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  • TER en retard en Occitanie : un mois offert aux fidèles usagers

    TER en retard en Occitanie : un mois offert aux fidèles usagers

    Après quelques semaines de négociations, la présidente de Région a dévoilé le « plan d’urgence » conclu avec la SNCF de Jean Castex en dédommagement et pour remédier aux retards – essentiellement côté Midi-Pyrénées – depuis octobre. Pour ne pas avoir respecté ses engagements, la SNCF se voit sanctionnée de 4 millions d’euros (ME) de pénalités. Une somme qui sera reversée aux fidèles usagers en guise de compensation. Dès février 2026, tous les abonnés aux trains Lio (sur l’année 2025) se verront ainsi rembourser l’équivalent d’un mois d’abonnement. Et même 2 mois pour les plus impactés : ceux ayant voyagé sur les lignes : Narbonne-Toulouse, Rodez-Albi, Auch-Toulouse, Tarbes-Toulouse et La Tour de Carol-Toulouse.

    Pour le géant ferroviaire, il s’agit des pénalités les plus fortes de France. « Depuis octobre-novembre, on a subi une dégradation inacceptable de la qualité de l’offre du service alors que l’année 2025 avait plutôt bien débuté », justifie Jean-Luc Gibelin (PCF), vice-président régional aux transports. La directrice régionale Occitanie SNCF Réseau concède « une hausse d’événements liés au changement climatique et à des intrusions avec actes de malveillance ».

    Plus de 60 millions d’euros promis

    Catherine Trevet annonce une enveloppe de 60 ME supplémentaires en 3 ans (dont 80% déployés les 2 premières années) en plus des 80 ME annuels dédiés à la maintenance des lignes. 50 ME iront à la « fiabilité des installations », par exemple via la suppression de 11 passages à niveaux (1 600 en Occitanie). Les 10 ME restants serviront à améliorer la qualité de l’exploitation service. Objectif prioritaire : « Les travaux destinés à lever les limitations de vitesse. » Une attention particulière sera donnée aux zones fragilisées par les phénomènes météo extrêmes (pluies, chaleurs…). Un travail sera engagé avec les chasseurs et les Chambres d’agriculture pour lutter contre la divagation des animaux sur les voies. Enfin, la sécurité sera renforcée sur les sites victimes de dégradations (tags…) ou actes de sabotage.

    À cela s’ajoute une enveloppe de 2,1 ME pour améliorer l’offre des voyageurs. « Recrutement de 15 techniciens de maintenance, présence humaine dans les gares, chaîne WhatsApp »… Au total des deux volets, Gaël Barbier, directeur régional de la SNCF Voyageurs, vise +1,1 point de régularité des trains Lio d’ici 2026 et +2 points d’ici 2028 soit 150 et 270 trains remis à l’heure. De son côté, Carole Delga, qui vise la barre des 100 000 voyageurs TER/jour, prévient qu’elle sera « excessivement exigeante ».

  • Le contournement routier et sa gratuité font débat

    Le contournement routier et sa gratuité font débat

    Je suis extrêmement favorable au projet de contournement autoroutier d’Arles » affirme d’emblée le maire Horizons Patrick De Carolis lors du conseil municipal du 18 décembre. À « condition sine qua non de pouvoir circuler librement sur le territoire de la ville », affirme le maire, dans l’idée de « la gratuité d’une partie des péages ».

    C’est le point d’objection principal de l’opposition. Selon le conseiller municipal d’opposition Cyril Girard (EELV) « rien n’est gratuit et l’espérer pour les arlésiens revient à contredire le principe d’équité qui veut que pour un même parcours, on paye la même chose ».

    « C’est l’État qui décidera »

    L’opposante écologiste Virginie Maris enfonce le clou : « la réglementation européenne interdit le report de tarifs sur une section », ce qui veut dire qu’« on ne peut pas exporter le financement d’une section d’autoroute sur celui d’une autre section ». Patrick de Carolis, en réponse, affirme avoir « obtenu la gratuité sur les 2/3 du parcours », mais qu’en définitive, « c’est l’État qui décidera ». Marie-Amélie Ferrand-Coccia, ancienne adjointe passée dans l’opposition, complète : « l’État a fait une exception pour le territoire en la matière ».

