Tag: Université Aix-Marseille

  • [#DisMoiPourquoi] j’ai des idées bizarres juste avant de m’endormir ?

    [#DisMoiPourquoi] j’ai des idées bizarres juste avant de m’endormir ?

    Imrane 10 ans, en CM1 à l’école Gabriel-Péri de Bollène (84)

    La question que tu poses, c’est peut-être « d’où viennent les idées ? ». Tes idées, elles proviennent de tout ce que ton corps et ton esprit reçoivent et ont stocké comme informations autour de toi. Parce que tu vas t’endormir, ces données sont stockées ; la frontière entre le rêve et la réalité devient floue et alors c’est là que naissent des idées « bizarres ». Mais bizarre, qu’est-ce que ça signifie pour toi ? Originale, improbable ? Peut-être que c’est ça la créativité, quand justement tu ne laisses plus ta raison, qui cadre les choses, empêcher tes pensées de divaguer et donc d’avoir des idées… inattendues, peut-être. Il y a des artistes, les surréalistes par exemple, qui ont cherché à recréer cet état d’ouverture à la nouveauté, juste avant de basculer dans le sommeil. Regarde des tableaux de Salvador Dali. N’avait-il pas des idées bizarres ? »

    Caroline Antherieu-Yagbasan. chercheure en philosophie AMU au Centre Gilles-Gaston-Grange.

  • [#DisMoiPourquoi] je la retiens mieux quand je raconte une histoire à quelqu’un ?

    [#DisMoiPourquoi] je la retiens mieux quand je raconte une histoire à quelqu’un ?

    Jade, 8 ans en CE2 à l’école Jean Henri Fabre d’Avignon

    On retient mieux quelque chose quand on fait l’effort de l’expliquer à quelqu’un. Car, pour l’expliquer à un autre, tu dois d’abord l’avoir compris. Mais en plus, une histoire, c’est une construction, avec un début, un milieu et une fin. Ce qu’on appelle un récit, qui donne du sens à tous les détails. C’est pour cela que le philosophe Paul Ricoeur a fait un lien entre le récit et l’Histoire ; un événement historique, c’est un événement qu’on a raconté d’une certaine façon, pour lui donner du sens. Donc, avant de raconter une histoire à quelqu’un, tu dois d’abord la retenir, et ensuite retrouver l’ordre du récit. Si on élargit encore la réponse à ta question, les humains ont toujours inventé des histoires. Avant l’invention de l’écriture, la transmission de ces histoires était toujours orale. Les conteurs, les aèdes, connaissaient par cœur la structure et des formules qui les aidaient à avancer, comme des étapes pour ne pas perdre le fil. Ils inventaient les détails, ce qu’on appelle « étoffer ». Le fil, l’étoffe, le textile, tu vois que le mot « texte » est lié au tissage ? comme quand tu déroules un fil, avec une idée précise du résultat. »

    Caroline Antherieu-Yagbasan. Chercheure en philosophie AMUau Centre Gilles-Gaston-Grange.

  • [#DisMoiPourquoi] à quoi servent les mouches ?

    [#DisMoiPourquoi] à quoi servent les mouches ?

    Marina, 13 ans, en 4e au collège du pays de Banon

    Personne ne s’en doute, mais je peux te dire que les mouches ont une très grande utilité dans la nature car elles recyclent la matière organique morte. Tu as remarqué que grâce à leur odorat très développé, elles sont attirées très vite par tout ce qui est très odorant : les crottes d’animaux, les cadavres, la viande, les fruits, etc. Chaque espèce de mouche (et il y en a des centaines de milliers) a son propre régime alimentaire.

    Les adultes pondent dans la matière organique de minuscules œufs qui vont éclore sous la forme de vers (les asticots). Ces vers sont très voraces et ingèrent une quantité énorme de nourriture par rapport à leur taille. Ils transforment ainsi ce qui est mort en matière vivante. Ils sont comme les mouches adultes très très nombreux et constituent ainsi la base alimentaire de nombreux prédateurs (oiseaux, batraciens, petits reptiles, chauves-souris et une multitude d’insectes et araignées).

