Tag: Ville

  • Autour du plus grand orgue en région, le festival forme orchestre

    Autour du plus grand orgue en région, le festival forme orchestre

    « On se trouve à Roquevaire comme si on était dans une salle de concert », assure Jean-Robert Cain. Directeur artistique du festival, lui-même organiste de l’église des Réformés à Marseille, il explique : « L’organiste, à Roquevaire, ne se trouve pas en tribune, caché du public, mais à proximité. » Inauguré en 1997, « et constitué à partir de l’orgue personnel de Pierre Cochereau, qui était organiste titulaire à Notre-Dame de Paris », le grand orgue roquevairois, installé dans l’église St-Vincent « constitue, avec sa console mobile de 5 claviers qui commande les 5 000 tuyaux en tribune, déjà un orchestre à lui tout seul », présente le musicien. Celui qui est aussi président de l’association des Amis du grand orgue de Roquevaire (Agor) observe : « le grand orgue de Roquevaire est le plus grand orgue de France, juste après ceux de Notre-Dame et Saint-Eustache à Paris. »

    Vincent Fernandel dira Claudel

    « À cette symphonie de tuyaux, cette 29e édition propose d’ajouter des instruments solistes : percussions, trombones, flûte, clarinette, saxophones et même un orgue Hammond… Ils dialogueront dans des œuvres originales, mais également des pièces de répertoire parfois revisitées pour séduire un large public toujours friand d’adaptations insolites car uniques à Roquevaire », poursuit l’organiste. Après un « trio percussions et orgue », ce vendredi 19 septembre, avec Alexis Grizard, organiste de 23 ans, le festival proposera « une première», dimanche 21, avec Frédéric Isoletta à l’orgue, et 11 musiciens de trombone. Le dimanche 5 octobre par exemple, Sophie-Véronique Cauchefer-Choplin, organiste du grand orgue de St-Sulpice à Paris depuis 1985 se confrontera « aux élites du jazz à la batterie, à la clarinette, à l’orgue Hammond pour servir les thèmes cultes des musiques de films des grands cinéastes des cinquante dernières années ». Autre « temps fort », Le Chemin de la croix, texte de Paul Claudel, musique de Marcel Dupré, avec Vincent Fernandel comme récitant, le 10 octobre. Destiné « à mettre en valeur un patrimoine, le grand orgue, mais aussi les interprètes, et les compositeurs », le festival, soutenu pour l’instant par la seule Ville de Roquevaire, vise aussi à entretenir l’orgue et notamment la transmission numérique*.

  • Musée de la Navale : quand la mémoire ouvrière dérange

    Musée de la Navale : quand la mémoire ouvrière dérange

    « Depuis 36 ans, après avoir défendu les chantiers, puis ces travailleurs, puis sa mémoire, nous avons eu une seule promesse de musée en 2005, qui n’a jamais été tenue », rappelle pour commencer Lucien Conac, le président de l’Association pour le maintien des intérêts des anciens de la Navale à La Seyne (Amians). Un long combat au cours duquel ses bénévoles n’ont cessé d’être force de proposition. Comme en 2021, où l’Amians présente un projet de 300 mètres carrés dans le vaste espace libre de plus de 10 000 m² derrière le casino Joa. En dehors des moyens de la Ville, lui répond-on alors.

    « Sentant l’oubli venir nous avons voulu faire réagir et proposer en 2024 quelque chose d’incontestablement possible puisque déjà décidé par la municipalité en 2005 », reprend le responsable associatif. En l’espèce, la création d’un espace muséal ouvert à tous dans le local que l’association occupe actuellement au 2e étage de la porte principale des Chantiers, un des seuls vestiges témoins de cette histoire ouvrière encore debout.

    Rien de pharaonique. Puisqu’il s’agit d’abattre quelques cloisons pour dégager une salle d’exposition permanente de 70 m².

    L’ancienne maire LR Nathalie Bicais « laisse croire qu’elle accepte »… Mais rien n’est fait. Et celui qui tient les rênes de la ville depuis qu’elle a été empêchée, Jo Minniti (DVD), semble poursuivre cette longue période de procrastination.

