Tag: Vaucluse

  • Le jardin du Rocher des Doms bientôt prêt à rouvrir

    Le jardin du Rocher des Doms bientôt prêt à rouvrir

    J’ai redécouvert ce séquoia. » En remontant l’allée principale conduisant au jardin du Rocher des Doms, la maire (PS) Cécile Helle constate d’entrée le changement de paysage de ce site emblématique du centre-ville d’Avignon, surplombant le Rhône et dominant le palais des Papes. Depuis un peu plus d’un an, la Ville a lancé un important chantier en deux phases (10 millions d’euros au total) « dans le cœur historique du patrimoine mondial de l’Unesco », insiste Cécile Helle, qui participait ce mardi à une visite des travaux.

    Fermé au public depuis octobre 2024 [hormis une esplanade accessible depuis le Rhône], le jardin doit rouvrir d’ici à début mars. Une seconde phase aura ensuite lieu de septembre 2026 à juin 2027, afin de restaurer et végétaliser l’esplanade minérale mais aussi de rénover la montée de l’accès principal. « C’est un beau mais lourd projet qui va permettre de repartir pour
    150 ou 200 ans
     », estime la maire en rappelant l’impérieuse nécessité de ce chantier. « Le diagnostic a montré que les sols s’asphyxiaient, si on n’avait pas réagi le patrimoine naturel aurait disparu », rappelle-t-elle.

    Ainsi, 30% des arbres et 90% des arbustes ont été renouvelés. En déambulant dans les allées, une nouvelle perspective dénote. « L’idée est de remettre le jardin dans sa forme d’origine comme l’a pensé Jean-Pierre Barillet-Deschamps [architecte paysagiste qui a créé ce parc en 1865, concepteur également du parc Borély à Marseille ou les Buttes-Chaumont à Paris] en dégageant la vue sur le palais des Papes, on a ainsi enlevé les végétaux morts ou les bambous qui gâchaient la vue », fait valoir Juliette Hafteck, architecte-paysagiste du cabinet Alep en charge du projet. « Il fallait continuer le rêve de Barillet-Deschamps qui avait réussi à créer ce parc pittoresque sur un rocher, c’était un visionnaire qui avait compris les enjeux de l’écologie urbaine », complète Philippe Deliau, second architecte-paysagiste du projet.

    Toilettes, buvette et aire de jeux

    Le bassin a été repris dans sa forme originelle, de nouvelles toilettes publiques seront aussi installées. Le nombre de bancs et tables de pique-nique ne variera pas non plus. Tous les socles des statues ont été nettoyés. La buvette rouvrira également mais qu’à l’issue de la seconde phase des travaux. Au sol, « le sable stabilisé est en train d’être refait afin d’être moins poussiéreux et sera beaucoup moins tassé car le petit train touristique et les camions poubelles ne passeront plus, ce qui permettra une meilleure perméabilité », développe Juliette Hafteck. Une grande pelouse, « façon Stade de France », sera engazonnée avant la réouverture mais pas accessible dans l’immédiat. Enfin, une nouvelle aire de jeux en bois de 4 mètres de haut va faire son apparition. Réalisée à Nantes, elle symbolisera un dragon sortant du Rhône.

  • Avignon : l’insoumis déçu Farid Faryssy rejoint David Fournier

    Avignon : l’insoumis déçu Farid Faryssy rejoint David Fournier

    À qui le tour ? Sans à dire qu’une élection municipale est une loterie, David Fournier a, ce mardi, officialisé un nouveau soutien. Trop tôt pour savoir s’il aura les bons numéros au soir des 15 et 22 mars mais l’appui de Farid Faryssy constitue un pas supplémentaire pour tendre vers l’unité à gauche. Il y a trois semaines, Farid Faryssy avait quitté avec fracas la France insoumise, dénonçant les « violences et comportements autoritaires ». Il avait été pourtant désigné co-chef de file pour les municipales en juin avant qu’en octobre la tête de liste n’échoit à Mathilde Louvain.

