Tag: Var

  • La gauche seynoise travaille ses dossiers

    La gauche seynoise travaille ses dossiers

    C’est cette fois au Café des Arts que Stéphane Sacco (GRS) et toute son équipe de La Seyne à Venir ont convié ceux qui partagent les valeurs de progrès social, de solidarité et de développement durable. L’objectif : présenter une partie des travaux réalisés en ateliers par 157 personnes sur 17 chantiers thématiques différents. L’idée est de continuer à coconstruire, avec les habitants, un programme alternatif porteur des valeurs de la gauche et de l’écologie.

    Après notamment l’éducation et la démocratie locale, place cette fois-ci aux dossiers tourisme et transports. Pour le premier, il s’agissait de mettre en évidence autant les enjeux liés au développement économique que les écueils à éviter pour ne pas qu’il s’opère au détriment des habitants. C’est ce qu’a souligné d’emblée Valérie Romboni, rapporteuse du groupe de travail sur ce thème.

    Sans perdre de vue, donc, que le tourisme peut « générer également des effets pervers » avec, par exemple, un fort impact sur les prix de l’immobilier et l’aggravation de la pénurie d’offres locatives. Le marché se concentrant sur les locations saisonnières, plus lucratives. Le défi est donc de réguler les dérives liées à la forte attractivité touristique du territoire. « La municipalité en a les moyens », insiste la militante en rappelant que « le logement est un sujet essentiel de nos politiques publiques ».

    Un sujet qui interroge également la gestion des déchets, dont la quantité s’accroît significativement en période estivale. Mais aussi la préservation du patrimoine naturel et la politique culturelle.

    « Les touristes ont soif de culture et, à La Seyne, on a ce qu’il faut, mais il est nécessaire de la mettre en valeur », ajoute Valérie Romboni. Une des pistes évoquées est la création d’un comité consultatif composé des représentants des professions concernées, mais aussi de citoyens et de membres de comités d’intérêts locaux, de conseils de quartier…

    La gratuité des transports

    Stéphane Sacco, candidat soutenu par plusieurs partis de gauche, dont le PCF, s’est ensuite attaqué au très lourd dossier concernant les mobilités. Il a rappelé que « La Seyne est en proie, depuis des décennies, à de graves problèmes de déplacements et d’aménagements de ses axes de circulation ».

    Concernant la traversée par l’axe longeant les quais, constamment congestionné aux heures de pointe, La Seyne à Venir propose le recouvrement d’une partie du port par une dalle, afin de créer de nouvelles voies de circulation, mais aussi une zone apaisée côté centre-ville. « Cela permettra aussi le passage du tramway ou du BHNS », précise Stéphane Sacco. Avec, donc, des fonds débloqués par la Métropole pour ce faire.

    « Pour nous, La Seyne à Venir, seul le tramway répondra aux défis du XXIe siècle », martèle-t-il à l’occasion. Il poursuit : « Nous mettrons tout en œuvre pour que soit mise en place la gratuité des transports en commun, comme cela a été fait avec succès dans d’autres grandes communes ou métropoles gérées par la gauche. »

    Le candidat de la gauche évoque également, parmi les pistes à l’étude, « un omnibus maritime électrique de cabotage qui desservirait la côte seynoise ».

    La Seyne à Venir propose également la création de 900 places de parking en centre-ville, avec un certain nombre réservé aux résidents, afin de rendre le commerce local plus accessible et de libérer les trottoirs trop souvent encombrés faute de places disponibles.

    Tout cela est, bien sûr, loin d’être exhaustif.

  • Jugée, sanctionnée, humiliée, la face cachée de la pauvreté dévoilée

    Jugée, sanctionnée, humiliée, la face cachée de la pauvreté dévoilée

    Témoignages, jeu de sensibilisation, atelier, débat et musique animeront la journée mondiale du refus de la misère. À Marseille, c’est ce vendredi de 11h à 17h, place du Général-de-Gaulle. Dans le Var, ce sera samedi 18 octobre, à l’accueil Domensa à Saint-Jean-du-Var.

    « Méfiance, manque de respect, jugement, humiliation, honte. » Autant d’attitudes qui mettent en marge les plus fragiles et les y ancrent. Si chacun est concerné, quand le rejet émane de certaines institutions, « ses conséquences ont un impact réellement dévastateur sur les personnes en grande pauvreté », considèrent les organisations partenaires de cette journée consacrée au refus de la misère. La maltraitance institutionnelle constitue une des dimensions cachées de la pauvreté, identifiées dans une étude réalisée avec l’université d’Oxford dans six pays différents.

