Tag: Var

  • Le RC Toulon à la rencontre des enfants hospitalisés

    Le RC Toulon à la rencontre des enfants hospitalisés

    Des étoiles dans les yeux, des ballons dans les mains. Ce lundi, les jeunes patients du service pédiatrique de l’hôpital Sainte-Musse ont reçu la visite de cinq rugbymen du RC Toulon. Et pas des moindres : les internationaux français Baptiste Serin, Danny Priso et Antoine Fritsch, l’international écossais Ben White et la légende néo-zélandaise Ma’a Nonu, double champion du monde 2011 et 2015.

    Pendant près d’1h30, ils ont fait découvrir le ballon ovale à une petite dizaine de bambins, à travers de petits exercices d’initiation qui ont laissé des sourires indélébiles sur les visages « d’enfants qui ne devraient pas être ici, car leur place n’est pas à l’hôpital, mais certains y sont obligés. Ça doit être dur pour eux et pour leurs parents, alors on essaie de venir dès que le club nous le propose », explique Baptiste Serin, venu transmettre sa légendaire science de la chistera et du jeu au pied. Mais là n’est pas la priorité : « Le rugby sert de levier, mais on ne vient pas dans l’optique de leur apprendre, mais pour partager, qu’ils voient qu’il y a des personnes un peu “connues” qui ont envie de vivre des moments sympas avec eux. »

    Ce genre de rencontre revêt un certain intérêt dans le processus de guérison des enfants, comme l’explique le docteur Paul Casha : « Le sport est indispensable au développement de l’enfant. On pourrait penser que l’hospitalisation est un frein à la pratique. La venue de joueurs, avec leur notoriété, peut être un bon encouragement pour les pratiques ultérieures, voire inciter certains à s’y mettre. Ça aide aussi pour le moral, le bienfait psychologique a un rôle important à jouer, pour avoir un environnement agréable et pas que des chambres avec des potences de perfusion. »

    Une journée portée par l’association Premiers de cordée, « qui propose des animations sportives pour les enfants à l’hôpital », explique Julia Conti, chargée de mission pour Premiers de cordée. « Cette semaine, nous sommes là dans le cadre de la semaine du sport à l’hôpital. L’idée est de s’adapter au lieu. Ce n’est pas la première fois que le RCT participe, donc ça donne une animation très naturelle et spontanée. Ce n’est que du plus, car les joueurs donnent de leur temps. De plus en plus de sportifs s’investissent chaque année. » La semaine se poursuit avec une animation badminton, mercredi après-midi, et une initiation au Qwan-Ki Do, un art martial aux influences asiatiques, créé à Toulon.

  • La Seyne-sur-Mer : Orange Marine prépare l’installation de l’atterrissement du câble Medusa à Marseille

    La Seyne-sur-Mer : Orange Marine prépare l’installation de l’atterrissement du câble Medusa à Marseille

    Il doit permettre de relier le Maghreb et l’Europe méditerranéenne. Medusa, plus long câble sous-marin (8 760 km) à remplir cette fonction, doit être mis en service au début de l’année 2026. Il aura vocation à offrir une infrastructure de télécommunication essentielle au développement de l’écosystème numérique des pays d’Afrique du Nord, ainsi qu’à six États membres européens (Portugal, Espagne, France, Italie, Grèce et Chypre).

    Plusieurs centaines de kilomètres ont déjà été posées au large. En ce qui concerne la France, c’est le navire câblier Sophie-Germain, de l’opérateur Orange Marine, qui procède à son déploiement. Première étape : l’installation de l’atterrissement du câble – la partie qui touche terre et qui ne peut être installée par le navire faute de fond assez profond – long de 1,2 km, et qui a lieu ce mercredi matin à Marseille, plage de la Pointe Rouge. « Marseille étant le principal nœud de câbles sous-marins de Méditerranée et le sixième au monde, chaque câble qui se pose dans cette zone doit y arriver », explique Didier Dillard, président d’Orange Marine.

