Tag: urgences

  • À Nîmes, L’Espelido face à un contexte budgétaire tendu

    À Nîmes, L’Espelido face à un contexte budgétaire tendu

    Depuis sa création, L’Espelido accueille, héberge et accompagne des personnes confrontées à des difficultés sociales, économiques ou psychologiques. L’association œuvre aussi pour l’insertion, l’accès aux droits et la lutte contre toutes les formes d’exclusion.

    Des moyens qui ne suivent plus les besoins

    Comme d’autres acteurs du secteur, l’association subit les effets des restrictions budgétaires qui touchent le monde associatif. Sa direction a déjà expliqué il y a plusieurs mois ses difficultés et indiqué disposer que de « 38 euros par salarié et par jour pour couvrir l’ensemble des dépenses de fonctionnement », une enveloppe jugée insuffisante face à l’inflation et à l’augmentation des besoins. Cette situation fragilise la capacité des équipes à assurer leurs missions auprès des publics les plus vulnérables, alors même que les demandes d’accompagnement continuent de progresser.

    Présentes au plus près du terrain, ces associations constituent souvent le premier recours pour des personnes en grande précarité. En assurant un accompagnement quotidien vers l’hébergement, les droits, l’emploi ou les soins, elles jouent un rôle essentiel de prévention et de cohésion sociale. Leur fragilisation risque ainsi de se répercuter directement sur les publics les plus vulnérables, dans un contexte où les besoins ne cessent d’augmenter.

    L’APS 34 est aussi sous tension

    L’association de prévention spécialisée (APS) de l’Hérault -structure qui apporte du soutien aux familles et aux jeunes, restaure le lien social, lutte contre la délinquance etc. – dépends également des enveloppes allouées par le Département. Le contexte budgétaire menaçant laisse l’association sous tension.

  • Les agents de l’hôpital d’Alès réclament des moyens

    Les agents de l’hôpital d’Alès réclament des moyens

    « L’hôpital est en grande difficulté, que ce soit en psychiatrie, dans les maisons de retraite ou à l’hôpital général, à cause du manque de financement permanent qu’on subit depuis des décennies. Sauf qu’aujourd’hui, on est à la corde », alerte Romain Sabran.

    Le secrétaire général de la CGT du centre hospitalier Alès-Cévennes a ainsi rappelé que le gouvernement n’avait apporté aucune réponse aux difficultés des agents de l’hôpital public : « La ministre de la Santé n’annonce rien. Rien sur les salaires. Rien sur l’absence des personnels et leur remplacement. Rien sur les sous-effectifs et leur travail en mode dégradé. Rien sur l’épuisement qui touche maintenant tous les professionnels et rien sur le sous-financement chronique de nos Ehpad et de nos hôpitaux, qui est la cause principale de nos maux ».

    Une centaine de personnes se sont ainsi rassemblées sur le parvis de l’hôpital en début d’après-midi ce 23 juin malgré une chaleur caniculaire, parmi lesquelles la secrétaire de l’union départementale CGT du Gard Marie Dufresne ou la nouvelle secrétaire du PCF alésien, Cécile Alphon-Layre. Christian Cataldo, le directeur de l’hôpital d’Alès, est également venu saluer les agents, avec lesquels les relations sont bonnes « même si tout n’est pas parfait », précise Romain Sabran. « On sait qu’ils sont coincés entre les injonctions ministérielles et le manque de financement. On demande que l’on supprime la taxe sur les salaires, qui représente à Alès 10% de la masse salariale. C’est 6 millions d’euros par an alors qu’on a 10 millions de dette ».

    Le collectif de défense de l’hôpital était également présent et a rappelé que « des dizaines d’établissements sont en lutte sans faire la une des journaux télé » et qu’il fallait « continuer de se battre pour avoir un service de santé de qualité ». Tous ont aussi salué la mobilisation des agents du service chirurgical ambulatoire, qui étaient en grève ce 23 juin.

