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  • La rentrée de la MJC bat son plein entre théâtre et musique

    La rentrée de la MJC bat son plein entre théâtre et musique

    Je l’inscris à la MJC car il baigne dedans depuis qu’il est petit », confesse Marilyne Pellegrino aux inscriptions de rentrée de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Martigues mardi dernier. Son fils Hugo vient y découvrir le théâtre, « car je veux devenir Youtubeur et tourner dans un film » argue le jeune garçon en CM2 à La Couronne.

    Un rêve Parmi d’autres, au milieu des dizaines de parents, enfants et autres intéressés par les activités de la MJC. Avec comme nouveauté cette année l’atelier musical des minots, Qui permet à des enfants n’ayant jamais fait de musique de découvrir plusieurs instruments. « On a eu besoin de trouver un moyen pour désengorger les cours de musique qui sont pleins chaque année » indique Elsa Ferrier, chargée de la communication de la MJC. Une nouveauté complétée par un atelier de percussion africaines et de rythmes du monde par Jean-Christophe Herrmann.

    Avec plus de 990 adhérents l’année dernière, la MJC se donne pour « objectif d’atteindre le même nombre cette année » projette Elsa Ferrier, alors qu’ « entre 250 et 300 personnes étaient déjà réinscrites en fin de saison dernière » et que « le temps fort de l’inscription dure jusqu’à la Toussaint ».

    Un ancrage local

    Cette affluence à l’inscription s’explique entre autres par la présence et l’historique de la MJC de Martigues. « On vient voir des pièces de théâtre depuis très longtemps » reprend Marilyne Pellegrino. « Je suis déjà venu voir des spectacles de ma grand-mère » abonde son fils Hugo. Le large éventail d’activités permet d’ailleurs de s’y retrouver à tous ces âges. Comme le dit la mère de Nils Fruit, « il faisait du saxophone avant. Je voulais qu’il fasse une autre activité culturelle alors je l’ai inscrit au théâtre car j’en ai moi-même fait avant ». « Car c’est un sacré comédien » complète-t-elle sur le ton de l’humour.

    Et ces activités ne sont pas que pour remplir le mercredi. « il voulait continuer le saxo mais son ancien professeur arrêtait, alors on est venu ici » conclut la mère de Nils Fruit. On retrouve cette « connaissance intergénérationnelle des habitants », souligne le directeur Isidore Gomis, qui insiste sur « le renouvellement du package, issu chaque année des discussions avec les adhérents sur ce qu’ils ont envie de faire ». Cette liberté est rendue possible par « l’engagement constant de la Ville sans laquelle on fermerait nos portes » indique le directeur, qui revendique l’« équipement le mieux doté dans les Bouches-du-Rhône. Quand je discute avec d’autres collègues je vois qu’ils ne sont pas soutenus comme nous » en comparaison avec les autres structures analogues.

    À noter, le prochain temps fort qu’est la soirée Kanaky le 4 octobre.

  • Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    « Nous avons vraiment à cœur de mettre en lumière la richesse du tissu associatif de la ville de Toulon et tous les bénévoles qui le font vivre », commence l’adjointe au maire Caroline Depallens qui a en charge parmi ses fonctions l’organisation du Forum des associations. Une vitalité expliquée par une politique volontariste de la municipalité qui, malgré les crises, a non seulement maintenu les dotations aux associations mais est parvenue à les augmenter, lorsqu’ailleurs elles faisaient les frais de rigueur budgétaire. L’élue insiste sur leur rôle joué par toutes ces structures dans le maintien de la cohésion sociale fortement ébranlée « en créant du lien entre les personnes ».

    À ses côtés Caroline Giran, également impliquée dans le déroulement de la manifestation rappelle que « les associations sont un des outils de la mise en œuvre des politiques publiques, des corps intermédiaires sans lesquels on ne pourrait pas faire grand-chose ».

    Pour donner à voir cette diversité, 330 associations qui œuvrent dans les solidarités, le sport, la culture, le développement durable ou encore la santé vont se retrouver ce samedi sur les trois étages du Palais des Congrès Neptune ainsi que sur son parvis. Un rendez-vous auquel chaque année le public répond présent. Ainsi en 2024, ce sont 12 000 personnes qui sont venues sur les stands s’informer sur les nombreuses activités proposées, prendre des contacts, ou s’engager eux-mêmes à faire vivre la solidarité en donnant de leur temps.

    12 000 personnes

    « Le bénévolat, c’est le don de soi pour le vivre-ensemble », reprend Caroline Depallens pour qui « la solidarité est l’essence même d’une ville ». Et de poursuivre : « Faire attention humainement à l’autre c’est primordial, surtout dans la période. »

    L’occasion aussi de mettre en lumière les Comités d’intérêts locaux (CIL) qui sont de véritables courroies de transmission entre les habitants et la municipalité. Ils seront cette année regroupés à l’entrée du Palais Neptune. « Ils sont un quartier. Et un quartier plus un quartier plus un quartier, ça fait la richesse de la ville », insiste l’élue.