    « Il nous a reçus le 27 juin et c’est ce jour-là qu’il nous a confirmé que les travaux étaient reportés aux grandes vacances 2026 », explique le président de l’Amians. D’où son incompréhension d’avoir récemment lu dans la presse celui-ci prétendre que c’était l’association qui était responsable de ce retard, l’accusant entre autres de bloquer l’ouverture du chantier.

    Pour un vrai un lieu de mémoire des chantiers

    L’association dément et nous montre le petit local dans lequel dès la fin des classes de la Navale les bénévoles ont transporté tout ce qu’ils souhaitaient conserver, afin de laisser place au chantier.

    Vraisemblablement c’est le stand tenu au forum des associations pour présenter le projet et continuer à faire signer la pétition, recevant le soutien de la population mais aussi d’élus et de candidats qui a provoqué la réaction du premier magistrat.

    Concernant la deuxième attaque portant sur la volonté soi-disant de l’Amians de ne pas partager l’espace, le président est encore plus clair. « Ce que nous voulons c’est un authentique lieu de mémoire pour raconter l’histoire de la construction navale seynoise, pas une maison des associations. »

    Et de préciser : « Nous sommes pour travailler avec tout le monde, toutes les associations, toutes les personnes qui ont autorité pour le faire sur la vie des chantiers. Mais pas n’importe comment. Il faut qu’il y ait un directeur qui soit désigné pour ses compétences et son engagement. »

    Le problème est peut-être beaucoup plus politique. Puisqu’il y a également une volonté de la Ville de modifier les classes de la Navale dans lesquelles les membres de l’Amians sont également engagés, révèle Lucien Conac. Et de poursuivre : « Lorsque nous avons pris contact avec l’inspectrice de l’Éducation nationale de l’époque, il était bien question, dans le programme d’histoire, d’apporter notre appui aux enseignants pour traiter l’histoire de la révolution industrielle à partir des réalités locales. » Or ce qui serait dans les tablettes c’est de s’orienter davantage sur la modification du paysage, s’insurge-t-il.

    Un sujet nettement moins subversif, c’est clair. Puisque cela permet d’évacuer l’histoire de la concentration de capitaux par les propriétaires des moyens de production. Mais aussi de toutes les luttes sociales menées par les travailleurs qui se sont battus pour une vie meilleure.

    « Et nous, si on parle des Trente glorieuses, c’est pareil. C’est parce que nous avons eu la chance de vivre une période où il y avait de grands syndicats puissants, bien organisés dans de grandes entreprises que nous avons réussi à avoir des progrès extraordinaires », conclut le président de l’Amians.

    C’est ça la mémoire ouvrière. Ça ouvre aussi des perspectives.

  • Sur les traces des lieux de luttes féministes

    Sur les traces des lieux de luttes féministes

    « Les femmes ont beaucoup agi à Marseille, mais il y a peu d’archives. J’avais donc envie de les faire parler de leur ville, leurs luttes et leur parcours. » C’est ainsi que Margaux Mazellier débute la visite guidée des lieux de luttes féministes marseillais ce dimanche.

    Journaliste et autrice de Marseille trop puissante, qui trace le portrait des Marseillaises qui ont lutté pour leur ville, Margaux Mazellier a créé cette visite avec Lucille Florenza, anthropologue du genre et du travail. « Cette balade, c’est un moyen de faire vivre les archives », affirme la chercheuse.

    C’est devant la librairie « Odeur du temps » que le rendez-vous est donné. Ici, en 1976, Antoinette Fouque du mouvement de libération des femmes (MLF) ouvre l’antenne marseillaise de la librairie des femmes. « Ce lieu devient un endroit hyper important pour toutes les femmes qui militent, explique la journaliste. Mais c’est aussi un espace où certaines militantes ressentent du mépris de la part des militantes parisiennes, qui prennent parfois les Marseillaises de haut », continue-t-elle.