    La canicule n’arrange rien

    La succession des vagues de chaleur inquiète le personnel hospitalier. Tant pour la population âgée du bassin alésien que pour les personnels, dont les conditions de travail sont plus difficiles. « La ministre nous a dit qu’il fallait qu’on boive… Mais qu’elle commence par ouvrir le robinet ! Avec ces vagues de chaleur, ce sont nos anciens qui vont y rester. On pourrait avoir une vague de chaleur pire qu’en 2003 et on est très inquiet pour les urgences, qui vont connaître un afflux de patients très important », prédit Romain Sabran.

    Une inquiétude partagée par Martine Sagit, de l’UL CGT d’Alès, qui rappelle que dans les années 1970, il y avait deux hôpitaux publics et trois cliniques privées à Alès alors que la population était moins nombreuse : « Aujourd’hui c’est la journée des services publics. Il faut les défendre et les développer. Il y a des moyens pour la guerre, donc on doit trouver des moyens pour la santé, pour l’école, les collectivités locales et pour la justice parce qu’il y aurait moins de souffrance si on remettait de l’argent dans les services publics ».

  • [Entretien] François Crémieux, AP-HM : « Un outil de réponse en cas de crise sanitaire »

    [Entretien] François Crémieux, AP-HM : « Un outil de réponse en cas de crise sanitaire »

    La Marseillaise : Que va changer ce bâtiment pour l’AP-HM ?

    François Crémieux : Ce bâtiment Samu c’est l’un des premiers grands jalons de la rénovation et de la modernisation de l’assistance publique dans le cadre du plan Marseille en grand. C’est un outil technique de réponse en cas de crise sanitaire sur le département. Sur un plan strictement opérationnel, c’est un bâtiment qui était nécessaire pour installer les équipes du Samu zonal, du Smur de la Timone, du centre anti poison, des équipes du 31 14, qui est le numéro national de prévention du suicide, afin qu’elles puissent aussi travailler dans des conditions optimales.

    Une salle est dédiée aux « crises », cela concerne la crise climatique que nous vivons ?

    F.C. : On se souvient tous de la canicule de 2003 où il y avait eu un afflux de très grand nombre de patients très âgés qui avaient beaucoup souffert mais aussi beaucoup de décès. J’espère que notre pays est mieux préparé et sera mieux capable d’anticiper un risque climatique de ce type-là. À l’heure où on parle, il y a beaucoup d’appels au Samu parce que nos concitoyens ont des difficultés particulières, sont inquiets ou ont besoin de conseils. Les enjeux de crise climatique, ce sont ceux des conséquences sur la santé. C’est aussi le travail des équipes du Samu d’être capable d’y répondre.

    Vous dîtes espérer que le pays est « mieux préparé », l’AP-HM l’est-elle ?

    F.C. : Pour avoir connu la crise de 2003, il est clair que les hôpitaux, les professionnels de santé, les structures médico-sociales qui prennent en charge des personnes âgées ont considérablement évolué. Aujourd’hui, tout le monde sait ce qu’est le risque de chaleur extrême, les enjeux d’aérer la nuit pour refroidir et de se protéger du soleil la journée, mais aussi de faire attention à ne pas se déshydrater au détour d’une canicule. On a collectivement acquis une certaine expérience, malheureusement parce que le réchauffement climatique est là et qu’il va continuer à se poursuivre. Dans le Sud de la France, on était déjà relativement compétents en 2003, du côté des équipes soignantes, et on l’est aujourd’hui plus encore.

    Le Premier ministre a annoncé mardi activer le plan Orsan au niveau 2 sur 4, qu’est-ce que ça signifie ?

