Tag: Vaucluse

  • À Avignon, la rue Thiers a fait peau neuve et va reprendre vie

    À Avignon, la rue Thiers a fait peau neuve et va reprendre vie

    Il est un peu moins de 11h ce vendredi matin et les ouvriers, gilets orange sur le dos, procèdent aux derniers ajustements des travaux de la rue Thiers, tandis que les rayons du soleil se faufilent entre les bâtiments aux différentes teintes de beige et de gris. Dernières plantes mises en terre et petits trous à boucher pour que tout soit prêt pour l’inauguration, ce samedi, de la deuxième phase de requalification.

    Après plusieurs mois de travaux, du croisement avec la rue Philonarde jusqu’au croisement avec la rue Guillaume Puy, le changement est là. La route goudronnée et les trottoirs ont laissé place à un cheminement au même niveau. S’ajoutent aussi des « appuis vélos » supplémentaires, une reprise de l’éclairage public, un choix de plantes adapté au changement climatique ou encore une meilleure infiltration de l’eau grâce aux espaces végétalisés.

    Des changements qui réjouissent les quelques commerçants ouverts en cette matinée, malgré les difficultés rencontrées. Tel que Philippe Le Veve, gérant bar-tabac Thiers, qui, tout en constatant « une perte assez énorme de 30% du chiffre d’affaires » pendant la « très longue » période, ce qui l’a obligé à « travailler à flux tendu », estime tout de même que « c’est très beau ». « On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs », concède également Evelyne Bourret, de l’institut Beauté Marine, à quelques pas de là, qui se dit toutefois « très satisfaite » du résultat. Du côté de la municipalité, on assure qu’un suivi a été mis en place avec les habitants et les commerçants, notamment avec le coordinateur de l’entreprise Tecelys, qui réalisait les opérations, présent quotidiennement sur place. « C’étaient des travaux compliqués car ils se faisaient en demi-chaussée. Mais tout s’est bien passé, à part quelques soucis, comme dans tous les travaux », précise ce dernier, citant par exemple le perçage d’une conduite de gaz enterrée trop peu profondément. Ce qui a provoqué une coupure momentanée.

    Poursuite prévue

    La suite de la requalification sera donc entre les mains de la prochaine équipe municipale. « On ne peut pas s’arrêter là en si bon chemin. Il faut terminer », explique Jean-Marc Bluy, adjoint au maire délégué au centre-ville. « Plus rien ne fonctionnait dans la rue. L’objectif de cette requalification est de la redynamiser. Quand on voit ce qui se passe avec la rue Carnot, réhabilitée ces dernières années, c’est l’objectif ici aussi. On espère un redémarrage », poursuit-il. La suite doit s’organiser en deux phases supplémentaires : la première de la rue Guillaume Puy à la rue Buffon, puis de la rue Buffon à la porte Thiers pour terminer. L’issue des travaux est estimée à fin 2026 ou courant 2027. La totalité des aménagements est estimée à environ 3,7 millions d’euros.

  • Une nouvelle lumière pour magnifier le Palais des Papes

    Une nouvelle lumière pour magnifier le Palais des Papes

    Fiat lux. Un nouvel éclairage du Palais des Papes et de sa place, avec tous les bâtiments autour tels que le Petit Palais et l’Hôtel de la Monnaie, a été inauguré ce vendredi 27 février à la tombée de la nuit.

    Ou tout du moins la première moitié du projet, avec évidemment la devanture de la résidence pontificale. Et ce, avec une « mise en lumière à la fois sobre et innovante », grâce à un dispositif qui « joue sur les équilibres entre lumière et pénombre », assure la municipalité. Un projet dont le coût est estimé à 2,7 millions d’euros : 2,2 millions de la part de la Ville d’Avignon, mais aussi 420 000 euros de l’État et 100 000 euros de la fondation LVMH, qui avait fait un défilé dans le lieu l’an dernier.