    « Je rejoins David Fournier, l’homme, et pas le PS que j’avais quitté en 2012 », justifie Farid Faryssy. Devant la presse, les deux hommes se remémorent leur passé presque commun au MJS, louent réciproquement leurs qualités humaines pour éviter le reproche d’un accord électoraliste sur fond de tambouille politique. « David est épris de justice sociale, proche de la population, avec qui je ne me suis jamais disputé », insiste Farid Faryssy qui, en 2020, avait mené une liste insoumise aux municipales (5,36%) contre notamment la maire sortante et réélue Cécile Helle et sa liste où figure David Fournier.

    David Fournier sait pouvoir compter sur un nouvel allié, « son implantation locale reconnue, ses réseaux pour convaincre sur notre base programmatique ». En quittant LFI, Farid Faryssy a créé son mouvement, « Humains, libres et égaux ». Une seconde personne issue de ce mouvement devrait figurer sur la liste de David Fournier. « Farid ne m’a demandé aucune place ni délégation », tient à préciser le candidat socialiste. Côté programme, Farid Faryssy n’a pas peur de parler sécurité, « pas un gros mot », veut développer la gratuité de la cantine et entend surtout « ne pas fracturer la population, ne défendre qu’une certaine communauté et jouer les antifascistes d’opérette ». Le député Raphaël Arnault (NFP-LFI) appréciera.

    Un nouveau soutien jeudi

    Aux yeux de l’ex-insoumis, David Fournier serait donc un anti-Arnault – et dans une moindre mesure un anti-Helle – dans la méthode. « C’est un homme de rupture dans la façon de faire, il ne dirigera pas la ville seul dans sa tour d’Ivoire », projette Farid Faryssy, qui a été Premier adjoint à Carpentras sous Francis Adolphe. « Je prendrai des décisions collégiales avec la majorité et prévoit un conseil des adjoints tous les lundis », annonce David Fournier. Ce ralliement ne pourrait-il pas avoir un effet repoussoir auprès de potentiels alliés au centre gauche qui ne veulent pas entendre parler de LFI ? « C’est une chance », contrecarre David Fournier. « À gauche, 80% des gens partagent le programme de l’Avenir en commun, c’est le fonctionnement qui coince », pense Farid Faryssy. Après Génération écologie, les Écologistes et l’Après, David Fournier continue donc d’additionner les soutiens. « Je suis le seul candidat qui fédère », se targue-t-il, promettant un nouveau ralliement ce jeudi, veille d’une grande réunion publique à la salle de Montfavet (18h30).

  • Toujours mobilisés face au budget d’austérité à Avignon

    Toujours mobilisés face au budget d’austérité à Avignon

    Si le marché de fin d’année sur la place Jean-Jaurès d’Avignon peut laisser penser à une réunion festive, les personnes vêtues de gilets rouges, roses et blancs étaient bien venues manifester ce mardi 2 décembre dans les rues d’Avignon. Ce, entre autres, face à un budget de l’État qui démontre « le cap désastreux pour les salariés et notre modèle social » avec les 30 milliards en moins prévus au budget, comme l’a évoqué Laurence de Villèlen, secrétaire départementale CGT, au nom de l’intersyndicale avec Solidaires et la FSU.

    « On nous propose une pseudo-alliance avec les socialistes. Mais cela ne défend absolument pas le droit des travailleurs », poursuit la responsable syndicale. Dans les rangs de la mobilisation, Philippe Riehel et Sabine Aulagner, syndiqués Solidaires, enseignants en maternelle et en élémentaire, affirment se « sentir attaqués car on ne peut pas travailler comme on le voudrait ». « L’école tient grâce à nous, c’est-à-dire tous les salariés dans l’éducation. Mais les choix politiques favorisent le privé aux dépens d’un service public acceptable », poursuivent-ils. Tandis que quelques mètres plus loin, Dimitri Szabo, employé à l’Inrae, regrette « un chantage à la dette ».