    « L’opération prendra un peu plus que la matinée et on s’éloignera ensuite de la côte pour commencer la pose », prévoit le commandant du câblier, Gérald Couturier. Celle-ci devrait prendre plusieurs semaines, avant le prochain atterrissement à Bizerte, en Tunisie, dans un mois.

    Plus de 60 personnes travaillent sur le câblier, jour et nuit. Un effort qui a du sens pour les pays bénéficiaires : « Ce câble va apporter une meilleure connectivité aux pays du pourtour méditerranéen. Pour un pays, la connectivité est clé dans le monde d’aujourd’hui : plus elle est de qualité, plus vous êtes sécurisés et plus vous pouvez générer du trafic. Les besoins en termes de trafic international nécessitent de nouveaux câbles. Et il est toujours mieux d’être le pays d’atterrissement pour ne plus dépendre des tiers, il y a un enjeu de souveraineté », détaille Didier Dillard.

  • Une application pour dépister les fragilités du vieillissement

    Une application pour dépister les fragilités du vieillissement

    Beaucoup de monde a répondu, ce mardi, à l’invitation lancée par le centre communal d’action sociale de Toulon pour assister à la présentation de l’application gratuite Icope* (Integrated Care for Older People). Elle permet de prévenir la dépendance grâce à un dépistage précoce des vulnérabilités au niveau de la mobilité, de la nutrition, de la cognition, de la vision et de l’audition. Mais, aussi, concernant l’état psychologique. L’objectif étant d’éviter le plus longtemps possible une perte d’autonomie qui fait peur à tout le monde. Et pas uniquement aux aînés, qui représentent l’essentiel de l’auditoire ce matin-là, les professionnels étant attendus dans l’après-midi.

    « Je suis kiné en retraite et je m’occupais justement de personnes âgées en fin de vie, à domicile. Alors, je connais bien le sujet, j’y ai été confrontée pendant des années avec tous les patients », confie avant le début de la conférence Monique Menu, bien décidée à essayer d’appréhender au mieux ce nouvel outil qu’on vient lui présenter, pour elle-même ce coup-ci.

    Prévenir la perte d’autonomie

    « On est tous là pour la même raison, je crois : c’est continuer à vivre en ayant un peu la patate, quand c’est possible », explique plus loin Cathy, une jeune infirmière retraitée. Et d’ajouter : « Comme je vois tout le monde s’écrouler autour de moi, je suis curieuse de tout ce qui peut éviter de prendre le même chemin. Vous savez, La moyenne de vie dans les Ehpad c’est entre 6 mois et 2 ans. »

    Samia, une retraitée de l’hôpital public, le dit avec d’autres mots : « J’ai une voisine qui a perdu du jour au lendemain son autonomie. Alors, on se dit qu’on sera peut-être les prochains… »

    « Le but de cette journée est d’informer la population et les professionnels de santé sur ce nouvel outil, qui permet aux seniors de pouvoir se tester eux-mêmes et être acteurs de leur vieillissement », explique la vice-présidente du CCAS de Toulon, Dominique Andreotti. Et d’insister sur l’importance, là encore, d’un diagnostic précoce.

    C’est un outil disponible sur les smartphones qui permet de s’autodépister afin d’accélérer le cas échéant la mise d’un plan de soins et de prise en charge du sujet âgé à partir de 60 ans, précise Frédéric Rodrigues, le directeur du Gérontopôle du Sud.

    Une autoévaluation déjà expérimentée dans la région de Toulouse, qui est aujourd’hui appelée à se développer sur tout le territoire, « afin d’accompagner au mieux cet axe de prévention nécessaire pour permettre le bon vieillissement de notre population ».

  • Immersion dans les locaux d’Ifremer pour les collégiens varois

    Immersion dans les locaux d’Ifremer pour les collégiens varois

    Découvrir un haut lieu de la recherche océanographique française et même mondiale aux côtés de scientifiques chevronnés, voilà l’opportunité offerte à quatre classes de 3e de différents collèges du département ce mardi, pour l’inauguration de la fête de la science, qui se poursuit jusqu’à lundi sur plusieurs sites. Une centaine d’élèves ont ainsi investi les locaux d’Ifremer, où ils ont été initiés à la recherche océanographique.