    Les mouches sont donc indispensables au fonctionnement de la nature, par leur capacité à recycler la matière organique morte et en servant de garde-manger à d’innombrables animaux. Vive les mouches ! »

    Jérôme ORGEAS Maître de conférences en écologie et entomologiste à Aix Marseille Université et à l’Imbe.

  • [#DisMoiPourquoi] la malbouffe coûte-t-elle souvent moins cher que des produits locaux ou bio?

    [#DisMoiPourquoi] la malbouffe coûte-t-elle souvent moins cher que des produits locaux ou bio?

    Séraphine, 14 ans en 2de au lycée Martin-Bret de Manosque (04)

    Le prix des produits alimentaires dépend fortement de l’organisation des entreprises qui vont les produire et les distribuer. En France, il y a environ 350 000 fermes, environ 23 000 entreprises de transformation alimentaire, et 6 centrales d’achat alimentaires qui concentrent entre 85% et 90% des parts de marché. Cette concentration leur donne un pouvoir de négociation énorme vis-à-vis des autres entreprises.

    Ces centrales se livrent une compétition féroce sur les prix, ce qui se répercute notamment sur les comportements des autres entreprises. Pour maintenir des prix aussi bas, il faut produire en très grande quantité avec des ingrédients bon marché qui sont souvent pauvres, voire mauvais, pour la santé humaine. Les produits bio signalent le fait de ne pas employer certains produits pour cultiver, un effort souvent récompensé par un prix généralement un peu plus élevé mais souvent amplifié dans la grande distribution.

    Les produits locaux sont souvent produits sur des plus petites fermes, en plus petits volumes et offrent la possibilité de connaître les manières employées par les agriculteurs. »

    Mikaël Akimowicz. Maître de conférences au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (CNRS/AMU)

  • À Marseille, les jeunes prêts pour l’acte IV

    À Marseille, les jeunes prêts pour l’acte IV

    La contestation lycéenne maintient la pression. Le dénommé « acte IV » de la mobilisation se tiendra ce jeudi à Marseille comme dans toutes les villes de la région. À l’appel de plusieurs syndicats étudiants, dont le collectif en lutte de l’AMU et l’union étudiante, une manifestation partira de la place des Réformés à 10h30.

    Parmi les participants figureront notamment les enseignants et élèves du lycée Marie Curie. Ce mercredi matin, une partie des enseignants de l’établissement s’est jointe à la mobilisation de leurs élèves qui bloquaient le lycée. Malgré le caractère « totalement pacifique de l’action », insiste Samuel Tracol, professeur d’histoire du lycée, une cinquantaine de CRS sont intervenus et ont sommé les manifestants de quitter les lieux, avant de les charger. « On s’est fait marcher dessus alors qu’on faisait un sit-in non violent et ils nous ont insultés », raconte Émy, une élève de terminale. Dans la charge, un jeune de 17 ans a été blessé à la tête et a été transféré à l’hôpital de la Timone par les pompiers. De son côté, la préfecture de police affirme que les CRS sont intervenus pour « libérer la voie publique ».

    Le maire de secteur, Didier Jau (EELV) qui s’est rendu sur place a dit sa « pleine solidarité » avec les jeunes et a proposé qu’une délégation du lycée Marie-Curie puisse être reçue en mairie de secteur et intervenir au prochain conseil d’arrondissement, soulignant l’importance « de proposer le cadre républicain pour porter leurs revendications légitimes ».

    Mais, dès ce jeudi, les enseignants et lycéens entendent clamer leurs revendications. « 23 000 euros ont été investis pour installer des caméras de surveillance dans le lycée alors qu’il y a des plaques de la toiture qui tombent et qu’on manque de tout », s’énerve ainsi Émy.

    LES RENDEZ-VOUS

    Marseille

    10h30, manifestation au départ des Réformés.

    Martigues

    Blocage des lycées Langevin et Lurçat.

    Miramas

    Blocage du lycée Cocteau.

    Aix-en-Provence

    11h, manifestation au départ de la Rotonde.