    Nicolas Koukas (PCF) parle d’une « illusion de gratuité qui trompe les Arlésiens ». L’élu propose « la mise en œuvre d’une convention citoyenne de 10 mois pour permettre aux habitants de prendre le temps nécessaire pour examiner le projet » et préparer une consultation populaire « pas pour ou contre, mais à choix multiples ».

    L’édile « ne change pas d’avis », même compte tenu de l’opposition de son adjointe Eva Cardini qui « sait depuis 5 ans qu’on ne peut pas faire autrement qu’en faisant payer les Arlésiens ». Motion adoptée.

  • Un service public réinventé luttant contre l’isolement

    Un service public réinventé luttant contre l’isolement

    À notre dernier atelier, quelqu’un se demandait comment rêver Martigues. » Nathalie Lefebvre a trouvé le mot pour lancer les échanges à l’occasion de l’atelier participatif de construction du programme de Gaby Charroux pour le futur mandat. La question de comment adapter la réponse à l’évolution de la société se pose.

    Parmi ces évolutions, la réponse à l’isolement, à la solitude, et aux aspirations de la jeunesse. Francis Fournier, du comité de vigilance postale, veut « animer nos cités pour qu’elles ne tombent pas dans l’irréparable ». « On s’est battu pour que Notre-Dame des Marins ait accès au même service public postal que tout le monde. Mais il faut aller plus loin, quand les centres sociaux sont fermés au mois d’août alors que c’est le moment où les jeunes en ont le plus besoin », affirme l’ancien postier. Une participante complète : « Il faut réfléchir au mode de concertation des jeunes. Par exemple avec un conseil municipal des jeunes, représenté par tous les quartiers, pour savoir quels sont leurs besoins et ce qu’ils pensent de leur ville » d’une manière complémentaire à l’action du service Jeunesse de la Ville et de son dispositif Parole de jeunes. « Ça permet d’impliquer les jeunes dès leur plus jeune âge. Chaque école devrait participer à ces élections », renchérit Laetitia Sabatier, élue PCF à la petite enfance.

    Un défi sociétal

    Au problème de solitude et d’isolement, Alain Granelli répond « convivialité et lien social ». « Des gens ne peuvent pas se déplacer, il faut réfléchir à comment le service public peut aller vers eux et pas par internet », relance l’enseignant retraité. « C’est un défi ! », souligne Laetitia Sabatier. Anne Jouve a une ébauche d’idée : « L’idée de tiers lieux se développe, un espace duquel les usagers peuvent faire ce qu’ils veulent, sortis du travail. » Et qui n’est pas un bar, comme le relève Gauthier Grégoire : « Il en faut aussi pour les familles et les femmes, car dans les bars, il n’y a que des hommes. »

    Une participante abonde : « En oncologie on développe les soins supports pour les malades, ça se fait notamment dans les centres sociaux. » Nathalie Lefebvre admet qu’« on passe un virage dans notre conception du service public, qui est déjà la singularité de Martigues. Il faut aller chercher les gens pour leur en faire profiter et éviter le repli sur soi ». Un enjeu sociétal.

  • Drogue : pour Macron, la répression en totem

    Drogue : pour Macron, la répression en totem

    Mettre un fléau systémique sur le dos des individus. C’est du libéralisme pur sucre. Et sans surprise, c’est l’essentiel du message du président de la République délivrée mardi à Marseille pour répondre au narcotrafic. En opposant les habitants des quartiers qui subissent de plein fouet la guerre de la drogue et ceux qui achètent ces produits, sous-entendus les « petits-bourgeois » des beaux quartiers, Emmanuel Macron ne fait pas avancer d’un iota le débat. Croit-il sérieusement que le passage de 200 à 500 euros de l’amende pour consommation va stopper l’usage de la drogue ? C’est faire fi de la dimension addictive et du problème de santé publique liée à la consommation de stupéfiants en France. Elle touche toutes les catégories sociales. Les trafiquants le savent.

    Marché de la mort

    Certes le président de la République a aussi parlé démantèlement des réseaux, de têtes aux manettes de ce marché de la mort à faire tomber. Mais les mots doivent être suivis d’actes courageux, concrets. L’État va-t-il prendre langue avec les dirigeants des pays producteurs à l’instar du Maroc ? Va-t-il enfin doter le port de Marseille de détecteurs efficaces pour ausculter les containers ? Va-t-il, cet État si répressif, donner tous les moyens à la justice – autre que des places de prison – pour lutter contre la corruption, mener des enquêtes, remonter les réseaux ? Va-t-il rétablir la police judiciaire démantelée ? Va-t-il protéger ceux qui osent parler, dénoncer ? La réponse à la pieuvre doit être multiforme et ne peut se payer de formules. L’État doit y mettre tous les moyens.