    Pour ce faire, quatre ateliers étaient au programme. Parmi eux, une découverte d’outils de robotique sous-marine, proposée par le Campus des métiers qualification excellence de la mer de l’Université de Toulon (CMQ). Les collégiens ont également pu découvrir les fonds marins à 500 mètres de profondeur, au moyen de casques de réalité virtuelle qui les ont emmenés découvrir le canyon sous-marin Lacaze-Duthier, ses coraux et sa biodiversité. Ils ont aussi été introduits à la Halle Interactive, outil dont s’est doté l’Ifremer l’an dernier, et qui permet notamment d’être connecté aux bateaux en mer pour observer les fonds marins à distance. Enfin, le dernier atelier était voué à la découverte du phytoplancton, une algue microscopique ingérée par la faune, premier maillon de la chaîne alimentaire marine et indicateur de la qualité de l’eau.

    « Susciter

    des vocations »

    Les adolescents ont également eu le privilège de découvrir les ateliers d’Ifremer, où sont conservés et maintenus bateaux et appareils d’exploration. Pour Vincent Rigaud, directeur de l’Ifremer Méditerranée, Outre-Mer et Atlantique, c’est l’occasion de s’immerger dans un lieu d’excellence scientifique : « Nous sommes le seul institut de recherche uniquement dédié à l’océan. Nous opérons les 17 navires de la flotte océanographique française au profit de la communauté scientifique nationale et européenne. La Seyne-sur-Mer est la base où on opère et développe ces technologies d’exploration des grands fonds. » De quoi séduire les travailleurs de demain ? « C’est quelque chose qui est très visuel et parlant, c’est un outil de médiation scientifique qui attire les jeunes, tout comme leur rôle dans la préservation des océans, qu’on développe dans des ateliers liés aux aspects côtiers. Ils peuvent ramener des informations en observant l’océan au quotidien. Il ne s’agit pas que de l’intelligence des chercheurs, mais de tout un chacun. On veut faire prendre conscience aux jeunes qu’on a besoin de compétences, donc on essaie de susciter des vocations, et on a aussi besoin d’eux comme citoyens pour faire remonter ces infos. Car quand ces jeunes-là seront à la retraite, les quais de Toulon seront peut-être sous l’eau et il faudra s’adapter. »

    Pour leurs professeurs, c’est un moyen d’apporter aux élèves « une culture scientifique et une ouverture sur la mer, qu’ils ont à côté de chez eux », avance Kévin Roumier, professeur de physique-chimie au collège la Ferrage de Cuers. « La découverte d’un tel lieu fait un lien avec des problématiques qu’on évoque avec eux : changement climatique, avenir de l’océan… C’est très parlant car ça touche à leurs vies », ajoute Camille Schnell, professeure dans le même établissement. « On pourra aussi se servir de cette visite pour certains points du programme, même si ça n’en fait pas vraiment partie, notamment sur le sonar pour les calculs de vitesse, de profondeur… », complètent les deux enseignants.

  • Orange Maritime prépare le câble Medusa pour son atterrissement à Marseille

    Orange Maritime prépare le câble Medusa pour son atterrissement à Marseille

    Il doit permettre de relier le Maghreb et l’Europe méditerranéenne. Medusa, plus long câble sous-marin (8 760 km) à remplir cette fonction, doit être mis en service au début de l’année 2026. Il aura vocation à offrir une infrastructure de télécommunication essentielle au développement de l’écosystème numérique des pays d’Afrique du Nord, ainsi qu’à six États membres européens (Portugal, Espagne, France, Italie, Grèce et Chypre).

    Plusieurs centaines de kilomètres ont déjà été posées au large. En ce qui concerne la France, c’est le navire câblier Sophie-Germain, de l’opérateur Orange Marine, qui procède à son déploiement. Première étape : l’installation de l’atterrissement du câble – la partie qui touche terre et qui ne peut être installée par le navire faute de fond assez profond – long de 1,2 km, et qui a lieu ce mercredi matin à Marseille, plage de la Pointe Rouge. « Marseille étant le principal nœud de câbles sous-marins de Méditerranée et le sixième au monde, chaque câble qui se pose dans cette zone doit y arriver », explique Didier Dillard, président d’Orange Marine.