    Toulon

    9h, rassemblement devant le lycée Bonaparte.

    Carpentras

    Blocage du lycée Fabre.

    Avignon

    7h30 manifestation à partir du lycée Mistral pour se rendre au lycée Aubanel.

    Manosque

    8h, appel à une manifestation devant le lycée Esclangon.

    Gap

    8h, appel au rassemblement devant le lycée Dominique-Villard.

  • À Aix, les étudiants toujours en renfort des élèves

    À Aix, les étudiants toujours en renfort des élèves

    La contestation ne faiblit pas et s’élargit. Une nouvelle mobilisation a été annoncée sur les réseaux sociaux, au départ de la Rotonde, ce jeudi à 11h. Dans le cortège, les organisations de jeunesse et les syndicats étudiants seront aux côtés des lycéens et poursuivront leur soutien à leurs revendications.

    Cette solidarité s’est déjà manifestée mardi à travers différentes actions sur les campus. Sur le parvis de Sciences Po Aix, d’abord, dont l’entrée a été bloquée avant 7h. Selon les étudiants, environ 150 personnes ont participé à cette mobilisation, chantant des slogans et portant leurs revendications, malgré les trombes d’eau et l’orage. « Cette mobilisation, c’est d’abord celle des lycéens que l’on continue de soutenir », rappelait Zélie, étudiante. Quelques heures après, la direction annonçait passer ses cours en distanciel. Les étudiants de l’IEP portent aussi leurs revendications propres, notamment une prise de position nationale vis-à-vis des « répressions policières » survenues ces derniers jours et demandent à ce que les cours ne soient « pas obligatoires en distanciel, pour que les gens puissent se mobiliser auprès des lycéens et étudiants ». Contactée, la direction de Sciences Po nous confirme avoir rencontré les étudiants et avoir poursuivi « le dialogue engagé depuis le début de la semaine ». Elle indique également avoir réuni « l’ensemble des enseignants-chercheurs afin de partager les demandes exprimées et d’échanger sur la situation ». Décision a été prise de « maintenir la fermeture de Sciences Po Aix jusqu’à la fin de la semaine ».

    En parallèle, alors que le campus Schuman (Université Aix-Marseille) rouvrait juste ses portes, les étudiants en lettres et en droit se sont mobilisés en occupant un amphithéâtre. Ils ont ensuite été « plus de 500 » à se réunir en assemblée générale, rejoint par leurs enseignants et plusieurs lycéens. « Les étudiants essaient de s’organiser pour qu’un maximum de personnes puissent se mobiliser », rapporte, à l’issue de l’assemblée, Younès Dufresne, pour l’Union étudiante. Avant de préciser : « La suite du mouvement est de continuer à se mobiliser partout. » Et d’assurer que les étudiants, comme les lycéens « restent déterminés. On a jamais eu autant de monde en assemblée générale ».

  • [#DisMoiPourquoi] le sucre donne-t-il des caries ?

    [#DisMoiPourquoi] le sucre donne-t-il des caries ?

    Nolhan, 9ans. CM2 à l’école primaire de Forcalquier (04)

    Nos dents sont faîtes de plusieurs couches. Au cœur de la dent, il y a la pulpe, qui renferme notamment nerfs et des vaisseaux sanguins, qui est entourée par la dentine elle-même recouverte d’émail, qui sont deux couches protectrices à base de calcium. Dans notre bouche vivent de nombreuses bactéries qui comme nous ont besoin de manger pour avoir de l’énergie. En se nourrissant de sucre et de glucide, les bactéries rejettent des éléments acides qui peuvent attaquer d’abord l’émail (apparition de tâches) puis, si l’émail est percé, la dentine (forte sensibilité au chaud et au froid). Pour éviter le dépôt de plaque dentaire qui favorise le développement des bactéries, il est important de se brosser les dents régulièrement, de boire de l’eau régulièrement et d’éviter un régime trop sucré à l’origine de la production des acides qui endommagent les dents.