    F.C. : Ça dépend du niveau de gravité de la canicule dans les différentes régions, le système de santé va s’adapter, notamment pour être prêt à accueillir plus de patients d’urgence si c’était nécessaire. Aujourd’hui ce n’est pas le cas à Marseille, peut-être que ce le sera, on est capables de l’anticiper. Le sujet pour nous, à date d’aujourd’hui, c’est l’augmentation du nombre d’appels au centre 15. Ça signifie par exemple qu’on va renforcer un peu la salle de régulation pour garder un rythme de décroché qui soit très rapide. Si demain, il y a un plus grand nombre de patients qui viennent aux urgences on saura les prendre en charge. C’est faire en sorte notamment dans les structures de prise en charge de patients handicapés ou de personnes âgées, de faire très attention à elles, parce qu’on sait qu’elles sont les premières victimes potentielles de forte chaleur. Le système de santé au sens large du terme, est en train de s’organiser jour après jour, en fonction de la météo et en fonction de ce qui va se passer, pour être capable de répondre.

  • Un nouveau Samu pour plus de réactivité

    Un nouveau Samu pour plus de réactivité

    Derrière les grues et les camions qui s’activent à l’arrière du centre hospitalier de La Timone, à Marseille (5e), un nouveau bâtiment se détache. C’est ici que les équipes du service d’aide médicale d’urgence (Samu) 13 ont déménagé à la fin du mois de mai.

    Inaugurés ce mardi par le préfet de région, le directeur de l’assistance publique hôpitaux de Marseille (AP-HM), le directeur de l’agence régionale de santé et celui de la région Sud, ces locaux flambant neufs s’inscrivent dans le projet de modernisation de l’AP-HM, porté notamment par l’Etat dans le cadre de Marseille en Grand. Un nouvel espace qui permettra au Samu de répondre aux crises au niveau départemental, régional et zonal, incluant aussi l’Occitanie et la Corse.

    « Faciliter les choses »

    Le Samu est un service qui permet d’orienter au mieux les patients par téléphone vers les urgences ou la médecine de ville suivant l’urgence, et peut également déployer un transport médicalisé. Ce nouvel espace marseillais permettra notamment d’élargir son champ d’expertise, avec en plus d’un centre de régulation, un centre anti poison et des dispositifs de prévention contre le risque suicidaire.

    « Cet endroit change beaucoup de choses, c’est vraiment plus agréable d’y travailler », affirme Marine Jarzembowski, médecin au Samu depuis 2021. Le nouveau bâtiment de trois étages permet notamment le stationnement de tous les véhicules du Samu au même endroit, alors qu’ils étaient avant éparpillés sur le parking de l’hôpital « ce qui facilite les choses », souligne la médecin.

    La salle de régulation, où le personnel répond et régule les appels, est pourvue d’écrans supplémentaires « pour voir en temps réel les entrées aux urgences et donc diriger au mieux les patients qui nous appellent », explique Marine Jarzembowski. Ce qui permet d’éviter au mieux l’engorgement des urgences. De nouveaux outils informatiques et téléphoniques permettent également une « réponse en 45 secondes en moyenne », indique le Dr Faouzia Heireche, directrice médicale du Samu 13.

    Ces nouveaux locaux ont également été pensés pour pouvoir s’adapter à des situations de crise. Des postes supplémentaires dans la salle de régulation sont par exemple prévus pour permettre des renforts. Par ailleurs, trois salles de crises modulables permettent au Samu de réagir rapidement et gérer « des épisodes majeurs comme les JO, des coupes du monde, des épidémies comme l’hantavirus ou des crises climatiques comme aujourd’hui », explique François Crémieux, le directeur général de l’AP-HM. Le nouvel épisode caniculaire que connait la région entrainant une augmentation des appels montre la nécessité de ce lieu qui permet une meilleure prise en charge de ce flux.

    Un argument pour les JO

    Le bâtiment est également certifié « bioclimatique » afin de mieux s’adapter à l’augmentation des températures. Un isolement extérieur, des brise-soleil ainsi que des brasseurs d’air permettent d’utiliser le moins possible la climatisation dont le bâtiment est doté, et de l’utiliser peu quand elle est nécessaire.