    Une journée donc pour trouver une activité sociale, éthique, physique ou culturelle, et se connecter physiquement aux autres et à la vie de la cité, en allant à la rencontre de tous ceux qui œuvrent déjà au service de la collectivité. Avec en prime des démonstrations, entre autres de danses et d’arts martiaux. Et des conférences aussi. Parmi elles, on peut noter à 10h45 celle intitulée « une bonne assurance », animée par l’association de consommateurs UFC Que Choisir. Ou à 11h30, « Sensibilisation aux enjeux de l’énergie et du climat », par The Shifters, l’organisation qui milite pour la décarbonation de l’économie. Et à 14h45, « le changement climatique », animée par l’Association varoise pour la sauvegarde de l’agriculture, de la Nature et de l’Environnement.

    La vie associative permet aussi cela, de se lever pour faire face aux grands défis et devenir soi-même acteur du changement. Ou du moins tenter d’éclairer les consciences.

  • Martigues organise la rencontre des bénévoles et des associations

    Martigues organise la rencontre des bénévoles et des associations

    « Si on devait mesurer le dynamisme d’une ville au nombre d’associations, avec plus de 900 pour 49 000 habitants, c’est dire que Martigues est dynamique ! » lâchait le conseiller municipal (PCF) Gilles Picard, nouvellement délégué à la vie associative, lors d’un point presse organisé le 2 septembre dernier.

    La journée « À la rencontre des assos » organisée par la Ville démontre ce dynamisme par l’accueil de 130 de ces organisations sous la Halle ce samedi, de 10h à 18h. Parmi les nouvelles invitées, Les prestataires du cœur, venant en aide aux personnes malades du cancer (voir notre édition du 3 septembre) ainsi que Zoo’logique et Mundus. Ce forum est non seulement l’occasion de découvrir les associations culturelles, sportives, de loisirs ou de solidarité, mais aussi de favoriser les rencontres avec de futurs bénévoles.

    « Un lieu de rencontre »

    L’un des enjeux majeurs de ce rendez-vous est de répondre à l’un des principaux besoins des associations, quand 40% d’entre elles affirment manquer de bénévoles d’après une étude réalisée pour la Ville par le Réseau national des maisons des associations (RNMA). Pour ce faire, deux tableaux sont installés dans le hall d’entrée, pour d’un côté annoncer la recherche de bénévoles et de l’autre la recherche d’association où donner un peu de son temps.

    « C’est un lieu de rencontre entre les personnes qui veulent donner de leur temps et les assos qui cherchent », indique Valérie Fernandez-Campazzo, responsable du service vie associative de la Ville. « Nous sommes aussi là pour guider les futurs bénévoles vers les assos qui cherchent. Ça peut aller du simple coup de main ponctuel comme à la contribution d’un trésorier expérimenté », poursuit la responsable. Le « coup de main ponctuel » est d’ailleurs ce qui intéresse le plus des associations dans leurs recherches, pour 61% d’entre elles, d’après la même étude. Le mur des rencontres se trouve aussi à l’année dans la Maison de la vie associative (MVA).

    Et un moment d’échanges et de conseil

    La création et le développement d’une association, avec souvent l’embauche de salariés, exige des capacités, des connaissances et parfois un accompagnement. Les équipes de la Maison de la vie associative (MVA) se tiennent justement disponibles pour les porteurs de projet ayant besoin de conseils pour la création et la gestion d’une association. « C’est une structure d’accompagnement des projets », explique Valérie Fernandez-Campazzo. « Le porteur de projet peut venir avec son rêve et nous l’accompagnons pour se former, développer sa structure associative dans l’intérêt général » détaille la responsable. Un atelier y est dédié à 14h30 ce samedi pour « créer du lien et construire un projet collectif ».

    Cet enjeu de formation s’explique par les associations créées chaque année à Martigues, avec 96 établissements employeurs de 983 salariés d’associations sur le territoire. Pour Gilles Picard, ce salariat associatif « vient avec des responsabilités d’employeur, impliquant de tenir une comptabilité qui dépasse les seules entrées et sorties. Cela demande de la formation et des interlocuteurs pour se faire aider ». D’où les propositions de la MVA, « une structure soutenue par la ville qui permet d’avoir accès à ce type de formations. L’engagement associatif est très important pour nous et le bénévolat doit être salué car il n’est pas reconnu comme il le devrait » affirme l’élu.

    Un apéritif est offert aux associations à 18h30 dans le hall en conclusion de la journée.

  • « La gauche ne doit être dans aucun relativisme »

    « La gauche ne doit être dans aucun relativisme »

    La Marseillaise : Le PS n’a pas censuré Bayrou. Pourquoi ça suffit ?

