Fière d’être en intersyndicale pour rappeler l’importance de cette lutte pour les droits des Femmes et pour une société progressiste », lance la co-secrétaire de FSU 13 Virginie Akliouat. La CGT, la FSU et Solidaires du département des Bouches-du-Rhône appellent à la grève féministe de manière unitaire, ce dimanche. Et à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, les trois syndicats présentent leur mot d’ordre « Solidarité avec toutes les femmes du monde. Particulièrement avec les Palestiniennes, Kurdes, Soudanaises, Afghanes, Américaines… Souvent en première ligne des conflits actuels », soulignent-elles.
Les inégalités de genre s’immiscent à travers toutes les sphères : santé, éducation, famille, travail, retraites… Les inégalités des femmes au travail concernent l’écart de rémunération mais aussi la question des métiers de genres. « Salaires égaux pour des valeurs de travail égales », déclarent les syndicats, d’une voix unie. La renégociation des accords d’égalité professionnelle dans la fonction publique – avec 9,8% d’écart salarial – et la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale sont « des leviers pour lutter contre l’inégalité à condition que ce ne soit pas des vitrines sans contenu », avertissent les syndiquées.
Alors que le gouvernement souhaite le réarmement démographique, les représentants du syndicat alertent : « A chaque recul du service public, ce sont les femmes qui encaissent : les conditions de travail dégradées, la charge mentale renforcée, l’accès au service public de santé et d’éducation de la petite enfance de plus en plus difficile », relèvent les syndicalistes. Dès l’école primaire, reflet de la société, les élèves sont confrontés aux inégalités des genres. Des inégalités, parfois invisibles, comme la répartition du temps de parole, l’espace d’occupation de la récréation ou les remarques vestimentaires.
« Nous avons la responsabilité de le combattre au quotidien dans la structure de l’école pour construire une vraie culture de l’égalité et faire cesser ces comportements sexistes », appuie Magali Hidalgo, CGT Education 13. L’émergence du « fémonationalisme » est décriée par les syndicats : « Il se prétend féministe, mais est dans une logique excluante. La plupart du temps, l’extrême droite est l’ennemi des droits des femmes. » D’ailleurs, au Parlement européen, l’extrême droite s’est opposée ou s’est abstenue de soutenir la gratuité des protections hygiéniques, l’IVG, l’accès à la contraception… Et de poursuivre : « Ces dernières années, les mobilisations du 8 mars prennent de l’ampleur. Femmes et hommes manifester leur égalité. C’est sur cette vision de la société que nous souhaitons construire un avenir. » Pour la mobilisation inter-syndicale prévue ce dimanche, la Magali Tardieux conclut : « On veut des droits. Pas une rose. »
Rendez-vous dimanche à partir de 10h place du Général-de-Gaulle à Marseille pour un village organisé par le Collectif 13 Droits des femmes puis à partir de 11h avec les syndicats de vant le Medef sur cette même place.

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