  • À Marseille, le Secours populaire a offert des repas étoilés aux jeunes

    À Marseille, le Secours populaire a offert des repas étoilés aux jeunes

    Velouté de panais au miel en entrée, cuisse de poulet rôtie accompagnée de polenta, de courge et de crème à la châtaigne et banana bread. C’est le repas que les chefs étoilés Aurore Danthez et Ilane Tinchant, ancien participant de Topchef, ont concocté ce samedi pour 250 étudiants et jeunes marseillais. Organisé par le Secours populaire, le but de l’événement est simple : offrir un repas de fête et un peu de convivialité à ces jeunes qui sont souvent précaires et parfois seuls à ce moment-là de l’année.

    Pour cette 5e édition de distribution de repas de Noël, le Secours populaire a choisi de permettre aux participants de manger sur place, grâce au centre social de Malpassé, qui leur a prêté gratuitement une salle. Avant même que les repas arrivent, ils sont déjà une dizaine à être installés sur de grandes tables, décorées de guirlandes et de boule de Noël avec Mariah Carey en fond musical. Invités par mail, via leur école, le Secours populaire ou la mission locale, ils sont nombreux à avoir fait le déplacement, seuls ou à plusieurs.

    Kamelia, Ouassim, Walid et Abdelkrim, tous en master d’informatique sur le campus de Luminy, sont venus ensemble, pour partager ce moment. C’est Kamelia qui a amené la petite troupe jusqu’ici. « Moi et Abdelkrim, nous sommes inscrits au Secours populaire depuis un an pour avoir accès à l’aide alimentaire, explique la future informaticienne. On l’avait loupé l’année dernière. C’est bien ce qu’ils font, surtout que ce soit halal, ça nous permet d’en profiter aussi », précise-t-elle.

    « Un repas en plus »

    Contrairement au petit groupe, beaucoup ne resteront pas pour manger sur place, par timidité ou par manque de temps. Mais ce repas offert est d’une grande aide pour eux. « ça me fait un repas en plus à la maison, explique Emeline, 24 ans en recherche d’emploi. J’habite seule, et je n’ai que l’aide de la mission locale, donc c’est assez compliqué. Mais je ne reste pas, parce que je ne connais personne ». Amir et Mohammed prennent également le repas à emporter. « On va aller à la bibliothèque, parce qu’on a des examens la semaine prochaine », confient ces étudiants en BTS de conception des processus de réalisation de produits. Mais Amir, qui est également bénévole au Secours populaire tenait à venir. « L’association m’a beaucoup aidé quand je suis arrivé à Marseille, donc j’essaye d’aller à tout ce qu’elle organise, et quand j’ai du temps j’aide aussi. »

    Un moment de rencontre pour les usagers mais aussi pour les bénévoles. Dont Romuald, alternant en éco-énergétique et bénévole depuis 6 mois au sein de l’association. « Ce genre de moment c’est bien pour nous, ça nous permet de rencontrer d’autres jeunes comme nous, et on peut s’amuser ». Une sociabilité importante pour ce Béninois qui ne rentrera pas voir sa famille pendant les fêtes.

    Alors que l’isolement et la précarité augmentent partout, et en particulier chez les 18-30 ans, l’événement a attiré du monde. Jusqu’à 18h, plus de 200 personnes sont venues récupérer leur repas étoilé. À l’occasion des 80 ans du Secours populaire, ils ont tous pu partir avec une carte-cadeau Cultura d’un montant de 20 euros.

  • La Poste : le licenciement pour désorganisation ne passe pas

    La Poste : le licenciement pour désorganisation ne passe pas

    Après une grève massive, le 4 novembre, contre le licenciement « pour désorganisation » de Gaëtan, facteur du 5e arrondissement de Marseille, la CGT se remobilisait, ce vendredi, toujours en soutien au travailleur. Et l’organisation syndicale est venue avec un paquet d’arguments pour faire « reconnaître l’erreur » de l’entreprise, alors qu’un CSE se déroulait le jour même.