    Michaël Delafosse : On ne peut pas jouer à la censure en permanence. Le groupe PS avait eu des discussions pour amender le projet de budget au Sénat. Il y avait eu l’engagement d’une renégociation par les partenaires sociaux de la réforme des retraites [le conclave, Ndlr] qui devait aboutir à une inflexion. Les engagements de François Bayrou n’ont pas été honorés et dans le nouveau projet de budget figurent des attaques directes contre le monde du travail pour lequel la vie est difficile. Supprimer 2 jours fériés, monétiser la 5e semaine de congés payés, c’est inadmissible. Les franchises médicales qui vont fragiliser les retraités à petites pensions, les temps partiels, c’est indécent. Il n’y a aucun mandat démocratique pour proposer des mesures aussi dures. Je ne dis pas qu’il ne faut pas régler le déficit public mais pas ainsi. François Bayrou a fait voter tous les budgets depuis 7 ans. Ce n’est pas le Mozart mais le fiasco de la finance. Le président Macron a supprimé la taxe d’habitation, la redevance TV, l’ISF. Est-ce que ça a ruisselé ? Non. Nos services publics sont-ils plus efficaces ? Je n’ai pas l’impression. Ni l’école ni notre système de santé avec des déserts médicaux anxiogènes. Est-on mieux protégé par la Justice ? Le Premier ministre joue un coup de poker. Mais la confiance, elle n’y est pas. Il n’a consulté personne, il affiche une forme de mépris à l’égard des chefs de partis et partenaires sociaux. Stop.

    Vous êtes en conflit avec LFI. En cas de législatives, seriez-vous prêt à une nouvelle union de toutes les forces de gauche contre l’extrême droite ?

    M.D.: Les relations avec LFI sont compliquées pour toutes les formations de gauche. Leur université d’été a été consacrée à une charge contre un journaliste et l’agression verbale de l’écologiste Marine Tondelier. Fabien Roussel a été moqué quand il a applaudi la caravane du Tour de France. C’est LFI qui rend la situation compliquée. On a aussi des désaccords importants : sur la laïcité, sur la lutte contre l’antisémitisme et le racisme. La gauche ne doit être dans aucun relativisme. Quand la synagogue de La Grande-Motte subit une attaque terroriste, quand Aboubakar Cissé est tué dans une mosquée, nous devons être là. Jamais nous ne devons être en concurrence sur nos principes. La stratégie de LFI est d’attaquer partout et d’affaiblir la gauche où elle est en responsabilité. Je n’oublie pas qu’à Montpellier, LFI s’est alliée (en 2020) avec un milliardaire [Mohed Altrad, Ndlr] pour faire battre ma liste de rassemblement de la gauche. Il y a des hommes et femmes très sincères. René Revol [maire LFI de Grabels et vice-président à la Métropole] n’a pas ces positions-là. Mais il y a une dérive préoccupante chez LFI avec une stratégie permanente du clash.

    Vu le danger de l’extrême droite, on imagine que vous n’êtes
    pas favorable à une seconde dissolution ?

    M.D. : En effet, je n’y suis pas favorable. Je ne comprends pas pourquoi la première dissolution a eu lieu. Elle a rajouté du chaos. Le pays doit être gouverné. Si, demain, le Premier ministre remet sa démission, le scénario doit être à l’allemande, à l’italienne, à la belge. Il doit y avoir des consultations avec les groupes parlementaires et le Parlement doit avoir le pouvoir. Avec les discussions et les compromis, on doit aboutir à une majorité politique. Il appartiendra à Emmanuel Macron de décider. Je pense qu’il sera jugé très sévèrement dans l’Histoire pour son mépris de la démocratie sociale. Jamais un accord avec les organisations syndicales n’a été respecté. Il a déréglé notre démocratie.

    La loi de 1905 a 120 ans. C’est quoi le combat de la laïcité pour vous ?

    M.D : Le combat laïc est un combat historique de la gauche pour que les dogmes religieux ne s’imposent pas. Ce principe a été éclipsé ces 20 dernières années. La valeur et le mot laïcité ont parfois été utilisés par l’extrême droite qui s’en est servie pour faire un glaive contre nos concitoyens de confession musulmane. Je suis un militant de la laïcité qui est une valeur de concorde. Il y a aujourd’hui des forces religieuses qui travaillent notre pays et menacent la République. On l’a vu lors de la loi pour le mariage pour tous avec l’Église qui refusait un texte de liberté. Il y a aussi une offensive des islamistes qui disent comment doit s’organiser la société. On a vécu un retour du fanatisme religieux. Au nom de Dieu, Samuel Paty a été tué. Je me suis réjoui au sujet des abayas qu’on rappelle la loi de 2004 : l’école doit être dans une situation de neutralité. J’ai un désaccord majeur avec Jean-Luc Mélenchon qui dit que « l’École ne doit pas faire la police du vêtement ». Je dis que l’école doit être claire sur les tentatives de déstabilisation. La laïcité doit servir à rappeler un autre principe fondamental que l’extrême droite combat : que chacun a la liberté de conscience. Chacun doit pouvoir en sérénité exercer son culte. C’est pour cela que j’ai évoqué le dossier d’une grande mosquée au sud de Montpellier. Quand je vois que des fidèles sont dans la rue, c’est scandaleux. Nous avons aussi le devoir de protéger nos concitoyens de confession juive qui vivent dans la peur… Le retour du religieux se fait partout dans le monde : aux USA, les théocraties iraniennes, afghanes… Je trouve très inquiétant qu’on puisse venir discuter des attentats de Charlie Hebdo, qu’on questionne le droit au blasphème. La parole héritée des Lumières doit retrouver de la force. Le 9 décembre, nous fêterons les 120 de la loi sur la laïcité. Le moyen de la défendre c’est aussi de faire la République sociale. Quand les services publics s’affaiblissent, quand le tissu associatif est fragilisé, c’est le communautarisme qui organise la vie sociale. La République doit protéger et émanciper. C’est la dimension que je porte à la Mosson avec le projet de rénovation urbaine (Anru).