    Dispositif spécial

    Un éclairage qui sera allumé à la tombée de la nuit jusqu’à environ une heure du matin, « mais cela peut changer selon la saisonnalité », précise Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon. Elle se réjouit du « choix d’éclairer la place par sa périphérie avec une meilleure illumination aussi de la place. Car avant, on était vraiment dans la pénombre, ce qui pouvait donner une impression de peur », ajoute-t-elle. « Il y avait avant beaucoup de lumière parasite. Et on ne pouvait pas faire n’importe quoi en rapport avec le patrimoine mondial de l’Unesco », glisse la première édile.

    Ainsi, quatre mâts ont été installés avec des projecteurs spéciaux dits « projecteurs gobo » qui « suppriment les fuites de lumière en dessous et au-dessus et limitent la pollution lumineuse », précise Jean-Yves Soëtinck, concepteur lumière pour l’entreprise Acte Lumière, qui s’est chargée du projet. Une entreprise qui s’est occupée également de l’illumination de la cathédrale de Strasbourg et de celle de Lausanne. Des engins dont la longévité est comprise entre 50 000 et 100 000 heures de fonctionnement.

  • À Avignon, regain de tension entre Galzi et la majorité sortante

    À Avignon, regain de tension entre Galzi et la majorité sortante

    C’est le propre de chaque campagne : dérouler son programme tout en critiquant le cas échéant celui des autres, voire le bilan des sortants. À deux semaines du premier tour, la situation se crispe de plus en plus entre les équipes d’Olivier Galzi (DVD) et de David Fournier (PS), issu comme nombre de ses colistiers de la majorité sortante. D’autant que le scrutin s’annonce indécis, les deux étant donnés au coude-à-coude au premier tour dans un sondage paru la semaine dernière.

    Depuis son entrée en campagne, Olivier Galzi se pose en releveur d’une Avignon sur le déclin face à une majorité qui aurait échoué sur la sécurité, les transports, la propreté ou le commerce. Fin orateur, l’ex-journaliste TV appuie régulièrement son propos d’informations indiscrètes qui émaneraient de sources municipales, laissant infuser l’idée que la Ville dysfonctionne. Dans le camp d’en face, on répond amateurisme, populisme voire mensonges. En novembre déjà, Olivier Galzi se faisait reprendre par l’adjoint aux commerces Claude Tummino sur une proposition de campagne. La semaine dernière, c’est Jean-Marc Bluy, adjoint au logement, qui répondait vertement sur l’attribution de logements sociaux.

    Un cap supplémentaire a été franchi ce jeudi. La municipalité s’est fendue d’un communiqué de presse au sujet de la vidéosurveillance. Un outil pour lequel Olivier Galzi promet des caméras intelligentes et d’en déployer 100 nouvelles. Ce qui a piqué la Ville, c’est surtout une vidéo du candidat qui dénonce « 60 caméras » inopérantes. « Il est temps de rétablir la vérité ! », énonce la municipalité. Sans jamais citer le candidat DVD, la Ville assure que « contrairement à ce qui a été affirmé à l’occasion d’une polémique stérile, la caméra située à l’angle des rues Thiers et d’Amphoux fonctionne et a toujours été opérationnelle ». Selon elle, seules six caméras sont hors service sur un total sur les 200 sites équipes.

    « Avignon n’est pas un lieu de one man show »

    La Ville reconnaît que « les caméras peuvent faire l’objet de pannes ou de détérioration mais elles sont systématiquement réparées ». « Nous sommes donc loin des caricatures avancées par certaines personnes », conclut la municipalité. Ce vendredi, Olivier Galzi n’en démord pas : « Selon nos informations, recoupées et vérifiées, le taux de caméras en panne était encore jusqu’à récemment de 15%, soit près de 30 caméras dysfonctionnelles en permanence », maintient le candidat dans un communiqué, estimant que « le système de vidéoprotection n’a pas été une priorité ».