    « L’opération prendra un peu plus que la matinée et on s’éloignera ensuite de la côte pour commencer la pose », prévoit le commandant du câblier, Gérald Couturier. Celle-ci devrait prendre plusieurs semaines, avant le prochain atterrissement à Bizerte, en Tunisie, dans un mois.

    Plus de 60 personnes travaillent sur le câblier, jour et nuit. Un effort qui a du sens pour les pays bénéficiaires : « Ce câble va apporter une meilleure connectivité aux pays du pourtour méditerranéen. Pour un pays, la connectivité est clé dans le monde d’aujourd’hui : plus elle est de qualité, plus vous êtes sécurisés et plus vous pouvez générer du trafic. Les besoins en termes de trafic international nécessitent de nouveaux câbles. Et il est toujours mieux d’être le pays d’atterrissement pour ne plus dépendre des tiers, il y a un enjeu de souveraineté », détaille Didier Dillard.

  • Chez les maires de Provence, l’inquiétude face à l’incertitude

    Quelles que soient les étiquettes politiques, quelle que soit la taille de leur commune, les mots qui reviennent chez les maires des Bouches-du-Rhône, du Var et de Vaucluse sont les mêmes. La consternation. L’inquiétude. Au milieu des nominations, démissions, consultations nationales, l’échelon local s’efforce de se montrer comme un pôle de stabilité. Alors même que budgets et élections menacent d’être percutés.

    « De chaos en chaos »

    « Nous allons de chaos en chaos, déplore ainsi le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux. Nous assistons, aujourd’hui, à un état qui se délite. Heureusement que les collectivités assurent une forme de stabilité, parce que tout le reste nous semble paralysé. » Sa commune avait déjà été ponctionnée à hauteur de 2 millions d’euros lors du précédent budget, alors il s’inquiète de la future loi de finances. « Si, demain, nous avons une contribution du même ordre, les conséquences pourraient être terribles », s’alarme l’édile, catastrophé aussi par les hypothèses d’une hausse de la TVA, « l’impôt le plus injuste ».

    Face aux scénarios sur la table, il défend : « J’aurais souhaité qu’on retrouve une forme de stabilité, avec un gouvernement qui puisse faire des propositions sérieuses, qu’on puisse aller dans les élections prévues. » Car il reconnaît que des législatives anticipées pourraient bousculer les municipales. Au risque de profiter à une extrême droite détachée du territoire, effacée même sur ses affiches de campagne par ses figures nationales.

    « Cela percute la fin de mandat »

    « Nous avons commencé un mandat inédit sous le Covid, nous le terminons dans une crise institutionnelle inédite », soupire de son côté le maire (PS) de Vitrolles, Loïc Gachon. « Cela vient percuter le calendrier de la fin de mandat, perturber la logique des municipales qui sont totalement différentes des enjeux nationaux », reconnaît-il, s’attendant à des législatives anticipées. Avec, en plus, l’incertitude qui pèse toujours sur les finances locales. « Ce qui est angoissant, c’est d’avoir encore des perspectives de restriction budgétaire lorsqu’on arrive à la corde. Mais c’est moins gênant qu’en 2025, parce que c’était le dernier budget de fin de mandat, très stratégique. »

    « Dans une impasse »

    Maire (DVD) de Saint-Mitre-les-Remparts, Vincent Goyet a de son côté appelé, dès lundi, à la démission du président de la République. « Les institutions ne tiennent pas, nous sommes dans une impasse, nous avons besoin de retourner devant les Français pour fixer un cap pour le pays, qu’il soit de droite ou de gauche », défend-il. C’est que l’instabilité a des conséquences : « En tant que maire, comme pour les entreprises, l’absence de visibilité ralentit le secteur économique. »

    D’autant que, si les communes ne lancent pas de projets avant les municipales, elles n’en restent pas moins de plus en plus dépendantes des financements extérieurs. « Nous avons 350 millions d’euros du Fonds vert prévus, dont 20 % en crédits de paiement. Est-ce que l’état va avancer ce qui est promis ? » interroge-t-il. L’édile s’alarme du climat politique : « Il y a un rejet, le sentiment qu’il y a une classe politique qui n’est pas à la hauteur et une déconnexion de certains élus, mais aussi de la population qui ne se rend pas compte du travail des élus locaux ».