    Vous êtes ferme sur la sécurité. PS et gauche ont trop fait l’autruche ?

    M.D. : Oui. Quand vous êtes de gauche, vous combattez la loi du plus fort. Le respect des lois et des règles est un fondement pour protéger. La gauche a un devoir impérieux de faire respecter l’ordre républicain. Parfois, on a pensé que la gauche pouvait laisser cela à d’autres. Je ne crois pas, elle doit apporter ses réponses, pas celles de l’extrême droite qui instrumentalise la détresse des victimes. Mon rôle, et celui de la République, c’est de régler les problèmes des victimes, que Justice soit faite. La société est plus violente à cause du narcotrafic, d’un manque de fermeté, de la défaillance de la chaîne pénale. Je dis à la gauche : n’ayez pas peur de la vidéosurveillance, elle est utile pour prévenir le harcèlement de rue et aider la Justice à enquêter. Ne doutez pas de la nécessité d’armer la police municipale. À Montpellier, j’ai créé 143 postes pour la sécurité plus 50 policiers nationaux. C’est un effort inédit. Retailleau et Darmanin paradent. Je tire la sonnette d’alarme : si nous n’y prenons pas garde, la France va être dépassée par le narcotrafic. À Nîmes, un enfant a pris une balle à Pissevin. Il y a un besoin de moyens, de travail entre l’État et les maires. Les choufs et les mules sont des enfants alors que l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans.

    Serez-vous candidat en mars 2026 ?

    M.D. : Je dirai ma décision en janvier. Je suis attentif à l’équilibre personnel et avec la famille. L’engagement en politique n’est pas une rente, cela doit toujours avoir du sens. On m’a proposé d’être ministre. C’est un honneur mais je n’étais pas en accord sur le fond et j’avais l’engagement pour ma ville. Je me poserai ces questions. J’ai encore des projets pour Montpellier. C’est un honneur d’être maire de cette ville mais il existe aussi des parts difficiles. Vous êtes confrontés à la mort qui vous habite, qui vous hante, à des menaces. La question c’est le projet, le sens. Je vois des gens qui font le mandat de trop, qui n’ont plus de jus. Des collègues maires ont lâché en cours de route. On travaille avec ma majorité à ce que doit être Montpellier en 2030-2040. J’ai plein d’idées pour cela mais il y a un temps pour tout. J’aurais eu un mandat de 5 ans et demi marqué par le Covid. Malgré tout, j’ai réussi à tenir mes engagements sur le plan Écoles 2030, la gratuité des transports… Le 20 décembre avec la 5e ligne de tramway, j’aurai fini mes engagements. Ensuite c’est une nouvelle phase qui s’ouvre.

    Après la campagne « la plus folle de France » en 2020, craignez-vous une campagne violente ?

    M.D. : J’ai déjà été attaqué pendant la campagne de 2020. J’ai gagné parce que j’ai mené campagne avec sérieux et conviction. Le débat démocratique a besoin d’être élevé. Je ne minore pas tous les coups bas qui vont venir. J’invite à ne pas trop trumpiser notre démocratie. J’ai eu par deux fois des mots malheureux en conseil municipal. Je les regrette et m’en suis excusé, ce n’est pas mon tempérament.

    Montpellier a-t-elle été « apaisée » et a-t-elle rattrapé son retard ?

    M.D. : Montpellier ne pouvait plus continuer à vivre dans le conflit avec la Région, le Département, l’État… Tout était bloqué, les dossiers n’avançaient pas. Ma méthode a fonctionné. Une troisième caserne de pompiers arrive grâce au Département, les mineurs non accompagnés ne sont plus dans les hôtels du centre-ville mais dans un lieu digne et éducatif. La Région nous accompagne sur beaucoup de projets, ce qui soulage les investissements de la Ville. On a eu plus d’argent de l’État pour l’Anru, on a mieux coordonné nos actions sur la sécurité, on a réglé le bidonville de Celleneuve. Des dossiers étaient enlisés comme le Contournement ouest de Montpellier. Cela va transformer l’avenue de la Liberté où transitent 45 000 voitures. On est l’une des seules villes sans contournement.

    Vous avez qualifié la gestion
    des déchets de «
     catastrophique ». Mais la chaudière CSR n’est-elle pas un choix par défaut ?