    Un nombre de personnes en situation de pauvreté record et des droits sociaux fragilisés. C’est face à ce constat que le collectif Refuser la misère appelle plus que jamais à se rassembler pour dénoncer les discours stigmatisants et les préjugés, ainsi que des politiques porteuses d’exclusions : accueil déshumanisé, procédures opaques, sanctions injustes.

    11,2 millions de personnes sous le seuil de pauvreté

    Pire, c’est dans un contexte d’urgence sociale aggravée que ces maltraitances sociales et institutionnelles interviennent. « Jamais la pauvreté n’a atteint un tel niveau depuis trente ans : selon l’Insee, 11,2 millions de personnes vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté », rappelle ATD. Dans ce contexte, le recul des droits sociaux agit comme un amplificateur. Parmi les mesures récentes, l’association relève : « Le décret instaurant des sanctions automatiques à l’encontre des allocataires du RSA, appliquées de manière arbitraire, la baisse du nombre de logements sociaux construits et les difficultés croissantes d’accès à ceux-ci. »

    Jusque dans les mesures censées améliorer l’accès aux droits, l’administration creuse en réalité les inégalités. « Je voudrais qu’on remette l’humain pour les gens qui ont du mal. Quand on a un problème, il explique et il répond. L’ordinateur, il ne répond pas. Si on se trompe, il n’y a personne pour nous dire que ce n’est pas bon », plaide Joseph, qui témoigne dans un rapport sur la dématérialisation de l’accès aux services publics. Et quand le système déraille, c’est la scolarisation ou le paiement du loyer qui se trouvent mis en péril. De même que la prévalence donnée à l’accès à la propriété condamne la politique du logement très social.

    Dans le Var, le Comité du 17 octobre fait les comptes : « Moins de 7 000 logements sociaux en 2023 dans le département, et 45 000 demandes depuis le début de l’année. » Ainsi, dans diverses villes de France, des personnes ayant l’expérience de la pauvreté, des travailleurs sociaux, des services publics, des magistrats se mobilisent et invitent aujourd’hui au dialogue « pour faire évoluer les pratiques, refuser les humiliations, faire respecter les droits de tous ».

    ET AUSSI

    À Martigues le PCF contre la précarité menstruelle

    La section communiste martégale a réalisé une collecte de protections périodiques en faveur du Sofa de l’hôpital de Martigues, un organisme d’accompagnement des femmes victimes de violences. Près de 4 millions de femmes déclarent limiter leur consommation de protections en raison de leur coût, avoir recours à des stratégies de contournement ou renoncer à d’autres achats essentiels. Les filles et les femmes de moins de 25 ans sont particulièrement touchées. Il s’agit d’organiser la solidarité avec ce dispositif du service public hospitalier, mais aussi et surtout de rappeler que l’achat de ces protections représente un budget de plus en plus conséquent.

  • Un hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard à Toulon

    Un hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard à Toulon

    Deux jours après le triste anniversaire du meurtre de Dominique Bernard (survenu le 13 octobre 2023), et un jour avant celui du meurtre de Samuel Paty (le 16 octobre 2020), environ 70 personnes, parmi lesquelles de nombreux enseignants, sont venues rendre hommage aux deux hommes, sauvagement abattus dans l’exercice de leurs fonctions. Après la lecture du poème « Si » de Rudyard Kipling, qu’avait offert Samuel Paty à sa sœur Mickaelle quand elle avait 16 ans, et qu’elle a elle-même remis à l’un des mis en cause lors du procès, une minute de silence a été respectée. Des bougies ont ensuite été allumées au pied des portraits des deux hommes.

  • #DisMoiPourquoi: on grandit ?

    #DisMoiPourquoi: on grandit ?

    Lina, 8 ans. En CE2, écoles Les Salins à Hyères

    Comme la plupart des êtres vivants complexes du globe terrestre, animaux comme végétaux, les humains passent par plusieurs étapes au cours de leur vie. De la naissance jusqu’au début de l’âge adulte, notre corps vit une phase de développement de tous nos organes, c’est pendant cette phase que l’on va notamment, grandir en taille. Ces processus de développement sont contrôlés ou influencés par de nombreux facteurs, de plusieurs types. Il existe un contrôle génétique de la taille d’un individu, certains de nos gènes vont déterminer la taille finale de l’adulte ; c’est pourquoi durant l’enfance on pourra prédire, relativement précisément, la taille du futur adulte. Certaines hormones régulent la taille, par exemple, on sait que le nanisme est dû à un déficit en hormone de croissance. Enfin, des facteurs « externes » (comme l’alimentation ou encore des facteurs environnementaux), durant la phase de développement, vont influencer la taille finale d’un individu. »

    Bernard Binetruy, directeur de recherche émérite à l’Inserm.