    Cohésion de la gauche

    Présent également avant de se rendre à l’Assemblée nationale l’après-midi, le député de la 1ère circonscription de Vaucluse, Raphaël Arnault (LFI-NFP), dénonce des socialistes qui « rentrent dans le rang » avec les macronistes, alors que certains membres du PS, comme le sénateur Rachid Temal ou François Hollande, défendent le recours au 49.3 pour le budget. Tout en espérant une cohésion de la gauche sur la question.

  • Supermarché Auchan : dans le Vaucluse, le passage en franchise inquiète

    Supermarché Auchan : dans le Vaucluse, le passage en franchise inquiète

    Quand Guillaume Darasse [directeur général d’Auchan Retail, Ndlr.] dit que les emplois ne sont pas menacés, je n’ai pas peur de dire que c’est un menteur », lance d’emblée David Romagnani, délégué syndical Force Ouvrière. Il fait référence à la décision de basculer 300 supermarchés en franchise sous bannière Intermarché ou Netto, fin 2026, dont cinq dans le secteur d’Avignon (Le Pontet et Apt en Vaucluse, mais aussi Sénas, Tarascon et Saint-Laurent-des-Arbres en Bouches-du-Rhône). « C’est un projet de développement et de croissance », indique le directeur général.

    « Cadeau de Noël »

    Avec environ 50 salariés par magasin, près de 250 personnes seraient concernées par ce changement. Une entité juridique dédiée va être créée pour ces établissements, qui restent la propriété d’Auchan. Mais, pour David Romagnani, « c’est un plan social déguisé », rien ne garantissant le maintien des emplois. Notamment du côté des plateformes logistiques dédiées au groupe Auchan, qui approvisionnent les magasins. D’après le responsable syndical, 2 600 personnes sont concernées dans l’Hexagone.

    Ce n’est pas la première annonce du directeur général, arrivé en 2024, qui fait grincer des dents les salariés d’Auchan. « Il ne doit pas aimer les fêtes de Noël », ironise David Romagnani, encore marqué par le PSE de novembre dernier. Un tiers de la surface de vente de l’hypermarché du Pontet avait été supprimé, ainsi que 50 postes dans le département. « Donc, quand il parle de dialogue social, mes poils s’hérissent, car aucun syndicat n’est d’accord avec eux », poursuit le syndicaliste. Notamment en écho à la promesse de replacer les emplois supprimés dans le groupe Mulliez, « mais il n’y en a pas eu un », conclut-il.

  • [Maj] Les territoriaux d’Avignon prêts à la grève pour un meilleur salaire

    [Maj] Les territoriaux d’Avignon prêts à la grève pour un meilleur salaire

    Indépendamment de l’appel national à la grève de ce mardi (lire page 2 et 3), les agents municipaux d’Avignon pourraient également cesser le travail à partir de ce jeudi. L’intersyndicale CFDT-CGT-FO-Fédération autonome a déposé un préavis de grève face à la « véritable mascarade », selon Nicolas Garcia, secrétaire FO Territoriaux, des négociations liées à la revalorisation de leur régime indemnitaire. Ou Rifseep, dans le jargon administratif, dispositif de primes et compléments de salaire propre à chaque collectivité.

    Des négociations se sont ouvertes, en début d’année, pour revoir ce régime avec une enveloppe budgétaire initiale de 300 000 euros, destinée aux agents de catégorie C. Soit les fonctionnaires les moins bien rémunérés qui, à Avignon, représentent près de 55% de la globalité des 2 300 agents. « Il faut un geste fort, certains agents font des astreintes et heures supplémentaires juste pour finir le mois », constate Dalila Djoudi, secrétaire CGT Territoriaux. Une dizaine de réunions ont eu lieu afin d’identifier chaque fiche de postes et les critères possibles de réévaluation salariale. L’intersyndicale estime avoir joué le jeu en travaillant ensemble pour avancer des propositions communes et pas en ordre dispersé. En vain. « Nous n’avons pas trouvé de compromis », déplore Marie Douzon, secrétaire de la Fédération autonome. « Nous refusons qu’in fine seulement la moitié des agents soient concernés par cette hausse », poursuit-elle. Selon un premier arbitrage municipal cité par les syndicats, seuls les agents ayant une indemnité inférieure à 200 euros ainsi que cinq métiers (Atsem, agents de bibliothèque, agents d’entretien, assistants de gestion administrative) seraient concernés.