    La visite se poursuit au 81 rue Sénac de Meilhan, où a ouvert en 1974 le centre d’orientation de documentation et d’information des femmes (Codif). « C’était une spécificité marseillaise qui a pu être créée grâce au soutien de la municipalité de gauche de Gaston Defferre », raconte l’une des guides. Ce lieu fut une espace de réunion pour de nombreux groupes féministes et, à travers sa revue Femmes infos Marseille, un endroit de diffusion des informations.

    L’arrêt suivant, devant ce que fut le premier bar lesbien marseillais Douce amère, permet d’évoquer Patricia Guillaume. Lesbienne, elle ne parvient pas à trouver sa place ni dans les groupes de parole féministes, ni dans les lieux homosexuels. Elle décide donc de créer son propre espace avec d’autres lesbiennes en 1982.

    Une visite de deux heures qui laisse entrevoir la richesse des luttes féministes marseillaises, leur diversité et leurs conflits internes.

  • L’éco-campus de la Pauliane prend vie pour les étudiants

    L’éco-campus de la Pauliane prend vie pour les étudiants

    Pour la première fois depuis les travaux lancés en décembre 2023, le campus de la Pauliane, auparavant disséminé sur différents sites, est rassemblé en un même lieu. Autour de la Maison Mega (Maison de l’économie et de la gestion d’Aix-en-Provence), inaugurée en 2022 et lieu de rencontre des doctorants et enseignants-chercheurs, un éco-campus de 15 000m² accueille, depuis la rentrée, les étudiants en licence et en master dans cette faculté d’éco-gestion.

    Ce nouveau site regroupe les anciens campus Forbin, dont le bâtiment a été vendu par la Mairie, et Ferry. Ainsi, près de 650 étudiants de première et deuxième années de licence, ainsi que de master, découvrent ensemble ce nouvel environnement. Au total, entre 2 500 et 3 000 étudiants circulent désormais sur ce site livré par l’entreprise Travaux du Midi. « Il fallait permettre à la faculté d’éco-gestion de disposer de bâtiments capables de fédérer l’ensemble de ses activités en un même endroit », indique Bruno Decreuse, doyen de la faculté de gestion, qui travaille aux côtés de Sophie Hutier, vice-doyenne. Bâtiments neufs, baies vitrées, lieux de vies épurés : l’architecture du lieu reflète une volonté de modernité, mais s’engage aussi à réduire son impact environnemental.

    Une « demande sociale »

    D’où son appellation « d’éco-campus », qui repose notamment sur l’absence de climatisation, la préservation du parc entourant l’établissement ou l’exploitation des transports en commun. « C’est aussi un cahier des charges, en accord avec les enjeux sociétaux autour de l’environnement », ajoute Bruno Decreuse.

    La faculté propose trois licences accessibles via un portail commun. « En première année, on est très interdisciplinaires, souligne Bruno Decreuse. Petit à petit, on se spécialise au sein de la faculté (…). Je pense qu’on a répondu à une demande sociale qui est celle d’une éducation plus à la carte et d’abord centrée sur l’expérience étudiante. » S’ajoutent à cela une double licence droit-économie, plus sélective, et une licence internationale dispensée en anglais. Un point d’honneur a été fait sur l’intégration des élèves : un bureau des associations étudiantes est installé dès le hall d’entrée, avec diverses salles, et un dispositif de parrainage entre étudiants.

    Parmi les étudiants rencontrés sur le campus, le constat est quasi unanime : le bâtiment est moderne, agréable, et l’espace extérieur permet des pauses « qualité ». « Dommage qu’on ne soit plus en ville, si on veut manger dehors, il faut prendre la voiture. Les transports pour aller dans le centre, c’est une galère. Mais le parking à côté est plus pratique pour ceux qui ont une voiture. Sinon, l’intérieur et le matériel, c’est génial », observent Maïlys et Sofia, étudiantes en L2. Il ne reste plus que quelques aménagements à finaliser, comme la salle des marchés, pour que le campus soit pleinement opérationnel.

