Tag: tribunal judiciaire

  • À Istres, François Bernardini est candidat à sa propre succession

    À Istres, François Bernardini est candidat à sa propre succession

    En 2020, il affirmait que ce serait son dernier mandat. François Bernardini a changé d’avis. Le maire d’Istres (ex-PS), en poste depuis 2008, a finalement décidé de repartir en mars 2026, malgré l’enquête du Parquet national financier qui le vise. Le tribunal judiciaire de Paris pourrait le convoquer, avant les élections municipales, dans le cadre d’une affaire concernant des procédures d’attribution de marchés publics de la Ville présentées comme viciées au bénéfice d’entrepreneurs locaux proches de lui.

    François Bernardini explique : « Les épreuves de la vie et le climat social et politique actuel m’ont fait réaliser qu’il n’était pas l’heure de partir ». Il se pose en « pilier » rassurant dans une « période d’instabilité, dans un climat pesant et inquiétant ».

    « Dans six mois, Istres a rendez-vous avec son histoire, poursuit le baron local. Dans six mois, vous aurez le choix entre tourner le dos à notre identité, celle construite ensemble depuis bientôt 50 ans, celle qui a fait d’Istres une ville ouverte, moderne, préservée, ou tenter l’inconnu avec toute l’incertitude d’un tel choix. » Un tacle adressé à ses adversaires, au premier rang desquels Robin Prétot, conseiller municipal (LR) d’opposition, qui s’est déclaré candidat fin août et qui souhaite incarner le « renouveau » de la classe politique.

    François Bernardini, élu depuis 1977, endosse quant à lui l’habit de la continuité. « Ce mandat qui s’achève ne m’a pas permis de réaliser l’intégralité du programme que je vous ai proposé en 2020. (…) Mais je n’ai renoncé à rien, je ne suis pas homme à m’arrêter au milieu du gué et vous le constaterez dans le programme que je vous proposerai prochainement. (…) L’enjeu de cette campagne s’appuiera sur une carrure, une vision simple de celle ou celui qui sera capable de poursuivre et accentuer le dynamisme et l’attractivité de notre ville. »

  • Huit mois requis pour retirer les déchets à Entressen

    Huit mois requis pour retirer les déchets à Entressen

    Deux ans de prison dont six mois ferme aménageables ont été requis par le ministère public du tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence à l’encontre de Jean-Guc Girard, gérant de la Sarl Le Vallon d’Entressen. Ce dernier a été jugé mardi 9 septembre dernier dans l’affaire de la décharge illégale d’Entressen, où s’entassent près de 80 000 mètres cubes de déchets divers, du BTP et plastiques, atteignant parfois plusieurs mètres de haut et ce depuis 2008.

    Pour le fils du gérant, Florian Girard, la peine requise est d’un an de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende. Les propriétaires verraient également trois de leurs parcelles confisquées, avec obligation pour eux de dépolluer les environs et de remettre en état leur terrain sous 8 mois.

    Plusieurs arrêtés

    Le conseiller municipal d’opposition (LR) Robin Prétot, a réagi à l’issue du procès mercredi en condamnant « la position hypocrite et opportuniste de la ville d’Istres et de son maire qui se sont tardivement portés partie civile », « dans un dossier où son inefficacité voire inaction ont été totales ». Notamment au regard de la demande de l’élu de faire barrer la route par la Ville. Ce à quoi François Bernardini répondait en mai dernier que « l’accès à cette propriété privée se fait par une route départementale, il n’appartient pas au maire d’en réguler la circulation ».

    Et se défend mercredi en indiquant avoir « saisi le préfet en 2019, qui a pris un arrêté préfectoral en 2020 pour faire stopper cette activité », l’édile se « réjouissant des réquisitions qui mettront un terme à ce trafic de déchets ».

    Délibéré le 27 novembre.