Les dirigeants français et allemands se retrouvent aujourd’hui
à Toulon pour aborder ensemble les sujets de défense.
Dans nos deux pays, ce sont les forces politiques traditionnellement les plus atlantistes qui sont au pouvoir. Avec le nouveau mandat de Donald Trump, les voilà orphelines du grand frère états-unien, privées de leur logiciel de gestion du monde.
Pire, les dirigeants européens semblent désormais chercher à contourner la tutelle
de l’Otan, bras armé de la puissance américaine en Europe depuis l’après-guerre, non pas pour regagner en souveraineté et en capacité d’action, mais pour surenchérir dans les logiques guerrières, notamment sur le dossier ukrainien.
Moteur de paix
S’agissant du Proche-Orient, nos deux pays affichent en revanche une impuissance à peser sur le cours des événements. Les annonces de suspension des ventes d’armes européennes au gouvernement d’extrême droite israélien sont bien tardives au regard
de la situation.
Parce que la France
et l’Allemagne sont deux pays à qui l’histoire a enseigné la nécessité d’empêcher les horreurs de la guerre, elles doivent aujourd’hui devenir un moteur de paix en Europe et dans
le monde, des nations libres, souveraines et associées, déterminées
à faire prévaloir les logiques diplomatiques et le co-développement.
Pour cela, il y a besoin de défenses nationales émancipées de l’Otan et d’un cap pour assurer la sécurité collective et la paix.
Ce n’est pas le moindre des enjeux de la période en France, où le gouvernement Bayrou devra bientôt partir.

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