    « On nous a pris pour

    des imbéciles »

    « Nous avions fait une proposition qui concerne tout le monde avec une enveloppe de 375 000 euros et un effet rétroactif que sur 9 mois et non 12 », détaille Valérie Foeller, secrétaire CFDT Territoriaux. « On nous a pris pour des imbéciles car notre proposition n’a même pas été étudiée, on nous a imposé un arbitrage unilatéral », peste Nicolas Lopez. L’intersyndicale en veut aussi à la maire (PS), Cécile Helle, qui ne l’a pas reçue sur le sujet. Elle appelle à un rassemblement le 9 décembre (8h30, devant la mairie), en amont d’un comité social territorial. « Les agents sont en colère, on va le montrer ce jour là », assure Valérie Foeller.

    Contacté, David Fournier, adjoint (PS) à l’administration générale, confie s’être mis en retrait du dossier depuis septembre, ne pouvant « être juge et partie » en tant que candidat aux municipales. Si lundi soir nous n’avions pu joindre le Premier adjoint c’est parce l’intéressé était en réunion jusqu’à tard avec les services de la Ville pour préparer une contre proposition sur la revalorisation salariale en cours de négociation. « Je trouverais dommage que ça ne puisse pas aboutir avec les propositions que l’on va faire », assure Claude Nahoum, joint ce mardi matin, qui réserve la teneur des annonces aux syndicats lors d’une réunion d’ici au 9 décembre, jour du CST. Selon les syndicats, les propositions de la Ville ne permettraient d’augmenter que la moitié des agents de catégorie C. « On était plutôt sur 58 %, nuance Claude Nahoum. L’objectif est de couvrir la totalité des catégories C en augmentant légèrement l’enveloppe prévue de 300 000 euros sans empiéter de trop sur l’enveloppe 2026 [fixée aussi à 300 000 euros et qui doit couvrir le reste des agents C et les B] ». Le Premier adjoint assure ne pas éluder les difficultés financières des agents : « On n’est pas une entreprise privée, on est conscient du travail fait par les agents au quotidien en direction des habitants. Des éléments importants ont échelonné tout le mandat comme la mise en place de la prévoyance, la mutuelle, et la revalorisation modeste des tickets restaurants (5 à 6 euros) ».

  • La publicité bientôt interdite en centre-ville d’Avignon

    La publicité bientôt interdite en centre-ville d’Avignon

    C’est « un acte éminemment politique », selon Laurence Lefèvre, adjointe (DVG) à la qualité de vie. « Un document essentiel pour restaurer la qualité de vie et paysagère », appuie la maire, Cécile Helle (PS). Le sujet en question : le règlement local de publicité (RLP). Un document caduc depuis janvier 2021 sur lequel la Ville finit de plancher. Ce samedi, les élus ont voté l’arrêt de ce projet avec l’objectif, après enquête publique, qu’il soit définitivement adopté lors d’un prochain conseil municipal au dernier trimestre 2026.

    « Il doit respecter les enjeux de cadre de vie et ne pas trop porter préjudice au monde économique », dresse Laurence Lefèvre. Quatre zones réglementaires différentes ont été définies, le cadre variant évidemment que l’on soit dans l’intra-muros, classé au patrimoine mondial de l’Unesco ou vers les zones commerciales. « Dans le centre-ville et autour des remparts, la pub sera très restreinte voire interdite », annonce l’adjointe, insistant « sur cette demande forte », issue d’une concertation. Pas question pour autant « que le reste de la pub se répercute plus fortement ailleurs ».