    Au-delà de cette querelle de chiffres, mercredi Olivier Galzi avait également accusé David Fournier de censure électorale (notre édition de vendredi), l’actuel adjoint étant élu à l’administration municipale. « Buzz électoraliste », avait répondu David Fournier, qui, à plusieurs reprises, soulignait qu’Olivier Galzi était tout récemment inscrit sur les listes électorales. « Il ne s’intéresse aux Avignonnais que pour une fonction et trouver une issue pour son inactivité », piquait David Fournier en meeting avec Olivier Faure. « Avignon n’est pas un lieu de one man show », fustigeait de son côté le 1er secrétaire du PS qui ne perdait pas de vue que « l’extrême droite » restait le principal danger.

  • Orange, Carpentras, Apt… Le point sur les listes déposées dans les villes principales de Vaucluse

    Orange, Carpentras, Apt… Le point sur les listes déposées dans les villes principales de Vaucluse

    Apt

    Comme en 2020, il y aura 4 listes mais aucun des candidats ne briguait le fauteuil de maire. Si 3 noms étaient déjà connus : Jean Aillaud (DVD, 1er adjoint actuel qui aura en 2e de liste l’ex-maire et présidente du Département, Dominique Santoni), Christophe Carminati (SE) et Céline Celce (DVG), le RN a monté une liste au dernier moment conduite par Patrick Bonnet.

    Carpentras

    Après l’annonce cette semaine de LFI de renoncer à concourir faute de candidats, il y aura cinq listes sur la ligne de départ : Serge Andrieu, maire (DVG) sortant soutenu entre autres par le PCF, Francis Adolphe (DVG), ex-maire redevenu éligible après sa condamnation pour violences conjugales et 3 listes d’extrême droite : le député RN Hervé de Lépinau, investi à la hâte pour remplacer Christian Richaud après ses tweets racistes. Celui-ci sera candidat tout comme l’élu d’extrême droite sortant Bertrand de la Chesnais.

    Cavaillon

    Trois listes ont été enregistrées : celle du maire sortant LR Gérard Daudet, de la députée RN Bénédicte Auzanot et de Patrick Blanès (PS), pour l’union de la gauche, qui n’avait aucun candidat en 2020.

    Orange

    Pour succéder à Yann Bompard, condamné et inéligible, l’extrême droite sera encore bien représentée par son père Jacques, maire de 1995 à 2021, de retour d’inéligibilité raccourcie. Le RN de Jean-Dominique Artaud sera là. Trois listes sans partis précis concourent : Marc Martinet (DVD), Carole Normani (DVC) et Antoine Boudet, du collectif Tous orangeois, plutôt DVG.

    Bollène

    Cinq listes ont été déposées avec comme à Carpentras, trois issues d’extrême droite pour contrer le maire sortant Anthony Zilio (SE), issu lui de la gauche mais avec une large liste. Il est contesté par le communiste Daniel Barrière. Comme son mari à Orange, Marie-Claude Bompard ex-maire, se représente. Franck Marest (RN) et Sophie Lorenzo (extrême droite) complètent le tableau.

    L’Isle-sur-la-Sorgue

    En lice pour un 4e mandat, Pierre Gonzalvez (LR), président de l’association des maires de Vaucluse, se frottera à trois autres listes : le RN (Christian Montagard), un divers centre-droit Romain Dufaud, et la gauche citoyenne incarnée par Christophe Baudet.

    Entraigues-sur-la-Sorgue

    Plus ancien maire en cours, élu en 1984, Guy Moureau (PCF) ne se représente pas. Mais il espère passer le flambeau à l’un de ses adjoints depuis deux mandats, William Bouquet (DVG). Une seule liste en face, celle du RN de Catherine Chavrier.

    Le Pontet

    L’extrême droite sortante part divisée : le maire RN Joris Hébrard aura bien face à lui son ex-premier adjoint Patrick Suisse, éphémère maire quand Joris Hébrard avait été élu député avant de démissionner. Les espoirs républicains reposent sur Jean-Firmin Bardisa, qui a monté une liste allant de la gauche au centre droit.

    Morières

    Seconde commune du Grand Avignon sous bannière RN, Grégoire Souque se représente. En face, il n’y aura qu’une liste et qu’un tour avec l’union de la gauche porté par Annick Dubois (PS).