  • Montée de fièvre autour du futur hôpital

    Montée de fièvre autour du futur hôpital

    « Il y a besoin d’associer la population », s’agace Denis Grandjean, conseiller municipal d’opposition (écologistes) à Aubagne, ce jeudi soir, à l’Espace des Libertés. « Il y a des citoyens très engagés sur ce territoire pour leur hôpital, il y avait moyen de leur donner des infos. Même nous, au conseil municipal, nous n’avons jamais eu d’informations sur le terrain choisi. Ce n’est pas normal qu’au XXIe siècle, on agisse comme ça. Il faut qu’on avance là-dessus », insiste-t-il.

    Même colère du côté de Jean-Pierre Squillari, tête de liste d’Aubagne en commun (liste de gauche, citoyenne et écologiste) pour les prochaines municipales : « Il y a un problème de sémantique, vous parlez de concertation, je parlerais plutôt de présentation. »

    Ce qui est en débat ce jeudi 11 septembre, a précisé quelques instants plus tôt Stéphanie Luquet, « c’est la déclaration d’utilité publique (DUP). Le dossier a été déposé en préfecture le 9 juillet, la phase de concertation a débuté fin juillet et s’achèvera le 26 septembre. » À ce jour, seules 25 contributions ont été enregistrées dans le cadre de cette concertation, a confirmé Didier Michel, ingénieur en charge du projet. du nouvel hôpital.

    200 lits et places

    Autre critique, cette fois de Daniel Fontaine, ancien maire PCF d’Aubagne : « On constate qu’il n’y a aucune ambition nouvelle. On maintient ce que l’on fait. On conserve des activités peu rentables et on sollicite l’Agence régionale de santé pour boucher les trous. » La directrice de l’hôpital réplique : « Entendre que ce projet n’a pas d’ambition, c’est dur à entendre. On va permettre une meilleure prise en charge des patients. »

    Dans la première partie de cette réunion publique, Stéphanie Luquet présente les grandes lignes du projet de nouvel hôpital, conçu pour un territoire de 19 communes.

    Comme déjà annoncé, le site des Gargues a été préféré à celui du Camp de Sarlier. Sur un terrain de 32 hectares au total, l’emprise de l’hôpital, du parking et des voiries sera de 5,3 hectares. « C’est au bout de la DUP, lancée le 9 juillet, qu’on saura si ce terrain est disponible pour l’hôpital d’Aubagne », précise Stéphanie Luquet. Le terrain sera acquis par la Ville d’Aubagne pour l’hôpital.

    Le futur équipement, qui pourrait voir le jour à l’horizon 2030 si le projet suit son cours, occupera « 28 000m² sur cinq niveaux, sera modulable et évolutif. Il y a une possibilité d’extension au sol et sur les étages supérieurs, avec une adaptabilité du bâtiment face à une épidémie. L’hôpital disposera de 200 lits et places », indique la directrice. Quant au financement des 140 millions nécessaires, 102 sont accordés par l’ARS, 10 par la Métropole Aix-Marseille, 6 par le Département des Bouches-du-Rhône, 3 par la Région Sud. « Il manque encore des sous, reconnaît Stéphanie Luquet. 19 millions d’euros, montant à emprunter pour financer le projet global. C’est cet aspect qui est actuellement instruit au niveau national : est-ce que le scénario est réaliste ? Plus on réduira l’emprunt, plus on garantira la sécurité financière de l’hôpital », a-t-elle conclu.

  • Retour du courrier, mais pas des colis

    Retour du courrier, mais pas des colis

    « Nous sommes heureux du retour du courrier à Notre-Dame-des-Marins », lance Francis Fournier, du comité de vigilance postale de Martigues. Après trois mois d’absence, la mobilisation a payé. « Notre pétition et nos élus, force de proposition, ont contribué à trouver cette solution », affirme-t-il.