    Un projet sorti de terre en deux ans que la région Sud a également soutenu, y voyant une réponse adéquate aux crises à venir et essentiel au rayonnement régional. « Cette excellence logistique a été un des arguments décisifs lors de notre candidature pour l’obtention des Jeux olympiques d’hiver et paralympiques de 2030 », affirme Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région sud.

    ET AUSSI

    Le Département mobilisé pour aider les personnes fragiles

    Le Département des Bouches-du-Rhône s’appuie notamment sur les 50 Maisons du Bel Age, pour aider les personnes âgées face à la canicule. Une veille sanitaire est également assurée, avec des appels téléphoniques réguliers aux 7 000 personnes isolées de plus de 85 ans recensées. Les travailleurs sociaux du Département sont aussi sensibilisés pour accompagner les bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie.

    FO rappelle leurs droits aux salariés

    Face à ces fortes chaleurs, de nombreux métiers peuvent devenir dangereux. Lorsque les mesures de prévention mises en place par l’employeur ne suffisent pas à assurer la sécurité, les salariés peuvent faire valoir leur droit d’alerte et de retrait, indique l’union départementale de Force ouvrière. L’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles recommande de prendre des mesures de prévention à partir de 28°C pour les activités physiques, et 30°C pour les activités sédentaires, rappelle-t-elle.

    Un dispositif de prévention à Martigues

    La municipalité de Martigues entend porter une attention particulière aux enfants accueillis dans les crèches et les écoles, qui sont d’ores et déjà dotées d’équipements de rafraîchissement ou climatiseurs. Les personnes vulnérables peuvent s’inscrire sur un registre communal.

    Des écoles climatisées à Port-de-Bouc

    La Ville de Port-de-Bouc a décidé de lancer une commande exceptionnelle de climatiseurs, face aux fortes chaleurs annoncées pour la semaine prochaine, « afin de garantir des conditions d’apprentissage et d’enseignement plus supportables dans les écoles de la commune » jusqu’aux vacances d’été. La commande comprend l’acquisition de 24 climatiseurs et 24 ventilateurs, répartis en fonction des besoins identifiés dans les établissements.

  • Les travailleurs hospitaliers de Digne-les-Bains mobilisés contre l’austérité

    Les travailleurs hospitaliers de Digne-les-Bains mobilisés contre l’austérité

    On dégrade complètement l’offre de soins et l’hôpital public pour nous faire payer la dette qu’ils ont causée eux-mêmes » : plusieurs dizaines d’agents hospitaliers se sont retrouvées vendredi pour rassembler leurs revendications et les envoyer à la direction de l’hôpital lundi. « Ce n’est pas aux agents de l’hôpital et aux patients de le payer. Ce n’est pas parce qu’on est une zone rurale qu’on doit être laissés à l’abandon », revendique Kevin Martin, secrétaire général de FO santé 04.

    « On angoisse beaucoup pour cet été qui arrive sous la menace de suppression de postes, de nous enlever encore des moyens », regrette Julien Pignol, infirmier aux urgences de Digne. « Cela fait maintenant deux étés que les urgences de Digne sont les seules à rester ouvertes 24 heures sur 24 dans le département. On angoisse de passer à nouveau un été compliqué avec l’affluence touristique », explique-t-il. « Nos urgences ne sont pas dimensionnées pour répondre à l’urgence, notamment nocturne, de tout le département. »

    Selon les travailleurs mobilisés avec FO, un véhicule de secours SMUR a été en panne, à l’arrêt pendant un mois car la direction n’avait pas payé les pièces nécessaires et « n’honore plus ses factures ». « L’effectif n’y est plus, on a eu un départ en retraite et un congé maternité non remplacés », affirme Julien Pignol. « Cet été, si l’un de nous tombe malade ou se blesse, on sera en sous-effectif. »

    « Médecine au rabais »

    « Est-ce que le 04 mérite d’être le seul département mal soigné de France ? », a interrogé Guillaume Carré, ambulancier. « Un patient du 04 ne vaut pas moins qu’un patient du 83 ou du 13 », a-t-il lancé. Les urgences de Digne doivent combler les fermetures de celles d’autres hôpitaux du département, comme celles de Manosque. « Les autres hôpitaux annoncent des ouvertures de deux nuits par mois », selon Guillaume Carré.