    Environ un tiers des communes à une seule liste

    Les 151 communes du département compteront bien toutes au moins une seule liste, qu’on soit à Saint-Léger-du-Ventoux et sa trentaine d’habitants et 7 élus, qu’Avignon, sa ville-centre et ses 6 listes. Selon notre décompte, près d’un tiers des communes ne présentent qu’une seule liste (53 villes). Un chiffre exponentiel par rapport à 2020 où, selon Ici Vaucluse, 14 communes étaient sans concurrence politique. En 2026, c’est très souvent la règle dans les petits villages (Crillon, Flassan, Entrechaux) mais également dans des communes plus touristiques comme Châteauneuf-du-Pape, où le maire Claude Avril se représente. Même cas de figure à Saumane-de-Vaucluse, avec Laurence Chabaud-Geva qui n’aura pas d’adversaire en vue d’un 3e mandat. Mais aussi dans des communes comme Velleron (3 100 habitants) ou Sainte-Cécile-les-Vignes (2 600 âmes).

  • Orange, Carpentras, Apt… Le point sur les listes déposées dans les villes principales de Vaucluse

    Orange, Carpentras, Apt… Le point sur les listes déposées dans les villes principales de Vaucluse

    Apt

    Comme en 2020, il y aura 4 listes mais aucun des candidats ne briguait le fauteuil de maire. Si 3 noms étaient déjà connus : Jean Aillaud (DVD, 1er adjoint actuel qui aura en 2e de liste l’ex-maire et présidente du Département, Dominique Santoni), Christophe Carminati (SE) et Céline Celce (DVG), le RN a monté une liste au dernier moment conduite par Patrick Bonnet.

    Carpentras

    Après l’annonce cette semaine de LFI de renoncer à concourir faute de candidats, il y aura cinq listes sur la ligne de départ : Serge Andrieu, maire (DVG) sortant soutenu entre autres par le PCF, Francis Adolphe (DVG), ex-maire redevenu éligible après sa condamnation pour violences conjugales et 3 listes d’extrême droite : le député RN Hervé de Lépinau, investi à la hâte pour remplacer Christian Richaud après ses tweets racistes. Celui-ci sera candidat tout comme l’élu d’extrême droite sortant Bertrand de la Chesnais.

    Cavaillon

    Trois listes ont été enregistrées : celle du maire sortant LR Gérard Daudet, de la députée RN Bénédicte Auzanot et de Patrick Blanès (PS), pour l’union de la gauche, qui n’avait aucun candidat en 2020.

    Orange

    Pour succéder à Yann Bompard, condamné et inéligible, l’extrême droite sera encore bien représentée par son père Jacques, maire de 1995 à 2021, de retour d’inéligibilité raccourcie. Le RN de Jean-Dominique Artaud sera là. Trois listes sans partis précis concourent : Marc Martinet (DVD), Carole Normani (DVC) et Antoine Boudet, du collectif Tous orangeois, plutôt DVG.

    Bollène

    Cinq listes ont été déposées avec comme à Carpentras, trois issues d’extrême droite pour contrer le maire sortant Anthony Zilio (SE), issu lui de la gauche mais avec une large liste. Il est contesté par le communiste Daniel Barrière. Comme son mari à Orange, Marie-Claude Bompard ex-maire, se représente. Franck Marest (RN) et Sophie Lorenzo (extrême droite) complètent le tableau.

    L’Isle-sur-la-Sorgue

    En lice pour un 4e mandat, Pierre Gonzalvez (LR), président de l’association des maires de Vaucluse, se frottera à trois autres listes : le RN (Christian Montagard), un divers centre-droit Romain Dufaud, et la gauche citoyenne incarnée par Christophe Baudet.

    Entraigues-sur-la-Sorgue

    Plus ancien maire en cours, élu en 1984, Guy Moureau (PCF) ne se représente pas. Mais il espère passer le flambeau à l’un de ses adjoints depuis deux mandats, William Bouquet (DVG). Une seule liste en face, celle du RN de Catherine Chavrier.

