Tag: travailleurs

  • À Aubagne, première grève à La Gauthière

    À Aubagne, première grève à La Gauthière

    « Pour la première fois de l’histoire de la Gauthière, les travailleurs en situations de handicap de l’Esat se mettent en grève, à plus de 40 % », annonce Bernard Cresta, délégué syndical central CGT de l’Association régionale d’aide aux infirmes moteurs, cérébraux et aux polyhandicapés (Araimc) et délégué syndical de l’Esat. Les raisons de leur colère : « une politique budgétaire qui va impacter leurs conditions de travail », dans un Esat sous tension.

    Le secteur médicosocial, déjà au bord de la rupture, n’est pas épargné par les coupes budgétaires du gouvernement. Dans l’établissement aubagnais, les travailleurs craignent de voir s’amplifier leur malaise. « Les restrictions annoncées vont encore plus nous atteindre, cela aura inévitablement des conséquences sur nos conditions de travail et sur les embauches à La Gauthière, où l’on souffre déjà d’un problème de renouvellement et de remplacement des postes » note le délégué CGT.

    Travail à flux tendu

    Ainsi, ils ont décidé de venir participer à la manifestation marseillaise, à partir de 10 heures. Mais, pour porter des revendications auprès de la direction de leur Esat, ils seront préalablement rassemblés devant La Gauthière. La CGT liste : « La remise en place des séances de kiné et d’orthophonie pendant le temps de travail, la signature d’un accord sur la non prise en compte des journées non travaillées dans la pose de congés, des embauches, le remplacement systématique poste pour poste pour toutes les absences, l’augmentation des salaires… »

  • L’Union locale CGT appelle à participer au 10 septembre

    L’Union locale CGT appelle à participer au 10 septembre

    La lutte est le seul moyen que le gouvernement écoute nos revendications aujourd’hui comme avant », martèle le secrétaire général de l’Union locale des syndicats CGT de Martigues, Daniel Bretonès, lors d’une conférence de presse organisée vendredi.

    Alors que la rentrée sociale a débuté depuis une semaine avec le mouvement de grève initié par la CGT de l’énergie, l’Union locale suit l’engagement confédéral de se raccrocher à la mobilisation du 10 septembre contre le budget proposé par le Premier ministre, François Bayrou. « On espère que ce mouvement s’inscrive dans la durée, à partir du 10 septembre, puis le 18 et bien après », avise le syndicaliste, qui souhaite « une grève reconductible d’ampleur qui bloque l’économie pour montrer notre désaccord avec le patronat ».

    Daniel Bretonès justifie le choix de rejoindre le mouvement du 10 septembre en affirmant que « nous, on est du côté des travailleurs qui expriment leur mécontentement car on comprend cette envie de changer les choses quand on voit qu’il n’y a plus d’argent pour le service public ou la santé, mais qu’il n’y a plus de limites pour financer l’armée ou la guerre », affirme le secrétaire. D’autant plus au regard de la situation de l’hôpital de Martigues, « très tendue entre le manque de personnel, de moyens et face aux promesses non tenues », selon Daniel Bretonès, qui « ne rêve pas des gilets jaunes, mais d’une unité de tous les travailleurs pour qu’à la fin on gagne ».

    L’UL CGT propose un départ en bus pour Marseille mercredi 10 septembre à 9h depuis le parking de la Halle de Martigues.

  • Les syndicats prêts à en découdre, quel que soit le Premier ministre

    Les syndicats prêts à en découdre, quel que soit le Premier ministre

    L’annonce du vote de confiance, le 8 septembre prochain, et du potentiel départ de François Bayrou n’ébranle pas le calendrier des organisations syndicales en Provence.