    « On a peur pour la population, nos collègues et nos équipes. Un jour, vous arriverez aux urgences et il n’y aura pas de médecin ni d’infirmier », s’inquiète Julien Pignol. » Est-ce qu’on veut de cette médecine au rabais ? Est-ce qu’on veut continuer de faire plus avec moins ? », a-t-il demandé aux agents hospitaliers présents autour de lui. « Au premier arrêt maladie, blessure ou burn-out, le service va plonger alors qu’on est les seuls ouverts. »

    « Il faut arrêter de bricoler pour pallier un manque de moyens fabriqué », a conclu Julien Pignol.

    « Il y a eu des efforts qui ont été faits du côté de Manosque pour ouvrir les urgences la nuit davantage, évidemment pas 24 heures sur 24 comme Digne, mais on espère que ça permettra de soulager les équipes par rapport à l’année dernière », répond la direction. « Les fermetures de lits en psychiatrie ont été pensées avec les médecins et l’encadrement depuis plusieurs semaines », affirme-t-elle.

  • L’accès aux soins d’urgences réclamé à Lodève

    L’accès aux soins d’urgences réclamé à Lodève

    « Des urgences, c’est vital », tente de faire entendre l’association « Pour de véritables urgences au centre hospitalier de Lodève ».

    Face aux besoins de santé croissants d’une population qui augmente, l’association et l’UL CGT Lodève Clermont ont appelé à se réunir pour signer une pétition en vue de transformer le centre d’accueil et de permanence des soins (Caps) de Lodève en un véritable service d’urgence. À l’heure actuelle, 30 minutes séparent la population du premier service d’urgences hospitalières.

    Inégalités en milieu rural

    Bien que la population soit vieillissante sur ce territoire, les inégalités d’accès aux soins d’urgences perdurent. « Un axe routier important et accidentogène dans la zone de l’Escalette et du Bosc, des événements climatiques à risques avec des épisodes cévenols de plus en plus fréquents », plusieurs points sont énumérés par l’association qui tente depuis de nombreuses années d’endiguer ce problème.

    Ces inégalités ont fait surgir de nombreux besoins sur le territoire, comme le précise l’association « Pour de véritables urgences au centre hospitalier de Lodève » : « Les besoins de santé sur le territoire appellent à la création d’un centre de périnatalité public dans l’attente de l’autorisation d’une maternité, à la mise en place d’un centre de pédopsychiatrie sur Lodève ainsi qu’à la mise en place de lits de dialyse sur le Centre Hospitalier. » Pour rappel, le 25 novembre dernier, l’ARS Occitanie a validé la transformation du Centre d’accueil et de permanence des soins en antenne de médecine d’urgence, encore en attente.

  • À Toulon, un système d’alarme conçu pour aider les urgences

    À Toulon, un système d’alarme conçu pour aider les urgences

    Aider à la prise de décision en établissement des priorités de prise en charge.

    C’est l’objectif du projet « Guardian » que présente le Docteur Quentin, anesthésiste-réanimateur, à l’Hôpital national d’instruction des armées à Sainte-Anne de Toulon. Sous forme de capteurs, cet outil permet d’avertir les médecins des urgences graves. L’IA intervient pour identifier les urgences sous forme de tableau. Les médecins connaîtront ensuite les patients prioritaires.