    Alors qu’actuellement, l’unité des enseignes commerciales laisse à désirer, le RLP vient fixer un cadre plus précis sur les dimensions des devantures, les couleurs, les lettres ou l’ancrage au sol. « Il faut du courage », se targue Laurence Lefèvre, qui assure avoir relevé « le challenge fixé par Mme le maire de ne pas perdre d’argent ». Comment ? En améliorant les recettes d’occupation de l’espace public, jusque-là perçues sur une simple base déclarative. « On n’avait pas toujours les bonnes infos », relève l’adjointe.

  • Entre départs et complications, une « saison light » aux Chorégies

    Entre départs et complications, une « saison light » aux Chorégies

    Ce sera une « saison light » en 2026 pour les Chorégies d’Orange, comme le précise, ce vendredi 28 novembre en cité des Princes, lors de la présentation de l’événement, son directeur sur le départ, Jean-Louis Grinda, avec six représentations au programme, entre le vendredi 19 juin et le samedi 18 juillet.

    Après une année 2025 ambitieuse avec pas moins de 13 soirées, le plus vieux festival de France doit revoir ses ambitions à la baisse. Et ce, en premier lieu, pour des raisons financières. Comme l’évoque Richard Galy, président de la Société publique locale des Chorégies d’Orange, après une « année 2024 plus allégée qui a été remarquable », l’année 2025 était « plus étoffée avec des soirées exceptionnelles », mais avec en conséquence des « finances qui ont dégringolé ». Il rappelle que 60% des revenus proviennent de la billetterie et que la moindre annulation peut faire perdre « jusqu’à plus de 100 000 euros ». Des déclarations qui ont poussé Jean-Louis Grinda, assis juste à côté de celui qui est également président de la commission du rayonnement culturel à la Région, à nuancer les paroles de son voisin, qui « ne correspondent pas vraiment à la réalité ». Il précise que le festival, en termes de résultat brut « pur », en 2025, était en déficit de 150 000 euros contre un résultat positif de 300 000 euros l’année précédente. « Si ça, c’est une dégringolade, j’aimerais savoir ce qu’il se passe dans les autres festivals de la région », pique le directeur.

    Philippe Katerine symphonique

    Une réorganisation est également prévue pour les années à venir, notamment à travers la création d’une nouvelle structure juridique, les Chorégies passant d’une SPL (Société publique locale) à un EPCC (Établissement public de coopération culturelle). « Cela va nous donner plus de souffle et plus d’aisance, de trouver une régularité dans les dépenses et les prévisions. C’est une décision qui a été saluée par la Cour des comptes, qui nous a tout de même indiqué qu’il faudrait que l’on recrute », poursuit le président.

    Cette évolution se fera donc sans Jean-Louis Grinda, qui annonce quitter ses fonctions de directeur, qu’il occupe depuis décembre 2015. Pour lui, gérer un EPCC représenterait une trop grosse charge. Il ajoute « qu’un directeur ne doit pas rester trop longtemps », car « il faut du renouveau », mais aussi « un nouvel interlocuteur pour les pouvoirs publics ». Paulin Reynard, directeur de production et chargé de la médiation culturelle, s’en va également. Leur remplacement va être géré au cours de l’année 2026.