    Le Pontet

    L’extrême droite sortante part divisée : le maire RN Joris Hébrard aura bien face à lui son ex-premier adjoint Patrick Suisse, éphémère maire quand Joris Hébrard avait été élu député avant de démissionner. Les espoirs républicains reposent sur Jean-Firmin Bardisa, qui a monté une liste allant de la gauche au centre droit.

    Morières

    Seconde commune du Grand Avignon sous bannière RN, Grégoire Souque se représente. En face, il n’y aura qu’une liste et qu’un tour avec l’union de la gauche porté par Annick Dubois (PS).

    Environ un tiers des communes à une seule liste

    Les 151 communes du département compteront bien toutes au moins une seule liste, qu’on soit à Saint-Léger-du-Ventoux et sa trentaine d’habitants et 7 élus, qu’Avignon, sa ville-centre et ses 6 listes. Selon notre décompte, près d’un tiers des communes ne présentent qu’une seule liste (53 villes). Un chiffre exponentiel par rapport à 2020 où, selon Ici Vaucluse, 14 communes étaient sans concurrence politique. En 2026, c’est très souvent la règle dans les petits villages (Crillon, Flassan, Entrechaux) mais également dans des communes plus touristiques comme Châteauneuf-du-Pape, où le maire Claude Avril se représente. Même cas de figure à Saumane-de-Vaucluse, avec Laurence Chabaud-Geva qui n’aura pas d’adversaire en vue d’un 3e mandat. Mais aussi dans des communes comme Velleron (3 100 habitants) ou Sainte-Cécile-les-Vignes (2 600 âmes).

  • À Avignon, six listes se disputent la succession de Cécile Helle

    À Avignon, six listes se disputent la succession de Cécile Helle

    Quel est le point commun entre Stéphane Geslin (parti des travailleurs) et Anne-Sophie Rigault (RN) ? Outre le fait qu’ils soient classés aux extrêmes de l’échiquier politique, ce sont les seuls parmi les 6 candidats à la mairie à avoir déjà été têtes de liste. Pour le premier, dont la candidature était complètement hors des radars jusque-là, c’était en 2014 (1,41%). Pour la seconde, c’était il y a six ans, déjà en cheffe de file de l’extrême droite (2e, avec 30,06%).

    Ils seront donc six candidats à briguer la succession de Cécile Helle (PS), qui ne se représente pas après deux mandats. Comme révélé vendredi matin, le nom de Stéphane Geslin est apparu lors du tirage au sort à la préfecture. Ce professeur du lycée Mistral, qui avait mené campagne aussi aux législatives de 2022 (0,81%), ne s’était absolument pas fait connaître de la sphère médiatique et publique. Il conduira la « liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics ».

    Quelle stratégie à gauche au 2nd tour ?

    Pour les autres prétendants, le casting était déjà bien ancré. À gauche, David Fournier s’inscrit dans la poursuite du travail de Cécile Helle, dont il a fini par avoir le soutien. L’actuel adjoint (PS) mènera la liste Ensemble et solidaires, rassemblant autour de lui de nombreux élus sortants et partis de gauche (Les Écologistes, Génération écologie, l’Après, PRG, parti animaliste, Place publique). Il entend disputer le leadership à gauche à Mathilde Louvain (LFI, la Nouvelle Avignon populaire), soutenue aussi par le PCF et Génération.s, venus de la majorité sortante, et le mouvement citoyen Avignon collectif. De leur éventuelle entente le soir du premier tour dépendra en grande partie la victoire de la gauche. Pour l’heure, cette épineuse question n’a pas été tranchée et divise au sein des deux camps respectifs.