    Ces progrès scientifiques et informatiques révèlent un point. L’intelligence artificielle est une vraie révolution dans le secteur médical. « Elle pourrait avoir un réel impact dans la prise en charge », déclare le Dr Quentin, lors de son allocution. Dans des contextes de haute intensité où la communication est difficile, l’apport de l’IA est un véritable « plus ». L’intervention va bien au-delà de la gestion des urgences pour intervenir en dans des scénarios de crise sanitaire aiguë. Le gardian Opex a d’ailleurs été présenté par l’équipe de l’hôpital militaire lors du dernier Forum innovation défense, car il est tout indiqué pour « le triage des blessés » dans une zone de conflit.

    Situation de saturation

    Lors de ce débat, Marc Fournier, coordinateur médical du Samu 83, en charge de l’accès aux soins considère qu’« avoir un outil comme cette IA pour maintenir nos compétences, c’est assez important, c’est une chose qui est même excellente », assure-t-il. « On a monté le projet Guardian pour optimiser la prise en charge de patients graves, multiples et évolutifs dans un contexte de saturation », conclut le médecin militaire.

  • Aurélie Grach en lutte pour mieux vivre à Port-Saint-Louis

    Aurélie Grach en lutte pour mieux vivre à Port-Saint-Louis

    « La mairie n’est pas simplement une administration qui gère le quotidien, mais une force politique qui défend sa population et se bat pour son territoire », défend Aurélie Grach (DVG) lors de son meeting de 1er tour mercredi soir. La salle Pagnol était remplie à l’appel de la liste d’union de la gauche hors LFI.

    La candidate a déroulé sa vision de Port-Saint-Louis, « une ville construite par le travail, les ouvriers, les dockers, les pêcheurs, par les familles de tous horizons, une histoire de lutte et de dignité ». Une histoire qui se poursuit lorsque l’assistante sociale de métier rappelle que « le personnel de la maison de retraite souffre, cumulant fatigue, absences et épuisement professionnel depuis plus d’un an et demi » alors qu’il n’y a « plus de cadre de santé et que la seule infirmière est en arrêt ».

    Dans ce contexte, son colistier Jonathan Poutet fustige l’absence du maire (DVD) Martial Alvarez dans « la lutte sans relâche menée par les unions locales CGT du bassin pour le Centre hospitalier de Martigues » dont Port-Saint-Louis et l’Ehpad local dépendent.

    « L’Ehpad, c’est nous »

    Jonathan Poutet affirme que les syndicats « ont arraché 60 millions d’euros pour les urgences par la lutte appuyée par les maires progressistes », déplorant que « le maire manquait à l’appel et qui ne s’est jamais manifesté » sur le sujet, selon le candidat. Sa colistière Valérie Coulomb abonde : « Aucun élu de la majorité ne s’est déplacé quand le personnel de l’Ehpad a alerté la population sur le manque de moyens et les conditions de travail. » Et tient à « rétablir à notre tour la vérité » sur la santé, pointant « une promesse d’un plan de redressement du centre médical Joliot Curie et d’un centre d’imagerie à une semaine du premier tour. C’était sur son tract en 2020 ! ». L’infirmière de métier l’assure : « Nous avons déjà pris des contacts » pour refinancer le centre médical et « créer un forum santé pour rencontrer les professionnels » et les attirer.

    Nicolas Trapet, docker et amateur de football, déplore aussi « un maire qui ne veut jamais nous écouter » quand « ça fait des années qu’avec la FCPE on se bat pour installer la clim dans les écoles qui sont des fours dès le mois de mai ». « On nous parle de pièces fraîcheur, donc nos gamins subissent et fatiguent toute la journée et pendant un quart d’heure au frigo ? Ils méritent mieux ! », tance le colistier.

    « C’est pour vous qu’on ne lâchera rien », promet Aurélie Grach, en conclusion.

  • À Martigues, cause commune pour des soins de proximité

    À Martigues, cause commune pour des soins de proximité

    À Martigues, la défense de l’hôpital public se fait sur deux jambes. Le maire sortant Gaby Charroux (PCF) est autant à l’aise lorsqu’il s’agit de dialoguer avec les institutions de l’hôpital et de l’État que lorsqu’il s’agit de récolter et rapporter les revendications des syndicats CGT de l’hôpital et alentours, comme le 22 janvier dernier (ci-contre).