    « Besoin de visibilité »

    « Il y a un décalage entre l’ambiance très compliquée au niveau international ou national, et ce que nous vivons », veut modérer le maire (Ren.) de La Roque-d’Anthéron, Jean-Pierre Serrus. Après une rentrée qui s’est bien passée, il insiste sur le rôle des maires de faire fonctionner leur territoire, de travailler sur les projets, comme ces salles de boxe et de danse qu’il prévoit. Mais, s’il assure que ce contexte ne percute pas encore les municipales à venir, l’élu régional reconnaît : « La situation est anxiogène, nous avons besoin d’une visibilité qui s’appuie sur un projet de loi de finances, indispensable dans la gestion de nos collectivités. »

    Une situation d’autant plus difficile quand on est dans le camp présidentiel. « Je constate que c’est compliqué, mais je ne renie pas mes engagements », répond-il. Promettant que les élus locaux, eux, restent ancrés dans le fonctionnement de leur territoire.

    « Très mauvais signal »

    « En échangeant avec nos collègues, nous sommes tous consternés », déplore le maire (SE) du Beausset (Var), Edouard Friedler. D’autant plus qu’il commence, la semaine prochaine, ses conférences financières dans l’incertitude. Il a certes obtenu des aides pour la rénovation de l’ancienne maison de retraite, mais pour les projets de rénovation de l’église, de mise en accessibilité de la mairie, de voirie, malgré les études lancées, il reste dans le flou. « Il peut y avoir d’autres élections avant les municipales, mais ce serait un très mauvais signal », estime-t-il. Espérant que les relations avec les institutions locales ne seront pas marquées par le contexte national.

    « Les maires travaillent »

    « Nous avons une vraie lassitude face à l’instabilité nationale », pointe le maire (DVC) de Bollène Anthony Zilio sur les ondes d’Ici Vaucluse, rappelant la ponction de 600 000 euros sur son budget. L’occasion de demander plus de décentralisation. « Quand Paris s’agite, les maires continuent de travailler », résume-t-il, inquiet pour les dotations futures au moment de négocier sur la dotation d’équipement des territoires ruraux. « La seule chose qui peut changer l’Assemblée, c’est soit que le président parte, soit qu’il change l’Assemblée. »

  • Chez les maires de Provence, l’inquiétude face à l’incertitude

    Chez les maires de Provence, l’inquiétude face à l’incertitude

    Quelles que soient les étiquettes politiques, quelle que soit la taille de leur commune, les mots qui reviennent chez les maires des Bouches-du-Rhône, du Var et de Vaucluse sont les mêmes. La consternation. L’inquiétude. Au milieu des nominations, démissions, consultations nationales, l’échelon local s’efforce de se montrer comme un pôle de stabilité. Alors même que budgets et élections menacent d’être percutés.

    « De chaos en chaos »

    « Nous allons de chaos en chaos, déplore ainsi le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux. Nous assistons, aujourd’hui, à un état qui se délite. Heureusement que les collectivités assurent une forme de stabilité, parce que tout le reste nous semble paralysé. » Sa commune avait déjà été ponctionnée à hauteur de 2 millions d’euros lors du précédent budget, alors il s’inquiète de la future loi de finances. « Si, demain, nous avons une contribution du même ordre, les conséquences pourraient être terribles », s’alarme l’édile, catastrophé aussi par les hypothèses d’une hausse de la TVA, « l’impôt le plus injuste ».