    Elle a notamment présenté une délibération « votée par l’ensemble des élus du CSE », qui réclame « une réintégration des agents licenciés pour le motif de désorganisation de service ». « On demande un plus strict contrôle et un regard des instances représentatives sur ces procédures », explique Karim Bouzana, délégué CGT AP 13.

    Pour rappel, Gaëtan, facteur aux 20 années de service à son compteur, a été licencié pour ce motif pour le moins étonnant. La CGT estime à plusieurs dizaines ce type de procédures dans la région. « On a aussi remis à la direction une partie des dizaines de pétitions signées par les personnels pour sa réintégration. Il y a aussi une cagnotte qui a été lancée par des usagers pour le soutenir », poursuit Éric Chenais, responsable CGT. Autant de points qui vont « à l’encontre des arguments de La Poste qui affirme qu’il est toujours malade et qu’il désorganise le service ». « Les usagers disent au contraire qu’ils étaient contents de son service et qu’ils le voyaient souvent », développe le responsable.

    Préavis de grève pour

    la semaine prochaine

    Sollicitée, La Poste maintient d’ailleurs la même position adoptée depuis le début de l’affaire : « Le licenciement pour désorganisation de l’entreprise est une procédure juridiquement encadrée. Un employeur peut procéder à un tel licenciement pour motif personnel non disciplinaire lorsque les absences, même justifiées par l’état de santé, désorganisent l’entreprise et imposent le recrutement définitif d’un remplaçant. »

    Chacun jugera de la pertinence de telles justifications pour le service public postal, au plus de 230 000 salariés dans le pays. Reste qu’elle affirme que « toute décision d’engager une procédure de licenciement est prise collégialement après un examen rigoureux des éléments objectifs qui fondent un licenciement sur une cause réelle et sérieuse et reste exceptionnelle ». Quoi qu’il en soit, la CGT a « demandé à ce qu’une délégation soit reçue » et a quitté le CSE suite au refus de la demande, de même que les élus de SUD PTT. Et a déposé un préavis de grève pour la semaine prochaine.

  • La collecte individuelle des déchets à l’étude pour Saint-Pierre et les Laurons

    La collecte individuelle des déchets à l’étude pour Saint-Pierre et les Laurons

    À chaque conseil de quartier, les ordures reviennent sur le tapis. Sauf que cette fois mardi soir pour Saint-Pierre et les Laurons, la porte de sortie du problème est à l’initiative du représentant de la Métropole, chargée de la collecte.

    Le problème pour M. Tokarski, habitant la colline des Cléments, est que « les grands containers dans lesquels l’ensemble du quartier jette ses ordures sont insuffisants », ce qui conduit certains à jeter derrière et autour. Il remarque que « dans les quartiers où il y a les containers individuels y’a pas de problèmes ». Le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux « interpelle aimablement » le représentant de la Métropole Thomas Fian, présent à la réunion, à ce sujet. « Oui, nous pouvons mener une étude pour voir s’il est possible de doter en bacs individuels » annonce le fonctionnaire, qui « partage le constat qu’avec les bacs individuels on n’a pas d’objets indésirables » autour des bacs ni dedans. Une étude qui sera menée en étroite collaboration avec Odile Teyssier-Vaïsse (PCF), l’adjointe de quartier.

    « J’avais prédit que ça serait dysfonctionnel »

    Les dysfonctionnements dans la collecte ont une triple conséquence. L’insatisfaction des usagers contribuables, qui peinent à signaler leurs problèmes, malgré l’application Réflexe de la Métropole, qu’un habitant a voulu utiliser mais qui « se met en erreur ». La saleté autour des poubelles, qui est du ressort du service propreté urbaine de la Ville, qui « intervient très souvent et ramassent parfois deux plateaux par jour alors que c’est pas leur job », rappelle Odile Teyssier-Vaïsse.

    Et au fond, une certaine frustration. « Je ne trie plus. On nous dit c’est la Métropole, mais c’est facile de se défausser », lance cet habitant excédé au maire. Odile Teyssier-Vaïsse intervient : « Non, ça n’est pas facile. Mais remarquez que quand c’était nous en gestion y’avait pas de problèmes » estime l’élue, au sujet de l’ex-Communauté d’agglomération de l’ouest de l‘étang de Berre (Caoeb).

    Gaby Charroux, auteur d’un livre sur la métropolisation, approfondit. « J’avais prédit que ce serait terrible et c’est le cas partout autour. Et on paye désormais une taxe d’enlèvement des ordures ménagères, qu’on payait pas avant avec la Caoeb. La Ville paye son service propreté, qui paye encore lorsqu’on dépose au Vallon du Fou, qu’on avait nous-même financé. On paye trois fois ! » détaille l’édile.