  • Le collectif Verne-Mabily dénonce la présence d’amiante à l’école Verne

    Le collectif Verne-Mabily dénonce la présence d’amiante à l’école Verne

    Après avoir appris par voie de presse la suspension, puis l’abandon du projet de nouvel établissement, prévu depuis 2017 – d’abord sur le site de l’ancien commissariat, puis du collège Curie, avant de se reporter définitivement sur le site de l’ancien CCAS – pour suppléer les vétustes écoles Mabily (maternelle) et Verne (élémentaire), la colère est à son comble du côté du collectif Verne-Mabily. « On est scandalisé. On déplore l’absence de dialogue. Depuis juin, on a envoyé des demandes de rencontres avec le nouveau maire Minniti, on n’a eu aucune réponse », fulmine Cédric Turco, porte-parole du collectif, militant FSU, et enseignant à l’école Victor-Hugo.

    Raisons invoquées par la mairie : une démographie en baisse. « À Mabily, il y a 24 à 27 élèves par classe, 23 à Verne. Les élèves sont là. Des écoles comme Anatole-France ont aussi beaucoup d’élèves, construisons un nouveau groupe scolaire pour désengorger », répond Cédric Turco. Mais surtout, le prix des travaux, qui a presque doublé avec l’inflation et les coûts additionnels (de 7 millions d’euros en 2019, à plus de 13 millions en 2025). « Je préfère que la somme profite à toutes les écoles », indique Joseph Minniti, qui a proposé de créer un cinéma sur le terrain désert, où un parking provisoire va d’abord voir le jour. Inaudible pour le collectif : « Quand on entend qu’on veut arrêter un projet vital et qu’on annonce un port à 16 millions [à l’espace Grimaud, Ndlr.], ce sont des choix politiques qu’on ne comprend pas. De plus, il y a des missions qui ont basculé sur TPM, comme l’entretien des voiries, les ordures ménagères… La municipalité peut donc mettre de l’argent », fustige Cédric Turco.

    25 points d’amiante à l’école Jules-Verne

    D’autant plus qu’ « il y a des financements, comme le prouve la construction de l’école à La Valette, cofinancée avec des aides de la Région, de l’État, du Département et de TPM », ajoute Sophie Grimaud, représentante UNSA, enseignante en maternelle à Victor-Hugo. Quant à la répartition des moyens entre les écoles, pour des travaux débutés cet été, « à Victor Hugo, c’est une catastrophe. Ils veulent végétaliser la cour, ils ont fait des trous dans le béton. Il y a des pavés qui traînent, les enfants se les jettent dessus. Garçons et filles se partagent le même sanitaire, et la liste est encore longue », dénonce Cédric Turco.

    Situation encore plus alarmante à l’école Jules-Verne, où 112 élèves continuent d’étudier (ceux de Mabily ont été réaffectés à l’école Cotton, malgré « un manque criant d’espace », commente Cédric Turco), dans des bâtiments délabrés et des préfabriqués, sans solution interne de restauration, sans salle de motricité. Et surtout, au contact de l’amiante, comme révélé par France 5, qui a recensé sa présence, ou non, dans toutes les écoles françaises, dans le documentaire Vert de Rage, en 2023. Un fait corroboré par le Dossier Technique Amiante, réalisé dans l’école en 2020, qui fait état de 25 points contaminés : « C’est inacceptable. La municipalité est-elle au courant de l’histoire seynoise ? Sur les chantiers navals, des centaines d’ouvriers sont morts à cause de l’amiante », s’indigne le porte-parole.

    Malgré tout, le collectif se dit « uni, mobilisé et déterminé », et annonce une opération de sensibilisation devant l’école Verne ce jeudi, et une mobilisation après les vacances de la Toussaint. « Nous ne nous interdisons aucun moyen d’action. On est depuis 2017 sur le dossier, on ne lâchera pas, l’enjeu est trop important », martèle Cédric Turco.