    Face aux scénarios sur la table, il défend : « J’aurais souhaité qu’on retrouve une forme de stabilité, avec un gouvernement qui puisse faire des propositions sérieuses, qu’on puisse aller dans les élections prévues. » Car il reconnaît que des législatives anticipées pourraient bousculer les municipales. Au risque de profiter à une extrême droite détachée du territoire, effacée même sur ses affiches de campagne par ses figures nationales.

    « Cela percute la fin de mandat »

    « Nous avons commencé un mandat inédit sous le Covid, nous le terminons dans une crise institutionnelle inédite », soupire de son côté le maire (PS) de Vitrolles, Loïc Gachon. « Cela vient percuter le calendrier de la fin de mandat, perturber la logique des municipales qui sont totalement différentes des enjeux nationaux », reconnaît-il, s’attendant à des législatives anticipées. Avec, en plus, l’incertitude qui pèse toujours sur les finances locales. « Ce qui est angoissant, c’est d’avoir encore des perspectives de restriction budgétaire lorsqu’on arrive à la corde. Mais c’est moins gênant qu’en 2025, parce que c’était le dernier budget de fin de mandat, très stratégique. »

    « Dans une impasse »

    Maire (DVD) de Saint-Mitre-les-Remparts, Vincent Goyet a de son côté appelé, dès lundi, à la démission du président de la République. « Les institutions ne tiennent pas, nous sommes dans une impasse, nous avons besoin de retourner devant les Français pour fixer un cap pour le pays, qu’il soit de droite ou de gauche », défend-il. C’est que l’instabilité a des conséquences : « En tant que maire, comme pour les entreprises, l’absence de visibilité ralentit le secteur économique. »

    D’autant que, si les communes ne lancent pas de projets avant les municipales, elles n’en restent pas moins de plus en plus dépendantes des financements extérieurs. « Nous avons 350 millions d’euros du Fonds vert prévus, dont 20 % en crédits de paiement. Est-ce que l’état va avancer ce qui est promis ? » interroge-t-il. L’édile s’alarme du climat politique : « Il y a un rejet, le sentiment qu’il y a une classe politique qui n’est pas à la hauteur et une déconnexion de certains élus, mais aussi de la population qui ne se rend pas compte du travail des élus locaux ».

    « Besoin de visibilité »

    « Il y a un décalage entre l’ambiance très compliquée au niveau international ou national, et ce que nous vivons », veut modérer le maire (Ren.) de La Roque-d’Anthéron, Jean-Pierre Serrus. Après une rentrée qui s’est bien passée, il insiste sur le rôle des maires de faire fonctionner leur territoire, de travailler sur les projets, comme ces salles de boxe et de danse qu’il prévoit. Mais, s’il assure que ce contexte ne percute pas encore les municipales à venir, l’élu régional reconnaît : « La situation est anxiogène, nous avons besoin d’une visibilité qui s’appuie sur un projet de loi de finances, indispensable dans la gestion de nos collectivités. »

    Une situation d’autant plus difficile quand on est dans le camp présidentiel. « Je constate que c’est compliqué, mais je ne renie pas mes engagements », répond-il. Promettant que les élus locaux, eux, restent ancrés dans le fonctionnement de leur territoire.

    « Très mauvais signal »

    « En échangeant avec nos collègues, nous sommes tous consternés », déplore le maire (SE) du Beausset (Var), Edouard Friedler. D’autant plus qu’il commence, la semaine prochaine, ses conférences financières dans l’incertitude. Il a certes obtenu des aides pour la rénovation de l’ancienne maison de retraite, mais pour les projets de rénovation de l’église, de mise en accessibilité de la mairie, de voirie, malgré les études lancées, il reste dans le flou. « Il peut y avoir d’autres élections avant les municipales, mais ce serait un très mauvais signal », estime-t-il. Espérant que les relations avec les institutions locales ne seront pas marquées par le contexte national.