    Ou quand les centres de décision s’éloignent autant que les finances.

  • [Entretien] Stella Estaque : « La priorité est le maintien de l’emploi à La Poste »

    [Entretien] Stella Estaque : « La priorité est le maintien de l’emploi à La Poste »

    La Marseillaise : Vous avez été élue récemment. Quels sont les combats prioritaires de la CGT AP 13 ?

    Stella Estaque : La première des priorités du secrétariat est la sauvegarde des bureaux de poste. On a sauvé celui de Martigues grâce au comité de vigilance postale et de ses usagers. On se bat actuellement pour celui de Gardanne-Biver. L’idée est de conserver un maillage territorial et donc de l’emploi. Qui dit fermeture de bureaux, dit emplois en moins et un service rendu aux usagers en disparation. On demande des bureaux de plein exercice, avec la possibilité de faire toutes les opérations possibles. Et non pas comme les « points de contact » dans des commerces privés. C’est donc intimement lié au maintien de l’emploi, autre priorité du mandat : En 4 ans, dans les Bouches-du-Rhône, on a pratiquement perdu la moitié de notre masse salariale chez les agents, hors cadre. Le tout a un impact sur les conditions de travail, notamment des facteurs, avec des tournées de plus en plus importantes. On a aussi un autre sujet d’inquiétude : la réorganisation de la Plateforme industrielle de courrier (PIC) Provence, à Vitrolles.

    Vous alertez sur ces transformations ?

    S.E : La réorganisation de la PIC va avoir des conséquences qui vont bien au-delà de la PIC en elle-même. Elle va se transformer en plateforme « version Amazon » avec principalement des colis, où l’on risque de perdre le courrier. Cela va dire une perte d’emploi à venir, mais aussi une forme de fusion des plateformes de colis qui se trouvent aux Arcs, dans le Var, et à Cavaillon, dans le Vaucluse. Que va-t-il se passer pour les facteurs colis des Bouches-du-Rhône ? Que vont devenir les facteurs courriers ? Ce sont des questions auxquelles nous n’avons pas de réponses pour l’heure, mais il y aura un énorme chamboulement du maillage entre courrier et colis. Et c’est lié aux contrats avec Amazon et Temu…

    La direction de La Poste affirme pourtant maintenir le rôle social du facteur, avec le développement de l’aide à la personne, par exemple…

    S.E : C’est un affichage qui ne se retrouve pas dans les faits. Le nombre d’emploi fond comme neige au soleil. Et si l’on veut une utilité sociale au postier, on ne supprime pas autant d’emplois. Philippe Wahl [PDG sortant de La Poste, ndlr] évoquait la distribution des repas, mais pour cela, il faut des bras. C’est le même principe pour les bureaux de poste : ils disent qu’ils souhaitent faire revenir les usagers dans les bureaux, mais il y en a de moins en moins. Avec les fusions de bureaux, ils sont toujours plus éloignés géographiquement des usagers… Les accords avec Amazon et Temu montrent cela : ils privilégient la rentabilité plutôt que l’utilité sociale. En réalité, on est sur une chasse au coût permanente en interne, avec un PSE [plan de sauvegarde de l’emploi, ndlr] déguisé.

    Vous appelez à la grève pour ce mardi ?

    S.E : La Poste ne fait pas de plan social. Mais la direction licencie dans des proportions importantes malgré tout. Il y avait 55 PIC il y a quelques années, il n’y en a plus que 26 aujourd’hui. Au lieu de faire un PSE, qui permettrait un accompagnement ou des formations, la direction propose des postes à l’autre bout du pays, pour que le salarié refuse et soit licencié. Il y a des départs à la retraite pas remplacés, beaucoup de licenciements pour inaptitude… La nouveauté, c’est le « licenciement pour désorganisation ». On a un exemple sur le site de Marseille 5e arrondissement, à Louis-Astruc. Notre appel à la grève concerne ce site. Un agent a eu des problèmes de santé, l’an dernier, avec 100 jours d’arrêt maladie environ. Cette année, il a eu 13 jours. La direction a donc calculé sur deux ans et juge qu’il y a trop de jours d’arrêt, et le licencie pour ce motif, la « désorganisation ». La direction expliquant que cela avait provoqué des problèmes d’organisation. On répond que ce sont des arguments fallacieux.C’est facile de crier à la désorganisation quand on manque cruellement d’effectifs. D’autant qu’on a des facteurs remplaçants qui prennent le relais en cas d’absence… C’est encore moins compréhensible d’évoquer une désorganisation pour une absence pour maladie dans un bureau. Il y a la même situation pour une agent dans les Alpes-de-Haute-Provence. On revendique leur réintégration. Et ce sont des symboles du PSE déguisé : on a plusieurs dizaines de licenciements pour désorganisation dans le département depuis l’année dernière… Nous appelons donc à un rassemblement devant le Village La Poste à Marseille, ce mardi, à 10 heures.

