Une semaine déterminante

Les vacances scolaires où les interdictions de manifester n’y font rien : la contestation continue de se faire entendre dans les rues de la région. La journée de samedi l’a démontré, avec des dizaines de milliers de manifestants en Provence-Alpes-Côte d’Azur, plusieurs centaines de milliers dans l’ensemble du pays. De Marseille à Gap, de Forcalquier à Aix-en-Provence, un constat s’impose : la colère ne s’est pas éteinte.

Le mouvement initié par les lycéens et les étudiants a trouvé un écho au-delà de ses propres rangs. Derrière Parcoursup, les conditions d’études ou le manque d’enseignants, c’est la question plus vaste du pouvoir d’achat, des services publics et des inégalités qui s’invite dans le débat.

Un horizon commun

Les témoignages recueillis, samedi, en disent davantage que bien des discours. Une institutrice étranglée par le coût du carburant. Une AESH prête à perdre une journée de salaire pour manifester. Des soignants, des agents publics, des intermittents, des retraités… Autrement dit, le pays réel, que le gouvernement ignore.

C’est là que se joue aussi la suite du mouvement. Le 5 novembre ne sera pas qu’une nouvelle manifestation. Cette journée de grève et de mobilisation à l’appel de l’intersyndicale nationale sera le rendez-vous de la convergence entre une jeunesse qui a allumé l’étincelle et un monde du travail appelé à entrer massivement dans la bataille. Avec un même horizon commun.

Un véritable rapport de force est engagé pour gagner de nouvelles avancées sociales. Rendez-vous est donné jeudi.

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