  • La FSU fortifie ses militants dans la défense de la Sécurité sociale

    La FSU fortifie ses militants dans la défense de la Sécurité sociale

    « Aujourd’hui, on propose une formation aux militants de la FSU de la région Paca dans le cadre des 80 ans de la Sécurité sociale », explique Virginie Akliouat, membre de l’équipe nationale de la FSU-SNUipp. « C’est une date importante, et ce d’autant plus que la Sécurité sociale est ciblée par les attaques des gouvernements successifs sur les 30 dernières années », ajoute-t-elle. « C’est toujours bien de rappeler l’histoire et de célébrer les grandes dates, mais c’est surtout l’occasion de sensibiliser, de faire prendre conscience des enjeux du moment. Et sur la Sécurité sociale, sur la protection sociale en général, il y a des enjeux majeurs », précise Laurent Tramoni, le secrétaire national du Snes-FSU.

    Pour le responsable syndical ce n’est pas un hasard si le gouvernement Barnier a été censuré l’an dernier au moment du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Aujourd’hui, poursuit-il, « nous sommes dans un pays où la population vieillit, et donc a besoin de soins plus nombreux et plus coûteux, avec des progrès des traitements, des techniques, qui font qu’on arrive à soigner des maladies qu’on ne savait pas soigner avant ».

    Des arguments politiques et d’efficacité

    « Donc il y a un besoin de financement ce qui est, selon nous, heureux, parce que ça veut dire qu’il y a des progrès sociaux qui sont bénéfiques à tout le monde », se réjouit Laurent Tramoni. Or, face à ces besoins nouveaux qu’il faut financer, une offensive très forte s’organise pour qu’ils ne le soient pas par la solidarité publique, par la Sécurité sociale, mais à partir d’assurances privées, personnelles, individuelles proposées par des opérateurs marchands. Ces derniers cherchant d’abord à faire du bénéfice sur la santé.

    Pour la FSU c’est d’abord un enjeu politique donc, mais c’est aussi un enjeu de bon sens parce qu’en matière de santé, la mise en concurrence et la compétition des acteurs n’améliorent pas le service rendu aux assurés, insiste Laurent Tramoni. Et de préciser : « On voit dans d’autres pays où la santé est complètement privatisée que le service rendu n’est pas meilleur, au contraire. »

    L’occasion de rappeler qu’en France, notre système socialisé est très efficace. « Parce qu’il n’y a qu’un opérateur, parce qu’on ne finance pas les actionnaires, et parce qu’il y a une puissance d’achat de la part des hôpitaux publics ou autres qui est très forte dans les négociations des prix », rappelle le secrétaire national du Snes-FSU. C’est donc aussi pour ça que la Sécurité sociale peut et doit être défendue a rappelé le principal syndicat de l’Éducation nationale lors de cette journée.

  • La députée RN Laure Lavalette poursuit un journaliste

    La députée RN Laure Lavalette poursuit un journaliste

    Laure Lavalette (RN) qui entend se présenter aux municipales à Toulon en mars vient de porter plainte contre un de nos confrères de Var Matin. Le journaliste a-t-il rappelé dans son article la position antiavortement d’antan de l’élue du parti à la flamme ? Non. A-t-il rappelé les propos racistes, antisémites et homophobes de son attaché de cabinet aujourd’hui licencié ? Non. A-t-il écrit qu’elle a dirigé, dans les années 1990 un groupuscule étudiant violent affilié au Front national, à Bordeaux ? Pas plus. C’est uniquement pour avoir précisé le nom de la commune où elle réside, et qui n’est pas Toulon – gênant quand on prêtant diriger cette ville – que Laure Lavalette a porté plainte. Cette révélation mettrait sa vie en danger ainsi que celle de sa famille. Le préfet est alerté. Le directeur des rédactions du groupe Nice-Matin, Denis Carreaux aussi. Il s’excuse et exige de ses équipes la modification de l’article. Un renoncement qui ne passe pas. Ce qui est certain en revanche c’est que cette atteinte au droit d’informer, typique de l’extrême droite, provoque une grande colère au sein la rédaction toulonnaise. La Société des journalistes du groupe apporte son entier soutien au collègue pris à partie. « Si sa convocation par un service d’enquête de police se confirmait, la SDJ manifestera concrètement sa présence à ses côtés jusque devant la PJ », prévient-elle. Et d conclure : « Nous ne devons pas fléchir. Non, le contenu de nos articles ne dépend pas d’influences extérieures. Nous ne devons pas donner raison à celles et ceux qui veulent restreindre la liberté de porter, dans la sphère publique, des informations d’intérêt général. » La Marseillaise apporte également tout son soutien à ce confrère.

