le programme sur<a target="_blank" href="http:// www.unpianosouslesarbres.com

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  • Le règlement du Mondial La Marseillaise à pétanque

    ARTICLE 1 – La Mondial La Marseillaise à pétanque est un concours événementiel organisé par l’association Mondial la Marseillaise à pétanque, en collaboration avec le comité bouliste départemental des Bouches-du-Rhône. Le concours est agréé par la Fédération Française de pétanque et jeu provençal (FFPJP). Ce concours débute le dernier dimanche de juin au parc Borély et sur d’autres terrains annexes à Marseille, avec une finale le mercredi suivant.

    ARTICLE 2 – La compétition est ouverte à tous les licenciés. Concernant les joueurs non licenciés, le PASS CONTACT est obligatoire. Elle se dispute en triplette, à pétanque, sur le principe de l’élimination directe. Toutes les parties, cadrages compris, se disputent en 13 points.

    Les règlements de la FFPJP sont impérativement applicables.

    ARTICLE 3 – Tout engagement est ferme et définitif et ne peut faire l’objet d’un remboursement pour quelque motif que ce soit. Une inscription unique par équipe, les X étant interdits. Les contrevenants seront disqualifiés et aucun remboursement ne sera effectué. Un “ bureau des mutations “ situé au Parc Borély est à disposition pour y effectuer tout changement de joueuse non inscrit dans une autre équipe et compléter sa fiche d’identification. Les équipes féminines, mixtes, jeunes, corporatives et groupées doivent se signaler lors de l’inscription pour être prises en compte dans l’attribution éventuelle de prix. Aucune réclamation ne sera admise dans le cas contraire. Toute fiche d’identification doit être intégralement remplie. Tout changement doit être impérativement exécuté avant le coup d’envoi de la compétition. Après la fermeture du “ bureau des mutations ”, plus aucune modification ne peut être apportée. Si un joueur ne peut pas continuer le concours, son remplacement est formellement interdit.

    ARTICLE 4 – En cas d’accident, les joueurs sont couverts par l’assurance qu’ils ont contractée en signant leur licence FFPJP et les non licenciés bénéficient de celle du PASS CONTACT FFPJP qui leur est attribué pour la durée de la compétition. Le prix de ce PASS CONTACT est pris en charge par le joueur. L’assurance générale du concours couvre tous les autres cas non prévus.

    ARTICLE 5 – Les joueurs licenciés FFPJP sont tenus de le signaler lors de leur inscription en précisant leur numéro de licence. Les joueurs non-licenciés se verront établir automatiquement le PASS CONTACT FFPJP lors de l’inscription. Le dépôt des licences se fait à partir des 128e de finale sous peine de disqualification. Tout joueur suspendu par la FFPJP, ne peut s’inscrire. Si un joueur suspendu passe outre ce point du règlement, son équipe sera disqualifiée par le jury.

    ARTICLE 6 – Pour chaque partie, un carton de jeu indiquant son numéro d’équipe et celui du terrain désigné, est remis à chaque équipe. Il sert à identifier les deux équipes et le terrain qui leur a été désigné. En cas de litige, l’équipe qui n’aura pas joué sur le bon terrain sera disqualifiée.

    – A la fin de chaque partie, le carton de jeu de l’équipe gagnante est visé par l’arbitre désigné sur le terrain de jeu. L’arbitre inscrit le résultat et tamponne le carton. Il est le seul habilité à remplir cette formalité sur le carton de jeu de l’équipe gagnante. Celle-ci doit obligatoirement venir ensuite au bureau des jeux du parc Borély, dans les délais les plus brefs pour permettre le tirage au sort.

    – A partir de la deuxième partie, les perdants doivent faire tamponner leur carton de jeu avec la mention perdant.

    – A partir du cadrage, un carton d’arbitrage sera établi pour être remis à la deuxième équipe tirée au sort sur chaque terrain de jeu. Ce carton d’arbitrage sera remis à l’équipe gagnante et signé par l’arbitre désigné pour qu’elle puisse effectuer le tirage au sort.

    – La falsification du carton de jeu et/ou d’arbitrage entraînera la disqualification de l’équipe en cause. La direction du concours est seule habilitée à prendre la décision d’établir après contrôle un duplicata des cartons de jeu.

    ARTICLE 7 – La désignation des arbitres est faite par les instances FFPJP. Seul l’arbitre désigné sur le terrain de jeu est habilité à homologuer un résultat. L’arbitre est souverain dans sa décision prise en application du règlement fédéral.Toute réclamation doit obligatoirement être faite avant la fin de la partie.

    ARTICLE 8 – Le programme officiel du concours doit être scrupuleusement respecté par les participants. Les gagnants des premières parties doivent avoir tiré au sort impérativement avant 13h30 sous peine de disqualification. A partir du lundi les pénalités s’appliquent à compter du premier quart d’heure de retard. Les forfaits une demi-heure après. La clôture d’une journée de compétition, hors finale, est fixée à 21h. Le jury de concours peut interrompre une partie n’étant pas terminée avant la tombée de la nuit. Elle reprendra le lendemain à une heure fixée avec le score acquis lors de l’interruption. Toutes les parties, finale comprise, peuvent être renvoyées au lendemain. Le jury du concours se réserve le droit de modifier le programme et de décaler l’horaire de certaines parties retransmises à la télévision.

    ARTICLE 9 – Les terrains de jeux sont désignés par tirage au sort. Les joueurs doivent y disputer leur partie mais le jury de concours avec le comité d’organisation garde pouvoir d’en changer le lieu. Il peut désigner des parties à disputer sur des terrains de réserves et/ou des terrains destinés à la retransmission télévisée. Les joueurs évoluant devant les caméras ont alors obligation d’avoir une tenue du haut identique. En cas de refus d’un joueur ou d’une équipe, la disqualification de l’équipe sera prononcée.

    ARTICLE 10 – La tenue homogène de l’équipe est obligatoire dès la première partie du lundi sous peine d’être disqualifié immédiatement. Les quatre triplettes qualifiées pour les parties finales sont habillées par l’organisation. Les joueurs ne sont pas autorisés à porter sur leur tenue une ou plusieurs publicités autres que celles décidées par l’organisation. Le non-respect de ce point entraînera une disqualification par le jury de concours.

    ARTICLE 11 – Les prix, de la deuxième à la dernière partie, ne sont remis aux ayants droit qu’en échange de la fiche d’identification (délivrée aux équipes lors de leur engagement, elle comporte le numéro d’inscription) et du carton de jeu délivré avant chaque partie et enregistré comme perdant (le tampon spécial faisant foi) par le bureau des jeux, à partir de la 2e partie.

    ARTICLE 12 – Chaque participants (joueurs et spectateurs) autorise les organisateurs ainsi que leurs ayant droits, tels que partenaires et médias à utiliser les images fixes ou audiovisuelles sur lesquelles il peut apparaître, prises à l’occasion de leur participation au Mondial la Marseillaise à pétanque, sur tous supports, y compris les documents promotionnels et/ou publicitaires, dans le monde entier et pour la durée la plus longue prévue par la loi, les règlements, les traités en vigueur. (article 370 et suivants du code pénal, loi n° 70-643 du 17 juillet 1970, article 23).

    ARTICLE 13 – En retirant son carton de jeu, tout joueur inscrit reconnaît avoir pris connaissance du présent règlement, en accepte toutes les clauses et s’engage à le respecter.