    Mikaël Akimovicz, Maître de conférences au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (CNRS/AMU)

    Nos dents sont faîtes de plusieurs couches. Au cœur de la dent, il y a la pulpe, qui renferme notamment nerfs et des vaisseaux sanguins, qui est entourée par la dentine elle-même recouverte d’émail, qui sont deux couches protectrices à base de calcium. Dans notre bouche vivent de nombreuses bactéries qui comme nous ont besoin de manger pour avoir de l’énergie. En se nourrissant de sucre et de glucide, les bactéries rejettent des éléments acides qui peuvent attaquer d’abord l’émail (apparition de tâches) puis, si l’émail est percé, la dentine (forte sensibilité au chaud et au froid). Pour éviter le dépôt de plaque dentaire qui favorise le développement des bactéries, il est important de se brosser les dents régulièrement, de boire de l’eau régulièrement et d’éviter un régime trop sucré à l’origine de la production des acides qui endommagent les dents.

  • À Aix, une assemblée pour s’inscrire dans la durée

    À Aix, une assemblée pour s’inscrire dans la durée

    Avant de poursuivre leur mobilisation, les étudiants ont pris place une nouvelle fois au pied de la Rotonde. Cette fois, une assemblée générale y a été organisée. À la fois pour faire le point sur la manifestation de la matinée de ce lundi, qualifiée « d’historique » par les porte-parole de syndicats, mais aussi pour décider de la suite du mouvement, dans les jours et semaines à venir. Les étudiants ont rapidement été rejoints par des professeurs d’Aix-Marseille université.

    Initialement, l’assemblée générale devait se tenir sur le parvis Schuman. Les étudiants expliquent toutefois avoir changé de lieu en raison, notamment, d’une importante présence policière. Première échéance pour les mobilisés : la journée d’action de ce mardi 6 octobre, soutenue par plusieurs syndicats de travailleurs. « Les AG doivent servir à discuter de nos problèmes (…) et du fait qu’aujourd’hui, on a la police, on a des directions qui essaient de faire des politiques de terre brûlée. Ils essaient de réprimer ardûment, de manière ultra-dure dès le début, pour qu’il n’y ait pas de mouvement de jeunesse (…). Quand bien même il y aurait des flics en civil ou des fachos, on doit se réapproprier l’espace public et on doit discuter », lançait l’une des syndicalistes du Poing Levé. « On doit discuter d’une stratégie ensemble. Déjà, pour faire face à une répression policière, on doit faire front », poursuit la syndicaliste.

    Deuxième problématique : « Les fermetures administratives (…). Où va-t-on pouvoir s’organiser concrètement pour lutter et pour parler ? Il faut qu’on puisse continuer à structurer notre mouvement. » « La réponse du gouvernement est la répression, celle de l’université, de fermer ses sites d’Aix-Marseille, ce qui est inacceptable et illégal. On va déposer un référé liberté pour ouvrir les sites de l’MMSH et d’Aix », appuie Mohamed Ouerfelli, secrétaire du Snesup. à ses côtés, une enseignante précise : « L’université n’est pas passée en distanciel, c’est interdit (…). Dans le communiqué qu’on a eu, on nous laisse le choix ou non de la liberté pédagogique. »

    Pour Christophe Demarque, de Sud Éducation, les mobilisations chez les lycéens et les étudiants « se rejoignent » : « Ce qu’il y a en commun, c’est la destruction du service public de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche. En tant que personnel mobilisé, on ne peut que soutenir ces revendications. »

  • [#DisMoiPourquoi] Il n’existe pas de légumes bleus ?

    [#DisMoiPourquoi] Il n’existe pas de légumes bleus ?

    Taïka, 11ans. Collège du Pays de Banon. Banon (04)

    Commençons peut-être par le long débat sur la différence entre un légume et un fruit. Un légume est une plante (ou une partie d’une plante) potagère que nous utilisons en cuisine pour notre alimentation.

    Les fruits sont la partie d’une plante qui renferme le noyau ou les pépins qui permettront à la plante de se multiplier. En cuisine, on assimile souvent les fruits aux produits végétaux plutôt sucrés et acidulés que nous mangeons en fin de repas.