    En face, Olivier Galzi (Le bon sens pour Avignon), qui se revendique sans étiquette, mais avec le soutien officiel (UDI, Horizons) ou voilé de partis de droite et macronistes, sera le représentant de la droite. L’ex-journaliste TV a officialisé sa candidature à l’automne et a bénéficié du champ laissé libre par Julien Aubert (LR), qui a renoncé à la mi-novembre. Disruptif, il essaye de reprendre les codes du macronisme et joue une partition ancrée sur la sécurité-propreté-mobilités. Dans ce sillon divers droite, il est concurrencé par Stéphan Fiori (Entreprendre pour Avignon). Ce chef d’entreprise, éphémère LR, n’a aucun encarté avec lui sur sa liste très pro business. Enfin Anne-Sophie Rigault (RN, Avignon en avant) tentera de sortir du rôle de l’éternelle opposante en conseil municipal.

  • Municipales : à Avignon, une 6e liste déposée par Stéphane Geslin du parti des travailleurs

    Municipales : à Avignon, une 6e liste déposée par Stéphane Geslin du parti des travailleurs

    C’est la surprise de la matinée ce vendredi en préfecture au moment du tirage au sort désignant l’ordre d’apparition des listes. À Avignon, un 6e candidat, qui ne s’est jamais manifesté jusque-là, a déposé une liste : il s’agit de Stéphane Geslin (parti des travailleurs) au nom de la « liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics ».

    Une liste d’extrême gauche dont le chef de file n’est pas un inconnu puisqu’il a déjà été candidat aux municipales de 2014 (0,78%) et aux législatives de 2022 (0,83%). Stéphane Geslin est également professeur au lycée Mistral et adhérent FO. Il a été désigné candidat numéro 5.

    Pas de surprise pour le reste du panorama avec les 5 autres candidats déjà connus : Mathilde Louvain (LFI, la Nouvelle Avignon populaire), panneau 1 ; Stéphan Fiori (DVD, Entreprendre pour Avignon) panneau 2 ; Anne-Sophie Rigault (RN, Avignon en avant), panneau 3 ; David Fournier (PS, Ensemble et solidaires), panneau 4 ; Olivier Galzi (DVD, Le bon sens pour Avignon), panneau 6.

  • Vaucluse : 70 personnes dépistées contre le cancer dans un bus

    Vaucluse : 70 personnes dépistées contre le cancer dans un bus

    Dans ce véhicule, les grains de beauté des patients ont été photographiés puis analysés par un dermatologue dans « un délai de quelques semaines », précise l’organisateur. Cette initiative s’inscrit « dans une démarche de prévention de proximité et de réduction des inégalités d’accès aux soins en liens étroits avec les collectivités locales », précise la MGA. Une étude est en cours afin de pouvoir étendre ce service à une population plus large.

  • Vers une réhabilitation du Moulin de Notre-Dame à Avignon

    Vers une réhabilitation du Moulin de Notre-Dame à Avignon

    L’un des symboles de l’agriculture à Avignon, le Moulin de Notre-Dame, est en bonne voie pour retrouver une nouvelle jeunesse. Le Collectif Avignon Sud, qui regroupe les associations des quartiers situés au sud de la Cité des Papes, inaugure ce samedi 28 février un panneau historique au-devant du bâtiment, vieux d’un peu moins de 200 ans. Une première étape avant, ils l’espèrent, la suite du chantier.

    La bâtisse, qui se trouve au croisement du chemin du Moulin-de-Notre-Dame, avec l’allée Saint-Martial, et l’avenue de la Bouquetière, en plein cœur de la ceinture verte, est un « symbole de l’histoire agricole de la ville », estime Maxime Rieu, membre du collectif et secrétaire de l’Association de sauvegarde de la ceinture verte d’Avignon (ASCVA). Cette inauguration « plutôt symbolique » du panneau, qui orne la devanture depuis les années clinquantes, est l’occasion de remettre en valeur l’ensemble du site.

    Rénovation en attente

    Ainsi, le collectif se réunit dès 10 heures pour réaliser un « nettoyage citoyen des abords du Moulin » avant le début de l’événement. La restauration du panneau a été financée par la Caisse locale du Crédit Agricole d’Avignon.