    « Les maires travaillent »

    « Nous avons une vraie lassitude face à l’instabilité nationale », pointe le maire (DVC) de Bollène Anthony Zilio sur les ondes d’Ici Vaucluse, rappelant la ponction de 600 000 euros sur son budget. L’occasion de demander plus de décentralisation. « Quand Paris s’agite, les maires continuent de travailler », résume-t-il, inquiet pour les dotations futures au moment de négocier sur la dotation d’équipement des territoires ruraux. « La seule chose qui peut changer l’Assemblée, c’est soit que le président parte, soit qu’il change l’Assemblée. »

  • #DisMoiPourquoi la Terre est la seule planète habitée ?

    #DisMoiPourquoi la Terre est la seule planète habitée ?

    La Terre est, pour le moment, la seule planète habitée connue, car elle réunit toutes les conditions parfaites pour que la vie, telle que nous la connaissons, puisse exister. Elle est à la bonne distance du Soleil, ni trop près ni trop loin (et donc ni trop chaude ni trop froide), pour que l’eau, indispensable aux êtres vivants, puisse exister sous forme liquide. Son air contient l’oxygène dont les animaux ont besoin pour respirer et le dioxyde de carbone que les plantes utilisent pour pousser. La Terre possède aussi une atmosphère qui nous protège des rayons dangereux du Soleil et sa force de gravité maintient tout solidement à sa surface, y compris nous-mêmes ! Les autres planètes du Système solaire sont soit brûlantes, soit glacées ou encore sans air respirable. Mais cela ne veut pas dire que la Terre est la seule planète habitée dans l’Univers ! Les scientifiques ont découvert des milliers d’exoplanètes et certaines pourraient ressembler à la Terre. Cependant, pour l’instant, nous n’avons trouvé la vie nulle part ailleurs… Mais la recherche continue ! Peut-être qu’un jour, on découvrira que nous ne sommes pas seuls ! »

    Romane Le Gal, astrophysicienne à l’Institut de radioastronomie millimétrique (Iram) et l’Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble (Ipag)

  • « La Sécurité sociale n’est pas un coût, mais une richesse »

    « La Sécurité sociale n’est pas un coût, mais une richesse »

    Créée en 1945 pour protéger la population des aléas de la vie, la Sécurité sociale reste un acquis fondamental, universel et solidaire. C’est ce qu’a rappelé avec force, lundi après-midi, la secrétaire générale de la CGT CPAM, Séréna Mauro, devant le bâtiment de l’organisme social, à Toulon.

    La syndicaliste a alerté sur les conséquences des différents plans de financement, mis en place depuis 1995, qui ont complètement inversé l’idée fondatrice du « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». « Aujourd’hui, on n’est plus du tout dans cette logique, puisque c’est le besoin qui doit s’adapter aux financements, qui sont volontairement asséchés par les gouvernements successifs », explique-t-elle.

    Les politiques d’austérité dénoncées

    La secrétaire générale déplore la casse d’un système démocratique qui était géré par les assurés, et d’un modèle solidaire dans lequel chacun se protégeait mutuellement. Après de nombreuses attaques subies, il est aujourd’hui géré par l’État de manière comptable, avec comme résultat le recul des droits des assurés sociaux. « Et le plan de financement de la Sécurité sociale de 2026 ne fait pas exception à cette règle, puisqu’il prévoit le passage de 3 à 7 jours de carence dans le cadre d’un arrêt de travail, le gel de nos salaires, le doublement des franchises médicales et éventuellement la suppression de la cinquième semaine de congés payés », dénonce la responsable syndicale.

    Ce qui ne passe pas du tout non plus, pour la CGT, c’est « le détournement du financement par une TVA dite “sociale” très injuste, parce qu’elle pèse exclusivement sur les assurés, contrairement aux cotisations ». Et de poursuivre : « Ce qui nous inquiète, c’est avant tout que toutes ces politiques d’austérité mettent en péril l’accès aux soins, notamment pour les personnes les plus précaires, et fragilisent les organismes. » Séréna Mauro rappelle qu’en 30 ans, plus de 5 000 lits d’hôpital ont été supprimés, et que des millions d’assurés ont renoncé aux soins faute de moyens, en raison d’un reste à charge trop élevé.