    La programmation artistique n’en demeure pas moins de qualité, mais également surprenante, même si l’organisation l’aurait voulue plus étoffée. À commencer par une annonce qui n’a pas manqué de faire sourire, glousser, mais aussi grimacer une partie des fidèles du festival présents dans la salle, lors de la révélation de la venue du chanteur Philippe Katerine. Il se produira sur la scène du Théâtre Antique avec l’orchestre national d’Avignon-Provence, le mardi 7 juillet à 21h30. « Il a promis de ne pas chanter tout nu », glisse en retrouvant le sourire Jean-Louis Grinda, en référence à la cérémonie de lancement des Jeux olympiques de Paris, tout en invitant « ceux qui n’aiment pas à ne pas venir ». Mais aussi du plus classique, avec La Traviata de Verdi, avec
    en interprète principale l’Américaine Nadine Sierra, « qui est la meilleure Traviata au monde », assure le directeur. Tandis que le projet Opéra Pop organisé entre le festival et plusieurs collèges de la région, dont quatre d’Orange, a dû être déplacé au Thor, la municipalité ayant décidé d’organiser un concert de musique militaire à la seule date possible pour le projet éducatif.

    Ouverture de la billetterie le 8 décembre pour les adhérents et le 15 décembre en général.

  • La der de Achdé au festival de la BD

    La der de Achdé au festival de la BD

    Lucky Luke et Jolly Jumper quittent le Far West pour la Cité des Papes ce week-end à l’occasion de la 7e édition du Festival de la bande dessinée d’Avignon.

    « Vingt-cinq illustrateurs et auteurs de BD seront dans l’hôtel de ville avec pas moins de 10 000 visiteurs attendus ces samedi 29 et dimanche 30 novembre, de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h. Avec la volonté d’une édition apothéose », comme le confie la première magistrate (PS) d’Avignon, Cécile Helle. Parmi les artistes présents ce week-end, Achdé, illustrateur de Lucky Luke de 2004 à 2024, pour qui ce sera le dernier festival d’après les organisateurs. Ou encore Enrico Marini, qui signera exceptionnellement une trentaine d’œuvres pour l’événement, et Marc Bourgne, dessinateur de Michel Vaillant. « On a voulu mélanger tous les genres avec des auteurs qui ont permis à la BD d’exploser. Souvent, les gens ne connaissent pas directement les artistes mais connaissent les personnages », précise Frédéric Ranchin, président du Festival, qui se réjouit de l’entrée de l’événement dans les cinq plus gros rendez-vous du 9e art dans l’Hexagone. « Demandez au concierge de la mairie. Dès cinq heures du matin, les férus de BD, qu’on connaît tous au fil des éditions, sonnent pour être les premiers », sourit l’organisateur, qui attend entre 10 000 et 12 000 visiteurs tout au long du week-end.

    Taille humaine

    La taille et l’aspect plus humain et familial du Festival sont également mis en avant, avec « le choix de bien accueillir les dessinateurs et auteurs, qui est devenu notre marque de fabrique et c’est une satisfaction. Notamment avec le débat actuel autour du Festival d’Angoulême », lance Cécile Helle. « On avait beaucoup de demandes et on a dû faire des choix sur les auteurs car on n’a ni le budget, ni les structures pour pouvoir en accueillir plus. Cela montre bien qu’Avignon compte dans le milieu », poursuit Frédéric Ranchin. Et cela permet aussi aux librairies locales, qui tiendront aussi des stands, de faire le plein.

    L’entrée est gratuite lors des deux jours. Plus d’informations sur avignon.fr.

  • Le long chemin des mini-guêpes pour sauver les cerisiers

    Le long chemin des mini-guêpes pour sauver les cerisiers

    Ce vendredi après-midi, une quarantaine de personnes s’est réunie dans la salle polyvalente de Flassan, au pied du Ventoux. Mais, on a eu l’impression d’avoir deux salles, deux ambiances. À l’invitation du sénateur (PS) Lucien Stanzione, les protagonistes parlent des moyens de se prémunir contre la mouche drosophile, qui a ravagé des cerisiers, en 2024 et surtout en 2023. « Il n’y a pas de solution miracle et unique », rappelle Lucien Stanzione, en présence d’élus, de cerisiculteurs, mais aussi et surtout de Nicolas Borowiec, ingénieur de recherche à l’Inrae (Institut de recherche pour l’agriculture) de Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes).