  • À Toulon, le PCF demande à la droite de la clarté vis-à-vis du RN

    À Toulon, le PCF demande à la droite de la clarté vis-à-vis du RN

    « Les consignes de M. Retailleau lors des élections partielles dans le Tarn-et-Garonne de ne pas donner une voix pour la gauche face à l’extrême droite nous inquiètent », commence Gérard Permingeat, le secrétaire de la section PCF Gabriel Péri de Toulon.

    Un appel clair à ce qu’il nomme « un front antirépublicain » lancé par le président du parti Les Républicains qui l’amène à s’interroger sur les répercussions au sein de la droite locale de ses propos, qu’elle s’est bien gardé de commenter.

    Et de rappeler que les communistes toulonnais ont déjà interpellé par lettre ouverte le député de la 1ère circonscription du Var, Yannick Chenevard (Ensemble) sur le sujet. Le député a été élu grâce au report des voix de la gauche face au Rassemblement national (RN). Or, il soutient aujourd’hui le sénateur LR Michel Bonnus aux municipales des 15 et 22 mars.

    « Il faut que les Toulonnais sachent son positionnement, s’il fera barrage face au RN », poursuit le responsable politique.

    « Qu’est devenue la digue contre l’extrême droite ? Une passerelle pour le rassemblement national ? », interroge Didier Quattropani à ses côtés, en soulignant que Michel Bonnus a reçu en grandes pompes Bruno Retailleau à Toulon. Et de poursuivre : « On arrive à se demander, vu toutes ces positions-là qui sont prises de manière officielle, quelle serait la position d’un Michel Bonnus au second tour des élections municipales si son retrait devait empêcher le RN de prendre la ville ? » La question lui est donc posée publiquement.

    Bruno Retailleau n’est d’ailleurs pas le seul à draguer l’extrême droite souligne en substance André De Ubeda. Ce qui laisse supposer l’expression d’un fort courant plus que de simples dérapages. « François-Xavier Bellamy, mardi sur France Info, a dit qu’au deuxième tour, entre Jordan Bardella et un PS à l’élection présidentielle, il voterait Jordan Bardella. » Des propos suffisamment graves pour nous alerter, insiste le chef de file des communistes à Toulon pour les municipales et conseiller municipal Toulon en Commun. « Est-ce qu’il va falloir classer les Républicains dans le camp des extrémistes ? », interroge-t-il. Après ces mises en garde et demandes de clarifications, les communistes ont rappelé leur rôle au sein de la liste de rassemblement des forces progressistes et citoyennes de Toulon en Commun (TEC).

    « Notre section Gabriel Péri, soutenue par la Fédération du PCF, est partie prenante de cette aventure politique, associative et humaine », résume Didier Quattropani. Un rassemblement qui pour l’heure ne souffre d’aucune dissension malgré les événements nationaux, rassure-t-il. Et de poursuivre : « On fait quand même un peu la part des choses. On travaille depuis 2019 ensemble, on se connaît, on s’écoute et on se respecte pour débattre et prendre des décisions par consensus, et ça c’est le plus important dans nos assemblées populaires. »

    « La sécurité, c’est nous ! »

    La campagne a commencé depuis la désignation à l’unanimité de la tête de liste Magali Brunel (PS) lors d’une assemblée populaire au printemps dernier, comme c’était prévu, rappelle Didier Quattropani. Histoire de couper court aux velléités de LFI qui était parfaitement au courant du timing mais qui avait quitté le navire à ce moment-là.

    Les équipes travaillent dans différents ateliers pour faire avancer les sujets soumis ensuite à l’Assemblée populaire pour construire le programme. Le dernier concernait la sécurité. « La sécurité c’est pas la droite, c’est nous ! », intervient André De Ubeda. Un sujet qui n’est pas abordé par le seul volet répressif mais qui passe aussi par la prévention et l’anticipation des problèmes qui peuvent arriver, précise Didier Quattropani.

    « Nous sommes est en train de monter un comité de soutien qui va être costaud. avec des personnalités, des entrepreneurs… », conclut André De Ubeda. « La machine TEC avance », confirme Gérard Permingeat.

  • Quand l’éloquence rencontre l’écologie au lycée Marie-France de Toulon

    Quand l’éloquence rencontre l’écologie au lycée Marie-France de Toulon

    Favoriser l’éloquence des jeunes grâce à l’écologie : c’est le principe de la Fédération l’Air et Moi, programme pédagogique créé en 2009 et qui se targue d’avoir sensibilisé plus d’un million d’enfants à la question de la qualité de l’air. « On est parti du constat qu’on respire 15 000 litres d’air par jour et que la pollution de l’air provoque 9 millions de décès par an », pointe Victor Hugo Espinosa, concepteur et pilote du projet.

