Les manifestations massives et pacifiques de samedi, sont un nouveau camouflet pour le chef
de l’État, bunkérisé à l’Élysée. En dépit du climat de peur qu’il a voulu entretenir après son propre fiasco du 17 octobre, Emmanuel Macron fait face à un mouvement social d’ampleur qui agrège toutes les générations,
les plus jeunes en tête.
Lui qui pendant dix ans
a méprisé les syndicats
et les Français, doit désormais répondre
aux revendications
et son gouvernement doit profondément amender son budget 2027 qui ne promet que des larmes en épargnant les plus aisés. Car la colère n’est pas près de s’essouffler et l’aspiration à la justice et à la liberté encore moins.
Dimension anti extrême droite
La décision d’interdire les manifestations a eu pour effet de renforcer la détermination des citoyens. Les préfets aux ordres ont dû reculer notamment à Marseille. Selon la CGT, 800 000 personnes ont manifesté partout en France dont 100 000 à Marseille qui a rassemblé au-delà de la ville. À la justice sociale et aux légitimes revendications sur les salaires et les services publics, la dimension politique contre l’extrême droite s’est aussi fortement exprimée. Contre le crime raciste de Trappes, des minutes de silence ont été observées. À Orléans,
les syndicats, dont la CGT en la personne de sa secrétaire générale Sophie Binet, et les partis de gauche, ont manifesté contre le RN qui y tenait congrès et où la candidate de l’extrême droite Marine Le Pen, a lancé sa campagne pour l’élection présidentielle du printemps prochain. Le mouvement social est en train de prendre toutes ses responsabilités pour imposer un autre avenir au pays. Prochain rendez-vous, le 5 novembre.

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