    « Il y a de très fortes chances que ce vote de confiance scelle son avenir, mais pour nous, ça ne va rien changer », campe Étienne Raoul, secrétaire général de Force Ouvrière dans le Vaucluse. Avant de développer : « La chute de Bayrou ne réglera pas les problèmes : on sait pertinemment que son successeur appliquera la même politique. Et si ça ne prend pas exactement la même forme, on sait que ce seront les travailleurs, les retraités et les plus précaires qui en feront les frais ». Franck Bergamini, son homologue pour les Bouches-du-Rhône, a peu ou prou la même analyse : « Ils ont prévu ce vote de confiance, qui envoie ce gouvernement dans le mur, deux jours avant la date du 10, en espérant dégoupiller quelque chose. Mais un autre Premier ministre qui serait issu du camp présidentiel aura à peu près la même feuille de route ». Comprenez par-là que c’est bien le fond politique qui pose problème et non François Bayrou. Reste que les deux syndicalistes FO renvoient vers la réunion intersyndicale nationale des confédérations, qui a été avancée à ce vendredi, pour y voir plus clair côté calendrier, sans exclure la date du 10 et les appels au blocage associés (lire ci-dessous).

    Les instances se réunissent

    Le refrain est similaire, ou presque, pour la FSU 13. « Ce qui compte pour nous, ce n’est pas qui est Premier ministre, ce sont les orientations qui sont prises. Notre opposition aux politiques d’austérité reste d’actualité, les instances de nos syndicats se réunissent cette semaine », explique Virginie Akliouat, co-secrétaire départementale. Du côté de la CFDT, difficile de se positionner clairement également, puisque les militants sont à l’université d’été du syndicat. « Il n’y a pas d’expression officielle pour l’heure, justement car nous en débattons à l’université d’été. Il n’y a pas encore de décision tranchée sur les mobilisations, même avec les changements qu’implique la conférence de presse du Premier ministre », élude Stéphane Mollet, secrétaire général de la CFDT Paca, présent à l’université. Là encore, le syndicat renvoie vers la réunion intersyndicale comme le cap à venir.

    Mais la CGT devrait communiquer largement, ce mercredi 27 août, à la suite de son comité confédéral national, débuté ce mardi. « Un processus de mobilisation sortira demain, y compris avec le 10 et une future date. La seule solution pour changer les politiques de casse social, c’est la construction d’une mobilisation la plus forte possible », explique Jessica Jaadé, secrétaire de l’Union départementale CGT 13, présente au CCN. Preuve que ce vote de confiance ne change pas tant les plans que ça, la coordination syndicale départementale CGT des syndicats territoriaux des Bouches-du-Rhône (CSD CGT 13) a déposé un préavis de grève, qui débute le 10 septembre jusqu’au 30 septembre.

  • Énergie, taxis, services publics… la riposte sociale s’organise contre le budget Bayrou

    Énergie, taxis, services publics… la riposte sociale s’organise contre le budget Bayrou

    C’est le 1er septembre que doivent se réunir les différentes confédérations syndicales, au niveau national, pour travailler à une riposte sociale commune face au budget et les annonces associées, portées par le gouvernement Bayrou.

    Si la CGT organise son comité confédéral national (CCN), l’une des instances décisionnaires de l’organisation, ces 26 et 27 septembre, certaines fédérations ont d’ores et déjà un programme chargé pour cette rentrée. C’est notamment le cas des énergéticiens CGT, qui lancent une grève reconductible, dès le 2 septembre, dans tout le pays et avec plus d’une dizaine de rassemblements prévus en Provence. « On se mobilise pour une revalorisation de notre grille des salaires au niveau de notre branche [celle des industries électriques et gazières, IEG, Ndlr], mais aussi contre la hausse des factures des usagers dont la TVA est passée à 20 % cet été pour l’électricité et le gaz », explique Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille. Une mobilisation lancée en amont des annonces Bayrou, dans l’optique « d’être à l’offensive et de prendre de court le calendrier patronal ». « Le contexte global de colère sociale et les annonces de Bayrou jouent évidemment : deux jours fériés de moins, c’est 300 euros de moins pour les agents », développe le syndicaliste. « 150 piquets de grève dans toute la France sont déjà établis dans 150 entreprises des IEG », abonde Nicolas Davan, secrétaire général de la CGT Énergie Provence.

    Les taxis mobilisés et des appels locaux pour le 10

    Dans la foulée, ce sont les taxis qui prennent le relais avec un appel à la grève intersyndical. « À partir du 5 septembre, il faut reprendre notre mobilisation qu’on espère aussi forte que celle du 19 mai », martèle Rachid Boudjema, président de l’Union nationale des Taxis et secrétaire général du Syndicat des taxis marseillais et de Provence. Il pointe « l’absence de réponse du gouvernement », notamment pour « la convention sur les tarifs pour les transports sanitaires », sujet de leur précédente mobilisation. Ensuite, c’est la fameuse date du 10 septembre qui est dans le viseur. Si la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a qualifié le mouvement de « nébuleux », reste que plusieurs fédérations CGT se préparent à la mobilisation, en attendant la position de la centrale.

