Un jour, j’ai réalisé que je voulais créer un show qui pourrait nous ramener aux rêves de notre enfance, qui pourrait aider les spectateurs à s’évader de la prison de la vie d’adulte et redécouvrir leur enfance oubliée », a édicté Slava Polunin.
Tel est le leitmotiv de Slava’s Snowshow, grand spectacle de cirque slave que cet artiste et metteur en scène russe échafaude en 1993 à Saint-Pétersbourg, dans le sillage de Yellow, clown atypique en diable qui guide le public « dans un monde peuplé de créatures étranges et attachantes », indique le programme du Grand Théâtre de Provence. La salle de spectacle accueille sept représentations entre le mercredi 13 et le dimanche 17 mai.
« Ce spectacle est venu au monde comme un enfant bien aimé dont je ne souhaite jamais me séparer parce qu’il ne cesse de me surprendre et m’intriguer. Il peut donner de la joie ou du chagrin, divertir ou vous émouvoir aux larmes », juge Slava Polunin à propos cette œuvre tragicomique ayant attiré plus de 10 millions de spectateurs à travers le monde depuis une trentaine d’années.
et de « la folie »
Maestro de la pantomime dans la lignée de quelques-unes de ses figures tutélaires telles que Charlie Chaplin ou Marcel Marceau, Slava Polunin « fusionne drame et rire » au possible, explique-t-il, « dans un langage inspiré par Gogol et Beckett pour réunir dans mon personnage l’épique avec le lyrique, la tendresse avec la passion, la sagesse avec la naïveté ».
Création muette, mais pourtant diablement poétique et éloquente, Slava’s Snowshow n’en reste pas mois portée par une « bande-son emblématique » comprenant des titres comme le Concerto d’Aranjuez pour guitare et orchestre composé en 1939 par Joaquin Rodrigo, ou encore La petite fille et la mer de Vangelis, dont la mélodie introduit près de deux heures d’un spectacle à la magie transfrontalière.
« Mes acteurs sont originaires du Canada, d’Israël, de la République tchèque, d’Italie, de France, de Russie, du Royaume-Uni ou des États-Unis, même si la plupart d’entre eux sont russophones. Dans ma compagnie, il n’y a pas de rôles fixes. N’importe quel clown Green peut devenir clown Yellow et n’importe quel technicien peut se transformer en clown et inversement », prévient Slava Polunin. Avec l’entrelacement de disciplines telles que le théâtre, la musique et les arts visuels, le fruit d’une féerie qui « étend les tentacules de l’art du clown et de la folie jusqu’où on ne les attendait pas ».
« Slava’s Snowshow » à 15h et 20h du mercredi 13 au dimanche 17 mai. Entre 10 et 38 euros.
Plus d’informations sur le site lestheatres.net

Leave a Reply