    M.D. : Montpellier est la seule ville de France sans solution pour traiter ses déchets. La filière CSR [Combustible solide de récupération, Ndlr] est un choix de responsabilité préconisé par l’Ademe, combattue par l’extrême droite, qu’ont adopté tous les pays d’Europe. C’est une solution qui fonctionne et permet de faire de l’énergie et donc de baisser les factures pour 20 000 foyers. Personne ne veut d’une nouvelle décharge ou d’un incinérateur. L’usine de méthanisation Ametyst, imposée à Georges Frêche par les Verts, est un échec : 20 000 personnes subissent les odeurs et les camions. Avec René Revol, on a mis en place un audit citoyen. On a demandé à ce que la filtration soit la plus avancée. Il ne faut pas jouer sur les peurs. Ce qui est dangereux c’est le trafic de l’avenue de la Liberté et sa pollution atmosphérique mesurée par l’Atmo. Le CSR permettra de baisser la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Sinon tout le monde va devoir payer plus.

    Le Service express régional métropolitain (Serm) n’est-il
    pas une promesse sans lendemain de Macron
     ?

    M.D. : Évidemment. Ici mettons-nous d’accord sur une carte pour créer un dispositif de mobilités alternatif à la voiture à l’échelle du grand territoire : de Lunel à Sète. Carole Delga est d’accord pour que la part régionale du versement mobilités continue à financer l’amélioration de l’offre de transport dans l’aire urbaine de Montpellier. Il nous faut de l’argent pour ces investissements. On doit faire entendre notre voix. Plusieurs dossiers se jouent : celui de la LGV vers Béziers qui permettra la grande vitesse vers l’Espagne mais aussi le cadencement des TER entre Sète et Montpellier. Il y a aussi les cars express sur la partie nord. Je vais continuer à faire ma part du Serm. Le plus grand contributeur c’est l’exécutif métropolitain. On a fait la ligne 5 de tramway, l’extension de la ligne 1 d’Odysseum vers la gare Sud de France, les parkings relais, les bustrams jusqu’à Castries et Cournonterral et le réseau cyclable. Mais je le dois à chaque habitant : les travaux fin décembre, c’est fini ! J’attends des autres qu’ils fassent aussi leur part. Comme homme de gauche, j’ai une radicalité transformatrice. Il y a un avant et un après. Les transports étaient payants, ils sont devenus gratuits. On pourra aller d’une gare à l’autre ou aux universités en tramway.

    Que faire pour que la croissance démographique de Montpellier reste un atout, pas un handicap ?

    M.D. : C’est une question majeure. Montpellier ne peut pas accueillir tout le monde. C’est pour cela qu’on travaille sur la répartition de la croissance démographique et que l’enjeu des transports est fondamental. À ce titre, je salue la mémoire de l’ancien maire Pierre Soujol [décédé le 28 juin, Ndlr] qui a été formidable. On s’est dit que Lunel pouvait être un des territoires de la croissance démographique. Je suis très heureux qu’après 10 ans où on a subi l’urbanisation à la parcelle, nous ayons réussi à voter le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). J’ai parlé d’un changement de paradigme en matière d’urbanisme. On ne fera plus des logements n’importe où n’importe comment. On aura un urbanisme de projets, une urbanisation douce avec de petites extensions.

    La loi ZAN semble difficile à respecter. L’écologiste Jean-Louis Roumégas vous reproche d’avoir trop urbanisé…

    M.D. : Tout le monde dit que l’action menée ici est l’une des plus écologiques de France. L’extrême droite me traite de « maire escrologiste ». J’ai souvenir d’un Jean-Louis Roumégas aux côtés de Jean-Pierre Moure (ex-président PS d’Agglo) dont le slogan était Unlimited… Je pense que la sobriété est un enjeu. On a adopté la stratégie Zéro artificialisation nette (ZAN). Les Coteaux de Malbosc ne seront pas urbanisés, ni les Bouisses. À Montpellier, 100 hectares dédiés à l’urbanisation ne le seront pas. Le PLUI préserve les deux tiers des terres agricoles et naturelles. C’est un choix de rupture. On a fait l’office foncier solidaire qui permet l’accession à la propriété. Je tiendrai mes engagements avec 25% de logements sociaux.

    Pourquoi maintenir le jumelage avec Tibériade alors que celui avec Obninsk a été stoppé à cause de la guerre en Ukraine avec Poutine ?

    M.D. : Pas du tout. Nous sommes jumelés avec Obninsk. J’ai fait un courrier de condamnation à son maire pour qu’il se positionne. Il ne m’a jamais donné de réponse. Ce jumelage est donc gelé. Pour le reste, les habitants de Tibériade ne sont pas Netanyahou. On est jumelé avec Bethléem : après l’attaque du Hamas du 7 octobre, on aurait dû suspendre notre jumelage ? Sûrement pas. Vous pensez que je vais suspendre le jumelage avec Louisville parce qu’il y a le président Trump ? Ou avec Chengdu ? Sûrement pas. Montpellier est une ville qui doit dialoguer avec le monde, promouvoir la coopération, contribuer à sa manière à la paix. C’est le seul chemin. Je suis aux côtés des Israéliens qui manifestent, qui disent que ce gouvernement Netanyahou est en train de faire le mal. Comme je suis du côté des Palestiniens qui disent que le Hamas fait du mal. Ma position c’est la plus dure : deux États dans les frontières de 1967. Je soutiens l’initiative du Président Macron de reconnaître l’État palestinien. Malgré les pressions, nous avons accueilli le musée national de la Palestine.