    Comme l’explique La Poste, « une factrice, habitante du quartier et ancienne médiatrice, a été recrutée en collaboration avec les services de la mairie et formée pour assurer cette tournée ». La distribution a pu reprendre, lundi 8 septembre au matin. « On est satisfaits de cet aboutissement », estime Saoussen Boussahel, adjointe (PS) du quartier. « C’est une personne avenante qui habite le quartier, connaît les associations, les parents d’élèves et les travailleurs sociaux. Bref, tout l’écosystème de Notre-Dame des Marins », développe l’élue.

    La tâche ne s’annonce pas mince. L’adjointe indique qu’« un important travail de rattrapage est nécessaire pour distribuer tout le courrier resté en attente ou non réclamé ».

    Une inégalité à corriger

    Pour Francis Fournier, cette avancée s’inscrit dans un contexte plus large liée à La Poste. « Ce quartier a été pénalisé à trois titres : il a manqué de ne plus avoir le bureau de Ferrières, il n’y avait plus de courrier et il n’y a toujours pas de colis, c’est terrible pour un quartier prioritaire » juge-t-il. « Nous continuons la mobilisation sur cette revendication, tous les citoyens doivent profiter du même service public », annonce le président du comité de vigilance. Même engagement pour Saoussen Boussahel, qui veut « continuer à dialoguer avec La Poste pour résoudre cette inégalité ».

    Une réunion publique est prévue le mercredi 17 septembre au centre social pour faire le point.

  • La Ville travaille sur deux dispositifs d’accès aux soins

    La Ville travaille sur deux dispositifs d’accès aux soins

    La municipalité veut continuer à « développer une politique de santé », notamment depuis « son adhésion au Réseau français des villes-santé de l’organisation mondiale de la Santé (OMS) ». Dans le cadre de ce partenariat, soutenue par l’Agence régionale de santé entre autres partenaires, la Ville prépare d’une part un contrat local de santé (CLS), outil visant à favoriser l’accès aux soins. De l’autre côté, un conseil local en santé mentale (CLSM), dispositif de coordination qui réunit localement l’ensemble des acteurs concernés par la santé mentale : élus, professionnels de santé, travailleurs sociaux, associations de patients et d’usagers, mais aussi justice, police, éducation…

    Avant que la démarche ne soit mise en place, un diagnostic territorial de santé (DTS) a été dressé. Le document, qui « dresse un état des lieux actualité de la santé des habitants », sera rendu public dès la fin du mois de septembre. Ses résultats permettront d’axer les orientations des CLS et CLSM. Un comité de pilotage tenu le mercredi 3 septembre dernier a, lui aussi, permis de réfléchir aux lignes d’action autour de ces dispositifs.

  • La rentrée de la MJC bat son plein entre théâtre et musique

    La rentrée de la MJC bat son plein entre théâtre et musique

    Je l’inscris à la MJC car il baigne dedans depuis qu’il est petit », confesse Marilyne Pellegrino aux inscriptions de rentrée de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Martigues mardi dernier. Son fils Hugo vient y découvrir le théâtre, « car je veux devenir Youtubeur et tourner dans un film » argue le jeune garçon en CM2 à La Couronne.

    Un rêve Parmi d’autres, au milieu des dizaines de parents, enfants et autres intéressés par les activités de la MJC. Avec comme nouveauté cette année l’atelier musical des minots, Qui permet à des enfants n’ayant jamais fait de musique de découvrir plusieurs instruments. « On a eu besoin de trouver un moyen pour désengorger les cours de musique qui sont pleins chaque année » indique Elsa Ferrier, chargée de la communication de la MJC. Une nouveauté complétée par un atelier de percussion africaines et de rythmes du monde par Jean-Christophe Herrmann.

    Avec plus de 990 adhérents l’année dernière, la MJC se donne pour « objectif d’atteindre le même nombre cette année » projette Elsa Ferrier, alors qu’ « entre 250 et 300 personnes étaient déjà réinscrites en fin de saison dernière » et que « le temps fort de l’inscription dure jusqu’à la Toussaint ».