    En mai 2024, le scientifique a procédé à un lâcher de 500 femelles Ganaspis sur des cerisiers, à Malaucène. Ces micro- guêpes auraient la vertu de cannibaliser la mouche drosophile. Les chercheurs parlent de lutte biologique par acclimatation, où des insectes sont utilisés pour mettre hors état de nuire d’autres insectes. Mais, là où la double ambiance de la réunion réside, c’est dans la temporalité. Difficile de faire coexister un chercheur et son temps (très) long et des cerisiculteurs, qui ne peuvent attendre des années pour que l’acclimatation porte ses fruits.

    « Le projet se porte bien »

    « Sur ma commune, il y a eu une expérimentation avec un lâcher de Ganaspi fait de manière secrète. J’ai l’impression que le résultat n’est pas concluant », s’aventure Dominique Plancher, maire (SE) de Venasque, territoire emblématique des cerises de Vaucluse. Alors que le pesticide le plus efficace sur les vergers a été interdit il y a quelques années pour son impact environnemental, « on est dans l’impasse, sans solutions rapides, bien que la Ganaspi peut être une bonne cartouche », estime Florian Bernard, producteurs de cerises à Beaumont-du-Ventoux.

    Ne prétendant pas avoir la panacée, Nicolas Borowiec plaide pour « des combinaisons de méthodes à des degrés de maturation différents, avec des filets, des insectes stériles ».

    En Vaucluse, une dizaine de lâchers a eu lieu. Le site de Malaucène est « favorable » et a donné lieu à un second lâcher de 100 femelles. « Le projet se porte bien, ce n’est pas parce qu’on ne détecte pas la guêpe qu’elle n’y est pas », souligne Nicolas Borowiec qui, confiant, sait que des recaptures ont été faites en Italie, qui a utilisé la même méthode.

    S’il comprend l’impatience des agriculteurs, le chercheur travaille sur le sujet depuis 2012… « Les politiques attendent l’urgence pour débloquer des fonds [300 000 euros pour ce projet] or, on aurait pu faire cette acclimatation en amont avant l’arrivée du ravageur », regrette-t-il.

  • Avant ses adieux, Cécile Helle défend vertement son bilan à Avignon

    Avant ses adieux, Cécile Helle défend vertement son bilan à Avignon

    « Excusez-moi d’avoir été un peu longue, vous serez débarrassée de moi après mars », conclut Cécile Helle, à l’issue d’une dense intervention sur le rapport d’orientations budgétaires, ce samedi matin, en conseil municipal. L’avant-dernière séance de la mandature avant celle consacrée au vote du budget, le 20 décembre. Volontairement discrète médiatiquement en cette pré-campagne des municipales, la maire sortante (PS), qui passera la main en mars après deux mandats sans avoir pris position pour un éventuel successeur, avait besoin de rétablir quelques vérités.

    À deux reprises, Cécile Helle s’est lancée dans un plaidoyer pro domo de son action à la tête de la Ville depuis presque douze ans. D’abord sur l’environnement, lors du rapport annuel en matière de développement durable, puis, donc, sur la préparation du budget 2026. En l’absence d’Anne-Sophie Rigault, cheffe de file de l’opposition et candidate RN, principale contemptrice de la majorité, personne n’a pourtant cinglé le bilan de la maire sortante. Beaucoup sont restés sur de longs discours généralistes et rébarbatifs. Dans la majorité, les trois prétendants déclarés à sa succession, Joël Peyre (PRG), David Fournier (PS) et Paul-Roger Gontard (La Convention), n’ont pas renié le bilan, sans aller jusqu’à tresser des lauriers à Cécile Helle. Et n’ont pas réagi lorsque le premier adjoint, Claude Nahoum, a initié des applaudissements.