    Depuis trois ans les syndicats CGT du golfe de Fos associés à celui de l’hôpital bataillent pour obtenir un plan d’investissement de 170 millions d’euros et la création de 90 emplois statutaires à taux plein, notamment face aux urgences régulièrement saturées lors d’épidémies hivernales. Récemment, l’Hôpital et l’ARS annonçaient un nouveau plan immobilier de 60 millions d’euros, créant un nouveau plateau technique et agrandissant les urgences. Pour le maire, « les investissements sont très inférieurs à ce que nous revendiquions », mais « c’est une bonne nouvelle, mieux que rien, qui invite à ne pas lâcher le combat », estimait-il en début d’année.

    Une participation financière

    Car si la santé est censée être une compétence étatique, le maire communiste de Martigues en fait un cheval de bataille. « 170 000 habitants sont couverts par l’hôpital. La mutation du territoire va augmenter les besoins, cela demande une planification sérieuse y compris en matière de sécurité industrielle et nous avons à cœur de porter ses revendications à l’État », considère l’édile.

    La Ville a déjà financé le nouveau mammographe de l’hôpital. Et pour le prochain mandat, Gaby Charroux compte bien préempter les locaux commerciaux du centre-ville pour y favoriser l’implantation de cabinets médicaux. « C’est un levier » assure-t-il.

  • La fermeture nocturne des urgences inquiète dans les Alpes-de-Haute-Provence

    La fermeture nocturne des urgences inquiète dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Les urgences sont un service vital pour la population, en particulier dans nos zones rurales où l’accès aux soins est déjà difficile. » Une pétition, relayée sur les réseaux sociaux, rassemble plus de 7 000 signatures contre la fermeture ou la réduction des horaires d’ouverture des services d’urgence du département. Cela « met en danger la vie des habitants, allonge les temps de prise en charge et crée une inégalité flagrante d’accès aux soins », avancent les auteurs de la pétition.

    à Manosque, Digne-les-Bains et Sisteron, les urgences sont régulièrement fermées la nuit, à partir de 18h30, et les patients doivent alors passer par le 15, qui régule les appels. « Le recours au 15 est vécu par beaucoup comme une entrave voire un tri pour l’accès aux soins. Cela permet également d’accompagner des mesures d’économies, sans mettre en place de véritables solutions de fond. »

    « Beaucoup renoncent

    aux soins »

    Les 7 000 signataires demandent une ouverture des trois services d’urgences du département 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ainsi qu’un renforcement des effectifs et la fin de la « discrimination géographique ». « Notre santé ne doit pas être une variable d’ajustement budgétaire », clament aussi les auteurs de la pétition. Les hôpitaux du département manquent souvent de médecins urgentistes.

    « La fermeture des urgences est une grosse problématique dans le département depuis des années », explique Cédric Volait, responsable de la CGT Santé 04. « Il est déjà arrivé que les trois services d’urgences du département soient fermés la nuit », déplore-t-il. Il ajoute : « La population ne comprend plus rien, on ne sait pas quand c’est ouvert ou fermé, beaucoup de gens renoncent aux soins et prennent leur mal en patience. »

    « Le 15 envoie parfois les patients vers d’autres départements, à Aix ou à Pertuis, qui sont souvent saturés. Il est arrivé que des patients aillent à Aix, qui n’avait plus de place et les renvoyait vers Marseille ou Toulon », regrette Cédric Volait, qui travaille à l’hôpital de Manosque. « Depuis avril 2023, les urgences sont fermées quasiment toutes les nuits à Manosque, faute de médecins urgentistes », précise-t-il. Le syndicat demande que tous les médecins fassent des gardes, , actuellement basées sur le volontariat.