    La responsable syndicale met également en avant « les conditions de travail des salariés de la CPAM du Var qui se dégradent de la même manière que les financements diminuent ».

    Une situation qui n’est pas en passe de s’améliorer, puisque « les différentes conventions d’objectifs et de gestion prévoient encore des suppressions de postes ». Et ce alors que la charge de travail augmente, du fait du vieillissement de la population et de l’augmentation de la précarité qui amènent à devoir traiter encore davantage de demandes. « Pour répondre à ces besoins, nos directions privilégient les embauches en CDD et, surtout, nous proposent des heures supplémentaires à répétition que les agents acceptent, puisque les salaires sont trop bas et qu’ils en ont besoin pour pouvoir boucler les fins de mois », précise la syndicaliste.

    Mais cela, constate-t-elle, se fait au prix d’une grande souffrance au travail qui augmente les arrêts de travail. Et d’ajouter : « Nous ne pouvons pas accepter tout ça, la CGT refuse que celles et ceux qui font vivre la Sécurité sociale ne puissent pas travailler dans des conditions dignes et respectueuses. »

    Des rassemblements organisés ce jeudi

    La CGT appelle donc les salariés, les assurés sociaux, les retraités et les privés d’emploi à se mobiliser jeudi, à Paris et dans plusieurs villes de France, pour rappeler que « la Sécurité sociale n’est pas un coût, mais une richesse ». Les Varois iront rejoindre le rassemblement marseillais à 11h, devant les locaux de l’Agence régionale de Santé. « Une délégation varoise d’une quarantaine de camarades va également rejoindre d’autres délégations devant le ministère de la Santé à Paris », précise Richard Roméo-Giberti.

    Le secrétaire général de l’UD CGT du Var en profitant pour annoncer que le 21 novembre, sous le chapiteau Circoscène, aux Sablettes, une grande journée et soirée débat va être organisée autour des 80 ans de la Sécurité sociale et au cœur des 130 ans de la CGT. Tout un programme.

  • Lauriane Nolot médaillée de bronze

    Lauriane Nolot médaillée de bronze

    Lauriane Nolot complète sa collection de breloques. Vice-championne olympique dans la marina marseillaise il y a un an, la Varoise s’est offert une médaille de bronze lors des Mondiaux de kitefoil. En Sardaigne, elle a été régulière tout au long de la semaine, jouant le titre jusqu’au bout. Les dernières manches ont plutôt tourné en faveur de ses adversaires. Néerlandaise aux quatre passeports, installée dans le Var, Jessie Kampman est allée chercher l’or. L’Américaine Daniela Moroz s’est parée d’argent au terme de la dernière course.

    Les athlètes ont dû faire avec une météo capricieuse tout au long de cette semaine de compétition. Le vent a changé son intensité d’une session à l’autre, parfois dans une même journée. Entre rafales et vent léger, il a fallu être patient et viser juste pour engranger de la vitesse.

    Lauriane Nolot se satisfait finalement de cette médaille, avec encore des points à améliorer dans sa gestion : « Je suis contente d’être sur le podium, j’ai été régulière toute la semaine. Il m’a manqué un peu de vitesse, mais ma lecture du plan d’eau et mes décisions se sont améliorées au fil des jours. J’ai encore des axes de travail à explorer. Aujourd’hui, j’ai eu un gros “crash” sur la première finale, puis un départ moyen sur la deuxième… Je termine finalement troisième. Avec Benoît, on est très heureux de ramener deux belles médailles à la France : cela montre le niveau des Français ! »

    En effet, le kitefoil français s’est bien comporté avec également une médaille de bronze pour le Girondin Benoît Gomez. Plus tôt dans la semaine, Louise Cervera a dompté la météo sarde pour aller chercher un titre mondial en catégorie Ilca 6. Tom Arnoux, en planche à voile, a reçu une breloque argentée. Un bilan de quatre médailles pour la voile tricolore et de grands espoirs dans ce début de cycle qui doit mener les Bleus vers les Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028.