    Les plantes sont composées de molécules qui leur permettent de grandir (photosynthèse), de ne pas vieillir trop vite (antioxydants), de donner envie aux animaux de les manger (belles couleurs) que l’on appelle pigments. Les pigments sont souvent de couleur verte (chlorophylle), jaune/rouge (caroténoïdes), ou bleu/violet (anthocyanes). Les anthocyanes changent de couleur en fonction de l‘acidité. Dans les milieux acides, ce qui est plutôt le cas des légumes, elles apparaissent violettes. La pomme de terre Bleue d’Artois, se rapproche un peu du bleu, sans vraiment l’atteindre. »

    Mikaël Akimowicz – Maître de Conférences au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (CNRS/AMU)

  • Insee : le diplôme paye encore mais la région peine à recruter

    Insee : le diplôme paye encore mais la région peine à recruter

    Le premier des Rendez-vous de l’Insee s’est tenu vendredi 2 octobre à Marseille, devant une foule d’étudiants de master mathématiques appliqués et sciences sociales à Aix-Marseille Université. Un temps d’échange en partenariat avec le Centre d’études et de recherche sur les qualifications (Céreq), pensé pour « apporter davantage d’ouverture autour de ce que peut apporter la statistique pour le débat public et l’éclairage de la société », s’enthousiasmait en ouverture Stéphane Lhermitte, directeur régional adjoint de l’Insee Paca.

    Cette première rencontre éclairait la thématique étudiante. Y aurait-il une érosion de la valeur du diplôme ? Cela vaut-il encore le coup d’engager des études dans le supérieur ? Ces questionnements présents dans le débat public ont attiré l’attention de Thomas Couppié, chef du département des entrées et des évolutions dans la vie active au Céreq. En se plongeant dans l’étude des six dernières générations de diplômés, il dresse deux constats : l’accès à l’emploi des jeunes est d’abord lié à la conjoncture, et ce de manière stable depuis 20 ans. Ce qui le pousse à affirmer que la valeur du diplôme ne s’est pas érodée : c’est bel et bien les différences de niveaux d’études qui creusent les inégalités d’accès à l’emploi et de rémunération, variant du simple au double entre non-diplômés et titulaires de master.

    Les bacheliers s’exportent en dehors de la région

    « Parmi les 32 000 bacheliers ayant poursuivi dans le supérieur par l’intermédiaire de la plateforme Parcoursup en phase principale, 26 000 le font dans la région », comptabilise Stéphanie Durieux, cheffe de projet à l’Insee Paca. Elle fait remarquer un solde négatif entre les 6 200 anciens lycéens qui quittent la région pour entreprendre des études ailleurs et les 4 400 entrants. Et de souligner : « Quand l’Occitanie accueille 2 200 nouveaux entrants et la région Auvergne-Rhône-Alpes 1 800. »

    Si l’échange de bacheliers se fait principalement avec les régions voisines, 20% des anciens lycéens se tournent vers l’Île-de-France. Un phénomène que Stéphanie Durieux relie à l’offre limitée de la région en écoles d’ingénieur post-bac, « des formations qui génèrent des mobilités entre provinces », affirme-t-elle.

    Et s’il était aussi question de logement ? Le chargé d’étude Sébastien Novella dresse un constat préoccupant : seulement 37% des étudiants de la région vivent dans leur propre logement. Un pourcentage parmi les plus faibles de France métropolitaine qui s’explique notamment par le fort taux de pauvreté de la région et son marché immobilier particulièrement tendu.

    CHIFFRES

    48 000

    élèves ont obtenu leur baccalauréat en Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2022

    14 %

    c’est le taux d’étudiants entrants en région Paca.
    C’est le plus faible de France qui affiche 18% en moyenne.

    70 000

    apprentis ont été recensés en région à la fin de l’année 2023. Entre 2018 et 2023, leur nombre a presque triplé.

    37%

    des étudiants de la région vivent dans leur propre logement. 58% vivent dans le domicile familial, un taux seulement dépassé en Corse et en région francilienne, et les derniers résidents dans des foyers étudiants et les internats.