    Une fierté et un regret du mandat ?

    M.D. : Je regrette de ne pas avoir pris de décision rapide sur les déchets, de ne pas avoir pris d’emblée la mesure de la gravité de la situation. Mon principal regret c’est le rapport au temps. Je fais 80 heures/semaine mais parfois on aimerait davantage se poser, échanger. Je vais vite parce que j’ai une exigence de l’action et du résultat. Je suis en colère contre l’inertie qui existe dans le pays. C’est l’ennemi car elle est coûteuse.

    Ma fierté, c’est d’avoir mis en œuvre la gratuité des transports. C’est en moyenne 1 400 euros d’économies pour un foyer avec deux enfants. Les gens me remercient et me disent de tenir bon face à ceux qui veulent la remettre en cause. Quand on est de gauche, il faut parler mais aussi faire. J’espère que tous les candidats de gauche défendront la gratuité.

  • « Je suis candidat pour aller au bout des projets »

    « Je suis candidat pour aller au bout des projets »

    La Marseillaise : Pourquoi candidater aux élections municipales de 2026 ?

    Michel Illac : Parce que j’ai envie de terminer le travail commencé en 2008. Nous avons fait évoluer la commune qui est maintenant dotée d’un service public de qualité, avec des régies municipales pour les crèches, la bibliothèque, ou les portages de repas à domicile du CCAS. Nous sommes passés de 0 à 150 logements sociaux, et 50 sont dans les tuyaux. Ils ont profité aux familles d’Ensuès, aux jeunes pour partir de chez leurs parents et à des personnes âgées pour quitter un logement inadapté. Nous avons créé un jardin partagé de 20 parcelles en mai dernier dans lesquels les gens ont récolté courges, aubergines et tomates. Un jardin pédagogique va suivre pour les écoles, pour lesquelles la concertation pour désimperméabiliser les cours est terminée. Mais il reste 3 gros dossiers en cours et j’ai besoin d’un 4e mandat pour les terminer.

    Quels sont ces dossiers en cours ?

    M.I. : Déjà le réaménagement du cœur de village amorcé il y a 16 ans. Les questions foncières sont en bonne voie d’être finalisées le 30 septembre prochain et nous pouvons maintenant le proposer. On y voit le retour de commerces et activités, des services, de l’habitat de qualité, de la nature en ville avec des espaces très verts et stationnement sans bitume, sans oublier l’embellissement du centre et de l’église historique. Une grosse concertation a été menée depuis 2021 malgré le Covid avec les assos, riverains et partenaires. Le projet pourrait être présenté au prochain budget. Il y a également l’aménagement de la grande voie du vallon de Graffiane, sur un kilomètre, Avec enfouissement des lignes Et la création de pistes cyclables et piétonnes pour sécuriser et relier les calanques au village en sécurité. 10 millions d’euros sont mobilisés et le projet est programmé avec la Métropole entre 2026 et tout début 2028.

    Pensez-vous au parc des Aiguilles, qui a été sujet à débat et critiques ?

    M.I. : J’y viens, c’est le troisième. J’ai travaillé 15 ans pour obtenir les aménagements routiers et l’échangeur avec l’A55 se construit en ce moment même, la fin des travaux prévue en 2026. Nous avons créé 100 000 mètres carrés de hangars et 60 sont à venir, car le permis de construire est à l’instruction, après le départ de Biotechna, qui cause de grosses nuisances olfactives dans le secteur. Certains ne voulaient pas de cette zone et voulaient planter des carottes dans un terrain pollué. Aujourd’hui on parle de 600 emplois et il y en aura 2 000 à terme. Il y a aussi un aspect de retombées fiscales du foncier bâti qui a déjà permis d’éponger les pénalités de la loi SRU sur le logement social ainsi que de compenser l’augmentation de la masse salariale de la Ville.

    Six ans de plus, ne vous font pas peur ?

    M.I. : C’est une expérience, et un réseau qui va avec. J’ai 66 ans, la pêche et l’envie. J’aime les gens. Certains utilisent le mensonge et la division pour tenter d’obtenir le pouvoir à tout prix. Alors on peut ne pas être d’accord. La critique est productive, elle m’a déjà permis de revoir certains projets. Mais quand on est sur du faux, il faut quand même s’expliquer, tranquillement, et parler de fond. Sans animosité, car on respecte la démocratie et la République. On va écrire le bilan avec mon équipe sortante que l’on publiera dans les prochains mois pendant que je construis ma liste jusqu’à la fin de l’année.