  • Le cuivre éliminé du réseau téléphonique varois d’ici 2030

    Le cuivre éliminé du réseau téléphonique varois d’ici 2030

    Le 27 janvier prochain, tous les services associés au réseau téléphonique cuivre, tels que le téléphone fixe et internet, seront définitivement interrompus dans les communes de Carqueiranne, La Crau, Le Pradet, ce qui représente plus de 25 800 logements. Tous les clients qui n’ont pas encore migré vers une autre solution technologique (fibre, 4G/5G fixe ou satellite) sont donc invités à le faire, en se rapprochant de leur opérateur commercial. Cela concerne environ 8% des lignes cuivre qui, à ce jour, sont encore actives.

    94% des foyers varois éligibles à la fibre

    Avec l’explosion du numérique et la demande croissante en connectivité, le réseau historique en cuivre est désormais sur la voie de l’obsolescence. S’il a longtemps accompagné le développement numérique de la France, il ne répond plus aux besoins actuels en matière de débit, de fiabilité et d’adaptabilité. Par ailleurs, la fibre optique progresse partout sur le territoire et séduit toujours plus de nouveaux usagers. Elle offre des débits beaucoup plus performants (jusqu’à 60% supérieurs à ceux du cuivre), plus robustes (taux de panne 1,5 fois plus faible que sur le cuivre), moins énergivore (consommation énergétique 4 fois inférieure à celle du cuivre) et moins sensible aux aléas météorologiques que le réseau cuivre.

    Le département est aujourd’hui paré à la démocratisation de la fibre, puisque 94% des habitants y sont éligibles selon les chiffres d’Orange Télécommunications. Dernière commune à ne pas bénéficier d’un raccordement, Riboux, où les travaux ont débuté en février, en bénéficiera d’ici début 2026, marquant définitivement le début d’une nouvelle ère.

  • Côte bleue : atelier participatif autour du vélo

    Côte bleue : atelier participatif autour du vélo

    Programme porté par l’Ademe dans le cadre du Plan vélo pour soutenir les collectivités afin de promouvoir l’utilisation du vélo comme mode de transport quotidien, Avelo a fait l’objet d’une convention intercommunale réunissant les quatre communes de la Côte Bleue : Le Rove, Sausset-les-Pins, Carry-le-Rouet et Ensuès-la-Redonne.

    Dans ce cadre, un atelier participatif a été organisé en octobre par Gauthier Miaille, chargé de mission Avelo, et la municipalité du Rove. Des habitants, des membres du Cyclo-Club Rovenain – dont son président Christophe Gay – ainsi que des usagers habituels du vélo ayant répondu à l’enquête diffusée en juin, se sont retrouvés pour échanger sur le futur Schéma directeur des aménagements cyclables. Animé par Louise Chaperon du bureau d’études BL évolution, l’atelier a permis de recueillir de nombreuses contributions citoyennes : sécurisation des trajets, amélioration des infrastructures existantes, et développement de nouvelles liaisons entre les différents quartiers et communes de la Côte Bleue. « C’est une excellente initiative. Il est essentiel de sécuriser et d’améliorer, là où cela est possible, certains axes très fréquentés par les enfants et les sportifs. On sent une vraie volonté d’écoute et d’action de la part de la commune », salue Gilbert Lanteri, habitant du Rove.

    Cette rencontre intervient dans un contexte où plusieurs accidents de la route impliquant des cyclistes se sont récemment produits hors agglomération, en raison de la dégradation de certaines portions de voirie. La mairie a saisi les autorités compétentes afin de demander la réalisation de travaux urgents de réparation et de sécurisation des axes concernés.