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  • Aix-Marseille université veut inciter les étudiants à aller aux urnes

    Aix-Marseille université veut inciter les étudiants à aller aux urnes

    « La ville de demain ne peut pas être adaptée à la jeunesse si les politiques ne l’écoutent pas ! », lance Eric Berton, président de l’université d’Aix Marseille (AMU). Selon lui, la jeunesse et ses revendications sont oubliées dans la campagne pour les municipales.

    Face à ce constat alarmant, l’Université prend les devants : « Il s’agit d’une de nos missions fondamentales que la jeunesse soit écoutée et qu’elle soit ramenée au vote local », explique-t-il. Pour partager les résultats de l’enquête menée auprès des étudiants et dont les résultats ont été publiés début février, l’université lance une grande campagne d’affichage au style pop depuis le 25 février à proximité de trois campus universitaires marseillais, celui de Saint-Charles, Timone et Luminy. Pour inciter les étudiants à prendre la parole.

    Julie, étudiante en master de gestion des risques environnementaux confirme saluer l’initiative et ajoute : « Les politiques passent à côté de mes sujets ». Originaire de Lyon, elle ne souhaite pas voter aux municipales et affirme que « ce n’est pas ma priorité pour le moment de me renseigner sur les élections d’ici »… Elle favorise plutôt une action associative comme 46% des étudiants de l’université d’après l’enquête du 10 février. Questionnée sur ses priorités et intérêts, celle-ci répond : « Les politiques environnementales régressent, ce n’est plus un sujet politique mais une question de survie », se désole-t-elle.

    Une écoute des politiques pour remobiliser

    Grace, étudiante aixoise, elle non plus ne s’intéresse pas aux élections municipales, elle n’a pas le droit de vote n’étant ni française ni européenne. D’après elle, les étudiants ne sont pas assez écoutés, elle mentionne : « Les APL pour les étudiants étrangers ont aussi été supprimés » dans le budget 2026. Cela confirme son sentiment : « Je pense que les politiques sont éloignés de moi », détaille l’étudiante. Elle explique pourtant qu’elle s’est engagée dans une association qui lutte contre la précarité alimentaire : « La jeunesse a envie de changer les choses », ajoute-t-elle. Et de souligner, volontairement, que même si elle ne vote pas, elle « suit l’actualité, notamment ce qui se passe à Gaza ». En dehors de ça, les élections « ne m’intéressent pas… Sauf les élections étudiantes parce que des gens sont passés dans les amphis… », explique l’étudiante.

    L’université souhaite recréer le lien entre une jeunesse aujourd’hui engagée, voire politisée et les élus. En commençant par « informer les étudiants sur l’importance des élections municipales (…) et formé des citoyens entendus par leurs politiques », explique Eric Berton. Le président de l’université ne cache pas sa déception de ne pas avoir entendu parler de jeunesse lors du débat télévisé du 19 février, entre les candidats à Marseille, alors que l’enquête était publique : « Nous avons créé 50 pages de document, [sur la jeunesse] je n’ai pas le sentiment que les politiques s’en emparent vraiment, il reste sur leur électorat captif (…) les politiques font campagne pour des gens qui votent, la question de la jeunesse n’est jamais abordée », regrette le président de l’université.

    En placardant les revendications de la jeunesse dans l’espace publique, il souhaite que les candidats se positionnent sur les thématiques qui tiennent à cœur à la jeunesse : « Les différentes problématiques des étudiants sont liées à l’écologie, la santé… ». Les étudiants, sont loin de se désintéresser de la politique et semblent bien conscients des enjeux, Aix Marseille Université veut les incités à retourner aux urnes, en toute neutralité, pour avoir « un vote plutôt qu’un tweet ».

  • Les soutiens de Pinar Selek réunis à l’Imera d’AMU

    Les soutiens de Pinar Selek réunis à l’Imera d’AMU

    « Transformer ce malheur en une action politique », déclarait, lundi, Pinar Selek dans nos colonnes, à propos de l’acharnement judiciaire que lui fait subir l’État turc depuis 27 ans. C’était l’ambition de la journée organisée, mardi, à l’institut d’études avancées d’Aix-Marseille, où la sociologue franco-turc et ses soutiens ont été reçus entre 9h et 16h, en parallèle de la 6e audience du 5e procès de la militante féministe. « Comme Pinar Selek n’assiste pas aux audiences à Istanbul, le comité de soutien organise des journées de sensibilisation et de mobilisation sur les journées d’audience, détaille Valérie Manteau, membre du comité de soutien à Pinar Selek de Marseille. Aujourd’hui, on a la chance d’être reçus par l’IMERA, un lieu qui accueille des chercheurs en exil. On a choisi de centrer la journée sur la question des libertés académiques parce que Pinar Selek est aussi poursuivie pour ses recherches universitaires ».

    Quatre chercheurs, dont Brian Sandberg, arrivée en France dans le cadre du programme Safe Place for science, imaginé pour accueillir les universitaires étasuniens qui ne pouvaient plus exercer librement avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, se sont donc exprimés sur le sujet. L’après-midi a également été l’occasion d’une visio conférence avec la délégation internationale présente à Istanbul pour le procès. Pour la 6e fois consécutive, le procès de Pinar Selek a mardi été reporté à avril.

    M.M.