    « Il y a peu de doute sur le fait qu’on sera en grève le 10 », explique Nicolas Davan, secrétaire général de la CGT Énergie Provence. Faits notables : plusieurs Unions locales CGT dans la région appellent clairement à la mobilisation le 10 septembre. À l’instar de celle d’Avignon et de Toulon. La première juge que « la lutte syndicale avec ses spécificités et le mouvement spontané du peuple avec les siennes peuvent et doivent aller de la main si nous partageons les revendications ». À Marseille, des assemblées générales ont régulièrement lieu en vue de la préparation de cette date (lire notre article du 19 août) avec des réunions par quartiers. Celle du centre-ville de la cité phocéenne se tient ce mercredi 27 août, place de la Providence dans le 1er arrondissement et doit « proposer et voter des lieux de rassemblement ». Celle des quartiers est de la ville se tient ce mardi, au niveau du tramway des Caillols, une autre avait lieu au Parc Longchamp.

    « Un processus cohérent et convergent »

    De quoi appuyer les appels lancés nationalement, sur les réseaux sociaux ou en dehors des cadres syndicaux. Ces derniers sont nombreux : Sud-Rail, la fédération CGT commerces et services, celle des industries chimiques (Fnic CGT)… « On avait déjà prévu une mobilisation le 10 septembre avant que ça monte. Et quand on a vu les annonces de Bayrou et les réformes qu’il veut imposer, ça a enfoncé le clou », explique Éric Chopineau, secrétaire général de la CGT Air liquide Sud-Est, syndicat rattaché à la Fnic. Avant de développer : « Dans les ateliers, ça parle beaucoup, les salariés s’interrogent. D’ici là, on va faire grandir cet appel ».

    Faire grandir les appels, c’est aussi le but de l’Union départementale CGT 13. « La question est bien de construire un rapport de force, un processus cohérent et convergent. Notre rôle est d’aller dans toutes les entreprises et les services publics pour organiser la riposte avec les travailleurs, y compris avec la date du 10, mais pas que », explique Jessica Jadé, secrétaire de l’UD CGT 13. La syndicaliste insiste : « Nous appelons toutes les organisations à travailler à la jonction et la convergence pour la mobilisation des travailleurs ».

  • Provence : une dizaine de rassemblements prévus par les travailleurs de l’énergie CGT

    Provence : une dizaine de rassemblements prévus par les travailleurs de l’énergie CGT

    Si les organisations syndicales se réunissent le 1er septembre pour organiser la riposte face au budget du Premier Ministre, François Bayrou, et que des appels au blocage du pays sont au programme pour le 10 septembre, ce sont bien les énergéticiens CGT qui vont officiellement lancer la rentrée sociale de cette année. En effet, la FNME-CGT (Fédération nationale des mines et de l’énergie), qui regroupe les travailleurs des entreprises du secteur de l’énergie, a déposé un préavis de grève pour le 2 septembre.

    Et pour l’occasion, les énergéticiens prévoient de mettre les petits plats dans les grands. À titre d’exemple, plus d’une dizaine de rassemblements sont d’ores et déjà prévus dans les Bouches-du-Rhône, avec 3 seulement à Marseille mais aussi 3 autres sur le pourtour de l’étang de Berre. On en dénombre également à Aix, Cabriès, Aubagne, Salon-de-Provence ou encore Avignon pour le Vaucluse… En bref, le mouvement social dans l’énergie s’annonce suivi selon les prévisions de la CGT. Et pour cause, les agents du secteur mettent au cœur de leurs revendications deux points principaux : Celui des factures des usagers et leurs salaires. « Le gouvernement impose une TVA à 20% sur l’abonnement électricité et gaz depuis le 1er août », pointe la CGT alors qu’elle revendique une taxe à 5,5%. Côté salaires, les agents espèrent arracher une revalorisation au niveau du secteur de 9%.