    Mais, comme le Collectif Avignon Sud le rappelle, « cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de rénovation du site ». En 2024, 75 000 euros avaient été accordés suite à la participation au budget participatif d’Avignon, afin « d’intervenir dans la première phase des travaux de rénovation de la grande salle au rez-de-chaussée », peut-on lire dans le projet déposé à l’époque. Et ce, afin de créer un lieu destiné à « rassembler et mettre en valeur les traces de l’histoire agricole d’Avignon » et en faire « un théâtre de transmissions culturelles et d’échanges entre la cité, la périphérie et la ceinture verte, une passerelle reliant les générations, les identités et la mémoire des quartiers alentour ».

    Le bâtiment avait servi pendant plus de 50 ans, au XIXe siècle, avant l’obstruction du canal d’eau qui l’alimentait. Il aurait ensuite servi d’étable, d’atelier pour des cours de mécanique, de permanence du Crédit Agricole (d’où la participation à la restauration du panneau), ou encore de salle pour les lotos du quartier.

    « Un lieu de mémoire »

    « C’est vraiment un point de repère emblématique pour les gens du quartier. On souhaite en faire un lieu de mémoire de l’agriculture passée et aussi mettre en avant l’agriculture de demain, ce qui fait la richesse d’Avignon », insiste Maxime Rieu. Mais la mise en route de cette réhabilitation prend du temps. D’autant que 120 000 euros supplémentaires ont été mobilisés par la SPL Grand Avignon Aménagement, qui « témoignent de l’intérêt collectif porté à la valorisation de ce site emblématique », insiste le collectif.

    Le responsable associatif évoque notamment des problématiques juridiques qui ralentissent la mise en route de ces réfections. Un bail emphytéotique avait notamment été signé avec la Ville d’Avignon, il y a plusieurs dizaines d’années, et celui-ci « était mal ficelé », glisse Maxime Rieu, qui assure que la question a été réglée depuis avec des avocats et des notaires. Mais, ces derniers mois, ce sont plutôt les élections municipales qui mettent en pause le processus. « On compte sur le prochain maire », conclut Maxime Rieu.

  • Debout face au péril RN : à Avignon, une défense active des services publics

    Debout face au péril RN : à Avignon, une défense active des services publics

    « Les élections municipales sont un moment important de la vie démocratique. L’extrême droite et la droite extrême portent des orientations racistes, antisémites, homophobes, sexistes et violentes », lance Serge Andreozzi, du bureau de la CGT des retraités, ce jeudi 26 février, devant l’Hôtel de Ville d’Avignon.

    À quelques semaines du scrutin, une trentaine de militants vauclusiens ont ainsi souhaité porter leurs revendications et rappeler que les politiques portées par les partis les plus à droite de l’échiquier ne répondent pas aux besoins de la population du Vaucluse, cinquième département le plus pauvre de France.

    Tout en ciblant, également, le clan macroniste. « On a un personnel politique qui, pendant des années, est entré dans le macronisme actuel. C’est-à-dire une société tournée vers la consommation plutôt que vers la création, ce qui accentue la précarité », regrette Gilles Fournel, également membre du bureau CGT retraités. Il plaide pour un développement industriel au détriment de nouvelles surfaces commerciales. « On était, il n’y a pas si longtemps, le département au plus fort ratio entre la taille et les mètres carrés de centres commerciaux en France. On voit où ça mène », regrette-t-il.

    Contre « la précarité »

    Aux côtés des organisations CGT de retraités des autres départements, les militants vauclusiens mettent particulièrement l’accent sur la défense et le développement des services publics. Ainsi, ils souhaitent la création, à Avignon, d’un Ehpad public « à des conditions de tarifs et d’accès qui permettent à chacun de pouvoir y accéder », précise Serge Andreozzi, pour qui l’absence d’une telle structure ajoute « de la précarité » aux difficultés déjà présentes dans la population. Ou encore la création de centres de santé publics. « L’espérance de vie en bonne santé a arrêté d’augmenter du fait de la difficulté d’accès aux soins », confie Cécile David, également membre du bureau.