    Un ancrage local

    Cette affluence à l’inscription s’explique entre autres par la présence et l’historique de la MJC de Martigues. « On vient voir des pièces de théâtre depuis très longtemps » reprend Marilyne Pellegrino. « Je suis déjà venu voir des spectacles de ma grand-mère » abonde son fils Hugo. Le large éventail d’activités permet d’ailleurs de s’y retrouver à tous ces âges. Comme le dit la mère de Nils Fruit, « il faisait du saxophone avant. Je voulais qu’il fasse une autre activité culturelle alors je l’ai inscrit au théâtre car j’en ai moi-même fait avant ». « Car c’est un sacré comédien » complète-t-elle sur le ton de l’humour.

    Et ces activités ne sont pas que pour remplir le mercredi. « il voulait continuer le saxo mais son ancien professeur arrêtait, alors on est venu ici » conclut la mère de Nils Fruit. On retrouve cette « connaissance intergénérationnelle des habitants », souligne le directeur Isidore Gomis, qui insiste sur « le renouvellement du package, issu chaque année des discussions avec les adhérents sur ce qu’ils ont envie de faire ». Cette liberté est rendue possible par « l’engagement constant de la Ville sans laquelle on fermerait nos portes » indique le directeur, qui revendique l’« équipement le mieux doté dans les Bouches-du-Rhône. Quand je discute avec d’autres collègues je vois qu’ils ne sont pas soutenus comme nous » en comparaison avec les autres structures analogues.

    À noter, le prochain temps fort qu’est la soirée Kanaky le 4 octobre.

  • Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    « Nous avons vraiment à cœur de mettre en lumière la richesse du tissu associatif de la ville de Toulon et tous les bénévoles qui le font vivre », commence l’adjointe au maire Caroline Depallens qui a en charge parmi ses fonctions l’organisation du Forum des associations. Une vitalité expliquée par une politique volontariste de la municipalité qui, malgré les crises, a non seulement maintenu les dotations aux associations mais est parvenue à les augmenter, lorsqu’ailleurs elles faisaient les frais de rigueur budgétaire. L’élue insiste sur leur rôle joué par toutes ces structures dans le maintien de la cohésion sociale fortement ébranlée « en créant du lien entre les personnes ».

    À ses côtés Caroline Giran, également impliquée dans le déroulement de la manifestation rappelle que « les associations sont un des outils de la mise en œuvre des politiques publiques, des corps intermédiaires sans lesquels on ne pourrait pas faire grand-chose ».

    Pour donner à voir cette diversité, 330 associations qui œuvrent dans les solidarités, le sport, la culture, le développement durable ou encore la santé vont se retrouver ce samedi sur les trois étages du Palais des Congrès Neptune ainsi que sur son parvis. Un rendez-vous auquel chaque année le public répond présent. Ainsi en 2024, ce sont 12 000 personnes qui sont venues sur les stands s’informer sur les nombreuses activités proposées, prendre des contacts, ou s’engager eux-mêmes à faire vivre la solidarité en donnant de leur temps.

    12 000 personnes

    « Le bénévolat, c’est le don de soi pour le vivre-ensemble », reprend Caroline Depallens pour qui « la solidarité est l’essence même d’une ville ». Et de poursuivre : « Faire attention humainement à l’autre c’est primordial, surtout dans la période. »

    L’occasion aussi de mettre en lumière les Comités d’intérêts locaux (CIL) qui sont de véritables courroies de transmission entre les habitants et la municipalité. Ils seront cette année regroupés à l’entrée du Palais Neptune. « Ils sont un quartier. Et un quartier plus un quartier plus un quartier, ça fait la richesse de la ville », insiste l’élue.

    Une journée donc pour trouver une activité sociale, éthique, physique ou culturelle, et se connecter physiquement aux autres et à la vie de la cité, en allant à la rencontre de tous ceux qui œuvrent déjà au service de la collectivité. Avec en prime des démonstrations, entre autres de danses et d’arts martiaux. Et des conférences aussi. Parmi elles, on peut noter à 10h45 celle intitulée « une bonne assurance », animée par l’association de consommateurs UFC Que Choisir. Ou à 11h30, « Sensibilisation aux enjeux de l’énergie et du climat », par The Shifters, l’organisation qui milite pour la décarbonation de l’économie. Et à 14h45, « le changement climatique », animée par l’Association varoise pour la sauvegarde de l’agriculture, de la Nature et de l’Environnement.