    « Bon courage au suivant »

    Peut-être piquée par la faible reconnaissance de son action, Cécile Helle avait surtout besoin de s’adresser aux candidats qui « papillonnent » et ne siègent pas dans l’assemblée. Au premier duquel Olivier Galzi (DVD). L’ex-journaliste TV, auto-procalmé candidat du « bon sens », était ce samedi bien assis quelques sièges plus loin, dans le public. « Je lis et j’entends les commentaires sur l’actualité locale. Je suis curieuse de voir ce que mon successeur fera, car c’est facile de lancer des “y’à qu’à, faut qu’on”, de critiquer quand on n’a pas été confronté à la réalité, ne croyez pas que ce sont des combats faciles », lance la première magistrate, maniant souvent l’ironie pour disqualifier des propositions adverses. « J’ai hâte de voir le square Indochine redevenir un parking, l’avenue du Moulin de Notre-Dame en double sens en arrachant les arbres et les voies cyclables ou les parvis des écoles redevenir des parkings sans sérénité », énumère-t-elle à destination de ceux qui voudraient remettre en cause le plan Faubourgs.

    Agacée que la Ville soit présentée comme unique responsable de tous les maux de circulation, quand au niveau du Grand Avignon, « l’évolution des transports en commun a été zéro et a pris du retard » sur ce mandat, Cécile Helle prévient : « Je ne ferai pas beaucoup de sorties, car je ne suis pas candidate, mais je ne me laisserais pas faire sur des sujets abordés de manière caricaturale ». Se targuant « d’être la première maire à tenir son engagement de ne pas augmenter la fiscalité », l’édile égraine des réalisations qui « ont fait progresser le service public local », comme le remunicipalisation de la restauration scolaire et la baisse des tarifs, la construction d’une école [Melly et Paul-Puaux] « pour la première fois en 30 ans », le périscolaire, la maison du commerce, la rénovation du stade nautique, une nouvelle bibliothèque. Le tout dans « un contexte d’anomalies » entre crises sanitaire, énergétique, sociale et politique. « Bon courage au suivant », avertit-elle.

    EN BREF

    Un candidat en chasse une autre

    Parmi les 5 spectateurs du conseil, chacun a remarqué la présence d’Olivier Galzi. L’ex-journaliste TV, candidat (DVD), ne s’est pas éternisé jusqu’à la fin du débat d’orientations budgétaires. Une autre candidate mais surtout cheffe de file de l’actuelle opposition, Anne-Sophie Rigault, était en revanche absente. L’élue RN étant retenue pour une session de formation interne à son parti à Lyon.

    Catherine Gay reléguée au 3e rang

    Il y a un mois, la 2e adjointe au maire en charge de la sécurité avait rendu avec fracas sa délégation, se disant empêchée par la maire et son cabinet de mener à bien sa mission. Entre temps, Cécile Helle a récupéré cette délégation pour terminer le mandat, piquant au passage son élue, accusée de « trahison – défection ». Ce samedi, Catherine Gay était reléguée au 3e rang, loin du premier cercle des adjoints. Notons qu’elle soutient aux municipales le candidat Place publique, Benoît Belvalette. Il y a une semaine, ce dernier a insisté vouloir travailler étroitement avec toute sa future équipe en impliquant ses adjoints. À ses côtés, Catherine Gay souriait jaune.

    FO mobilisée pour les 4 jours à l’école

    Avignon reste l’une des 3 dernières communes du département à avoir conservé la semaine de 4,5 jours en rythme scolaire. Sous l’impulsion du syndicat FO, une trentaine de personnes s’est réuni pour réclamer le retour à la semaine de 4 jours, avec coupure totale du mercredi. Une doléance exprimée depuis plusieurs années, avec une pétition qui a atteint 3 000 signatures. La Ville a toujours refusé de revenir en arrière, soulignant, vendredi dans un communiqué, le récent rapport de la Convention citoyenne qui plaide pour des semaines sur 5 jours, « avec un après-midi d’activités périscolaires gratuites et diversifiées », appuie la municipalité. Décision de maintenir ou revoir ces rythmes relèvera de la prochaine équipe municipale.