  • Climat social électrique pour la rentrée

    Climat social électrique pour la rentrée

    La banderole est visible depuis la rocade L2 à Marseille et donne le ton de la mobilisation : « Électricité et gaz augmentés, actionnaires gavés, salaires bloqués, personnel énervé ! ». Depuis ce mardi 2 septembre, des dizaines de milliers d’agents des industries électriques et gazières (IEG) sont en grève à l’appel de la CGT. Le premier mouvement de cette rentrée sociale trouve évidemment écho en Provence avec une myriade de piquets de grève de Fos à Avignon en passant par Marseille. C’est le cas sur le site d’Enedis situé dans le 13e arrondissement de la ville et tenu par une quinzaine d’agents. Ce mercredi, sur le piquet, les grévistes entretiennent une ambiance bon enfant, à grand renfort d’enceintes pour la musique et de provisions pour tenir la distance. De quoi contraster avec les sujets lourds portés dans leurs revendications. « Depuis une vingtaine d’années, nos employeurs n’ont pas indexé nos salaires sur l’inflation. Avant, on était 20% au-dessus du Smic à l’entrée de notre grille, aujourd’hui on est à 9% en dessous du Smic », campe Serge Casari, délégué syndical CGT à Enedis.

    Pour rappel, une grille des salaires est une classification qui régit les rémunérations par secteur. Et celle des IEG fait visiblement partie des 25 branches professionnelles qui ont leurs minima en dessous du Smic en France. Une situation intenable pour la CGT. « Nos entreprises respectives font des bénéfices indécents. Enedis a fait 1,2 milliard d’euros de bénéfices nets l’année dernière, Engie c’est environ 800 millions de bénéfice net… Au lieu de réinvestir dans les entreprises, ils préfèrent les faire remonter aux actionnaires », analyse Serge Casari. Avant de tempêter : « C’est un argent qui n’est pas investi dans le réseau, qui ne profite pas aux usagers. Il ne bénéficie en rien aux citoyens ni aux salariés ». S’il mentionne les usagers, c’est parce que la deuxième revendication des grévistes concerne justement l’ensemble de la population française puisqu’ils demandent une baisse des factures. Et pour cause : La TVA sur l’abonnement d’électricité et de gaz, est passée de 5,5% à 20%, au 1er août dernier.

    « Dans un mouvement plus global »

    « Avec le contexte actuel, cette hausse n’est tout simplement pas justifiée », tonne Serge Casari, citant « un grand nombre d’artisans, de PME en difficulté » suite à l’explosion des tarifs. Un comble à l’heure où la précarité énergétique est au plus haut dans le pays. Et de quoi poser la question de la redistribution des richesses dans un secteur où l’argent ne manque pas. « Aujourd’hui, ce n’est pas la réponse aux besoins qui prime », déplore Michel Pruvost, militant CGT et salarié d’EDF. Avec plus de 35 ans de boîte, il est proche de la retraite et connaît bien l’historique qui a amené à cette situation : « Avant, avec EDF-GDF nationalisé, on avait l’électricité la moins chère d’Europe. On transportait et distribuait au moindre coût, le prix était fixé en fonction des coûts de production. Depuis la mise sur le marché de l’énergie, les factures augmentent. On est sur un marché avec de l’offre et de la demande ». Pendant que le militant fait son analyse, ses collègues reçoivent une visite de leurs homologues de la CGT du port de Marseille, qui vient à grand renfort de palettes de bois. Manière d’alimenter la solidarité interprofessionnelle. Et les énergéticiens en auront besoin : la grève est reconductible et ils espèrent tenir jusqu’au 10 septembre, voire le 18. Deux dates centrales pour la riposte sociale. « On s’inscrit dans un mouvement plus général contre les mesures austéritaires, celles de Bayrou ou de son successeur », conclut Michel Pruvost. Ils devraient d’ailleurs recevoir la visite du sénateur communiste des Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi, ce jeudi.

    « Avant, on avait l’électricité
    la moins chère d’Europe.
    On transportait et distribuait au moindre coût, le prix était fixé
    en fonction des coûts
    de production. »

  • Une quarantaine de familles expulsées d’un camp à La Capelette

    Une quarantaine de familles expulsées d’un camp à La Capelette

    « Ici, on avait un campement, des chambres, on était là depuis dix ans. Maintenant, on va devoir dormir dehors ! ». Devant la dizaine de camions de CRS et l’accès bloqué au camp situé au 28 boulevard des Aciéries à Marseille, dans le quartier de La Capelette, plusieurs habitants des lieux font part de leur désarroi. À 8 heures, ce jeudi, ils ont reçu la visite des forces de l’ordre dans le cadre d’une « évacuation » des lieux, suite à une décision de Georges-François Leclerc, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Une évacuation « avec le concours de la force publique et pour mettre un terme à des conditions de vie indignes », selon la préfecture. Cette dernière explique que « les occupants, dont plus d’une quarantaine d’enfants mineurs, vivaient sur un site infesté de nuisibles et sur lequel était entreposé un volume de 27 000 m³ de déchets de toute nature, dont certains dangereux pour leur santé ». Le tout, sur un « site, propriété de l’État, classé en zone rouge du plan de prévention des risques d’inondation ». Si les ex-habitants des lieux déplorent la décision, la Préfecture assure que le lieu était « squatté depuis 2017 » et le qualifie de « bidonville ». D’où « une ordonnance d’expulsion en date du 25 janvier 2018 confirmée par un arrêt de la cour d’appel d’Aix-en-Provence du 21 mars 2019 ». Concrètement, le terrain abritait 108 personnes, selon les services de l’état. L’association Bamanan, qui les suivait, estime à environ 80 le nombre de familles sur le site, dont de nombreux minots, même si moins d’une quarantaine était présente, ce jeudi matin.