    Lundi, 90 élèves de terminale commerce, vente et STMG du lycée Marie-France de Toulon (qui avait déjà participé à AirLoquence en 2021) ont pu en bénéficier. à travers des échanges autour de l’éco-anxiété et de la qualité de l’air, encadrés par M. Espinosa, en s’appuyant notamment sur une exposition mobile, les élèves se sont entraînés à prendre la parole en public.

    Pour ce faire, ce dernier utilise « l’humour. On décale les choses par le rire. Ça a permis à certains de réussir à parler en public. Tous seront confrontés à des stages, à l’emploi, et ça peut leur porter préjudice. Tout le monde a appris de petites choses ». Une méthode qui porte ses fruits, si bien « qu’elle est reprise par d’autres structures. Les ressources sont disponibles sur notre site et notre exposition sera affichée dans d’autres établissements », se félicite le porteur du projet.

    Pourquoi lier éloquence et éco-anxiété ? « Car un jeune qui parle à d’autres aura plus d’impact qu’un adulte », affirme M. Espinosa. Mais aussi car le simple fait de parler soulage : « Avec le Covid, beaucoup de jeunes ont subi un choc. Il faut trouver un sens à sa vie et la transmission peut en être un. » En particulier à une époque dans laquelle l’enjeu climatique est clé : « On repart avec des idées sur ce qu’on peut faire au quotidien », avance Julie, une des élèves.

    Une vidéo pour la COP 30

    Pour Aurore Arnal, professeure de SVT à l’origine de la venue du projet, « les exercices ouvrent les consciences. L’air n’est pas au programme, mais ça permet de faire le lien avec la préservation des énergies ». « C’est bien de sortir de la salle de classe, de ne pas rester sur un secteur et de faire comprendre l’interdépendance des personnes avec leur environnement », complète le proviseur, Yann Deniau.

    Cette journée donnera lieu à une vidéo – complétée par une future intervention dans un lycée avignonnais – qui sera diffusée au pavillon Francophonie lors de la COP 30 au Brésil, en 2026. « Chaque année, je fais une vidéo lycée et une vidéo enfants. Il n’y a pas de COP sans action locale. Ce qu’on fait, c’est une petite bouteille à la mer », conclut Victor Hugo Espinosa.

  • Le Varois Louis Hardouin en lice à l’Eurobasket en Bosnie-Herzégovine

    Le Varois Louis Hardouin en lice à l’Eurobasket en Bosnie-Herzégovine

    Le club d’Hyères bien représenté aux championnats d’Europe de basket-fauteuil, qui se tiennent cette semaine en Bosnie-Herzégovine. Six de leurs joueurs sont concernés, dont le chef de file Louis Hardouin, habitué aux compétitions internationales. À 27 ans, le Francilien est l’un des expérimentés du groupe. Il a évolué à Bordeaux, Meaux puis à Vigo et Wiesbaden. Des expériences à l’étranger qui ont été bénéfiques pour lui : « J’ai pris le meilleur des deux championnats pour l’ajouter à mon jeu et progresser. » S’il a préféré l’aspect collectif de la ligue allemande, le joueur a pu développer son style à travers ces années. Plus petit en taille, Hardouin est à l’aise derrière la ligne à 3 points et joue avec son explosivité pour être dangereux proche du panier.

    Avec l’objectif de se qualifier au Mondial

    Le basket marque sa vie depuis qu’il a dix ans. Atteint d’arthrogrypose depuis la naissance, c’est-à-dire une raideur au niveau des articulations, il a toujours été un fan du sport, avec comme objectif l’équipe de France. Lors de cet Euro, les Bleus visent clairement un top cinq. « Les cinq premières places sont qualificatives pour le Mondial et les deux nations suivantes vont en barrages. Cinquième, c’est à peu près notre place lors des derniers championnats d’Europe », raconte Louis Hardouin.

    Après la déception paralympique à Paris [balayés en quarts de finale par les États-Unis, Ndlr], les Bleus veulent rebondir dans les Balkans. La compétition a bien débuté avec deux succès de suite, mais deux défaites ont mis la France dans l’embarras. Finalement qualifiée lors de la dernière journée, l’équipe de France a bien le top cinq dans le viseur.