    La vie associative permet aussi cela, de se lever pour faire face aux grands défis et devenir soi-même acteur du changement. Ou du moins tenter d’éclairer les consciences.

  • Martigues organise la rencontre des bénévoles et des associations

    Martigues organise la rencontre des bénévoles et des associations

    « Si on devait mesurer le dynamisme d’une ville au nombre d’associations, avec plus de 900 pour 49 000 habitants, c’est dire que Martigues est dynamique ! » lâchait le conseiller municipal (PCF) Gilles Picard, nouvellement délégué à la vie associative, lors d’un point presse organisé le 2 septembre dernier.

    La journée « À la rencontre des assos » organisée par la Ville démontre ce dynamisme par l’accueil de 130 de ces organisations sous la Halle ce samedi, de 10h à 18h. Parmi les nouvelles invitées, Les prestataires du cœur, venant en aide aux personnes malades du cancer (voir notre édition du 3 septembre) ainsi que Zoo’logique et Mundus. Ce forum est non seulement l’occasion de découvrir les associations culturelles, sportives, de loisirs ou de solidarité, mais aussi de favoriser les rencontres avec de futurs bénévoles.

    « Un lieu de rencontre »

    L’un des enjeux majeurs de ce rendez-vous est de répondre à l’un des principaux besoins des associations, quand 40% d’entre elles affirment manquer de bénévoles d’après une étude réalisée pour la Ville par le Réseau national des maisons des associations (RNMA). Pour ce faire, deux tableaux sont installés dans le hall d’entrée, pour d’un côté annoncer la recherche de bénévoles et de l’autre la recherche d’association où donner un peu de son temps.

    « C’est un lieu de rencontre entre les personnes qui veulent donner de leur temps et les assos qui cherchent », indique Valérie Fernandez-Campazzo, responsable du service vie associative de la Ville. « Nous sommes aussi là pour guider les futurs bénévoles vers les assos qui cherchent. Ça peut aller du simple coup de main ponctuel comme à la contribution d’un trésorier expérimenté », poursuit la responsable. Le « coup de main ponctuel » est d’ailleurs ce qui intéresse le plus des associations dans leurs recherches, pour 61% d’entre elles, d’après la même étude. Le mur des rencontres se trouve aussi à l’année dans la Maison de la vie associative (MVA).

    Et un moment d’échanges et de conseil

    La création et le développement d’une association, avec souvent l’embauche de salariés, exige des capacités, des connaissances et parfois un accompagnement. Les équipes de la Maison de la vie associative (MVA) se tiennent justement disponibles pour les porteurs de projet ayant besoin de conseils pour la création et la gestion d’une association. « C’est une structure d’accompagnement des projets », explique Valérie Fernandez-Campazzo. « Le porteur de projet peut venir avec son rêve et nous l’accompagnons pour se former, développer sa structure associative dans l’intérêt général » détaille la responsable. Un atelier y est dédié à 14h30 ce samedi pour « créer du lien et construire un projet collectif ».

    Cet enjeu de formation s’explique par les associations créées chaque année à Martigues, avec 96 établissements employeurs de 983 salariés d’associations sur le territoire. Pour Gilles Picard, ce salariat associatif « vient avec des responsabilités d’employeur, impliquant de tenir une comptabilité qui dépasse les seules entrées et sorties. Cela demande de la formation et des interlocuteurs pour se faire aider ». D’où les propositions de la MVA, « une structure soutenue par la ville qui permet d’avoir accès à ce type de formations. L’engagement associatif est très important pour nous et le bénévolat doit être salué car il n’est pas reconnu comme il le devrait » affirme l’élu.

    Un apéritif est offert aux associations à 18h30 dans le hall en conclusion de la journée.