    « Ils n’ont eu que 15 minutes »

    « Ils espéraient avoir un délai avant de partir, là ils n’ont eu que 15 minutes ! Ce n’était pas un squat, le terrain qui appartient à l’Armée avait été mis à disposition », assure Aïcha, l’une des membres de l’association. Elle explique que l’expulsion « s’est bien déroulée », mais dénonce : « Seules les familles avec enfants ont été prises en charge, pas les autres ». De son côté, la Préfecture assure qu’une « solution de mise à l’abri en hôtel a été proposée aux personnes vulnérables. Les autres occupants se sont dispersés par eux-mêmes et dans le calme. Afin de proposer des solutions aux familles ayant quitté les lieux, plusieurs dispositifs subventionnés par l’État seront maintenus pour assurer un suivi social des familles […] ».

    Pas de quoi convaincre la mairie de Marseille. Audrey Garino (PCF), adjointe au maire en charge de l’Action sociale, explique que « la Ville n’était pas partie prenante de cette expulsion et déplore que les mises à l’abri ne soient plus totales lors de ce type d’évacuation ». Plus que ça, elle « condamne le changement de cap des services de l’état » sur le sujet. « Tous les publics à la rue doivent trouver des solutions de mise à l’abri et c’est la mission des services de l’état », conclut-elle.

    Des propos qui font écho à la position de l’avocate des familles, Me Noémie Zerbib. Si elle reconnaît qu’une « ordonnance est intervenue en 2018 et ordonnait une expulsion », elle précise que « la décision n’a jamais été mise en exécution ». « On a saisi le juge d’exécution pour obtenir un délai et avoir un relogement dans des conditions humaines, on a ensuite saisi la cour d’appel avec une demande de suspension d’exécution. Il y a une procédure en cours, on attendait que le premier président de la cour d’appel statue sur notre demande », développe-t-elle. Avant de dénoncer « des conditions déplorables d’expulsion avec des enfants qui doivent rentrer à l’école, des affaires à récupérer et certaines familles pas prises en charge ». En effet, nous avons pu constater qu’a minima, une famille avec un enfant n’avait pas été relogée.

  • À Marseille, une matinée de visite pour explorer l’Estaque sous un autre regard

    À Marseille, une matinée de visite pour explorer l’Estaque sous un autre regard

    Comme son nom l’indique si bien, l’association Marseille Autrement invite à explorer l’Estaque (16e) sous un regard différent. Mercredi 26 août, de 9h15 à 13h, sur inscription obligatoire, jusqu’à 18 visiteurs pourront découvrir l’histoire populaire du quartier marseillais. « Il n’y a pas que des belles villas, des bastides, il y a tout un habitat populaire, ouvrier que l’on souhaite valoriser au cours de cette balade et notamment les fameuses courées de l’Estaque, qui sont constituées de petites maisons autour d’un espace collectif, une sorte de bout de rue collectif », explique Marianne Ruelle, présidente de l’association.

    Les visiteurs se retrouvent à l’embarcadère du Vieux-Port pour débuter leur périple en bateau navette jusqu’à l’ancien village de pêcheurs.

    « Véritable faconde marseillaise »

    Yvon Tapias, retraité passionné par sa ville, accueille les curieux et étanche, dès le pont du bateau, leur soif de savoir sur la cité phocéenne. « Il a connu des choses qui n’existent plus maintenant, donc il ponctue ses balades d’anecdotes d’un Marseillais depuis 65 ans, s’émerveille-t-elle. Il a une véritable faconde marseillaise ».

    À l’Estaque, le petit groupe arpente les rues étroites, gravit les escaliers, observe les villas et s’étonne devant une tour au style médiéval édifiée dans un jardin, au XIXe siècle. Surtout, la découverte du ruisseau des Riaux représente une étape indispensable pour la présidente de l’association. « Il est important pour nous de montrer le ruisseau des Riaux, qui est un cours d’eau qu’on oublie. Quand il fait sec, il ne coule pas du tout et s’il y a un épisode méditerranéen, il peut couler très fort », justifie Marianne Ruelle.

    L’association entend parler de sa ville dans tous ses aspects : « Le populaire, le riche, les anciennes mines, la botanique, les risques d’effondrements ou d’inondations… Tout ce qu’il faut, c’est être pédagogue », affirme-t-elle.

    10€ par personne. Inscription obligatoire sur marseille-autrement.fr