« J’ai été nouvellement élue secrétaire de section et c’est la première fois que je participe à tous ces congrès, du congrès de section au congrès national. Pour moi, c’est comme une formation accélérée, c’est enrichissant de pouvoir rencontrer tous les camarades, de voir en écoutant la discussion générale qu’en tant que communistes, nous sommes tous sur la même ligne directrice. J’ai eu l’opportunité de faire une intervention en expliquant la situation de Martigues après les municipales de 2026. Cela m’a permis de partager avec tous les camarades une situation qui n’est pas unique d’un RN qui monte de plus en plus, mais face auquel nous ne lâchons rien, où nous avons pu appeler à l’unité pour faire face à ce réel danger. »
« C’est mon premier congrès : je suis adhérente depuis 2019 et j’avais envie de m’investir un peu plus dans le parti. Avec les différents textes alternatifs, j’espère que l’on en sortira plus unis qu’au début, tout en respectant les idées de chacun. L’unification de notre parti est ce qui est le plus important à mes yeux.
Je suis aussi très investie sur les questions de la paix, j’ai participé au 80e anniversaire des bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki, alors j’en attends beaucoup dessus. C’est la base du PCF, pour moi, de défendre la question de la paix. Il faudrait que l’on fasse plus d’actions. »
« J’aurais aimé pouvoir prendre la parole sur la structuration en cellules, j’ai à cœur d’encourager les camarades à continuer ce combat. Cela ne fait que deux ans que j’ai ma carte, mais j’ai eu la chance de le faire. Cela permet de faire émerger de nouveaux cadres et de les accompagner en leur donnant des responsabilités. Et l’on ne retrouve pas les mêmes personnes entre les initiatives en cellule et les réunions de section : c’est plus facile de militer à une échelle locale. On se sent plus légitime. Et c’est aussi un moyen de créer des liens avec le monde associatif et syndical. »
« Il faut que l’on tire les leçons des deux derniers congrès et que l’on se fixe une ligne claire, sur un temps long. Il faut réfléchir sur la façon dont on peut se réimplanter, réfléchir à notre manière de militer, qui a évolué avec les nouvelles technologies. L’enjeu est aussi de faire marcher la démocratie pour arrondir les angles, que l’on sache quelle va être notre posture sur la présidentielle, comment on lutte contre l’extrême droite. Est-ce qu’on se présente pour les médias, ou pour porter une vision différente des autres forces de gauche ? Il faut mettre en avant notre programme. »
« Sur les droits des femmes, nous attendons des avancées, qui ont déjà été engagées. Nous avons la chance d’avoir un parti qui porte des valeurs vraiment féministes, qui lutte contre la marchandisation des corps, pour l’abolition de la prostitution. Et nous avons mis en place une cellule d’écoute, c’est une mise en cohérence de nos pratiques militantes avec le projet que l’on veut porter. Cela existe depuis une dizaine d’années, mais il a vocation à se renforcer encore plus, faire un travail de prévention pour instaurer un climat sain, protecteur. On a beau être progressistes, on n’échappe pas à la société patriarcale. »
« Cela ne fait pas si longtemps que je milite au PCF, alors j’ai surtout envie de profiter de ce congrès pour apprendre, rencontrer d’autres communistes, pouvoir échanger, acquérir le vocabulaire militant et voir ce que chacun pense. Pour moi, la lutte pour la protection de l’enfance et le féminisme sont des thèmes très importants, qu’il faut continuer de porter, qu’il faut défendre encore plus, et des amendements ont été écrits pour l’ancrer encore plus dans le texte. Nous avons une pétition, dans le département, parce qu’ils sont en train de fermer les centres médico-psychologiques pour enfants afin de les regrouper, alors que nous sommes dans un territoire rural. On abandonne les enfants et les parents à leur sort ! »
« Les échanges sont très enrichissants. Ce que nous voulons porter, c’est un besoin d’unité et de travailler ensemble pour faire connaître les idées communistes à destination de tous, de les faire vivre. Nous avons besoin d’échanger entre les différentes générations et les différentes fédérations, cela permet de voir les difficultés de chacun, les avancées de chacun. Nous pouvons nous enrichir mutuellement des expériences, les uns des autres. Dans notre délégation, nous avons de jeunes militants : cela leur permet de voir le mode de fonctionnement du parti pour qu’ils puissent s’investir plus encore dans son fonctionnement. Mais nous avons besoin de féminiser encore plus les instances. »

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